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Aujourd’hui — 4 juin 2020Société

Comment BFM TV a tenté d'utiliser Raoult contre Macron tout en surveillant son populisme

L'impression que nous a donnée cette grande interview diffusée le 3 juin 2020, c'est que BFM TV a cherché à se servir du Pr Raoult avec deux objectifs : contrôler sa popularité, une popularité extrême sur l'Internet (les médias mainstream le démontent quotidiennement sur ordre supérieur, ce qui renforce leur propre impopularité), qui peut poser problème à la crédibilité des médias mainstream (qui ont pris fait et cause pour la version gouvernementale désastreuse alignée sur le Big Pharma et Bill Gates) et aux - Juin / , , , , , , , , , , , ,

Michel Midi Spécial Coronavirus 32 avec Nico Hirtt – Virus et école : une institution en danger

Par Michel Collon
Vous avez dû vous improviser prof pendant le confinement ? Alors, vous avez peut-être un peu mieux compris le métier des profs ! Décriés avant (comme les infirmières et de […]

Michel Midi Spécial coronavirus 31 – Déconfinement: ce qui ne va pas

Par Michel Collon
Tout le monde a très envie de reprendre la « vie normale » ? Oui mais dans quelles conditions pour garantir la santé de tous ? Derrière le timing et […]

L’ONGisme : du néolibéralisme au « regime change »

Par Ahmed Bensaada
Auteur d’Arabesques, Ahmed Bensaada interroge le rôle des ONG occidentales dans les pays du sud. Ces organisations ont proliféré avec l’essor du néolibéralisme, pour fournir à bas prix des services […]

Mort de George Floyd : l'ONU critique la réponse de l'administration Trump aux émeutes

Les relations déjà tendues entre les Etats-Unis de Donald Trump et l'ONU risquent de se dégrader encore davantage : dans un communiqué au ton offensif publié le 3 juin, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme Michelle Bachelet a vertement critiqué la réponse des autorités aux événements qui ont suivi la mort de George Floyd.

«A tout moment mais particulièrement en temps de crise, un pays a besoin que ses dirigeants condamnent le racisme sans équivoque, qu'ils réfléchissent à ce qui a poussé les gens à bout, qu'ils écoutent et apprennent, et qu'ils prennent des mesures qui s'attaquent véritablement aux inégalités», a-t-elle ainsi écrit dans ce qui dans ce qui s'apparente à une critique à peine voilée de l'attitude du président Donald Trump, qui a promis de ramener «la loi et l'ordre» face aux émeutes et aux pillages.

«Les voix qui réclament la fin des meurtres d'Afro-Américains non armés doivent être entendues. Les voix qui réclament la fin de la violence policière doivent être entendues. Et les voix qui demandent la fin du racisme endémique et structurel qui sévit dans la société américaine doivent être entendues», a encore plaidé Michelle Bachelet, dénonçant «l'utilisation disproportionnée et non nécessaire de la force par des membres des forces de l'ordre pendant les manifestations».

La Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a par ailleurs «exprimé sa profonde préoccupation face aux déclarations qui visaient à qualifier les manifestants de terroristes». Une sortie selon toutes vraisemblances en écho à la décision de l'administration Trump de répertorier Antifa comme organisation terroriste, estimant que celle-ci incite à la violence.

«Il n'y a aucun doute sur qui ou quoi est "derrière" ces mouvements de protestation. Nous avons vu des milliers et des milliers de manifestants pacifiques d'origines diverses se mettre en marche pour défendre leurs droits et demander que les choses changent», a assuré Michelle Bachelet, soulignant toutefois que «la violence, le pillage et la destruction de biens ne résoudraient pas le problème de la brutalité policière et de la discrimination».

Alors que les Etats-Unis ont connu un weekend d'émeutes violentes après la mort de George Floyd, le président américain a exhorté le 2 juin les gouverneurs, responsables de l'ordre public, à répliquer avec fermeté.

  • 4 juin 2020 à 20:13

«Ça va pas la tête ?» : Poutine interpelle la direction de l'usine après un accident écologique

Le déversement de gazole sur le site d'une centrale thermique de Norilsk (région de Krasnoïarsk en Sibérie) s'est produit, le 29 mai, à la suite d'un réservoir qui se serait dépressurisé. «Cela ayant provoqué une fuite de carburant sur la route et les environs», a expliqué Sergueï Diatchenko, le premier vice-président et directeur opérationnel de Nornikel, la société énergétique qui exploite les lieux. Selon lui, c'est un affaissement des piliers qui a entraîné cette dépressurisation du réservoir contenant plus de 21 000 tonnes diesel. Celui-ci s'est alors «déversé en peu de temps».

Une voiture s'est alors retrouvée en contact avec le carburant déclenchant un incendie qui s'est propagé sur une surface de 300 mètres carrés. Si le feu a vite été maîtrisé par les pompiers, un important volume de carburant s'est, en revanche, déversé dans les cours d'eaux à proximité : la rivière Ambarnaïa, et son affluent, le Daldykan. A l'arrivée, la superficie touchée est estimée à 180 000 mètres carrés dans cette zone située dans l'Arctique russe. 

L'état d'urgence au niveau fédéral 

Malgré l'ampleur du sinistre, les responsables de la centrale ont tardé à réagir et à prendre des mesures adaptées. Le 3 juin, lors d'une visioconférence, Vladimir Poutine a fustigé le gouverneur de la région de Krasnoïarsk Alexandre Ouss et les responsables de la société NTEK (la filiale de Norilsk Nickel qui gère la centrale). «Pourquoi avoir mis au courant les agences gouvernementales seulement deux jours après les faits ? Allons-nous dorénavant apprendre les situations d'urgences sur les réseaux sociaux ?», s'est-il interrogé animé par une colère froide. «Est-ce que tout va bien dans votre tête ?», a poursuivi le chef de l'état en s'adressant au directeur général de NTEK.

En effet, un haut fonctionnaire régional Alexander Ouss, a affirmé n'avoir appris «l'ampleur réelle de la situation» que le 31 mai, «après des signalements alarmants sur les réseaux sociaux». De leur côté, les responsables de la centrale thermique réfutent ces accusations d'avoir agit trop tardivement.

A la suite de cette réunion, Vladimir Poutine a décidé de décréter l’état d'urgence au niveau fédéral dans la zone sinistrée. 

Le Comité d'enquête de la Fédération de Russie a également annoncé l'ouverture de trois enquêtes criminelles : une concernant la contamination des sols, une autre portant sur la contamination des eaux et une dernière au sujet de la violation des réglementations environnementales. Viatcheslav Starostine, un employé de la centrale thermique, a été placé en détention provisoire pour un mois, a indiqué le tribunal de la ville de Norilsk à l'agence TASS. 

Le ministre des Situations d'urgence Eugueni Zinitchev et le chef du Service fédéral de surveillance des ressources naturelles Svetlana Radionova se sont rendus sur place pour suivre l’évolution de la situation. A son tour le ministre des Ressources naturelles et de l'environnement, Dmitri Kobilkin, a suggéré l'aide du ministère de la Défense. 

