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Hier — 28 novembre 2021Positif

Accepteriez-vous d’attendre votre colis plus longtemps pour diminuer votre bilan carbone ?

Par Agence de Presse

Après le Black Friday, le Cyber Monday arrive le 29 novembre et est exclusivement dédié aux promotions en ligne. Mais cette année, les prix cassés ne seront sûrement pas les seuls éléments à influencer l’achat des consommateurs. Une récente étude montre que l’étiquetage des émissions de carbone engendrées par le mode de livraison des commandes inciterait les acheteurs à opter pour les options les plus durables.

Réalisée par des chercheurs de l’université de technologie et de design de Singapour (SUTD) et publiée dans le Journal of the Transportation Research Board, l’enquête s’est penchée sur les émissions de carbone associées aux différentes options d’expédition proposées par la plateforme d’e-commerce chinoise Taobao.

Pour estimer les émissions de carbone (exprimées en kilogrammes) associées à la livraison des colis, les chercheurs ont pris en compte le mode de transport, la distance parcourue et le poids des articles achetés. L’acheminement des colis par voie maritime s’est avéré être la méthode la moins polluante, d’après leurs calculs.

Une fois le bilan carbone connu, les consommateurs préfèrent des modes de livraison plus lents

Les chercheurs ont invité 188 personnes à choisir entre plusieurs modes d’expédition, aux prix et aux délais de livraison variables. Au fur et à mesure, les participants étaient informés des émissions de carbone associées à l’option sélectionnée et avaient la possibilité de modifier leur choix en cours de route.

Au terme de l’expérience, 56 % des personnes ayant choisi l’option d’expédition la plus rapide ont finalement opté pour une livraison aux délais plus lents, une fois informées du bilan carbone.« Ces résultats montrent que le partage d’informations sur les émissions des différentes options d’expédition de l’e-commerce peut aider à promouvoir des choix plus durables et potentiellement à faciliter des opérations logistiques plus écologiques », souligne Lynette Cheah, professeure agrégée de l’Université d’Oxford et coautrice de l’étude.

Cette étude a été conduite sur un échantillon de taille restreinte et ne permet pas, à elle seule, de dessiner de grandes tendances pour l’avenir. Pour autant, ses auteurs soulignent une piste intéressante à explorer.

En juillet dernier, une autre étude menée par des chercheurs suédois et danois suggérait par ailleurs que le fait de connaître le coût environnemental d’un produit alimentaire par le biais d’une étiquette pousserait le consommateur à se diriger vers des alternatives plus écologiques. À condition, toutefois, que cet étiquetage soit obligatoire, précisent les chercheurs.

(ETX Daily Up)

Des ronds-points plutôt que des feux tricolores ? L’alternative qui peut sauver des vies.

Par Agence de Presse

Souvent décriés mais terriblement efficaces, les ronds-points limitent surtout les risques d’accidents aux croisements. Pour en juger, il suffit de se pencher sur l’exemple de Carmel, dans l’Indiana, considéré comme la référence en la matière avec plus de 140 carrefours à sens giratoire recensés sur son territoire.

La ville de Carmel est internationalement connue pour son réseau de ronds-points. Depuis 1998, elle en a ainsi construit 138, la plupart remplaçant de traditionnels carrefours à feux. Aucune autre ville américaine ne peut se vanter d’en avoir autant.

Les multiples avantages des ronds-points

Outre le fait de fluidifier la circulation, notamment aux heures de pointe, ils ont aussi considérablement réduit le nombre d’accidents mortels et de blessures graves enregistrés à Carmel. Le nombre d’accidents corporels a ainsi diminué d’environ 80 % et le nombre d’accidents en général d’environ 40 % ces 20 dernières années. D’autre part, ces ronds-points sont aussi là pour faciliter et sécuriser la circulation des cyclistes et des piétons.

À Carmel, il y a littéralement des ronds-points partout, lesquels participent également à réduire sensiblement les émissions de CO2 dans l’air. En effet, en l’absence de feux rouges, les automobilistes n’ont pas à s’arrêter, mais simplement à rouler au ralenti, ce qui fait qu’ils consomment moins d’essence. Cumulé au nombre de passage et de ronds-points concernés, c’est loin d’être anecdotique. De plus, dépourvus d’infrastructures électriques, ils résistent mieux aux fortes intempéries que peuvent, parfois, connaître les États-Unis (tempêtes, tornades…). Pour la municipalité de Carmel, ces ronds-points modernes représentent les intersections les plus durables qui soient.

Pour aider ses habitants à mieux appréhender ces ronds-points, la municipalité de Carmel a publié sur son site Web une carte détaillée de leurs emplacements ainsi que divers conseils pour bien les emprunter.

En première position : la France

Avec un nombre de ronds-points et de carrefours à sens giratoire cumulés estimé à plus de 100 000, la France est championne du monde dans ce domaine. À titre de comparaison, il n’y en aurait que 8 000 dans tous les États-Unis.

Découvrir les ronds-points de Carmel en vidéo, rendez-vous juste ici.

(ETX Daily Up)

Gaspillage alimentaire : les déchets de restaurants parisiens transformés en compost et en gaz

Par Agence de Presse

Des restes qui servent de matière première énergétique et agricole : Moulinot, une entreprise de l’économie sociale et solidaire de la banlieue parisienne recycle des déchets de la restauration pour fabriquer du gaz et du compost.

La collecte est réalisée grâce à une grosse trentaine de camions roulant au gaz naturel (GNV) ou au bioéthanol, qui acheminent des épluchures et des repas non finis d’environ 1 600 restaurants de la région parisienne vers le site de l’entreprise à Stains (Seine-Saint-Denis).

Il faut ensuite « écarter les erreurs de tri, la fourchette, la charlotte de cuisine, le Tetra Pack qui est oublié » grâce à un déconditionneur équipé d’une trémie de récupération de la matière organique, explique à l’AFP le fondateur Stéphan Martinez, lui-même un ancien restaurateur qui s’est lancé dans le recyclage il y a huit ans.

17 euros la collecte par semaine

Parmi les établissements avec lesquels Moulinot travaille, « celui duquel nous sommes le plus fiers, c’est l’Élysée », avec de nombreux restaurants indépendants, et de grandes enseignes de la restauration scolaire et hospitalière, énumère Stéphan Martinez.

Pour 20 % de son activité, l’entreprise a aussi des partenariats avec des collectivités et l’agence métropolitaine des déchets ménagers d’Ile-de-France, le Syctom.

« Depuis deux ans, on travaille avec Moulinot qui retraite tous les déchets alimentaires. On a une collecte qui est organisée une fois par semaine », rapporte Damien Boudier, le chef du restaurant Bissac dans le centre de Paris.

Ça coûte « 17 euros la collecte par semaine« , explique le restaurateur qui trouve que c’est « minime par rapport à la quantité de déchets que ça représente ».

Pour le chef cuisinier, « si on met ça en moins dans les déchets ménagers, c’est un petit pas pour l’humanité et un grand geste pour l’homme ».

Covid, coup d’arrêt

Moulinot profite de l’évolution de la législation qui oblige depuis 2012 les professionnels produisant plus de 120 tonnes de biodéchets à les faire valoriser, un seuil qui a été abaissé à 10 tonnes en 2016.

Mieux, la généralisation du tri à la source des biodéchets, y compris chez les particuliers, est prévue pour 2025.

Une fois triés et filtrés, les restes alimentaires sont chauffés et filtrés pour obtenir une « soupe » organique chargée dans des camions-citernes qui livrent cinq agriculteurs partenaires en Seine-et-Marne et qui l’utilisent dans des méthaniseurs.

« Ils vont en faire du gaz pour une partie, et de l’autre, ça va partir sur une plateforme de lombricompostage où on va en faire du compost pour nourrir les sols », détaille Stéphan Martinez.

En 2013, il a démarré son activité par une opération pilote soutenue notamment par l’agence de la transition écologique Ademe et le Syctom, et grâce à un financement de l’association France Active qui finance des projets dans l’économie sociale et solidaire (ESS).

France Active indique avoir investi 1,3 million d’euros dans Moulinot, qui lui ont également permis de lever 1,1 million d’euros via un fonds commun de placement de Mirova, soit 2,4 millions au total.

Le développement rapide de l’entreprise s’est toutefois brutalement arrêté avec l’irruption de l’épidémie de Covid-19, qui a entraîné la fermeture des restaurants, tarissant la source de matière première pour le recyclage.

Le volume de déchets traité durant le premier confinement du printemps 2020 a été réduit de 92 % mais le chômage partiel et un prêt garanti par l’État d’un million d’euros ont permis à l’entreprise, qui avait en réserve une levée de fonds de 4 millions d’euros réalisée en 2018, de tenir alors que son activité n’a retrouvé son niveau d’avant-crise qu’en septembre.

La crise sanitaire « nous a permis de sortir un peu la tête du guidon et de se dire qu’on a un vrai savoir-faire » pour amener des solutions de recyclage aux territoires, selon le président de Moulinot qui va ouvrir prochainement un nouveau site à Réau, en Seine-et-Marne, avec les agriculteurs partenaires, et en projette un autre à Bordeaux.

(AFP)

À partir du 1er janvier 2022, pour s’acheter une grosse voiture neuve, il faudra payer un malus

Par Agence de Presse

Un nouveau système de malus au poids va faire son apparition le 1er janvier 2022. Tous les véhicules neufs de plus de 1,8 tonne seront ainsi taxés à raison de 10 euros par kilo supplémentaire, ceci afin de lutter contre les forts taux d’émissions de CO2 de ce type de véhicules.

Ce nouveau malus ne concernera que les véhicules neufs pesant plus de 1 800 kg. Son montant sera de 10 euros par kilogramme au-dessus de ce seuil, ce qui équivaut donc à 1 000 euros pour une voiture pesant 1 900 kg, 2 000 euros pour une autre atteignant les 2 000 kg, etc.

À noter toutefois que les familles nombreuses (avec au moins 3 enfants à charge) pourront bénéficier, sous certaines conditions, d’une minoration de ce malus, et que les véhicules électriques et hybrides rechargeables seront exonérés de cette taxe.

D’autre part, toujours à partir du 1er janvier 2022, un nouveau barème du malus automobile s’appliquera aux véhicules neufs, à partir d’émissions de 128 grammes de CO2 par kilomètre parcouru (au lieu de 133 g/km en 2021). Le seuil des 1 000 euros sera atteint dès 151 g/km (contre 156 g/km en 2021). La toute dernière tranche du barème s’élèvera à 40 000 euros pour tous les véhicules ayant un taux d’émission de CO2 supérieur à 223 g/km (contre 30 000 euros au-dessus de 218 g/km en 2021).

