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Hier — 28 novembre 2021RT French

«Nous n'avons pas besoin d'un juge» : la Hongrie balaye les critiques européennes et américaines

Invité le 28 novembre de l'émission de RT International WorldsApaRT, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto a dénoncé l'attitude de l'Union européenne et des Etats-Unis à l'encontre de son pays.

Répondant aux critiques européennes et américaines portant sur la soi-disant érosion de l'Etat de droit en Hongrie, Peter Szijjarto a estimé que son pays «n'avait pas besoin d'un juge». «Nous sommes parfaitement conscients de notre situation, nous sommes fiers de notre démocratie, fiers de nos combats pour la liberté au cours de notre histoire [...] et nous n'avons besoin de personne pour [...] le certifier», a-t-il ajouté. 

Et de poursuivre : «Notre pays a 1 000 ans d’histoire en tant qu’Etat. C’est un Etat chrétien depuis un millénaire. Notre histoire est pleine de combats pour la liberté et la souveraineté. Et nous n’avons pas besoin qu’un acteur ou facteur extérieur vienne juger l'état de notre démocratie.»

Le ministre des Affaires étrangères hongrois est d'avis que la plupart des critiques adressées à son pays sont infondées. «Il y a beaucoup de mensonges, de fake news et d'insultes à propos de la Hongrie et du Premier ministre lui-même, qui a personnellement combattu pour la liberté», a-t-il précisé.

Peter Szijjarto a également réagi à la crise migratoire qui se déroule actuellement aux frontières de l'Union européenne. C'est ainsi que le chef de la diplomatie hongroise a tenu à rappeler qu'il ressort «du droit souverain» de la Hongrie de pouvoir définir sa propre politique migratoire et de choisir qui rentre dans le pays.

La Hongrie est la grande absente du prochain «sommet pour la démocratie»

Interrogé sur l'état des relations américano-hongroises, Peter Szijjarto estime qu'elles se sont récemment dégradées parce qu'«il n'y a plus de respect mutuel». «Nous respectons la décision des citoyens américains, nous respectons la façon dont ils veulent évoluer à l'avenir, nous respectons leur choix [en matière] de président, mais ce type de respect ne se manifeste pas à l’égard de la Hongrie», a-t-il lancé.  

Les relations entre les Etats-Unis et la Hongrie se sont détériorées à la suite de l'élection de Joe Biden. Signe des nouvelles tensions entre Washington et Budapest, la Hongrie n'a pas été invitée au prochain sommet virtuel «pour la démocratie» organisé par les Etats-Unis qui réunira les représentants de 110 pays dont certains, tels le Pakistan et le Brésil, possèdent des bilans contrastés en matière de droits de l'homme.

Relation tendue entre Budapest et Bruxelles

Budapest et Bruxelles s'affrontent régulièrement sur les questions de respect de l'Etat de droit en Hongrie ainsi que celles liées aux droits des minorités sexuelles et des migrants. La Commission européenne a envoyé le 19 novembre une lettre à la Hongrie, brandissant la menace d'un éventuel déclenchement du mécanisme qui permet de suspendre le versement de fonds européens en cas de violations de l'Etat de droit. Dans ce courrier, Bruxelles demande des explications à Budapest concernant des problèmes relatifs à la passation de marchés publics, à des conflits d'intérêts et à la corruption. Le pays a deux mois pour répondre. 

Dans le même registre, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt le 16 novembre condamnant la Hongrie pour sa législation qui fait du soutien aux demandeurs d'asile une infraction pénale. Malgré le jugement de la CJUE, le gouvernement hongrois a déclaré se réserver le droit de lutter contre des ONG favorisant l'immigration.

Autre source de tension, le Parlement hongrois a adopté en juin des amendements législatifs interdisant la promotion et la représentation de l'homosexualité et du changement de sexe auprès des moins de 18 ans. Le Premier ministre avait annoncé le 21 juillet la tenue prochaine d’un référendum sur le sujet dans le pays et demandé le soutien des électeurs sur la loi. Cette loi a été dénoncée par plusieurs pays membres de l'UE dont la France qui réclame des sanctions contre la Hongrie.