Le 4 juin, le ministre des Situations d'urgence Eugueni Zinitchev a déclaré qu'une solution avait été trouvée. «La question la plus importante est de savoir comment nous allons éliminer la fuite de produits pétroliers. Je pense qu'une solution a été trouvée. Et nous allons la mettre en œuvre,» a-t-il affirmé, lors d'une réunion de travail à Norilsk, sans autres précisions, a annoncé l'agence Interfax.

Par ailleurs, des experts ont déjà pompé plus de 100 tonnes de produits pétroliers et ont installé six barrages flottants sur la rivière Ambarnaïa, rapporte RIA Novosti. Le ministère des Situations d'urgence a déployé environ 190 personnes et 35 équipements sur le site sinistré à Norilsk. 

Les écologistes redoutent une catastrophe naturelle

Malgré l'installation des ces barrages et les mesures mises en places, des experts de l'organisation écologique WWF craignent néanmoins la pollution des réserves naturelles. La rivière se révélant compliquée à nettoyer entièrement du fait qu'elle soit peu profonde et peu accessible. Un point de vue partagé par le directeur de Greenpeace Russie Vladimir Tchouprov : «Seule une petite partie polluante peut être collectée, on peut donc affirmer que presque tout le carburant restera dans l'environnement,» a-t-il analysé auprès de l'agence russe RBC.

Greenpeace a jugé que cette accident est le premier d'une telle ampleur dans le Grand Nord russe. Une situation comparable s'est produite en mars 1989 au large des côtes de l'Alaska, lorsque près de 40 000 tonnes de produits pétroliers s'étaient déversées après le naufrage du pétrolier Exxon Valdez. Exxon avait dû payer de nombreuses amendes estimées au total à un demi-milliard de dollars. Soit le coût à la fois des dommages et des travaux entrepris pour venir à bout de cette marée noire. En conséquence, Greenpeace estime que les dommages environnementaux causés à Norilsk pourraient coûter plus de 6 milliards de roubles (près de 78 millions d'euros).

  • 4 juin 2020 à 19:07

Un policier dépose plainte après avoir été traité de «vendu» parce que noir

Le préfet de police Didier Lallement a confirmé sur Twitter le 4 juin que le policer noir qui a été insulté par des manifestants le 2 juin lors du rassemblement contre les violences policières avait porté plainte.

«Soutien total au fonctionnaire de la PP [préfecture de police] qui a fait l'objet de propos abjects lors de la manifestation du 2 juin. Il a porté plainte et je m'y associe. Son calme et sa dignité sont un exemple qui nous honore», a ainsi tweeté Didier Lallement. «Il n’y a pas de race dans la police, pas plus que de racisés ou d’oppresseurs racistes. Il y a des fonctionnaires qui s’engagent pour la liberté, l’égalité et la fraternité et cela au quotidien !», a ajouté le préfet de police.

"Soutien total au fonctionnaire de la PP qui a fait l'objet de propos abjects lors de la manifestation du 2 juin. Il a porté plainte et je m'y associe. Son calme et sa dignité sont un exemple qui nous honore ". 2/2 - Didier Lallement, préfet de Police.

— Préfecture de Police (@prefpolice) June 4, 2020

Une vidéo largement reprise sur les réseaux sociaux montre ce fonctionnaire, membre de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC), casqué, impassible face à des manifestants scandant en chœur à son adresse : «Vendu !».

Il faisait partie des effectifs des forces de l'ordre venus encadrer cette manifestation interdite devant le nouveau palais de justice de Paris en hommage à Adama Traoré qui a rassemblé 20 000 personnes, selon la préfecture de police.

La mort du Noir américain George Floyd a relancé en France les critiques contre la police accusée de violences et de racisme. Le 2 juin, le comité Adama Traoré, du nom de ce jeune homme noir décédé en 2016 après une interpellation par des gendarmes, a fait le parallèle entre les deux affaires.

  • 4 juin 2020 à 19:04

Provokation ! La BCE a multiplié les rachats de dette italienne au nez et à la barbe de Karlsruhe

En avril et en mai, la BCE a racheté la totalité des BTP, les bons du trésor italien, via ses différents programmes d’achats d’actifs. L’agence Reuters précise qu’au cours de ces deux derniers mois l’institution de Francfort a acquis pour 51,1 milliards d'euros d'obligations d'Etat italiennes, un montant à comparer à une offre de titres nette (pendant cette période) de 49 milliards selon les calculs des analystes d'UniCredit.

Les statistiques de la BCE montrent aussi que l’institution de Francfort a acheté beaucoup plus d'obligations italiennes que ne le lui permettait la règle de répartition fondée sur la population et le poids économique de chaque pays.

Dans le cadre du Programme d'achats d'urgence pandémique (PEPP) décidé en mars, la BCE et la Banque d'Italie ont acheté pour 37,4 milliards d'euros d'obligations italiennes, soit 21,6% du total des achats d'avril-mai, alors que la part théorique de l'Italie n'est que de 17%. L’écart est encore plus large pour les opérations réalisées dans le cadre du Programme d'achats du secteur public (PSPP) avec 26,5% des achats pour l'Italie et 13,9% seulement pour l'Allemagne selon les calculs de Reuters.

Des pratiques qui pourraient être prises comme une marque de dédain sinon une provocation à l’égard des juges de la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe. Le 5 mai, faisant droit à des plaignants allemands, ils avaient, dans un jugement, vivement critiqué la politique monétaire choisie par la BCE et estimé qu’elle outrepassait son mandat.

Ils ont même interdit que la Banque centrale allemande, la Bundesbank, cesse de participer à la politique de rachat d’actifs de Francfort, à moins que l’institution monétaire ne justifie sa politique sous trois mois. Le jugement fut accueilli par de laconiques communiqués de la BCE valant haussement d’épaule. En résumé les rachats d’actifs continueraient aussi longtemps que nécessaire. 

En revanche l'Allemande Ursula van der Leyen, présidente de la Commission européenne, avait pris l'affaire «très au sérieux». Le 10 mai, elle avait même menacé d'ouvrir d'une procédure d'infraction contre l'Allemagne dont la plus haute cour avait ignoré la jurisprudence européenne à propos de la BCE.  

600 milliards de plus, pour l'urgence pandémique

Ce jeudi 4 juin, les marchés italiens étaient suspendus à une décision de politique monétaire de la BCE et on attendait avec ferveur une nouvelle ouverture des vannes de rachat de dettes dans le cadre du programme PEPP de soutien à l’économie européenne pendant la pandémie.

La BCE n’a pas déçu et a annoncé une rallonge au plan d’urgence pandémique de 600 milliards d’euros, le portant à 1 350 milliards d’euros. A cette somme s’ajoutent les 20 milliards par mois de rachats d’actifs habituels (rallonge du QE votée jusqu'à au moins la fin de la fin de l’année). Comme prévu, les trois principaux taux directeurs de la BCE, MRO, prêts à courts termes et facilité de dépôt sont restés inchangés à respectivement 0,00%, 0,25% et -0,50%.


  • 4 juin 2020 à 18:36

Casserolades et manifestations devant les hôpitaux pour demander plus de moyens

Comme chaque jeudi, les soignants se mobilisent pour l’hôpital public. Plusieurs rassemblements ont eu lieu ce 4 juin devant des hôpitaux publics afin de réclamer plus de moyens pour les soignants, dix jours après le lancement du «Ségur de la santé», qualifié d'«imposture» par une partie des manifestants.