Par ailleurs, une évolution de ce barème est d’ores et déjà prévue pour 2023, où le malus devrait s’appliquer dès 123 g/km, avec un maximum de 50 000 pour les voitures affichant plus de 225 g/km.

(ETX Daily Up)

Sommes-nous trop pessimistes?

Par sophie

Très bon documentaire de la chaîne Arte.

source: ©arte – crédit photo: ©arte

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Soupe de lasagnes aux lentilles rouges

Par sophie

Allier le plaisir d’une bonne soupe et des pâtes… Testez ce plat de thevegansara hyper réconfortant et riche en protéines végétales. Ici nous avons utilisé des lasagnes aux lentilles jaunes.

Ingrédients:

  • 12 feuilles de lasagnes torsadées, cassées en deux
  • 1 oignon émincé
  • 1 cuillère à soupe d’huile d’olive
  • 3 gousses d’ail émincées
  • 1 cuillère à soupe d’assaisonnement italien
  • 1/2 cuillère à café de poivre rouge écrasé
  • 2 cuillères à soupe de concentré de tomates
  • 3 cuillères à café de vinaigre de vin rouge
  • 1 tasse de lentilles rouges
  • 1 boîte de tomates pelées
  • 1 tasse de lait de coco non sucré
  • 3 tasses d’eau
  • 2 cuillères à café de sauce Worcestershire végétalienne
  • 1 poignée d’épinards
  • 1/4 tasse de basilic frais haché.

Instructions:

Cuire les lasagnes al dente.
Dans une grande sauteuse chaude, versez l’huile, ajouter les oignons, assaisonner généreusement de sel et poivre, et faire sauter 8 à 10 min jusqu’à ce qu’ils soient translucides, ajouter l’ail, continuer à cuire en remuant 1 à 2 minutes.
Ajouter l’assaisonnement italien, le concentré de tomates et cuire environ 2 minutes.
Ajouter le vinaigre pour déglacer.
Ajouter les tomates, l’eau, les lentilles, le sel et le poivre, mélanger en écrasant les tomates en morceaux, porter à ébullition, puis laisser mijoter jusqu’à ce que les lentilles soient tendres, 10-15 min.
Ajouter la sauce Worcestershire, ajuster les assaisonnements si nécessaire.
Mixer la soupe.
Reverser dans votre sauteuse, ajouter le lait de coco et les épinards, chauffer jusqu’à ce que la soupe soit chaude et que les épinards soient fanés. Garnir de basilic frais et de parmesan végétalien.
Servir en plaçant les nouilles dans des bols individuels, puis en versant la soupe à la louche sur le dessus. Garnir de basilic frais et de parmesan végétalien.

Bon ap!

source: thevegansara – Librement traduit de l’anglais par JDBN – crédit photo: thevegansara

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Gers : trois agriculteurs tentent le pari fou de cultiver du coton en France, et ça marche

Par Agence de Presse

De loin, on dirait de gros flocons de neige : l’heure de la récolte approche dans l’unique champ de coton de France, pari fou, mais réussi de trois agriculteurs gersois qui font ensuite tisser cette ouate pour la confection de polos vendus sous leur propre marque.

« Il n’y a pas plus Made in France car on maîtrise la chaîne de bout en bout, de la production au produit fini. Mais on en a essuyé des plâtres depuis les six petits pieds de coton plantés dans le jardin pour voir ce que ça donnerait ! », s’exclame Yohan de Wit.

En 2017, la toute première récolte semée sur les terres de la ferme familiale de Montréal, dans le Gers, donne 100 kg de coton : « On s’était dit « si ça ne marche pas, tant pis ». Cette année-là on s’est donné du mal, on a même ramassé à la main car on n’avait pas encore de machine ! C’était dur, mais ensuite on ne pouvait plus s’arrêter », raconte à l’AFP Médéric Cardeillac, un des trois associés dans le projet avec son frère Samuel.

Depuis leur hangar, les trois acolytes couvent des yeux la parcelle de coton de douze hectares qui dévale la pente jusqu’à un petit étang, entre des pieds de vigne et un champ de sorgho.

Semés au printemps, les plants – qui arrivent au genou – s’ornent de grosses boules ouatées étincelantes de blancheur sous le soleil, tranchant avec leurs feuilles grillées par les premières gelées.

« Cette année, la récolte a plus d’un mois de retard, il n’a pas fait assez chaud pendant l’été et nous avons aussi eu des orages en mai qui ont retardé la croissance des plantes. Et maintenant, on attend des conditions météo plus favorables pour récolter », explique Yohan de Wit.

« Quand on s’est lancés il y a cinq ans, c’était clairement un pari, même de la folie, de vouloir faire pousser du coton en France, de l’adapter au climat d’ici et surtout de l’amener à maturité. On est les seuls à faire ça, même si on a découvert qu’un agriculteur du Gers avait essayé dans les années 1980 – mais ça n’avait pas marché car il n’y avait pas les mêmes débouchés à l’époque » dans le textile, indique-t-il.

– Or blanc –

Yohan de Wit veut combattre « l’a priori selon lequel le coton pompe beaucoup d’eau car il pousse dans des pays chauds : on n’arrose pas du tout notre coton ! Il pleut suffisamment, même trop, et notre terre argilo-calcaire retient l’eau. Jusqu’à présent, on n’a pas non plus utilisé de pesticides, il y a des ravageurs comme la punaise mais on accepte d’avoir des pertes ».

D’ici quelques jours, les trois agriculteurs vont moissonner leur or blanc à l’aide d’une « récolteuse » – sorte de moissonneuse achetée d’occasion en Espagne, pays cultivateur de coton – « qui peigne la plante avec des doigts rotatifs ».

Une fois séchée et égrenée, la fibre compactée en ballots sera envoyée dans une filature des Vosges, avant de rejoindre Troyes pour y être tricotée et teinte. L’ultime étape de la confection est réalisée à Mont-de-Marsan (Landes), puis les polos (120 euros) et T-shirts (50 euros) pour homme estampillés « 100% coton français » seront mis en vente sur internet sous la marque Jean Fil, lancée par les trois agriculteurs qui ont « produit » quelque 2 000 polos en 2020.

« Notre coton fait environ 2 400 kilomètres dans l’Hexagone pour devenir un polo, alors qu’aujourd’hui, en moyenne, un T-shirt fait 65,000 km avant d’arriver dans l’armoire du consommateur », met en avant Yohan de Wit.

Il indique être régulièrement sollicité par des marques de textile françaises qui voudraient acheter cet unique coton français, « mais pour l’instant on ne veut pas, même si on commence à réfléchir à des partenariats ».

« Il nous reste de la superficie si on veut grossir, mais le but n’est pas de surproduire », tempère Yohan de Wit, dont « le rêve ultime » serait de localiser dans le Gers toutes les étapes de fabrication, « avec, à deux pas du champ, un hangar où le coton rentrerait d’un côté, et un polo en ressortirait de l’autre ».

(AFP)

À partir d’avant-hierPositif

Des cochons pour protéger les oiseaux : le pari insolite mais réussi de l’aéroport d’Amsterdam

Par Agence de Presse

Pour protéger les oiseaux des collisions avec les avions et sécuriser ses vols, l’aéroport d’Amsterdam a engagé une patrouille de cochons. Installés entre deux pistes aériennes dans un champ de betteraves sucrières, les animaux ont été placés là pour manger les résidus des récoltes et tenir les volatiles à distance. Une expérimentation qui semble porter ses fruits.

Si vous décollez ou atterrissez à l’aéroport de Schiphol à Amsterdam, pensez à jeter un œil à travers le hublot. Vous y apercevrez peut-être des porcs qui se promènent tranquillement entre les pistes aériennes. L’aéroport de la capitale des Pays-Bas est en effet entouré de champs de culture de betteraves sucrières, qui font depuis des années le paradis des oiseaux, en particulier des oies.

Le phénomène peut faire sourire, mais il n’en reste pas moins dangereux pour ces volatiles qui, attirés par la nourriture, risquent leur vie en tentant d’atterrir sur ces champs pour se sustenter. En effet, le risque de collisions avec les avions est élevé. Sans compter que les oiseaux peuvent être aspirés par les turbines.

Photo : Aerovista Luchtfotografie / Shutterstock

Comme le rappelle The Guardian, plusieurs incidents ont eu lieu au cours de ces dernières années à l’aéroport de Schiphol, obligeant parfois les pilotes à atterrir d’urgence ou à faire demi-tour. Au cours de l’année à partir de novembre 2018, 565 impacts d’oiseaux ont été signalés près de Schiphol, troisième plus grand aéroport d’Europe.

Pour assurer la fluidité du trafic aérien et protéger les oiseaux, l’équipe de l’aéroport a lancé un projet pilote de six semaines, consistant à installer 20 cochons sur une parcelle de deux hectares de culture de betterave sucrière. Les animaux proviennent de Buitengewone Varkens, une petite entreprise spécialisée dans l’élevage de porcs en plein air.

La présence de ces cochons vise un but précis : consommer les résidus des récoltes et dissuader les oiseaux de s’aventurer dans la zone. Une méthode beaucoup moins radicale que celles employées auparavant, qui consistaient à utiliser des lasers ou des canons effaroucheurs, voire à leur tirer dessus.

L’expérience semble avoir porté ses fruits : les porcs sont toujours présents et se sont adaptés à l’environnement, assurent les responsables du projet. Les oies et autres oiseaux, eux, se sont faits plus rares. Et les avions peuvent décoller et atterrir en toute sécurité.

(ETX Daily Up)

INTERVIEW. Comment éradiquer le sexisme dans la presse ? Les pistes de Sylvie-Pierre Brossolette

Par Agence de Presse

En matière de sexisme, la presse écrite généraliste a encore de gros progrès à faire. Aussi bien dans la composition des rédactions que dans le contenu des articles, selon un rapport du Haut conseil à l’égalité femmes-hommes. L’instance formule une vingtaine de recommandations pour remédier à la situation, dont celle d’étendre le principe d’égaconditionnalité aux journaux. Entretien avec Sylvie-Pierre Brossolette, journaliste et co-autrice du rapport. 