  • 28 novembre 2021 à 16:51

Le manque de personnel médical provoque un drame dans la Sarthe

Le 1er novembre 2021, un patient qui s’est présenté à l’hôpital du Bailleul est décédé, faute de médecin anesthésiste pouvant le prendre en charge afin de pratiquer l’opération urgente nécessaire. Il a dû être transféré en ambulance au Mans, mais est décédé à son arrivée. La nouvelle n'a été révélée que le 25 novembre par Le Maine Libre.

«Malheureusement, ça devait arriver», a déploré l’une des représentantes du personnel de l’hôpital du Bailleul citée par France Bleu. «C’est dramatique», a renchéri de son côté Line Mariot, représentante CFDT de l’établissement. Six autres personnes ont par ailleurs connu des difficultés ce même jour de la Toussaint, toujours selon Le Maine Libre. La direction de l’hôpital de Bailleul n’a pas souhaité répondre aux sollicitations de la presse.

Du côté des élus locaux, la maire de La Flèche s’est emportée devant l’incurie des pouvoirs publics : «C’est absolument inadmissible que nous n’ayons pas le minimum nécessaire au bon fonctionnement de notre service des urgences !». «L’anesthésiste qui devait prendre la garde a, lui-même, dû être hospitalisé en urgence », a ainsi rapporté Nadine Grelet-Certenais, également présidente du comité de surveillance du Pôle Santé Sarthe et Loir. «C’est dire si nous sommes très, très limite. Nous n’avons plus de ressource derrière, plus de parachute», a-t-elle alerté.

Une enquête réclamée à l’Agence régionale de Santé

Nadine Grelet-Certenais a dans la foulée réclamé une enquête à l’Agence régionale de Santé (ARS) pour «comprendre ces dysfonctionnements». «Je demande que soient analysés de façon très précise les faits qui se sont produits ce jour-là. Qu'on en tire des conclusions. S'il doit y avoir des remises en cause de certaines organisations, qu'on les pointe», a expliqué l’élue qui refuse qu’un tel drame «se reproduise».

Selon France Bleu, le manque de médecin est hélas devenu habituel au Pôle santé Sarthe et Loir. Line Mariot a d’ailleurs rappelé : «Cela fait des années que nous alertons sur les conséquences de la pénurie de praticiens». «Ce drame est une alerte supplémentaire. Mais fera-t-il bouger les choses ?», s’est-elle aussi interrogé.

Du côté du syndicat Force ouvrière, le secrétaire départemental Marc Gandon estime que la tragédie est le résultat d’une mauvaise gestion de l’hôpital public, dont celui de Bailleul est victime : «Manque de médecins traitants, recours aux urgences plus fréquents, urgences sans personnel suffisant, fermetures de ces services par intermittence dans les hôpitaux périphériques, transfert des patients à l’hôpital du Mans qui, à son tour, déborde.»

  • 28 novembre 2021 à 16:21

Des dizaines de milliers de personnes manifestent contre la vaccination obligatoire en Autriche

La vaccination obligatoire contre le Covid-19 n'est pas du goût de tous en Autriche. Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté à travers le pays le 27 novembre pour dénoncer une mesure que le chancelier Alexander Schallenberg a qualifié ce 28 novembre «d'interférence mineure» par rapport aux mesures alternatives.

La mobilisation a été particulièrement forte à Graz, où la police a annoncé le 27 novembre au soir que près de 25 000 personnes s'étaient rassemblées dans le calme contre les mesures gouvernementales, en particulier la vaccination obligatoire à partir du 1er février, que l'Autriche est le premier pays membre de l'Union européenne à imposer. Un confinement partiel, y compris pour les vaccinés mais avec les écoles toujours ouvertes, a aussi été adopté le 22 novembre.

J'aurais aimé faire autrement, c'est triste

Lors d'un entretien avec le quotidien italien Corriere della Sera, le chancelier Alexander Schallenberg a affirmé que le gouvernement autrichien était contraint de prendre cette mesure pour augmenter un taux de vaccination de sa population de près de 67% - un des plus faibles en Europe occidentale.

«Chaque confinement est une lourde ingérence dans les libertés fondamentales de nos concitoyens. L'obligation de vaccination en comparaison est une interférence mineure. J'aurais aimé faire autrement, c'est triste. Mais l'Europe, cœur des sociétés ouvertes, riches et industrielles, est à nouveau le foyer de la pandémie», a-t-il souligné.