A Paris, entre 200 et 300 personnes, dont des infirmiers et médecins en blouse blanche, se sont ainsi réunies devant l'hôpital Robert-Debré pour une «casserolade» (concert de casseroles) ponctuée par de longs applaudissements.

L'une des banderoles affichait le slogan : «Hospitaliers, usagers, tous unis pour notre santé.» Peu satisfaite du déroulement des négociations lors du «Ségur de la santé», une soignante martèle sur RT France les revendications : «On demande depuis des mois une augmentation des salaires de 300 euros pour tous les personnels hospitaliers, on demande aussi des embauches, [...] On ne veut pas de bla-bla.»

Les manifestants ont également protesté contre les mesures annoncées par la majorité gouvernementale. «C’est humiliant ! [...] Demander à des personnes à faire la charité et à donner de leurs jours pour les hospitaliers...», s'est ainsi scandalisée une infirmière à l’hôpital Tenon à Paris, interviewée elle aussi par RT France, réagissant à la proposition de loi LREM permettant aux salariés de «donner» des congés sous forme de chèques vacances aux soignants.

🔴Les soignants se mobilisent de nouveau pour l’#HôpitalPublic. Maryse, infirmière à l’hôpital Tenon à #Paris réagit sur la proposition de loi #LREM permettant aux salariés de « donner » des congés sous forme de chèques vacances aux soignants: « C’est humiliant ! ». #JeDisColèrepic.twitter.com/gVcCkuLi4Q

— Charles Baudry (@CharlesBaudry) June 4, 2020

D'autres «casserolades» ont éclaté dans d'autres hôpitaux à Paris et en France dans le cadre de l'opération #jediscolère, lancée début mai par le Collectif inter-hôpitaux (CIH), à la pointe de la mobilisation du milieu hospitalier depuis plus d'un an.

A Bobigny (Seine-Saint-Denis), une centaine de personnes ont ainsi défilé dans l'enceinte de l'hôpital Avicenne, avant de se réunir devant les grilles de l'établissement et d'interrompre momentanément la circulation, recueillant le soutien de la plupart des automobilistes. «On se moque de nous ! On nous parle revalorisation des salaires mais ils sont incapables de nous donner des chiffres», a regretté à l'AFP Lucie Branco, secrétaire de la MICT-CGT, en dénonçant les conditions dans lesquelles la concertation du Ségur avait été engagée.

A Besançon (Doubs) aussi, 150 personnes se sont réunies sur le parvis du CHU, à l'appel du CIH et du Collectif des blouses blanches.

Plusieurs syndicats et collectifs hospitaliers ont en outre appelé «les personnels et les usagers à se mobiliser le 16 juin», afin que le gouvernement «prenne en compte l'ensemble de leurs revendications», en plein «Ségur de la santé».

  • 4 juin 2020 à 18:03

«Arabe de service» : Linda Kebbab porte plainte contre le journaliste militant Taha Bouhafs

Linda Kebbab, la déléguée nationale Unité SGP Police FO, a annoncé vouloir porter plainte contre le journaliste militant Taha Bouhafs après un message sur son compte Twitter dans lequel il la comparait à une «ADS : Arabe de Service».

«Zéro argument et trop de haine en lui = injure publique à caractère raciste, de la part d’un journaliste. Raciste et pas courageux, il m’a bloquée. Assez de ses incitations à la haine, de ses mensonges et manipulations. Je dépose plainte», a-t-elle souligné sur son compte Twitter.

0 argument et trop de haine en lui = injure publique à caractère raciste, de la part d’un journaliste.

Raciste et pas courageux, il m’a bloquée.
Assez de ses incitations à la haine, de ses mensonges et manipulations.
JE DÉPOSE PLAINTE pic.twitter.com/l0OGMKcNSW

— Linda Kebbab (@LindaKebbab) June 3, 2020

Après avoir supprimé son premier message, Taha Bouhafs a offert une justification, toujours sur le réseau social : «J’assume totalement mon dernier tweet, je l’ai supprimé car j’ai oublié que dire le mot ar*be peut valoir un ban de Twitter en cas de signalements massifs.»

J’assume totalement mon dernier tweet, je l’ai supprimé car j’ai oublié que dire le mot ar*be peut valoir un ban de Twitter en cas de signalements massifs :)

CF ma dernière suspension de compte. pic.twitter.com/Uw2O8i4Xyo

— Taha Bouhafs 🔻 (@T_Bouhafs) June 3, 2020

Sur l'antenne de Franceinfo le 3 juin, la syndicaliste avait accusé Assa Traoré, la sœur d'Adama Traoré, d'avoir utilisé la mort de George Floyd pour faire avancer ses propres intérêts. «[Elle] se saisit d'une affaire américaine qui n'a absolument rien à voir, ni dans son histoire, ni dans son fond, ni dans sa technicité», avait-elle fait valoir.

  • 4 juin 2020 à 16:45

Des milliers de Hongkongais bravent une interdiction de rassemblement pour commémorer Tiananmen

Plusieurs milliers de Hongkongais ont bravé ce 4 juin l'interdiction de rassemblement pour se regrouper dans un parc du centre de la ville afin de marquer le 31e anniversaire de la répression de Tiananmen, sur fond de fortes tensions quant à l'influence de Pékin.

Crowds at Victoria Park have pushed over metal fences around the football pitches and congregated to commemorate victims of the 1989 Tiananmen Square massacre. Photo: May James/HKFP @SiuSinGallerypic.twitter.com/B0dzjTrv4M

— Hong Kong Free Press HKFP (@HongKongFP) June 4, 2020

Pour la première fois en 30 ans, la police n'avait pas donné son feu vert à la tenue de cette traditionnelle veillée, invoquant les risques liés au coronavirus.

Alors que les Hongkongais se préparaient à marquer l'événement en ordre dispersé dans tout le territoire, quelques manifestants ont retiré les barrières qui avaient été installées autour du Parc Victoria, avant qu'un groupe plus nombreux n'y pénètre et se rassemble sur les terrains de football en scandant des slogans.

In the shadow of #NationalSecurityLaw, thousands of #Hongkongers broke barricades and started to assemble in Victoria Park to mourn #TiananmenSquareMassacre. pic.twitter.com/y6mtGCs689

— Demosistō 香港眾志 😷 (@demosisto) June 4, 2020

Des milliers de personnes ont également allumé des bougies dans plusieurs quartiers de l'ex-colonie britannique en souvenir des victimes de la sanglante répression de Tiananmen.

#NOW: Lit candles in hand, Lee Cheuk-yan and other activists slowly walk into the grounds of Victoria Park. pic.twitter.com/urSZq0OMRL

— Holmes Chan (@holmeschan_) June 4, 2020

La police de Hong Kong a procédé à des arrestations en tentant de disperser le rassemblement. «Certains protestataires vêtus de noir sont en train de bloquer des routes à Mongkok, Hong Kong. Les policiers procèdent maintenant à des arrestations», a annoncé la police sur Twitter, en référence à un quartier commerçant populaire de la ville.

L'intervention de l'armée chinoise dans la nuit du 3 au 4 juin 1989 avait mis fin à sept semaines de manifestations d'étudiants et d'ouvriers qui dénonçaient la corruption et réclamaient la démocratie en Chine. La répression avait fait entre plusieurs centaines et plus d'un millier de morts : les chiffres réels restent inconnus à ce jour. 