Le sexisme a la vie dure en France… y compris dans la presse écrite. Seules 30 % de femmes expertes sont citées et 100 % des postes de directeur et directrice de publication occupés par des hommes… Voici quelques chiffres clés du dernier rapport du Haut Conseil de l’Égalité (HCE) sur le sexisme en France publié le 18 novembre. Une grande partie est consacrée à la place des femmes dans les organisations et le contenu de la presse française, avec la conclusion suivante : « Une évolution réelle mais souvent très insuffisante ». Le ton est donné.

L’étude, qui a passé en revue sept grands titres généralistes et trois journaux féminins de la presse française (Le Figaro, L’Obs, Ouest-France, Le Parisien, Sud Ouest, 20 minutes, Le Point, Elle, Marie-Claire et Femme actuelle) dresse un constat exhaustif allant de la répartition des rubriques, à la manière dont les femmes sont présentées dans les articles (y compris dans les photographies utilisées).

Le rapport formule également une batterie de recommandations (vingt-et-une au total) pour inciter les rédactions à revoir leur copie et insuffler plus d’égalité femmes-hommes dans leurs équipes et leur ligne éditoriale. Sylvie-Pierre Brossolette, journaliste et Présidente de la Commission « Lutte contre les stéréotypes et rôles sociaux » au HCE, analyse ces solutions.

En 2020, le HCE publiait un rapport sur le sexisme dans les médias du PAF français. Quelles différences observez-vous avec la presse écrite ?

La presse écrite est différente à la télévision et à la radio car elle ne dispose pas d’organe de régulation comme le CSA, qui veille à la place et l’image des femmes. Celles-ci, dans la presse écrite ne dépendent que de la responsabilité et au bon vouloir de chaque rédaction. Il nous a paru nécessaire de mesurer et de formuler des recommandations pour améliorer la situation. On a constaté un retard par rapport à l’audiovisuel : moins de femmes mises en avant dans les articles, moins d’expertes citées, etc. Les femmes sont globalement minoritaires dans la presse généraliste.

Les rôles sociaux stéréotypés de genre dans le contenu de la presse écrite sont également encore très présents, notamment au sein des rubriques traitées dans les médias généralistes. Avec par exemple les femmes à la mode et la culture et les hommes au sport et à la politique…

C’est ni plus ni moins le reflet de la répartition traditionnelle que l’on observe trop souvent au sein de nos sociétés. Un partage des rôles traditionnels un peu archaïque se perpétue facilement si on n’y prend pas garde. La situation a tout de même un peu évolué, puisqu’on trouve aujourd’hui tout de même des femmes dans les rubriques économie, international ou politique. Mais il reste encore beaucoup de progrès à faire. On part de loin.

Selon vous, quelles expressions et pratiques journalistiques les rédactions devraient bannir quand leurs articles mettent des femmes en scène ?

Arrêter d’employer des termes relatifs à leur physique comme « joli minois », de décrire leurs vêtements ou encore de les appeler uniquement par leur prénom. Bref, toutes ces choses qu’on ne fait jamais quand on parle des hommes !

Le rapport conseille de créer un groupe de réflexion dans les rédactions. En quoi cela pourrait aider à améliorer ces pratiques et diversifier les contenus ?

Il faut faire prendre conscience aux responsables de journaux de la nécessité de rééquilibrer leurs contenus. S’il y a une ou plusieurs personnes dans la rédaction pour leur rappeler que c’est important, il a été prouvé que cela fonctionne. Mais je pense qu’il ne faut pas s’en contenter et aller plus loin avec des mesures plus incitatives.

Comme celle d’engager un « gender editor »?

Avoir une vigie pour vérifier si les femmes sont suffisamment citées dans les articles ou promues à des postes importants peut beaucoup aider pour redresser la barre. Mais cela fait également partie de la panoplie des mesures douces. Certaines mesures pourraient être plus efficaces, car plus contraignantes.

Ce qui nous amène à l’égaconditionnalité…

En effet. Lorsque l’on attribue des aides financières publiques à un secteur, ce dernier doit s’engager à prendre des mesures en faveur de l’égalité femmes-hommes. Pas de financements publics, sans engagement pour cette cause. Il serait judicieux de l’appliquer à la presse, secteur qui reçoit des dizaines de millions d’aides de financements publics. En contrepartie de ces aides, on fixerait des objectifs chiffrés qui, s’ils ne sont pas atteints, feraient l’objet d’une sanction financière.

On pourrait commencer par instaurer un système de bonus aux journaux qui tiennent leurs engagements et un malus, au bout de quelques années, à ceux qui ne les tiendraient pas. Cette mesure a par exemple été appliquée au CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée, nldr.), pour féminiser les équipes de tournage, ce qui s’est révélé efficace puisque cela a fait progresser le taux de femmes au sein de ces équipes.

(ETX Daily Up)

Slip chauffant, vasectomie et injections hormonales : une BD enquête avec « Les Contraceptés »

Par Agence de Presse

Guillaume Daudin et Stéphane Jourdain sont deux amis journalistes. Ils se sont lancés dans une enquête sur la contraception masculine et ont accouché d’une BD enquête baptisée « Les Contraceptés ». C’est le nom de la toute petite tribu des hommes qui décident de prendre leur contraception en main, parfois en slip chauffant. Entretien.

Je lis

Une BD enquête sur le dernier tabou de la contraception masculine

Les Contraceptés, de Guillaume Daudin, Stéphane Jourdain et Caroline Lee

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Dans votre BD, vous avez mis en image votre quête en tant qu’homme de vous « contracepter ». Quels sont les moyens de contraception disponibles aujourd’hui pour la gent masculine ? 

Stéphane Jourdain : Il existe deux moyens principaux. Le préservatif, considéré, à tort, comme un moyen contraceptif masculin. C’est en fait un dispositif partagé. Et, plus définitive, la vasectomie, simple et efficace. En parallèle, il existe des méthodes hormonales en injection intramusculaire, aux effets secondaires lourds, mais avec un taux de réussite, selon l’OMS, supérieur à 95% de réussite, comparable au stérilet. Il y a aussi la méthode thermique, le « slip chauffant ». Le principe est d’augmenter légèrement la température des testicules en les remontant dans le pubis, grâce à un slip ou à un anneau en silicone. Au bout de trois mois, avec la confirmation d’un spermogramme, le taux de spermatozoïde diminue. L’homme est « contracepté ». Mais s’il l’oublie plusieurs heures ou pendant un jour ou deux, il est conseillé de repartir de zéro. 

Quels sont les freins qui empêchent les hommes de s’emparer de la charge de la contraception ?

Il existe pour les hommes une sorte de main invisible qui fait qu’ils n’ont pas à s’inquiéter de la contraception au sein du couple. Ils n’ont pas à aller chez le médecin, n’ont pas d’analyse à faire, ni à subir les effets secondaires liés à la prise d’hormones. C’est extrêmement confortable. Donc tout est mis en place pour que la moitié de l’humanité n’ait pas à s’en charger. Il existe aussi d’autres raisons. Le médecin de famille est en général réticent au fait de stériliser quelqu’un, femme ou homme, ou de « contracepter » un homme, car ce n’est pas dans la culture. Enfin, il y a un frein technique. Même si les premiers essais réalisés de pilules ont été prometteurs, il n’en existe pas à ce jour sur le marché. Car il faut forcer la production de testostérone. À haute dose, ça peut devenir toxique pour le foie. Pour le moment il n’existe pas de recherches plus poussées. 

Outre l’absence de contraception pour les hommes, vous évoquez aussi les freins psychologiques. Quels sont-ils ? 

Ils sont nombreux ! En tête, les effets secondaires. Ensuite, le manque d’information joue un rôle important. La gent masculine est très mal informée sur la reproduction : comment ça fonctionne, à quoi ça sert, ce qu’est un ovocyte. Enfin, la méthode thermique touche de près aux testicules. Ce n’est pas une zone neutre dans l’éducation aujourd’hui. Par exemple, selon une légende urbaine, une vasectomie provoque un cancer des testicules. Ce qui est évidemment faux ! On entre dans une très légère phase de déconstruction, mais on ne pourra pas effacer des millénaires de virilité mal placée, que ce soit avec un bistouri ou un slip chauffant.  

Quelles ont été les réactions de votre entourage lorsque vous avez annoncé que vous étiez contraceptés ? 

Elles sont en général manichéennes. Dans notre groupe de pote avec Guillaume Daudin, les femmes félicitent, les garçons ont un petit coup de chaud. Sur notre compte Instagram, 90% de nos 2000 followers sont des femmes. Ensuite, beaucoup d’hommes nous disent « c’est bien de s’être intéressés à la question » et « maintenant ma nana me demande ce que je vais faire ». Ca ne les arrange pas toujours de soulever cette question. 

Les Contraceptés, Guillaume Daudin, Stéphane Jourdain et Caroline Lee (Dessinateur) aux éditions Steinkis, 14 octobre 2021, 19 €.

(ETX Daily Up)

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Une BD enquête sur le dernier tabou de la contraception masculine

Les Contraceptés, de Guillaume Daudin, Stéphane Jourdain et Caroline Lee

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PlantLife, le nouveau réseau social des amoureux des plantes

Par Agence de Presse

Cette nouvelle application ressemble à TikTok à s’y méprendre. Elle s’appelle PlantLife et on peut y scroller ou télécharger des photos… de plantes. Car ce nouveau réseau social américain veut faire chavirer le cœur des amoureux de la feuille et rassembler au même endroit les petits commerçants du jardinage.

PlantLife est une plateforme « où les gens et les plantes s’épanouissent ». Son interface de scroll infini rappelle largement celle de TikTok. Mais au lieu d’y trouver des hordes d’ados qui se teignent les cheveux, chantent et/ou dansent en duo, l’appli fait swinguer le cœur des propriétaires de plantes. On y trouve des plantes donc, des plantes et encore des plantes. Mais pas n’importe lesquelles puisqu’il s’agit des vôtres, de celles de votre voisine (si elle est inscrite), ou d’un propriétaire aux Etats-Unis, pourvu qu’il ait un iphone et ait téléchargé l’appli.

Pour s’inscrire sur PlantLife, il faut compléter son profil avec sa photo, mais aussi celles de chacune de vos plantes, en inscrivant son espèce, son âge et ajouter une petite description. Car pour le moment, l’appli ne propose pas d’identification automatique. Une fois inscrit, vous pouvez papoter avec vos homologues, demander des conseils et même acheter des plantes auprès de petits commerces.

PlantLife, un réseau de niche 

Qu’a-t-elle de plus que les autres applis ? Son succès à beaucoup à voir avec le casting du trio fondateur. On retrouve la PDG Leslie Mullins, ex Nike et Apple, le chef de produit Taylor Vignali, qui a occupé des postes de directeur de la création et d’UX dans ces mêmes entreprises, et la responsable des plantes Lana Pappas, paysagiste et designer basée à San Francisco.