  • 28 novembre 2021 à 15:54

«Pas l’air très à l’aise dans cet exercice» : Le Pen appelle Zemmour à se rallier à sa candidature

La candidate RN à l'Elysée Marine Le Pen a appelé ce 28 novembre l'éditorialiste Eric Zemmour à se rallier à sa candidature, estimant qu'il n'était pas en mesure de battre Emmanuel Macron à la présidentielle de 2022.

«De manière générale, la mue de polémiste en candidat à la présidentielle ne s’est pas faite», a-t-elle affirmé au grand jury LCI/RTL/Le Figaro. Il «n'a pas l’air très à l’aise dans cet exercice», a-t-elle ajouté, en allusion au déplacement de l'éditorialiste à Marseille, marqué par des manifestations d'antifas, et qui s'est terminé par un échange de doigts d'honneur avec une habitante.

Il est maintenant clair que s’il n’est pas candidat je serai devant Emmanuel Macron au premier tour

«Eric Zemmour avait lancé sa candidature sur une promesse qui était celle de pouvoir battre Emmanuel Macron et donc de rassembler plus largement que moi. Cette promesse, aujourd’hui, clairement, elle n’est pas tenue», a-t-elle affirmé.

📹 La mue de polémiste en candidat à la présidentielle ne s'est pas faite pour Eric Zemmour. Il avait lancé sa candidature sur une promesse: celle de battre Macron et de rassembler plus largement que moi. Cette promesse n'est pas tenue. Je l'appelle au rassemblement. #LeGrandJurypic.twitter.com/EFOckKglEk

— Marine Le Pen (@MLP_officiel) November 28, 2021

«Oui, bien sûr», a répondu Marine Le Pen à la question «appelez-vous Eric Zemmour à vous rejoindre ?». «Il est maintenant clair que s’il n’est pas candidat je serai devant Emmanuel Macron au premier tour. Compte tenu du fait qu’au second je suis donnée à 46%, je pense que la famille nationale a la possibilité de gagner», a-t-elle ajouté, en référence au dernier sondage Ifop-Fiducial publié dimanche dans le JDD

Selon elle, Eric Zemmour «n’apporte pas une plus-value supplémentaire à nos idées.» «Je crois donc qu’il est temps de faire maintenant le rassemblement», a-t-elle également affirmé.

Dans un sondage Ifop/Fiducial pour le Journal du dimanche et Sud-Radio, Emmanuel Macron (stable, entre 25 et 28%) et Marine Le Pen (entre 19 et 20%) seraient toujours en tête si l'élection présidentielle avait lieu ce 28 novembre, alors que le candidat putatif Eric Zemmour perd deux à trois points en trois semaines (entre 14 et 15%).

  • 28 novembre 2021 à 15:52

Selon l'Association des médecins sud-africains, le variant Omicron cause une «maladie bénigne»

Alors que de sévères mesures restrictives commencent à être mises en place dans certains pays – comme en France – à la suite de la découverte du variant Omicron en Afrique du Sud, Angelique Coetzee, présidente de l'Association médicale sud-africaine, a tenu à relativiser sa dangerosité à ce stade. 

«Il s'agit d'une maladie bénigne dont les symptômes sont des muscles endoloris et de la fatigue pendant un jour ou deux, durant lesquels on ne sent pas bien. Jusqu'à présent, nous avons constaté que les personnes infectées ne souffrent pas de perte de goût ou d'odorat. Elles peuvent avoir une légère toux. Il n'y a pas de symptômes proéminents. Parmi les personnes infectées, certaines sont actuellement traitées à domicile», a ainsi déclaré Angelique Coetzee, interrogée par Sputnik News.

La responsable a également fait savoir que les hôpitaux sud-africains n'ont pas été surchargés par les patients atteints par le variant Omicron, soulignant par ailleurs qu'il était nécessaire d'attendre de voir l'évolution des patients pour déterminer son réel niveau de menace : «Oui, la maladie est transmissible, mais pour l'instant, en tant que médecins, nous ne savons pas pourquoi il y a un tel battage médiatique, car nous sommes toujours en train d'étudier la question. Nous ne le saurons qu'après deux ou trois semaines, car certains patients ont été admis et ce sont des jeunes âgés de 40 ans ou moins.»