Le sujet est totalement tabou en Chine. Le 4 juin au matin à Pékin, un photographe de l'AFP a été stoppé par la police, qui l'a obligé à effacer la plupart de ses clichés, alors qu'il circulait près de Tiananmen.

  • 4 juin 2020 à 16:08

Déjà 10 enfants inscrits à la troisième école Diwan de Quimper

Par La Rédaction

BREIZATAO – NEVEZINTIOU (04/06/2020) Diwan, école en breton, est déjà bien implantée à Quimper (Finistère) avec deux établissements situés dans deux quartiers de la ville, Kerfeunteun et Penhars.

Une troisième école ouvrira en septembre 2020 dans le sud de l’agglomération, à Creac’h Gwen. « Nous nous devions d’être présents dans ce secteur qui représente 1/3 de la population quimpéroise et s’ouvre sur des communes extérieures », souligne Yann Guillamot, président du comité de soutien du 3e cycle de Quimper.

Diwan travaille depuis cinq ans sur ce projet d’ouverture. » La Ville de Quimper nous a trouvé des locaux, un centre de loisirs qui n’est occupé que le mercredi. Pour nous, c’est l’idéal puisque les locaux sont adaptés à l’accueil d’enfants ».

L’ouverture de l’école ne sera réelle que si 14 enfants y sont inscrits. « Actuellement, nous en sommes à 10 inscriptions. Une commission doit se réunir le 10 juin pour nous donner ou non l’accord d’une ouverture ». Le fait que Diwan est bien implantée à Quimper devrait faciliter les choses.

Diwan Kemper et les associations qui la soutiennent, comme Amzer-Vraz, sont confiants.

Yann Guillamot poursuit : « Nous sommes bien placés pour aboutir car cette école devrait grandir rapidement et voir d’autres sections s’ouvrir. Il nous faudra alors trouver d’autres locaux. »

Il reste une incertitude due à la crise sanitaire quant à une ouverture en septembre, « mais comme pour toutes les écoles. Le contexte est particulier aujourd’hui mais nous restons positifs ».

En termes de financement, Diwan va devoir faire également avec moins de moyens. Des structures associatives internes à Diwan organisent régulièrement des événements (fest-noz, troc et puces, spectacles…) pour récolter des fonds et permettre à l’école d’assurer ses charges. L’annulation de ces événements représente une perte sèche pour l’école. « Nous réfléchissons à savoir comment amortir ce choc ».

Infos pratiques

Les inscriptions à l’école Diwan de Créac’h Gwen à Quimper se poursuivent. Un formulaire est à télécharger sur le site du Skol Diwan Kemper.

Renseignements : 02 98 65 18 79.

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François de Closets fustige l’égoïsme de la génération du Baby-Boom

Par La Rédaction

BREIZATAO – KOMZOU DIEUB (04/06/2020) Le journaliste a « honte » pour les plus âgés, qui réclament des efforts à la nouvelle génération, alors même que cette dernière s’est saignée à blanc.

Il ne va pas se faire des amis, mais il a l’habitude… Le journaliste François de Closets, connu notamment pour son fameux best-seller Toujours plus !, a fustigé l’attitude « honteuse » des baby-boomers en pleine crise du coronavirus. La raison de sa colère ? Une tribune publiée le 26 mai dernier dans Le Monde, signée par 150 personnalités issues de cette génération (Christian Estrosi, Michel Drucker, Axel Kahn…), qui réclament un nouveau pacte social entre les générations, des milliards supplémentaires pour « relever le défi de la longévité », tout en se félicitant que le gouvernement ne les oblige pas à rester plus longtemps chez eux pendant le déconfinement, comme cela fut un temps envisagé pour des raisons sanitaires…

Un comble pour François de Closets, qui leur a répondu quelques jours plus tard dans les mêmes colonnes du Monde en dénonçant une « génération prédatrice », toujours avide de son bien-être, « qui laisse à ses descendants une nature dévastée et 2 000 milliards d’euros de dettes accumulées sans la moindre justification ». Réclamer 10 milliards de plus après la crise du coronavirus relève pour lui de l’indécence, alors même « que les budgets explosent de partout ». « N’éprouvent-ils pas de la gêne, pour ne pas dire de la honte, en regardant leurs enfants et petits-enfants ? » s’indigne-t-il avant d’exprimer toute sa gratitude vis-à-vis « des moins de 60 ans qui ont accepté ce sacrifice, qu’ils vont payer très cher, pour nous sauver ».

Invité lundi dernier sur le plateau de Quotidien, sur TMC, François de Closets en a remis une couche sans prendre de gants. « Ça m’a scandalisé, a-t-il tonné face caméra. Je ne me suis reconnu ni dans cette génération qui a ruiné la France ni dans ces protestataires qui ne se rendaient pas compte de ce que la France faisait pour eux […]. Lorsqu’à la fin du confinement, on a dit qu’il faudrait que les personnes âgées poursuivent le confinement, alors, on les a vus tous hurler. Non, mais s’il vous plaît ! Ce qu’il fallait comprendre, c’est que la France a arrêté son économie et que tous les Français vont en souffrir de façon terrible pour une maladie qui n’est mortelle que pour les vieux. Et c’est pour sauver les vieux que les Français ont accepté de ruiner leur économie ! »

Et de rappeler notamment que cette même génération de baby-boomers ne s’était pas autant mobilisée lors de la grippe de Hongkong, à la fin des années 1960, qui s’était montrée tout aussi « géronticide » en faisant plus de 30 000 morts en France. « Est-ce qu’ils ont à l’époque arrêté l’économie française pour protéger les plus âgés ? Pas du tout ! » rappelle le journaliste, aujourd’hui âgé de 86 ans. « Cette génération, qui a eu 20 ans en 68, n’a connu aucune difficulté majeure, aucune guerre, il n’y avait même pas le chômage, et pendant qu’elle vivait la période la plus heureuse de l’histoire de France, elle a accumulé les dettes, parce qu’elle ne voulait pas faire d’efforts, et laisser tout cela aux enfants… » Cette génération « qui n’a pas rempli ses devoirs » devrait aujourd’hui faire profil bas et « comprendre qu’elle n’a pas que des droits », conclut-il.