Pas étonnant du coup que les trois acolytes aient flairé le bon filon. Selon le média américain Fast Company, 70% des millénials revendiquent la parentalité d’au moins une plante. PlantLife pourrait générer, selon ses fondateurs, 189 millions de dollars de revenus dans 5 ans, en s’attaquant au marché des plantes d’intérieur, qui représente environ 1,7 milliard de dollars. Le réseau social veut aussi étendre son domaine au jardinage, au bien-être, ou à l’alimentation à base de plantes.

Pour booster son influence, la société mise sur des partenariats avec « plantfluenceurs« , ces stars de la feuille sur les réseaux. PlantLife leur permet de créer leurs propres boutiques en ligne ou même diriger des « clubs » sur le sujet de leur choix, comme la recherche de champignons. L’idée est que chaque utilisateur puisse trouver sa niche végétale, quelle qu’elle soit.

Dans le même temps, l’équipe souhaite également attirer davantage de petites entreprises sur la plateforme, afin de créer des boutiques clés en main, car la majeure partie de l’industrie des plantes est dominée par les grandes surfaces de bricolage.

Peut-être une belle façon de remettre les petites boutiques et horticulteurs au centre de cette industrie en plein essor…

ETX Daily Up

VIDÉO. Electrique, connectée, autonome, durable : la voiture du futur se dessine aujourd’hui

Par Agence de Presse

Les constructeurs automobiles du monde entier ont quasiment tous annoncé leur bascule vers le tout électrique au plus tard en 2040. Dès aujourd’hui, cette voiture du futur se dessine de plus en plus précisément. Elle sera à la fois électrique et connectée, parfois autonome, toujours durable et à l’hygiène irréprochable. Certains n’hésitent même pas à investir dans les mobilités douces, en lançant leurs propres vélos ou trottinettes.

La voiture du futur sera 100% neutre et circulaire

À travers son concept Recharge, Volvo dévoile sa conception de la voiture de demain, neutre en carbone et constituée en grande partie d’éléments fabriqués à partir de matériaux recyclés. Ce SUV entièrement électrique est présenté comme un manifeste pour l’avenir, dévoilant aussi les futures orientations en matière de design de la marque.

La voiture du futur aura une hygiène irréprochable

La tendance est inéluctable, la voiture du futur sera non polluante et durable. Mais elle sera aussi particulièrement propre, avec des systèmes de purification de l’air et de stérilisation de l’habitacle sophistiqués, à l’image de ce que démontre aujourd’hui Hyundai à travers son tout dernier concept-car.

La voiture du futur sera accompagnée d’un vélo électrique

En investissant dans la société Greyp Bikes, Porsche confirme sa volonté de développer à long terme de nouveaux vélos électriques, quelques mois seulement après le lancement de ses premiers modèles. Il rejoint ainsi d’autres constructeurs ayant déjà fait le choix de commercialiser diverses solutions de mobilité douce, en plus de leur catalogue automobile classique.

(ETX Daily Up)

Hello!

Par sophie

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VIDEO. Le plus grand incubateur de la transition écologique de la mode et du luxe ouvre ses portes

Par Agence de Presse

La Caserne, plus grand incubateur de transition écologique de la mode et du luxe en Europe, ouvre enfin ses portes à Paris. Sa directrice générale, Maeva Bessis, joue les guides pour Paris Modes Insider, et revient sur la genèse de ce projet d’envergure.

(ETX Daily Up)

L’Allemagne subventionne la transition dans le secteur du transport routier de marchandises

Par Agence de Presse

À l’image d’autres pays européens, l’Allemagne met en place un programme de subventions visant à encourager la transition énergétique dans le secteur du transport routier de marchandises. L’idée est bien évidemment de réduire sensiblement les émissions de gaz à effet de serre tout en accélérant l’adoption par les professionnels de solutions hybrides ou tout électriques.

L’État va désormais accorder diverses subventions afin d’encourager l’acquisition de véhicules utilitaires légers et lourds dotés de motorisations alternatives, neutres en CO2 mais également le déploiement d’infrastructures de chargement correspondantes. Cette directive (KsNI) vaut donc aussi bien pour les camions ravitaillés en électricité que pour les engins fonctionnant à l’air d’une pile à combustible alimentée en hydrogène.

Le gouvernement fédéral allemand entend ainsi, grâce à cette directive, doper dans les années à venir le nombre de véhicules propres en circulation dans le pays, et surtout inciter les entreprises à basculer, doucement mais sûrement, vers des énergies bien moins polluantes.

Plus de 500 millions d’euros devraient ainsi être engagés pour aider à l’acquisition de camions (catégories N1, N2 et N3) à batterie, à pile à combustible ou même hybrides électriques, ainsi qu’au financement de toutes les infrastructures nécessaires à leur recharge, un peu partout dans le pays. L’idée est de financer, en partie, la différence de prix entre ces modèles et leurs versions thermiques classiques.

À noter qu’en Allemagne, Daimler est particulièrement actif sur ce terrain. La production du Mercedes eActros, le tout premier camion 100 % électrique du groupe allemand, doit démarrer dès cette année. Il s’agit d’un véhicule doté d’une batterie électrique offrant jusqu’à 200 km d’autonomie avec une seule charge. Une version avec une plus grande autonomie, environ 500 km, l’eActros LongHaul, est quant à elle attendue plus tard, à compter de 2024.

L’Allemagne suit ainsi de nombreux pays européens subventionnant l’achat de camions électriques. En France, par exemple, cette aide peut monter jusqu’à 50 000 euros pour l’achat d’un camion électrique ou hydrogène.

(ETX Daily Up)

« Dear Labia », l’exposition expérimentale qui désacralise le sexe féminin à Hong Kong

Par Agence de Presse

Trois femmes entrepreneuses ont fait le pari de lever les tabous qui entourent la vulve à travers un évènement artistique expérimental, qui se tiendra du 25 novembre au 8 décembre à Hong Kong. Une expérience immersive rythmée par des ateliers, des installations artistiques, des clichés, et des conférences, qui vise à célébrer le plaisir de la femme, tout comme cette partie de son anatomie.

Dans la troisième saison de « Sex Education », Aimee Gibbs s’adresse à Jean Milburn pour lui parler de ses complexes quant à la forme de sa vulve. La sexologue lui recommande alors un site internet qui met en lumière toutes les sortes de vulves – un site qui existe vraiment soit dit en passant (Toutes les vulves sont belles), et lève un peu plus les tabous sur le sexe féminin. C’est à Hong Kong que l’expérience se poursuivra fin novembre, d’une certaine façon en tout cas, avec une exposition immersive initiée par trois jeunes entrepreneuses.

Vera Lui Wing-hang, éducatrice sexuelle et fondatrice de la plateforme de sextoys Sally Coco, s’est associée à Patricia et Lisa Lam, à l’origine de la marque locale de kombucha Taboocha, pour organiser cette exposition expérimentale entièrement dédiée à la vulve et au plaisir féminin. Le tout dans le quartier de Sheung Wan à Hong Kong. Pendant plusieurs jours, hommes et femmes pourront participer à des ateliers pratiques, découvrir des clichés de vulves et des installations artistiques pour briser certains stéréotypes, et aider les femmes à apprécier leur corps sans peur du jugement.

Crédits photo : Courtesy of Dear Labia

« En organisant ‘Dear Labia’, nous espérons créer un espace sûr pour que les femmes puissent explorer ces sujets sensibles dans un environnement sain et sans jugement, où elles peuvent librement exprimer et partager leurs pensées et expériences intimes », expliquent les trois organisatrices sur le site dédié à l’événement. Au-delà même de la volonté de lever certains tabous, il s’agit de lancer le dialogue sur un sujet sensible qui met souvent les femmes – et les hommes – mal à l’aise.

Durant ces deux semaines, le public pourra assister à des conférences et discussions autour de la vulve, mais aussi du plaisir féminin, et à toutes sortes d’ateliers. Il s’agira notamment de parler du corps, de la façon de l’envisager, mais aussi de ses diversités. Des ateliers en solo seront aussi proposés, de la séance de méditation au moulage en plâtre d’une vulve, alors que d’autres seront destinés aux couples désirant se (re)connecter à leur partenaire.

Pour plus d’informations : Dearlabia.com.

L’exposition viendra-t-elle un jour s’installer chez nous ?

ETX Daily Up

VIDÉO. Voici comment, en 50 ans, la raclette est devenue un plat incontournable

Par Mathilde Sallé de Chou

Alors que les jours raccourcissent et que le thermomètre chute, elle semble être la seule à pouvoir nous sauver du profond désespoir qui nous guette… Qui ? La raclette bien sûr ! Au cœur de l’automne, le fromage fondu reste notre meilleur allié réconfort. Mais d’où vient cette passion généralisée pour ce plat typiquement helvète ?

Du « fromage rôti » à la raclette

Des pommes de terre, quelques cornichons, un assortiment de charcuterie pour les plus gourmands, le tout généreusement nappé de fromage à raclette… Existe-t-il plus belle façon de conjurer le froid ? En Suisse, c’est certain, partager une raclette dépasse la simple gourmandise, c’est une véritable pratique sociale qui fait désormais fait partie de la liste des traditions vivantes du pays.

C’est en effet dans le canton du Valais qu’est née la raclette. Dès le XIIe siècle nos voisins helvètes avaient pris l’habitude d’en consommer. À l’époque cependant, on parle encore de “fromage rôti”. La meule de fromage à base de lait cru de vache était alors coupée en deux et chauffée près du feu. Il faut attendre la deuxième moitié du XIXe siècle pour entendre parler pour la première fois de “raclette” issu du patois ràcla, “racler” en français.

« Si vous m’en croyez, gourmets délicats, vous irez à Sion au temps de la raclette. Les fromages sont descendus de la montagne ; on en prend un, gras et fait à point, – c’est à bien choisir que se connaît le talent, – puis on le coupe en deux moitiés égales, dont on promène la tranche sur un large brasier. Quand elle est bien dorée, bien rousse, bien fondante, en pleine ébullition, on la racle d’un coup rapide de lame de couteau, l’on étend tout ce que le couteau a enlevé sur une mince tranche de pain noir, et voilà la raclette. Chose toute simple et chose exquise ! »

Eugène Rambert 1888 Ascensions et flâneries

Peu de temps après, en 1909, à l’occasion de l’Exposition cantonale de Sion, la raclette est consacrée « mets national valaisan »…

La révolution du poêlon

Photo : Shutterstock

Mais c’est l’invention de l’appareil à raclette qui va donner une portée mondiale à ce plat typique. Dès les années 1950, des brevets sont déposés pour des machines à résistance chauffante qui permettent de chauffer les traditionnelles demi-meules. Plus tard, dans les années 1970, la révolution du poêlon individuel fait basculer l’histoire du fromage valaisan. Désormais, l’appareil à raclette peut être placé au centre de la table. Le fromage, coupé en lamelles, est fondu simultanément par chaque invité, rendant l’expérience d’une soirée raclette plus conviviale que jamais.