Ce que craint en revanche Angélique Coetzee, c’est que le variant ne frappe plus durement des personnes âgées non-vaccinées, et/ou des personnes souffrant de diabète ou de maladies cardiaques. Malgré tout, Angelique Coetzee a dans la foulée critiqué la décision de certains pays d'interdire les vols en provenance d'Afrique du Sud, la jugeant donc prématurée, car il n'y a pas assez d'informations sur le degré de dangerosité du variant. Après l'annonce de la découverte de cette nouvelle souche de Covid-19, les Etats-Unis, l'Union européenne, le Canada, Israël, l'Australie ont restreint les voyages en provenance de plusieurs pays d'Afrique australe pour raisons sanitaires.

L'Organisation mondiale de la santé a qualifié le 26 novembre la nouvelle souche sud-africaine de préoccupante, car elle serait porteuse d'un nombre élevé de mutations qui la rendraient plus transmissible et plus dangereuse. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a noté le même jour qu'il existait «une incertitude considérable» concernant la «contagiosité», «l'efficacité des vaccins» ou encore «le risque de réinfection» du nouveau variant du coronavirus «Omicron».

  • 28 novembre 2021 à 15:48

L'anonymat sur internet dans le viseur des autorités australiennes

Au cours d'une conférence de presse le 28 novembre, le Premier ministre australien Scott Morrison a brièvement présenté un projet de loi visant à contraindre les réseaux sociaux à révéler l'identité des utilisateurs qui publient des commentaires jugés offensants. 

«Le monde en ligne ne devrait pas être un ouest sauvage où les bots, les intolérants, les trolls et autres se promènent anonymement et peuvent nuire aux gens», a déclaré le chef du gouvernement australien. 

La liberté d'expression n'est pas le fait d'être autorisé à se cacher lâchement dans son sous-sol et à lancer des injures

«Si une plateforme refuse de supprimer un contenu offensant, un tribunal peut lui ordonner de révéler l'identité du commentateur anonyme. Si l'entreprise refuse à nouveau ou n'est pas en mesure d'identifier le troll, elle sera tenue pour responsable et devra payer les amendes qui en découlent», a-t-il poursuivi.

Le Premier ministre australien donne sa définition de la liberté d'expression

A en croire le Premier ministre australien, une telle mesure n'enfreindrait en rien la liberté d'expression : «La liberté d'expression n'est pas le fait d'être autorisé à se cacher lâchement dans son sous-sol et à lancer des injures, à harceler les gens anonymement et à chercher à détruire leur vie. Dans une société libre comme l'Australie, où nous apprécions notre liberté d'expression, elle n'est libre que lorsque [la liberté d'expression] est équilibrée avec la responsabilité de ce que vous dites.»

Scott Morrison n'est pas entré dans le détail du projet – et n'a pas précisé s'il ferait l'objet d'un débat public – expliquant simplement que la loi comprendrait des mécanismes via lesquels n'importe qui pourra déposer plainte et exiger le retrait d'une publication s'il estime être diffamé, intimidé ou harcelé. Le chef du gouvernement australien avait déjà fait allusion à une telle limitation de l'anonymat en ligne lors d'un sommet du G20 en octobre, lorsqu'il avait déclaré que «les règles qui s'appliquent dans le monde réel devraient s'appliquer dans le monde numérique».

Selon le procureur général australien Michaelia Cash, ces nouvelles mesures sont également censées apporter plus de «clarté» à la décision de la Haute Cour australienne prise en septembre, selon laquelle les médias sont responsables des commentaires d'utilisateurs qui apparaissent sur leurs articles publiés sur Facebook, et sont donc passibles de poursuites en vertu de la sévère législation australienne en matière de diffamation. Cette décision avait contraint plusieurs médias, dont CNN, à fermer leurs pages Facebook aux utilisateurs australiens en raison du risque encouru.

  • 28 novembre 2021 à 14:29

La Suisse, seul pays d'Europe à organiser un référendum sur le pass sanitaire

La seconde version de la loi Covid-19 fait l’objet d’une votation en Suisse сe 28 novembre. Il s’agit de la deuxième fois que les citoyens helvètes s’expriment sur cette loi, dont la nouvelle mouture introduit le pass sanitaire. Il s'agit du premier pays européen à organiser un référendum pour approuver ce certificat. La campagne a été marquée par de nombreuses manifestations, parfois violentes, ce qui fait craindre à la police de nouveaux rassemblements au fil de la journée.