(Source : Le Point)

Alain Soral, E&R et Pierre Jovanovic, "super propagateurs" de fake news selon France Info

Les informations erronées relatives à la pandémie de Covid-19 se multiplient sur Twitter. Pour s'en prémunir, l'organisation NewsGuard a listé les comptes francophones aux audiences les plus élevées qui ont véhiculé des « fake news » au cours de la crise sanitaire. […] Avec la crise du coronavirus, l'équipe de NewsGuard a constaté « une flambée des théories du complot et des fausses informations entre janvier et avril ». Résultat : près de 122 % d'engagement en plus sur les réseaux sociaux pour 3 grands - Juin / , , , ,

L'ex-chef du Pentagone de Trump l'accuse de semer la division, comme le faisaient les nazis

L'ancien secrétaire américain à la Défense James Mattis, qui a démissionné en 2018 de l'administration Trump, a accusé le président américain de tenter de diviser les États-Unis, comparant son approche aux tactiques des nazis. Il était resté silencieux depuis son départ de l'administration présidentielle suite à des désaccords sur la Syrie et l'Afghanistan mais a finalement réagi aux troubles qui agitent actuellement le pays. James Mattis, ex-patron du Pentagone, a critiqué la gestion du président américain du - Juin / , , , ,

George Floyd, les manifestants et la violence de l’Etat

Par Jonathan Cook
Derek Chauvin, le policier qui a tué George Floyd, est poursuivi pour meurtre. Une première dans le Minnesota. Jonathan Cook analyse pourquoi la Justice est traditionnellement peu encline à poursuivre […]

Castaner promet «une sanction» pour «chaque faute» ou mot raciste dans la police

Lors d'une déclaration au Sénat le 3 juin, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a promis que «chaque faute, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes» ferait «l'objet d'une enquête, d'une décision, d'une sanction», au lendemain de manifestations notamment à Paris pour dénoncer les violences policières. «Je suis, sur ce sujet, intransigeant», a poursuivi Christophe Castaner, ajoutant : «l'exigence que nous avons vis-à-vis des policiers qui fauteraient, c'est garantir la sérénité du travail de l'ensemble de la police et de la gendarmerie, garantir la défense de cette police républicaine qui, au quotidien, combat le racisme, combat l'antisémitisme et s'engage pour défendre l'honneur de la République».

Je serai, toujours, intransigeant sur l’exemplarité et l’éthique de nos forces car elle est le ciment de la confiance que nos concitoyens placent en eux. pic.twitter.com/jOlIjBYxkz

— Christophe Castaner (@CCastaner) June 3, 2020

Répondant au sénateur Olivier Léonhardt (RDSE), le ministre a fait valoir qu'il ne s'agissait «pas de faire des amalgames, mais [...] de dénoncer tout propos et tout comportement. S'il y a faute, elle doit être sanctionnée et elles sont sanctionnées». Il a souligné que le Défenseur des droits Jacques Toubon, dans son rapport remis il y a quelques jours, avait épinglé des faits remontant à plusieurs années pour lesquels des policiers avaient été condamnés à quatre mois de prison. Il a cité aussi le cas d'un policier à Marseille qui a été condamné à «40 mois d'emprisonnement» pour «avoir transporté de force quelqu'un contrôlé en dehors de Marseille». Le ministre de l'Intérieur a ajouté que «ces faits-là sont inadmissibles et sont sanctionnés».

Soulignant que «la réalité ne se fait pas sur les réseaux sociaux», le ministre de l'Intérieur a mentionné une étude récente de l'Université du Mont-Blanc portant sur «48 134 personnes», selon laquelle 85% des personnes interrogées avaient une «opinion positive» de la police.

  • 4 juin 2020 à 15:44

Vers des poursuites contre Assa Traoré ? La justice est saisie pour manifestation interdite

Le 3 juin, le préfet de police de Paris Didier Lallement a signalé au procureur de la République l'organisation et la tenue d'une manifestation qui avait préalablement été interdite, notamment en raison de l'état d'urgence sanitaire. 20 000 personnes se sont toutefois rendues à cette manifestation non-autorisée par la préfecture et des dégradations importantes ont été observées dans le XVIIe arrondissement de Paris.

Alors que la responsabilité du préfet lui-même a notamment été mise en cause par le maire de l'arrondissement, c'est à présent Assa Traoré, la militante anti-forces de l'ordre et sœur d'Adama Traoré (en mémoire de qui la manifestation était organisée), qui pourrait voir sa responsabilité engagée.

Selon les informations de LCI, le parquet a fait savoir que l'article 40 déposé par Didier Lallement avait bien été reçu par le parquet qui l'analysait et qu'il appartenait à présent au magistrat d'ouvrir ou non une enquête pour engager des poursuites à l'encontre d'Assa Traoré et des organisateurs de la manifestation.

L'article 40 du code de procédure pénale impose à toute autorité et tout fonctionnaire ayant connaissance d'un crime ou délit d'en aviser le procureur de la République.

En raison de l'état d'urgence sanitaire, les réunions de plus de 10 personnes sont pour le moment proscrites sur tout le territoire, or le rassemblement en mémoire d'Adama Traoré du 2 juin à Paris a été évalué à 20 000 participants par les autorités. Celui-ci n'aurait par ailleurs fait l'objet d'aucune déclaration préalable, selon la préfecture de police qui a également estimé dans un communiqué du 2 juin que la «tonalité de l’appel à manifester relayé par les réseaux sociaux laissait craindre que des débordements aient lieu sur un site sensible», en l'occurrence devant le tribunal de grande instance de la capitale.

#Manifestation | En application du décret du 31 mai 2020, le préfet de Police interdit une manifestation non déclarée ce mardi 2 juin.
Consultez notre communiqué de presse pour plus de précisions 👇 pic.twitter.com/8yepN4Wcox

— Préfecture de Police (@prefpolice) June 2, 2020

  • 4 juin 2020 à 14:47

Retour sur l'histoire et l'idéologie de la Corée du Nord

Découvrez la Corée du Nord avec Alain Soral en visionnant le documentaire À la découverte de la Corée du Nord ! - Juin / , , ,

CNN explique à ses lecteurs blancs "comment ne pas élever un enfant raciste"

Dans un contexte de tensions raciales aux États-Unis, la première chaîne américaine d'information en continu a publié un article expliquant « comment ne pas élever un enfant raciste ». L'auteur met en cause le « silence blanc » et incite les familles blanches à parler de racisme avec leurs enfants dès leur plus jeune âge. Mercredi 3 juin, la chaîne américaine CNN a publié un article sur la manière d'élever un enfant pour qu'il ne devienne pas raciste. L'auteur Jennifer Harvey, qui a écrit un livre sur le - Juin / , , , ,

Le Quart d'heure de vérité #79 – Les Allemands et les Italiens défoncent le C-19 ! Devinette sur Minneapolis !

ERFM a lancé sa quotidienne ! À la barre de la quotidienne d'ERFM, le corsaire Monsieur K. vous invite à parcourir l'actualité française et internationale du jour sous le prisme de la résistance et en un temps record ! Revue de presse, commentaires des sujets qui agitent la toile et entretiens avec les personnalités de la dissidence : un Quart d'heure de vérité sans langue de bois ni censure, en action du mardi au vendredi sur ERFM. Au sommaire de ce Quart d'heure de vérité du 4 juin 2020 : Un - Le quart d'heure de vérité / ,

Biden se rapproche de l'investiture en remportant les primaires dans sept Etats

L'investiture se rapproche pour Joe Biden. Sans surprise, l'ancien vice-président des Etats-Unis, qui redouble ses attaques contre son rival Donald Trump, a remporté les primaires démocrates de sept Etats le 2 juin.

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Désormais seul candidat démocrate en lice après le retrait de Bernie Sanders le 8 avril dernier, il est en passe d'être investi au premier tour en août, en vue des élections présidentielles du 3 novembre où il affrontera Donald Trump.

The presidency is a big job. Nobody will get everything right. I won’t either.