Et si le fromage à raclette du Valais bénéficie d’une appellation d’origine protégée, d’autres régions du monde en fabriquent également (sans AOP) : Suisse, France (Savoie, Franche-Comté, Auvergne, Bretagne…), Autriche, Allemagne, Finlande et plus étonnamment en Australie, au Canada, et aux États-Unis.

Et puisqu’on n’arrête pas le progrès, la machine à raclette de poche à récemment vue le jour. Chauffé grâce à des bougies chauffe-plats, le fromage fondu peut se consommer partout. En témoigne cette vidéo devenue virale en 2018 d’une raclette géante organisée dans le métro parisien !

Aussi populaire que gourmande, la raclette s’impose sur la table des familles nombreuses comme des gourmets. Nature, fumée, parfumée au poivre, au vin blanc, à l’ail des ours ou en version fauxmage pour les vegans… Et vous, quelle est votre raclette préférée ?

Sapin de Noël : 15 alternatives originales pour un Noël féerique

Par Mathilde Sallé de Chou

Dans les magasins comme dans les rues de votre ville, vous avez pu les constater, le compte à rebours avant Noël a commencé ! Alors, si pour des raisons écologiques ou économiques vous souhaitez faire l’impasse sur l’arbre de Noël cette année, sachez que de belles idées déco alternatives regorgent sur internet. Découvrez dans cet article notre sélection.

Pourquoi remplacer le traditionnel sapin de Noel ?

Certes, comme le rappelle cet article, il est possible de se procurer un arbre de Noël tout en respectant la planète. Cependant, il n’est pas rare que l’arbre coupé parcourt plusieurs centaines de kilomètres avant d’atteindre votre domicile, pas idéal pour votre bilan carbone. Par ailleurs, les filets en plastiques qui les entourent, généralement en plastique, s’avèrent désastreux pour la planète. Enfin, leur prix de plus en plus prohibitif en font un objet de luxe pour de nombreux foyers français.

Alors, plutôt que d’opter pour un sapin en plastique réutilisable fabriqué en PVC et bourré de particules toxiques, pensez plutôt à fabriquer le vôtre. Outre l’aspect ludique de sa réalisation, c’est, dans la majorité des cas une bonne façon d’upcycler des matériaux que vous avez déjà chez vous. Et bonus, l’an prochain il vous suffira de le sortir de la cave ou du grenier pour parfaire votre décoration avant les fêtes.

La branche de Noël

Le sapin des érudits

Le sapin famille

Le sapin guirlande lumineuse

Le tipi du père Noël

Le sapin escabeau

Le sapin échelle de bois

Le sapin en tissu

Le sapin reconstitué

Le sapin en carton

Le sapin cadre

Le sapin en verre

Le sapin palette

Le sapin en scotch

Le sapin en trois coups de pinceau

Voilà une bonne dose d’inspiration pour votre déco de Noël 100 % maison. Maintenant, à vous de jouer !

En Allemagne, le nouveau gouvernement envisage de légaliser le cannabis

Par Maëlle Benisty

C’est l’une des premières mesures annoncées par le nouveau gouvernement allemand et elle a fait grand bruit. La coalition formée par les Verts, les libéraux et les sociaux-démocrates envisage de légaliser la vente encadrée de cannabis. Une petite révolution pour ce pays qui avait déjà autorisé, en 2017, l’usage du cannabis thérapeutique.

Après les Pays-Bas, l’Allemagne est en passe de devenir le deuxième pays de l’Union Européenne à autoriser la vente encadrée de cannabis. Les trois partis qui vont succéder à Angela Merkel (les Verts, le SPD et le FDP) ont présenté cette mesure dans leur contrat de coalition, dévoilé mercredi 24 novembre, comme le rapporte Le Monde.

Dirigée par le social-démocrate Olaf Scholz, la future équipe a déclaré vouloir autoriser « la distribution contrôlée de cannabis aux adultes à des fins de consommation dans des magasins agréés. » Une libéralisation qui permettrait, selon le nouveau gouvernement de « contrôler la qualité, d’empêcher la transmission de substances contaminées et de garantir la protection de la jeunesse. » Le document dévoilé mercredi précise que « l’impact social de la loi » sera contrôlé après 4 ans.

Pour l’instant, la nature exacte des points de vente où pourra être commercialisée la célèbre plante aux effets psychotropes n’a pas été précisée. La Fédération des pharmaciens a suggéré d’autoriser sa distribution dans les officines, en complément des bureaux de tabac et des coffee-shops.

Des arguments de santé publique

Contrairement à ses voisins européens, dont la France, l’Allemagne a déjà entamé un processus de légalisation du cannabis, sous certaines conditions. L’usage thérapeutique de cette plante y est autorisé depuis 2017 et la détention de quelques grammes d’herbe pour sa consommation personnelle est possible dans certaines villes comme Berlin. Le nouveau gouvernement souhaite aller plus loin et s’appuie sur des arguments de santé publique pour motiver son projet de loi.

Comme le rappelle le quotidien Le Monde, le cannabis vendu dans la rue est « souvent coupé avec d’autres substances telles que de la laque ou du sable ». Par ailleurs, les autorités sanitaires allemandes s’alarmeraient de plus en plus, selon l’Agence France Presse, sur la composition et la qualité des produits consommés. La nouvelle législation permettrait à l’Etat de contrôler ces aspects. Le gouvernement tripartite allemand a également défendu les potentiels gains financiers que représenterait pour le pays la vente libre de cannabis.

Une question qui divise encore

Si la légalisation du chanvre est défendue de longue date par les Verts et les libéraux, elle conserve de nombreux adversaires sur le sol allemand. Le porte-parole du parti chrétien démocrate (CDU), Stephan Pilsinger, accuse la nouvelle coalition de mener une « expérience sur la santé de notre société et de nos jeunes », relaye Le Monde. Les syndicats de police et les addictologues redoutent, de leur côté, une augmentation de la consommation de cannabis chez les jeunes et de potentiels dangers pour leur santé mentale.

L’Allemagne n’est pas le seul pays à s’engager sur la voie de la légalisation du cannabis. Fin octobre, le Guardian rapportait que le Luxembourg allait devenir le premier pays européen à autoriser la production et la consommation de chanvre.

En France, seul le cannabidiol (ou CBD) qui est la molécule non psychotrope du cannabis est autorisé à la vente, depuis juillet dernier. La question de la légalisation du cannabis risque de revenir dans les débats, à l’occasion des prochaines élections présidentielles de 2022.

Des vaccins pour attaquer les cancers : des premiers résultats positifs et porteurs d’espoir

Par Agence de Presse

C’est un pari sur le long terme qui commence à donner des raisons d’espérer : les vaccins thérapeutiques pour soigner les cancers sont en plein développement et, parmi les sociétés pharmaceutiques sur les rangs, la strasbourgeoise Transgene croit en ses chances.

Si les virus ont mauvaise presse, à Transgene, ils sont au contraire cultivés avec soin. Car c’est sur eux que tablent les chercheurs de cette société d’immunothérapie pour aller attaquer les cellules tumorales.

Leur stratégie ? Transformer ces virus pour produire des antigènes tumoraux, qui permettront au système immunitaire de s’activer en produisant la réponse appropriée, chez les patients atteints de cancer ou qui risquent une récidive.

Les vecteurs viraux utilisés par Transgene sont de la famille de la vaccine, un virus proche de la variole. Un retour aux origines en quelque sorte : c’est en utilisant ce virus que la première vaccination a été réalisée par le médecin britannique Edward Jenner contre la variole, à la fin du XVIIIe siècle.

« On sait très facilement comment le modifier, le produire à très grosse échelle »

Johann Foloppe, chercheur au sein de Transgene

Photo : Shutterstock

Tout démarre donc dans les vastes laboratoires de la biotech, à côté de Strasbourg, avec la production du matériau de base, le vecteur viral. « On atténue le virus, qui sera toujours capable de se répliquer, mais on lui enlève certaines fonctionnalités pour qu’il ne se réplique que dans les cellules tumorales », indique le scientifique.

Armement

C’est un travail d’ingénierie, qui reflète les avancées de la thérapie génique. Cela ne s’arrête pas là : les scientifiques vont aussi armer ce vecteur viral en lui apportant des fonctions supplémentaires pour activer le système immunitaire au niveau des cellules cancéreuses.

D’innombrables étapes sont ensuite nécessaires pour faire croître les vecteurs et vérifier leur efficacité. Dans le laboratoire d’histologie, les scientifiques observent ainsi l’activation ou non de l’immunité sur des cellules tumorales prélevées sur des patients. Si tout va bien, sur leurs écrans, les cellules cancéreuses, représentées en bleu, sont peu à peu recouvertes de points rouges ou violets, qui représentent des lymphocytes de cellules cancéreuses.

Les vaccins thérapeutiques, qui peuvent utiliser des technologies diverses, comme l’ARN messager, intéressent de plus en plus le monde de la recherche et des biotechs.

« Ils reposent sur le même principe : éduquer le système immunitaire à repérer des anomalies auxquelles il ne réagit pas », explique le professeur Christophe Le Tourneau, responsable du département des essais cliniques précoces de l’Institut Curie et investigateur principal d’un essai avec Transgene.

Photo : Shutterstock

« Une cellule devient tumorale par modification de son ADN, ces modifications sont censées être repérées, mais elles ne le sont pas : il faut faire comprendre au système immunitaire, grâce au vaccin, qu’elles sont dangereuses », ajoute le scientifique.

Le secteur est compétitif : on y retrouve notamment Moderna et BioNTech, à l’origine des premiers vaccins anti-Covid-19. La société américaine Dendreon a, elle, déjà commercialisé un traitement contre des cancers de la prostate.

Transgene travaille sur plusieurs projets, dont « TG4001 », en phase 2 d’essais sur l’homme dans les cancers provoqués par un papillomavirus (ou HPV). Il s’agit alors d’éduquer le système immunitaire pour qu’il reconnaisse et détruise les cellules cancéreuses exprimant certains antigènes de l’HPV.

La biotech développe également « myvac », des vaccins personnalisés, notamment dans les cancers de l’ovaire. Les médicaments doivent là aussi éduquer le système immunitaire du patient, mais en utilisant les mutations génétiques propres à sa tumeur. Pour cela, elle utilise l’intelligence artificielle, qui va déterminer quelles mutations génétiques intégrer au vecteur viral.

Ce lundi 22 novembre 2021, Transgene a publié de premiers résultats positifs pour un essai clinique de phase 1, montrant que le système immunitaire des premiers patients traités avait bien été activé.

« Réponse immune ne veut pas dire efficacité clinique« , rappelle, prudent, le professeur Le Tourneau. Mais ce dernier estime toutefois que les vaccins thérapeutiques pourraient, à terme, représenter une révolution pour les patients.

Des recherches prometteuses et porteuses d’espoir.

(AFP)

Grille-pain, lave-linge : 3 conseils pour réparer son électroménager plutôt que de le jeter

Par Mégane Bouron

Vos appareils électroménagers durent de moins en moins longtemps ? Rien d’anormal, c’est volontairement planifié par les fabricants. On appelle cela l’obsolescence programmée. Mais heureusement, il est possible de contourner ce piège de la surconsommation. Comment ? Grâce aux précieux conseils de l’Agence de la transition écologique (ADEME).

Diagnostiquer la panne

Votre grille-pain, lave-linge, micro-onde, aspirateur… vient de lâcher ? Et si la panne n’était pas si difficile à réparer ? Pour en avoir le cœur net, tentez de diagnostiquer vous-même le problème. Car comme le rappelle l’ADEME, « dans la grande majorité des cas, il s’agit d’un problème bénin qui peut être réglé sans faire appel à un dépanneur. »

Il peut s’agir d’une miette bloquée dans le grille-pain, d’un tuyau bouché qui empêche l’évacuation de l’eau dans la machine à laver ou d’une pièce entartrée. Pour éviter tous ces petits désagréments qui peuvent coûter cher, mieux vaut prendre soin de vos appareils. [Et si ça vous intéresse, découvrez comment stopper la condensation dans son frigo].

Photo : Shutterstock

Apprendre à réparer

Ça y est, la panne est décelée ? Que vous soyez adepte du bricolage ou novice en la matière, il est tout à fait possible d’apprendre à réparer un appareil électroménager. D’ailleurs, de nombreux tutos sont disponibles sur la toile, notamment sur YouTube. L’ADEME propose également deux sites spécialisés dans la réparation de petites pannes : Spareka et SOSav.

Autre conseil utile et pratique, sachez qu’il existe aussi des sites d’entraide où vous pouvez échanger vos bons plans avec les internautes. C’est le cas de CommentReparer.com ou de iFixit.

Photo : Shutterstock

Demander de l’aide

Vous ne trouvez pas la solution à votre problème ? Pas de panique, vous n’êtes pas seul et des adeptes du bricolage peuvent sans doute vous aider. Car réparer un appareil électroménager, ça peut être simple pour de petites bricoles, mais quand il s’agit d’une panne plus complexe, mieux vaut se tourner vers de fins connaisseurs.

Pour cela, vous pouvez vous rendre gratuitement dans le « Repair Café » le plus proche de chez vous. De quoi s’agit-il ? C’est un atelier animé par des bénévoles et consacré à la réparation d’objets obsolètes. Pour en savoir plus, rendez-vous juste ici.

Photo : Shutterstock

De précieux conseils pour lutter contre l’obsolescence programmée !

Descartes VS La Fontaine : « Se dire philosophe et ne rien comprendre au vivant, c’est le comble »

Par Contribution

Sur le front de la lutte écologique, on trouve la déforestation et la condition animale. Les vidéos chocs de l’association L214 dans les abattoirs, la déforestation de l’Amazonie témoignent d’un monde fâché avec le vivant. Quelle surprise d’y croiser aussi deux célébrités littéraires du XVIIe siècle : Jean de La Fontaine, le fabuliste à succès, et le philosophe René Descartes.

Nous sommes allés à la rencontre de Patrick Scheyder, auteur et artiste. Il a publié récemment aux éditions Belin « Pour une pensée écologique positive. » L’auteur interroge les racines de l’écologie pour offrir une écologie en 3D qui associe présent, passé, et avenir.

On dit volontiers des Français qu’ils sont Cartésiens, c’est-à-dire adeptes de la raison et un brin formalistes. Qu’en pensez-vous ?

Au baromètre de la célébrité, je dirais plutôt que nous sommes La Fontainiens ! Qui ne connaît « Le Renard et le Corbeau » ? Tandis que Descartes, c’est plutôt une affaire de spécialistes. Mais nous sommes aussi Cartésiens à nos heures, tiraillés entre nos penchants affectifs, et une certaine insensibilité. La Fontaine : c’est la tendresse et l’empathie, le parti du faible contre le plus fort. Mais il perçoit aussi la sagesse de la nature. Un gars sympathique, et un brin libertin. Descartes c’est la face tiède, un homme solitaire, méfiant, quasi reclus. Un scientifique génial au demeurant, mais brouillé avec le vivant !

Pensez-vous comme La Fontaine que les animaux parlent et que les arbres protestent ?

Dépassons vite le mythe enseigné à l’école : « La Fontaine se sert des animaux, pour critiquer les hommes. » Ce serait le Prince de la métaphore. Certes Le Renard parle rarement en bon français… mais il y a bien mieux. Oui ! Les animaux parlent, nous le savons maintenant. Ils ont leur langage, comme nous avons le nôtre. C’est ce qu’a compris La Fontaine. L’air de rien, en les faisant philosopher, il leur donne un statut comparable à l’humain. La Fontaine affirme que les animaux ont une sensibilité ; de l’instinct, mais aussi du bon sens. La science le dit aujourd’hui, mais à l’époque de La Fontaine c’est nouveau. Et à contre-courant de la philosophie de Descartes, qui met l’humain en haut de la pyramide. Et les animaux tout en bas. Quant aux végétaux…

À vous entendre, La Fontaine serait un homme engagé, un activiste. Cela tranche avec sa réputation d’homme de salon, ou de philosophe au-dessus de la mêlée.

C’est aussi un joyeux drille, fidèle en amitié. Peut-être cet amour de la vie l’a-t-il rendu sensible au vivant ? Enfin son père était Maître des Eaux et Forêts à Château Thierry, charge que notre fabuliste prend à son tour. Quand il parle des animaux, La Fontaine s’y connaît. Il n’y voit pas que des « bêtes » mais aussi une intelligence. Un esprit certes différent de l’humain, mais justement, cela fait toute sa valeur. Au Livre X de ses Fables, La Fontaine prend la défense du Castor, capable avec ses barrages de défier l’ingénierie humaine. Et cela est extrait d’une dizaine de pages, qui prônent toutes la cause animale. Sa « bête » noire à lui, c’est Descartes, né 25 ans avant.

Voulez-vous dire qu’il s’agit d’un conflit de générations ?

La Fontaine critique la « nouvelle philosophie » de Descartes, comme il l’appelle, qui ne comprend rien au vivant. Ces savoir-faire spécifiques aux animaux, cet instinct même que La Fontaine admire, Descartes s’en raille. Une hirondelle revient-elle tous les ans, à la même époque, faire son nid au même endroit ? Descartes n’y voit qu’une horloge bien réglée. Les chiens ont-ils un flair, les chats une vision supérieure à l’humain ? Cela prouve qu’ils sont spécialisés, et bons qu’à cela. En d’autres termes, ce sont des machines animées. Descartes crée le dangereux concept d’animal-machine, que La Fontaine réfute avec sensibilité, et humanité. Descartes, ce génial concepteur du doute méthodique (aller au-delà des simples apparences) décide de donner à l’homme la part du lion : la meilleure.

La Fontaine sent les dangers de cette idéologie, et ridiculise le philosophe « Descartes, ce mortel dont on eut fait un Dieu/ Chez les païens, et qui tient le milieu/ Entre l’homme et l’esprit, comme entre l’huître et l’homme. » Pour La Fontaine, se dire philosophe et ne rien comprendre à la vie, c’est le comble de la prétention. Conséquence fatale : si l’animal ne vaut rien, on peut le battre et le tuer sans ménagements. Il faudra d’ailleurs attendre les années 1850, pour que naisse la première loi de protection animale, à l’initiative d’un autre écrivain Victor Hugo.

Et que vient faire l’Amazonie dans ce débat ?

La Fontaine ne s’arrête pas là. En vrai amoureux de la nature, il s’élève aussi contre la déforestation. À l’époque Louis XIV dépeuple les forêts alentour, jusqu’en Normandie, pour garnir son parc de Versailles. On déplante des arbres de 30 ans d’âge, pour les mettre chez le Roi, mais trop âgés, la plupart en meurent. Louis XIV se justifie : « Il est un âge où ce n’est plus pour soi qu’on plante des arbres, si l’on en use ainsi »… Belle phrase, mais gros dégâts que La Fontaine devait peu goûter. Dans sa Fable « La Forêt et le Bûcheron », il s’en prend aux abatteurs ! Un bûcheron entre dans la forêt, et coupe quelque bois, son gagne-pain… Mais voilà que le manche de la cognée se rompt. Il supplie la forêt de lui donner quelque branche, pour finir son ouvrage. Il promet d’aller couper ailleurs.   La forêt y consent, mais « Elle en eut du regret./ il emmanche son fer:/ Le misérable ne s’en sert/ Qu’à dépouiller sa bienfaitrice/ Elle gémit à tous moments : son propre don fait son supplice. » Et La Fontaine de conclure « Hélas ! J’ai beau crier et me rendre incommode,/ L’ingratitude et les abus/ N’en seront pas moins à la mode. »

La morale de cette histoire, c’est que dans notre culture nous avons le choix : Cartésiens ou La Fontainiens ? Il semble que l’avenir penche nettement pour les seconds, à notre grande satisfaction.

Black Friday : et si vous faisiez une bonne action, avec Les Petits Frères des Pauvres et Josiane ?

Par Communiqué

Les Petits Frères des Pauvres, l’association de référence sur la lutte contre l’isolement des personnes âgées, lance la e-boutique solidaire « La fabrique des beaux souvenirs », un nouveau levier de récolte de dons. Pour promouvoir son lancement, l’association nous emmène sur de fausses pistes en s’appropriant et détournant les codes de l’e-commerce. Une campagne 100 % digitale et pensée par son agence Josiane.