But I promise you this: I won’t traffic in fear and division or fan the flames of hate. I will seek to heal the racial wounds that have long plagued this country — not use them for political gain. pic.twitter.com/TfNaoMRZQp

— Joe Biden (@JoeBiden) June 2, 2020

Les votants l'ont plébiscité dans l'Indiana, à Rhode Island, en Pennsylvanie, dans le Maryland, Montana, Nouveau-Mexique et Dakota du Sud, ainsi qu'à Washington, où les élections avaient été retardées plusieurs fois à causes des mesures liées au coronavirus.

Même s'il est le seul à concourir, Joe Biden se devait d'obtenir de bons scores à ces primaires afin de s'assurer un nombre suffisant de délégués. Il se doit d'en totaliser 1991 pour être désigné candidat dès le 1er tour du vote de la Convention nationale démocrate. L'ancien vice-président était déjà sorti grand gagnant des primaires du Super tuesday en mars dernier. A la suite de ces sept nouvelles primaires, il en cumule 1912. La semaine prochaine, les primaires tenues en Géorgie et en Virginie devraient lui apporter les 79 délégués nécessaires.

Current overall delegate totals:

Biden = 1,566
Bernie = 1,007

500 delegates in 6/2 elections. Biden needs 425 to reach 1,991. Let's do what we can to make sure Bernie gets a BIG chunk of those 500 delegates. #BernieOnTheBallothttps://t.co/GCj5icbNFz

— The Bern Identity (@bern_identity) June 1, 2020

Bernie Sanders, qui s'est retiré de la course et a cessé de faire campagne, a apporté son soutien à l'ancien vice-président de Barack Obama. Mais, signe des profondes dissensions au sein du parti démocrate, des bulletins à son nom figuraient toutefois dans les bureaux de vote.

Joe Biden monte au créneau après la mort de George Floyd

Dans un contexte explosif de tensions raciales déclenchées par la mort de l'Afro-américain George Floyd, Joe Biden tente de relancer une campagne jusqu'à présent difficile.

L'ancien vice-président ne ménage ainsi pas ses efforts pour afficher son soutien au mouvement Black Lives Matter, que ce soit en s'agenouillant aux côtés de manifestants, ou en annonçant son intention de se rendre aux funérailles de George Floyd. Le favori des démocrates a rencontré ces derniers jours de nombreuses personnalités afro-américaines et promis un dispositif de supervision de la police s'il est élu. Il multiplie par ailleurs les attaques contre Donald Trump qu'il accuse d'avoir «transformé le pays en un champ de bataille déchiré par les vieux ressentiments et des peurs nouvelles». 

Or le camp du chef d'Etat souligne l'hypocrisie de la position de l'ancien vice-président qui n'a, par exemple, pas eu un mot pour David Dorn, cet Afro-Américain de 77 ans tué par balles alors qu'il tentait d'empêcher des manifestants de piller un magasin. «Est-ce que sa vie n'a pas d'importance pour Joe parce qu'elle ne correspond pas à son discours de gauche sur les émeutes et les pillards ?», s'est enquit le fils de Donald Trump dans un message très partagé, retweeté par le président américain.

  • 4 juin 2020 à 13:28

G7 : la France considère que la situation de la Russie n’a pas «changé» depuis son exclusion en 2014

La France a réagi, le 3 juin, à la volonté américaine de vouloir réintégrer la Russie dans les discussions du G7, dont le prochain sommet aura lieu cette année aux Etats-Unis. «La Russie a été exclue du G7 pour des raisons précises et aujourd'hui nous ne voyons pas que cette situation ait changé mais – et c'est l'avis du président et d'autres partenaires internationaux – il faut trouver les moyens du dialogue avec la Russie», a souligné une source élyséenne auprès de l’agence Reuters.

Cette même source a assuré qu’un compromis entre les membres du groupe sur un retour de la Russie n’était pas d’actualité : «Il y a toutes sortes de manières de dialoguer, je ne sais pas ce que veut dire le retour de la Russie au G7 ou au G8, en tout cas il faut le consensus au sein du groupe et on sait qu'il n'y a pas de consensus sur ce sujet-là.»

De plus, la France semble s'interroger sur les réelles motivations de Moscou. «Avant de parler du retour de la Russie au G7, il faudrait par ailleurs s'assurer des intentions russes, je n'ai pas le sentiment que les Russes soient très pressés ou très demandeurs d'un retour au G7 [...] on a souvent entendu les Russes dire que le G7 était dépassé et qu'aujourd'hui c'était le G20», a fait valoir le membre du palais.

Lors du dernier sommet du G7, à Biarritz, fin août, Emmanuel Macron avait considéré comme «une erreur stratégique» et une forme d’«impunité» le retour de la Russie à la table des négociations sans contrepartie, jugeant la résolution du conflit en Ukraine comme un prérequis.

Moscou évoque un entretien «constructif» et «substantiel» entre Poutine et Trump

Mais depuis, les Etats-Unis, qui assurent cette année la présidence tournante du G7, ont semblé vouloir repartir sur de nouvelles bases avec la Russie. Vladimir Poutine et Donald Trump avaient échangé par téléphone le 1er juin dans une discussion portant notamment sur la proposition du dirigeant américain d'élargir le format du G7, d'après un communiqué du Kremlin. Celui-ci a salué un entretien «constructif» et «substantiel».

Lors de cet appel qui a eu lieu «à l'initiative américaine», selon le communiqué, le président américain a «informé» son homologue de son intention d'inviter la Russie et d'autres pays à la prochaine réunion du G7, reportée à une date ultérieure en raison de la pandémie de coronavirus. Donald Trump estime en effet que ce format à sept Etats (Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon et Etats-Unis) est dépassé et ne représente pas «correctement ce qui se passe dans le monde».

La Russie, qui participait jusqu'en 2014 au G8, en a été exclue après le rattachement de la Crimée à son territoire à l'issue d'un référendum, dénoncé comme «illégal» par les Occidentaux. Le locataire de la Maison Blanche avait répété à plusieurs reprises être partisan d'une réintégration de la Russie. Outre ce pays, Donald Trump a déclaré à des journalistes le 30 mai qu'il aimerait voir la Corée du Sud, l'Australie et l'Inde se joindre à un sommet élargi à l'automne.

  • 4 juin 2020 à 11:31

14 Juillet : une cérémonie place de la Concorde, qui rendra aussi hommage aux soignants

Pour adapter la célébration du 14 juillet aux exigences sanitaires, le traditionnel défilé sur les Champs-Elysées sera remplacé par une cérémonie militaire place de la Concorde, qui rendra aussi hommage aux soignants, a annoncé l'Elysée ce 4 juin.

La cérémonie comprendra «un dispositif resserré ramené à 2 000 participants et environ 2 500 invités», dans le respect des règles de distanciation sociale, a précisé la présidence.

Un hommage à «l'ensemble des acteurs mobilisés contre le virus»

«La cérémonie, qui inclura un défilé aérien, mettra à l'honneur la participation de nos armées à la lutte contre le Covid-19, à travers l'opération Résilience ; elle rendra également hommage aux personnels soignants que les Français ont applaudis chaque soir durant la période de confinement ainsi qu'à l'ensemble des acteurs mobilisés contre le virus», a fait savoir l'Elysée.

Il n'est pas prévu pour l'instant d'ouvrir l'événement au grand public, mais «la situation pourrait être réévaluée d'ici le 14 juillet» si la situation sanitaire est meilleure, explique l'Elysée.