Les Petits Frères des Pauvres lancent la e-boutique solidaire « La fabrique des beaux souvenirs »

Selon le dernier baromètre des Petits Frères des Pauvres, l’isolement des personnes âgées a plus que doublé en 4 ans.

L’association, qui lutte depuis plus de 70 ans contre cet isolement grandissant, lance sa boutique en ligne « La fabrique des beaux souvenirs » afin de récolter davantage de dons pour agir sur le terrain.

« Selon le dernier baromètre de la Fevad (Fédération e-commerce et vente à distance), plus de 80 % de français avoir déjà effectué un achat en ligne et seulement 28 %, selon France Générosités, ont déjà fait un don en ligne. Notre nouvelle boutique solidaire 100 % digitale est par conséquent un moyen pour nous de toucher de nouveaux profils de donateurs et leur permettre d’afficher et de porter nos messages au travers des objets du quotidien. »

Rodin Munganga, Responsable communication et Marketing digital des Petits Frères des Pauvres

De bons produits pour de bonnes actions

La boutique en ligne des Petits Frères des Pauvres, réalisée par Rgoods, regorge de produits qui ont du cœur. En plus d’être éthiques, éco-conçus et qualitatifs, ils séduiront la majorité d’entre nous. Nous pouvons y retrouver de grandes marques telles que Omy, Angelina ou Victorinox. À chaque achat, un pourcentage est reversé à l’association et un don complémentaire est proposé dans le parcours d’achat. Cette nouvelle boutique permet de financer des actions de l’association en séduisant une nouvelle cible via des solutions de dons alternatives.

« Une e-boutique associative est un atout qui permet de rassembler une nouvelle cible autour d’une cause noble. Quoi de mieux que d’acheter utile, en faisant le bien autour de soi ? »

Laurent Allias, Fondateur de Josiane

Une campagne digitale qui nous emmène sur de fausses pistes

Pour officialiser l’ouverture de sa e-boutique, Les Petits Frères des Pauvres s’approprient les codes de l’e-commerce à l’occasion du Black Friday. L’association détourne les bannières publicitaires avec des créations aux accroches alléchantes telles que « TOUT DOIT DISPARAÎTRE… » qui concernent, non pas une opération commerciale, mais une situation d’isolement à combattre : « TOUT DOIT DISPARAÎTRE… En particulier l’isolement de Mireille ». En parallèle, l’association vante ses produits et met en avant le double bénéfice créé : le bénéfice produit (son utilité), et le bénéfice social (un don pour aider une personne âgée isolée).

Nous pouvons apercevoir une série de visuels aux accroches telles que « Prenez autant soin de vos mains que d’une personne âgée isolée ».

© Josiane
© Josiane

« Le succès du Black Friday montre bien le paradoxe des Français partagés entre conscience environnementale et sociale et envie de se faire plaisir et de consommer. Avec cette idée, on vient donc titiller l’envie de consommer tout en satisfaisant cette conscience. Ou comment faire d’une pierre deux coups. »

Jérôme Diez, Directeur de la Création de Josiane

Les produits de « La fabrique de beaux souvenirs » sont d’ores et déjà disponibles sur
boutique.petitsfreresdespauvres.fr !

Celeste Barber, la reine de l’auto dérision

Par sophie

Le JDBN suit Celeste Barber, depuis ses débuts où elle n’avait que quelques milliers de followers.

Justice est rendue pour cette comique incroyable, qui cumule aujourd’hui 8,5 millions de fans pour notre bonheur à tous!

Le plus fun dans l’histoire, c’est que les top-models qu’elle met en boîte l’adorent. Comme quoi, l’humour est une arme massive pour combattre les stress!

Et son mari, premier fan fait partie de l’aventure, on adore!

Voici un florilège de ces vidéos:

Pour aller plus loin avec Celeste (en anglais):

source: Sophie Denis, en exclusivité pour le JDBN – instagram – crédits photos: @celestebarber

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Passionnés de foot, ils veulent faire interdire le Mondial 2022 au Qatar

Par Maëlle Benisty

Ils sont passionnés de football mais veulent boycotter la Coupe du monde au Qatar, prévue pour 2022. Le collectif Maquis Alsace-Lorraine appelle à la création de comités locaux partout dans le monde pour inciter les joueurs des différentes équipes à s’opposer à l’évènement. Ils dénoncent, entre autres, les milliers de morts recensés sur les chantiers liés à l’organisation du Mondial.

Pour l’instant, le collectif Maquis-Alsace Lorraine compte 11 personnes dont des personnes non affiliées et fans du ballon rond, des membres d’Extinction Rebellion Strasbourg, d’ANV Cop21 Strasbourg et du Chaudron des Alternatives, rapporte Rue 89 Strasbourg. « Il nous manque les supporters », confie au site d’information Ariel*, fondateur du collectif et footeux de la première heure.

Ce groupe a un projet fou : faire interdire le Mondial de 2022 organisé au Qatar. D’après le Guardian, au moins 6 500 travailleurs migrants sont morts sur les chantiers qataris depuis que le pays s’est vu attribuer l’organisation de la compétition, en 2010. Une réalité inacceptable pour le collectif alsacien qui a décidé de lancer une campagne de boycott.

Convaincre les joueurs et des personnalités

Pour parvenir à leurs fins, les membres de Maquis Alsace-Lorraine ont élaboré une stratégie en deux volets. Ils prévoient d’interpeller les joueurs de l’équipe de France via les réseaux sociaux pour leur faire part de leur combat et les inciter à prendre position. Ils espèrent ensuite que le message se propagera aux autres équipes nationales. D’autres personnalités du football comme Arsène Wenger, un Alsacien et ex-entraîneur du club londonien d’Arsenal, seront aussi contactées.

Convaincre les joueurs du monde entier semble, certes, ambitieux mais le collectif n’en démord pas et compte s’entourer d’alliés dans la bataille. Selon les informations du média SO FOOT, Maquis Alsace-Lorraine serait déjà en contact avec des personnes souhaitant créer des comités similaires au leur à Metz, Bordeaux, Lyon et Grenoble. Le groupe encourage également à la création de comités internationaux pour faire front commun contre le Qatar. « La Coupe du monde pourrait être réorganisée dans un pays où les infrastructures existent déjà », confie Axel* à Rue 89 Strasbourg.

Des manifestations devant et dans les stades de foot

Depuis le lancement de leur collectif, Maqui Alsace-Lorarine a déjà organisé une action de protestation dimanche 21 novembre, aux abords du stade de la Meinau à Strasbourg, comme le rapporte SO FOOT. Les membres du groupe portaient des pancartes aux messages contestataires tels que « le Qatar pue la mort » mais ils ont dû quitter les lieux au bout de 20 minutes, sur la demande du personnel de sécurité. Le collectif envisage de multiplier ce type de manifestations pour communiquer sur sa campagne.

Désireux de dénoncer un sport « de plus en plus instrumentalisé financièrement et politiquement », Maquis Alsace-Lorraine espère rallier de nombreux supporters à sa cause et, qui sait, autant de joueurs des équipes nationales. « Depuis que je suis enfant, les footballeurs sont mes idoles. C’est pour ça que j’y crois, ils m’ont toujours fait rêver, ils ne peuvent pas me décevoir  », déclare Ariel* auprès de SO FOOT.

Espérons que d’autres passionnés passent également à l’action.

*Le prénom de la personne a été modifié pour respecter son anonymat.

La mairie de Strasbourg ne servira plus de foie gras lors de ses réceptions officielles

Par Mathilde Sallé de Chou

Dès son entrée en poste en 2020, la maire écologiste avait annoncé sa volonté de bannir le foie gras des tables de la mairie au nom du bien-être animal. Une décision récemment saluée par l’association PETA.

« Depuis ma prise de fonction en qualité de Maire, j’ai pris la décision de ne plus servir cette spécialité gastronomique lors des événements officiels organisés par la ville de Strasbourg », écrivait Jeanne Barseghian dans un courrier adressé à l’association, le 16 novembre dernier.

Jeudi 25 novembre, à l’occasion de la 9e journée mondiale contre le foie gras, la maire écologiste de Strasbourg a eu la bonne surprise de recevoir un panier de « faux gras », une alternative végétarienne au foie gras, de la part de l’association Pour une éthique dans le traitement des animaux (PETA).

Une façon de remercier l’élue pour son engagement en faveur de la cause animale. L’association a ainsi salué une « bonne nouvelle pour les oies et les canards », à la veille de l’ouverture du célèbre marché de Noël de la cité alsacienne.

La décision est d’autant plus forte qu’elle intervient dans l’une des rares régions françaises où se fabrique cette spécialité charcutière largement décriée. En effet rappelle l’élue dans son courrier, « la tradition a ancré solidement cette consommation dans notre culture alsacienne ». « La légende ne veut-elle pas que le pâté de foie gras ait été inventé à Strasbourg » vers 1780 « par Jean-Pierre Clause, cuisinier du maréchal des Contades ? »

Un symbole fort à un mois des fêtes de Noël et du Nouvel an…

Le jour du Black Friday, la marque Aigle décide de fermer ses portes

Par Agence de Presse

Alors que certains s’apprêtent à baisser leurs prix en prévision du Black Friday, d’autres ont choisi de faire de cet événement commercial une journée de sensibilisation. C’est le cas de Aigle qui fermera pendant vingt-quatre heures ses magasins, ainsi que son e-shop, pour mettre en lumière sa plateforme de seconde main. Sandrine Conseiller, directrice générale de la marque, nous explique ce choix et ses conséquences, et revient sur les engagements de Aigle en matière de mode durable et de consommation raisonnée.

En lieu et place des promotions proposées lors du Black Friday, Aigle va fermer ses 48 boutiques en France et son e-shop. Qu’est-ce qui a motivé cette décision ?


Au-delà de la fabrication de produits durables, notre impact direct, nous sommes engagés à participer à l’évolution des comportements de consommation, notre impact indirect. C’est le sens de l’initiative ‘Positive Friday’ comme de nos actions ‘RRRR : recycler, ré-utiliser, réparer et réduire’. En cette journée de grand gaspillage et de surconsommation, notre démarche est constructive. Nous substituons l’ouverture de nos magasins par de la collecte de vêtements pour leur donner une seconde vie : nous fermons notre e-shop au profit de notre plateforme de seconde main, Second Souffle. Une action qui illustre les engagements sur le long terme de Aigle, pris lorsque nous sommes devenus une entreprise à mission en décembre 2020.

Avez-vous une idée des pertes auxquelles vous vous exposez ?


Fermer pendant une journée notre e-shop et nos magasins entraîne une perte conséquente de chiffre d’affaires et de marge. Certains parleront d’un manque à gagner, nous le voyons comme une preuve de l’engagement sincère de la marque pour une consommation plus durable. Nous espérons que de nouveaux clients décideront de rejoindre ce mouvement.

Pourquoi ne fermer vos boutiques qu’en France, et pas dans le reste du monde, ainsi que chez les revendeurs Aigle ?


Nous fermons nos boutiques, hors centre commercial et outlet, car c’est là que nous sommes décisionnaires. Notre e-shop est quant à lui fermé dans nos 200 territoires.

Vous aviez déjà initié le mouvement en 2020. Quels ont été les retours des consommateurs ?


L’année dernière nous avions fermé notre e-shop en France. Il renvoyait vers notre site de seconde main, Second Souffle, qui venait tout juste d’ouvrir. Les résultats avaient été positifs, avec de nombreux nouveaux clients qui découvraient la marque.

Le Black Friday est de plus en plus contesté en France, mais si l’on regarde les sondages, les consommateurs prévoient toujours de se ruer sur les bonnes affaires. Comment y remédier ?


Selon une étude YouGov pour l’Internaute datant de novembre 2020, 60 % des Français trouvent que le Black Friday est une source de gaspillage. Nous constatons également que de nombreux clients se posent la question, souhaitant que la mode reste un plaisir et qu’elle soit plus vertueuse. C’est cette vision d’une mode durable et engagée que nous retrouvons dans nos collections et dans nos actions.

Le pouvoir d’achat reste le nerf de la guerre, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année. Mais les consommateurs économisent-ils vraiment de l’argent au cours de cette journée ?


La notion de prix est relative et reconsidérée à travers le prisme de la durabilité de la pièce mais aussi de son style, qui permet à une pièce de traverser plusieurs saisons sans devenir désuète. On peut ainsi garder toute la vie une pièce durable, ou la retrouver sur un site de seconde main et ainsi lui donner une seconde vie. D’ailleurs le site Second Souffle que nous mettons en avant cette semaine est une alternative pour s’offrir des pièces durables et stylées et à un coût plus accessible.

Justement, pourquoi mettre spécifiquement l’accent sur la seconde main ?


Nous avons lancé second souffle l’année dernière car nos produits sont durables, peuvent être mis et transmis sans prendre une ride. Second Souffle est l’illustration de notre engagement pour une mode plus durable, et il était donc tout naturel pour nous de valoriser cette plateforme pour le ‘Positive Friday’. Cela traduit l’engagement de Aigle pour mieux consommer et développer une vision alternative de la mode en alliant durable et désirable.

On parle du Black Friday comme d’un désastre pour la planète, mais cette journée n’est-elle pas juste le reflet d’une société qui n’est pas prête à arrêter de surconsommer ?


On constate qu’il y a une prise de conscience des clients qui trouvent des alternatives pour une mode joyeuse et durable. C’est dans cette optique que s’inscrit la marque Aigle.

Seriez-vous prêt à aller encore plus loin l’an prochain ?


Cette année, c’était une décision évidente et pourtant si difficile à prendre. Fermer le jour du Black Friday, c’est un engagement fort. Cela passe aussi par l’évolution des comportements, il nous faut donc proposer une vision et des solutions alternatives sur le long terme. C’est notre engagement chez Aigle, et nous continuerons de nous engager pour une mode plus durable, aujourd’hui et demain.

(ETX Daily Up)

Mayenne : dans ce village, les restes de la cantine scolaire sont vendus à petits prix aux habitants

Par Mégane Bouron

C’est un fléau écologique, mais pas une fatalité. Dans les cantines françaises, un tiers des plateaux part à la poubelle. Alors, pour lutter contre ce gaspillage alimentaire, un bistrot mayennais a eu une superbe idée : revendre ces invendus aux habitants de la commune. Lumière sur cette excellente initiative.

À Congrier, petite commune de moins de 1 000 habitants située dans la Mayenne, le gaspillage alimentaire de la cantine scolaire est un problème résolu. Et pour cause, O’Bistroké, l’unique commerce qui fait aussi snack, poste relais, relais colis et épicerie, propose aux habitants d’acheter les restes pour la modique somme de 1 à 2 euros (la loi interdit de les donner). Une initiative écologique qui a tout de suite séduit le maire Hervé Tison.

« C’est frais, c’est encore consommable […] On les propose entre 1 à 2 euros par portion car on n’a pas le droit de les donner d’un point de vue légal. »

Élisa Buisine, co-gérante de O’Bistroké, citée par France Bleu

ALERTE ANTI-GASPILLAGE !!pour limité le gaspillage nous récupérons les repas de la cantine scolaire afin de vous en…

Posted by O'bistroke on Thursday, September 24, 2020

Grâce à cette idée ingénieuse qui a fleuri en septembre 2020, ce n’est pas moins de quatre à cinq kilos de nourriture qui sont sauvés chaque jour. Le succès est tel que les habitants sont obligés de réserver le matin pour être certain d’avoir leur petit contenant le soir. Ça évite de cuisiner en rentrant du travail et ça fait de belles économies, comme l’explique Rémi, un villageois : « Pour deux balles, ça me fait deux repas. »

Mais ce n’est pas tout, pour limiter au maximum le gâchis, les écoliers peuvent s’inscrire à la cantine le jour même, tandis que les plus grands peuvent eux-mêmes se servir, à condition de manger tout ce qu’il y a dans leur assiette.

Un bel exemple à suivre !

Ces villes françaises veulent transformer leurs eaux usées en carburant

Par Agence de Presse

Les graisses et les boues produites par les stations d’épurations dans le traitement des eaux usées peuvent être transformées en biométhane. Cette énergie verte capable d’alimenter les bus des villes en gaz naturel intéresse de plus en plus de métropoles, comme Lyon ou Nantes, qui souhaitent entamer une transition écologique urbaine intelligente.

Transformer de la boue ou de la graisse en un carburant, le biométhane. Voilà le rôle que prennent certaines stations d’épurations dans quelques villes de France. Ces stations devraient devenir plus nombreuses dans les années à venir. Le traitement des eaux usées produit des graisses et des boues résiduelles qui peuvent servir de fertilisant agricole, mais aussi à la production de biométhane, un gaz vert. 

« La station d’épuration à énergie positive, n’est plus un concept mais bien une réalité », note le Gaz Réseau Distribution France (GRDF). Ce gaz est une ressource naturelle et représente une alternative pour les villes dans la décarbonisation des énergies domestiques. 

À Grenoble, la station d’épuration Aquapole est l’une des premières du réseau à produire du biométhane et à le réutiliser dans la collectivité, notamment comme carburant pour les bus de l’agglomération (20 millions de kWh de production). D’après la Grenoble-Alpes Métropole, la station Aquapole permet depuis 2016 d’alimenter 60 bus, l’équivalent de 2 500 foyers en énergie.

Objectif : 8 % de biogaz d’ici 2028

Du côté d’Annecy, la station d’épuration produit l’équivalent d’énergie nécessaire à 1 500 foyers. Un projet démarré en 2014 faisant d’elle l’une des pionnières en France.

Aujourd’hui, des villes comme Nantes ou Lyon s’intéressent à cette manière de produire une énergie de façon circulaire.

Cette façon d’opérer permet aux villes d’entrevoir des solutions dans leur transition écologique. Une voie privilégiée pour l’énergie écoresponsable fabriquée localement. L’objectif, fixé par la loi énergie climat du 9 novembre 2019, est d’atteindre les 8 % de biogaz d’ici 2028 dans la part des énergies renouvelables. 

(Crédits photo : MikeLaptev / Getty Images )

(ETX Daily Up)

La mairie de Paris oblige Dott, Lime et Tier à brider leurs trottinettes électriques à 10 km/h

Par Mathilde Sallé de Chou

Fini le ballet incessant des trottinettes ultrarapides sur les trottoirs de la capitale. Dès le mois de décembre, les petits deux-roues seront bridés à 10 km/h pour limiter les risques d’accidents graves. La Mairie entend également réduire à deux ou trois le nombre de sociétés proposant des scooters et motos en libre-service.

Automobilistes et piétons vous le diront : Paris est devenu une jungle. Alors que la circulation fait de plus en plus de place aux mobilités douces, paradoxalement, nombreux sont ceux qui se plaignent du chaos qui règne sur les routes de la capitale. Bien que les pistes cyclables tendent à se multiplier, le partage de la route n’est pas encore devenu un réflexe pour tout le monde.

Pire, bien souvent, les trottinettes qui peuvent aujourd’hui atteindre 20 km/h se disputent les trottoirs avec les piétons excédés. Pour faire face au nombre d’accidents et d’altercations en hausse depuis la fin des confinements la Mairie de Paris a donc décidé d’agir.

375 accidents recensés en 2020, 298 en 2021, dont 2 morts et 329 blessé•e•s. Face à cette situation, nous demandons aux opérateurs de trotinettes en free-floating de réduire la vitesse de leur engin à 10km/h sur tout Paris, excepté les grands axes.https://t.co/NbzN3ZZmLX

— David Belliard (@David_Belliard) November 25, 2021

Jeudi 25 novembre, David Belliard, l’adjoint d’Anne Hidalgo chargé des transports a ainsi annoncé que les trottinettes proposées en libre-service seront bridées à 10 km/h dans l’essentiel de la capitale. Seuls quelques grands axes pourront toujours être empruntés à 20 km/h. En parallèle, un appel à concurrence sera lancé pour sélectionner deux ou trois entreprises proposant des scooters et des motos en libre-service et ainsi en réduire le nombre.

En 2019 déjà, la Mairie avait dû agir pour recadrer la situation suite à l’arrivée massive de trottinettes électriques dans les rues de Paris. Le nombre d’entreprises proposant les petits véhicules en libre-service avait rapidement été réduit de douze à trois (Dott, Lime et Tier) et leur vitesse bridée de 25 km/h à 20 km/h… Des mesures apparemment insuffisantes qui demandent aujourd’hui un nouvel ajustement, explique l’adjoint d’Anne Hidalgo.

En effet, rappelle le journal Le Monde, depuis le début de l’année, « les trottinettes ont été impliquées dans 298 accidents, causant deux décès et 329 blessés. »

Une solution qui devrait apaiser les tensions dans les rues de la capitale… Et sans doute sauver des vies !

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