Le 13 mai en Conseil des ministres, Emmanuel Macron avait souhaité «que la fête nationale soit une occasion supplémentaire de manifester l'hommage et la reconnaissance de la nation à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19», selon la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

Une demande qu'avaient déjà formulée des élus LREM et LR en avril lorsqu'ils avaient plaidé pour la présence d'un «carré des soignants» mais aussi des représentants des «héros du quotidien» lors de la parade militaire annuelle.

Damien Adam, député LREM de Seine-Maritime et Catherine Dumas, sénatrice LR de Paris avaient adressé un courrier à Emmanuel Macron, lui demandant, «si les conditions sanitaires le permettent» que soient associés «à la prochaine fête nationale les personnels soignants et tous nos héros du quotidien (commerçants, conducteurs de transports, éboueurs, professeurs)».

  • 4 juin 2020 à 11:28

Hydroxychloroquine contre covid-19 : The Lancet avertit sur sa publication, l'OMS rétropédale

La revue médicale britannique The Lancet a émis une «Expression of concern», c'est à dire une mise en garde formelle utilisée par ce type de support pour signifier qu'un article pose problème. 

«D'importantes questions scientifiques ont été soulevées au sujet des données rapportées dans l'article», a écrit la revue au sujet de l'étude publiée le 22 mai et concluant à l'inefficacité, voire la dangerosité de l'hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19.

«Bien qu'un un audit indépendant de la provenance et de la validité des données ayant été commandé par les auteurs non affiliés à Surgisphere [entreprise de collecte de données médicales] est en cours, avec des résultats attendus très prochainement, nous publions une expression de notre inquiétude pour alerter les lecteurs sur le fait que de sérieuses questions scientifiques ont été portées à notre attention», enchaîne le Lancet avant de conclure en assurant qu'il publiera des précisions dès qu'il disposera de «plus amples informations». 

Dans la foulée, l'OMS, qui avait suspendu les essais cliniques sur l'hydroxychloroquine contre le Covid-19 quelques jours seulement après la publication de l'article, a annoncé les reprendre. Après analyse des «données disponibles sur la mortalité», les membres du Comité de sécurité et de suivi ont estimé «qu'il n'y a aucune raison de modifier le protocole» des essais cliniques, a annoncé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse virtuelle.

La vaste étude, qui prétend avoir analysé les données de 671 hôpitaux pour 96 000 patients sur les cinq continents, a conclu à l'inefficacité, voire à la dangerosité cardiaque de l'utilisation d'hydroxychloroquine ou chloroquine associée ou non avec un antibiotique dans le traitement du Covid-19. La lourde conclusion des auteurs, qui ont avancé un risque de  mortalité de 34% à 45% plus élevé chez les malades recevant ces traitements, a fait l'effet d'une bombe auprès de plusieurs autorités sanitaires dans le monde. Quelques jours plus tard, la France interdisait l'utilisation de l'hydroxychloroquine pour traiter le Covid-19. 

Tout médecin qui lit cette étude s’aperçoit qu'il y a un problème

Une autre revue médicale, le New England Journal of Medicine a lui aussi publié une «expression of concern» concernant une autre publication d'un des auteurs de l'étude de The Lancet, qui ne portait pas sur l'hydroxychloroquine mais sur un lien entre la mortalité due au Covid-19 et les maladies cardiaques. Cette autre étude reposait elle aussi sur les données de Surgisphere. 

«Tout médecin qui lit cette étude s’aperçoit qu'il y a un problème», a déclaré le sénateur LR et médecin Alain Houpert à RT France. «Je ne comprends pas que l'OMS ou le haut conseil de santé publique où il y a des scientifiques ne se soient pas aperçus qu'il y avait un problème sur cette étude et je ne comprends pas que notre ministre Olivier Véran qui est médecin, qui est neurologue de renom, ne se soit pas aperçu qu'il y avait des problèmes. Que veut-on cacher ?», a-t-il interrogé.

Etude de #TheLancet : «On assiste à un détournement du savoir scientifique», selon Alain Houpert #Chloroquine#Covid_19@alainhoupertpic.twitter.com/YTzALXbIx0

— RT France (@RTenfrancais) June 3, 2020

Mais l'élu, qui avait déjà déploré sur RT France le 26 mai que la publication scientifique soit «soumise maintenant à l'argent de l'industrie pharmaceutique» est allé plus loin : «On assiste à un détournement du savoir scientifique ce qui est grave parce que ça casse la confiance entre les chercheurs et les patients». 

Le médecin n'est pas la seule personnalité politique à ouvertement pointer du doigt les influences subies par le monde médical : «Olivier Véran s'est précipité pour interdire le traitement à base d'hydroxychloroquine, tout cela sur la base d'une étude frauduleuse dénoncée désormais par de nombreux scientifiques. Est-ce le Ministre de la Santé ou celui des lobbies ? », a tweeté la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen. 

Chiffres controversés 

Dans une lettre ouverte du 28 mai, des dizaines de scientifiques du monde entier ont souligné que l'examen minutieux de l'étude du Lancet avait soulevé «à la fois des inquiétudes liées à la méthodologie et à l'intégrité des données». Ils ont dressé une longue liste des points problématiques, d'incohérences dans les doses administrées dans certains pays, aux questions éthiques sur la collecte des informations, en passant par le refus des auteurs de donner accès aux données brutes émanent de Surgisphere, qui se présente comme une société d'analyse de données de santé, basée aux Etats-Unis.

Devant les nombreuses mises en cause, le docteur Sapan Desai, co-auteur de l'étude du Lancet a reconnu auprès de Science et Avenir des erreurs de présentation des données, sans que cela n'altère les résultats de l'étude «ni ses conclusions».

Le 28 mai encore, la version australienne du Guardian, a relevé que les chiffres de mortalité dans ce pays ne correspondaient aux chiffres officiels (63 décès au 21 avril contre 73 à la même date selon les auteurs). Sur ce point, Sapan Desai avait évoqué une erreur et The Lancet avait dû publier un erratum. Le quotidien a par ailleurs interrogé plusieurs hôpitaux importants du pays (cinq hôpitaux à Melbourne et deux à Sydney), qui ont tous assuré ne pas avoir partagé leurs données médicales pour une étude, ni avoir jamais entendu parler de Surgisphere. 

Un Lancetgate ? 

Outre les failles de l'étude, c'est désormais sur Surgisphere, crée et administrée par Sapan Desai, que se concentrent les suspicions. Selon son créateur qui l'a expliqué au magasine Science et Avenir, l'entreprise fondée en 2008 est une «interface collaborative qui donne accès aux chercheurs à une base de données en temps réel avec information anonymisée de plus de 240 millions de visites médicales dans plus de 1 200 institutions de santé, dans 45 pays». 

Or, depuis, plusieurs titres de presse et spécialistes ont noté une présence et une ancienneté plus que minime de la société sur Internet, qui prétend pourtant être à la pointe de son domaine. 

Le médecin James Todaro, qui dirige le média MedicineUncensored, ou encore le quotidien France Soir ont notamment relevé, sur la base d'instruments de mesure numériques, qu'il n'existe pas de signe d'activité du site Internet de l'entreprise avant le mois de mars 2020, idem pour son compte Twitter, quasi inactif entre 2013 et 2020.

Je n'ai jamais vu ça avant et plusieurs recherches rapides montrent que cela n'arrive que pour les entreprises louches

«Je n'ai jamais vu ça avant et plusieurs recherches rapides montrent que cela n'arrive que pour les entreprises louches», a twitté James Todaro, accompagné d'une capture du site Wayback machine, qui permet de retracer l'historique d'un site Internet, sans indications probantes pour celui de Surgisphere.

Very strange...I looked up Surgisphere (mysterious data corp behind hydroxychloroquine Lancet study) in the Internet Archives and it's not there.

I've never seen this before, and some quick research shows that this only happens around shady companies...https://t.co/gLyUQ4mkhSpic.twitter.com/q5iBg9w81Y

— James Todaro, MD (@JamesTodaroMD) May 28, 2020

Autre interrogation majeure, les salariés de l'entreprise : les quatre identifiés sur le réseau social professionnel LinKedIn par France Soir n'ont rejoint la société que très récemment, soit en mars 2020 ou en avril 2020. Le Guardian, qui note en outre qu'un salarié «répertorié comme rédacteur scientifique» par l'entreprise, «semble être un auteur de science-fiction et un artiste fantastique», tandis qu'une «autre employée répertoriée comme directeur du marketing est un modèle [de contenu] pour adulte et une hôtesse d'événements». France soir estime en outre que la collecte et la compilation de données aussi importantes requiert «les compétences d'une équipe internationale, multilingue, légale pendant des années». 

L'entreprise, relève France soir, possède en outre quatre adresses... dont deux correspondent à des maisons individuelles et une à une résidence «de type appart’hotel». Le média n'a en outre retrouvé aucune déclaration d'impôts de cette entreprise, censée avoir 8 millions de dollars de chiffres d'affaire et que «des sociétés au même nom ont été créées et radiées plusieurs fois dans divers états [américains] pour non-production des comptes». En outre, des 39 publications médicales publiées par Sapan Desai, seules les deux dernières, dont celle de The Lancet, s'appuient sur des informations collectées par la société. 

Sur twitter, le mot-clef #LancetGate est depuis ces différentes révélations largement usité, notamment par le directeur de l'IHU Méditerranée Infection Didier Raoult, principal promoteur des traitements à base d'hydroxychloroquine contre le Covid-19. Ce dernier a publié une vidéo sur la chaîne YouTube de l'institut baptisé «Les Pieds nickelés font de la science» à ce sujet, et qualifié dans une autre l'étude publiée dans The Lancet de «foireuse» et de «fantaisie complètement délirante qui prend des données dont on ne connaît pas la qualité». 

  • 4 juin 2020 à 11:16

Libye : les forces gouvernementales annoncent la reprise de l'aéroport international de Tripoli

Les forces du gouvernement libyen reconnu par l'ONU ont annoncé le 3 juin avoir repris le contrôle de l'aéroport international de Tripoli, revers le plus significatif infligé aux forces rivales du maréchal Khalifa Haftar dans leur conflit.

«Nos forces ont entièrement libéré l'aéroport international de Tripoli», hors-service depuis 2014, a indiqué le porte-parole des forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA), Mohamad Gnounou, dans un communiqué.

En avril 2019, les forces du maréchal Haftar, homme fort de l'Est, ont lancé une offensive pour s'emparer de la capitale Tripoli où siège le GNA, dans le cadre de la lutte pour le pouvoir au sein de ce pays pétrolier plongé dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011.

Détruit en 2014 par des combats entre milices rivales, l'aéroport civil, le plus grand du pays, est situé à environ 20 kilomètres au sud de la capitale. Il est d'une importance stratégique car il constitue la porte d'entrée sud vers Tripoli : une large et droite route le relie au centre-ville.

L'aéroport était occupé par les forces pro-Haftar depuis les premières semaines de leur offensive contre Tripoli.

L'opération pour sa reprise a commencé le matin, avec des drones qui ont visé les positions des forces rivales, selon Mohamad Gnounou. Les pro-GNA «pourchassent désormais les milices de Haftar qui s'enfuient vers Gasr Ben Gachir», plus au sud.

Depuis deux semaines, les forces progouvernementales mènent des attaques terrestres et aériennes de grande envergure dans ce secteur et avaient réussi à encercler la zone de l'aéroport avant l'assaut final.

Des premières images et vidéos relayées sur les réseaux sociaux et par les chaînes de télévision locales ont montré l'entrée des forces pro-GNA sur le site.

Ingérences ?

Les forces loyales au maréchal Haftar n'ont pas réagi dans l'immédiat à cette annonce.

En mai, elles avaient perdu la base aérienne d'Al-Watiya, importante base arrière du camp Haftar, à 140 kilomètres au sud-ouest de Tripoli.

Après un long statu quo, les troupes du GNA, fortes d'un soutien croissant de l'allié turc, ont enregistré plusieurs succès ces derniers mois.

Au cours de l'année écoulée, le conflit a été exacerbé, les Emirats arabes unis et la Russie soutenant le camp Haftar.

Inutilisé depuis sa destruction en 2014 dans des combats entre milices rivales, l'aéroport international avait été remplacé par celui de Mitiga, une ancienne base militaire en banlieue est de la capitale, à son tour fermé en mars, endommagé par des tirs de roquettes. 

Les quelques Libyens rapatriés de l'étranger en raison de la pandémie de Covid-19 atterrissent à l'aéroport de Misrata, à 200 kilomètres à l'est de Tripoli.

Le GNA contrôle la quasi-totalité de l'ouest, y compris la capitale. Il est appuyé localement par les groupes armés de l'ouest principalement ceux de Misrata.

Le maréchal Haftar contrôle, outre l'est du pays, une partie du sud du territoire, ainsi que la plupart des champs et terminaux pétroliers bloqués par ses forces depuis le début 2020. Il est appuyé localement par les tribus de la Cyrénaïque (partie est).

Depuis avril 2019, des centaines de personnes, dont de nombreux civils, ont été tués dans les combats et quelque 200 000 ont pris la fuite.

Reprise des pourparlers

Ce nouveau revers intervient peu après que l'ONU à New York a annoncé la reprise le 3 juin des pourparlers avec les belligérants libyens, se félicitant d'un «premier pas positif» après une suspension de plus de trois mois.

Une réunion avec la délégation du GNA est prévue dans les jours à venir

L'émissaire par intérim de l'ONU, l'Américaine Stephanie Williams, a eu une réunion par visioconférence avec «les cinq membres de la délégation» loyale à Khalifa Haftar, a déclaré le porte-parole de l'ONU. «Une réunion avec la délégation du GNA est prévue dans les jours à venir.»

«Les négociations continueront sur un accord de cessez-le-feu», a-t-il poursuivi.

A Paris, la présidence française a dit craindre que la Turquie et la Russie ne s'entendent «à leurs conditions» au détriment de la stabilité de la Libye. «Nous voyons le risque important d'un fait accompli aux frontières de l'Europe, qui expose notre sécurité», a ajouté l'Elysée. La France, bien qu'elle s'en défende publiquement, est soupçonnée d'avoir misé sur le général Haftar.

  • 4 juin 2020 à 09:26
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