Le référendum du 28 novembre portant sur la loi Covid-19 a notamment été initié par des citoyens opposés au pass sanitaire. Les Amis de la Constitution a été l’un des collectifs les plus actifs durant la campagne, aux côtés de partis politiques comme l'Union démocratique du centre (UDC, conservateur). Cependant, le dernier sondage de l'institut gfs.bern, réalisé entre le 3 et le 11 novembre, donnait 61% des sondés soutenant la loi, un chiffre relativement stable dans le temps. Les premières tendances confirme cet étiage, le même institut annonçant ce 28 novembre la victoire du oui.

Lors de la première votation sur la loi Covid en juin, le texte avait été approuvé par 60% des votants. La nouvelle mouture introduisant le pass sanitaire provoquerait en revanche un «apartheid sanitaire», selon les Amis de la Constitution. Du côté de l’UDC, son président Marco Chiesa a estimé que cela diviserait les citoyens suisses «entre les vaccinés et les non-vaccinés». «Nous devons refuser cette scission», a-t-il ajouté.

Pays peu réputé pour ses manifestations ou ses heurts avec la police, le siège du gouvernement mais aussi du Parlement à Berne ont pourtant été bloqués, conséquence de rassemblements interdits et de nombreux débordements ayant rythmé la campagne. Les heurts demeuraient toutefois moins violents que ceux que connaissent actuellement la Martinique, la Guadeloupe ou même les Pays-Bas.

Berne ne souhaite pas durcir les restrictions sanitaires

Le gouvernement fédéral a refusé de durcir les restrictions sanitaires en vigueur, arguant que l’occupation des lits de soins intensifs pour les personnes atteintes du Covid-19 restait faible, à hauteur de 20%. «La situation est pour l’instant maîtrisée», a ainsi déclaré Alain Berset, le ministre suisse de la Santé. La Suisse compte par ailleurs une couverture vaccinale de 65%.

De nombreuses figurent politiques militent en outre en faveur de la vaccination contre le Covid-19, à l’instar d’Alain Berset. Le ministre suisse de la Santé a en revanche fait l’objet de menaces de mort et bénéficie désormais d’une protection policière. Le président de la Confédération helvétique, Guy Parmelin, a également lancé un appel à la vaccination dans des journaux dominicaux.

Il s’agit pour rappel d’un référendum d’initiative populaire, consacré par les articles 138 et 139 de la Constitution fédérale suisse. Ils permettent à 100 000 citoyens d’amorcer une initiative pour une votation populaire, sous réserve que cette initiative soit elle-même approuvée par référendum s’il s’agit d’une révision totale de la Constitution. L’article 140 de la Constitution suisse liste plus précisément les domaines soumis à un référendum obligatoire. Autre spécificité : un contre-projet peut-être proposé le jour du scrutin par l’Assemblée fédérale.

  • 28 novembre 2021 à 12:29

Guadeloupe : nouvelle manifestation à Pointe-à-Pitre, le ministre des Outre-mer se rend aux Antilles

«Ce qui est bon pour la France n'est pas forcément bon ici, et vice versa», a expliqué à l'AFP Danielle, 63 ans, lors d'une manifestation le 27 novembre à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. La phrase résumait le sentiment des participants à cette marche partie du CHU de la sous-préfecture antillaise, pour demander notamment la levée totale de l'obligation vaccinale pour les soignants et pompiers.

Du monde, du monde, du monde. Marche #mobilisationgenerale en #Guadeloupe en cours. #caraibepic.twitter.com/D3y28B2o2c

— Mylène Colmar (@Mycho) November 27, 2021

Selon l'agence de presse, 2 000 à 3 000 personnes étaient présentes, certaines brandissant des pancartes «La liberté ne s'injecte pas», «Fouté nou la Pé» ou encore «Liberté». La mobilisation s'est donc poursuivie au lendemain des annonces du gouvernement qui, pour sortir de la crise qui secoue également la Martinique, a reporté au 31 décembre l'application de l'obligation vaccinale.

Auteur: RT France

La question de l'autonomie de l'île sur la table

Les revendications des manifestants le 27 novembre se sont néanmoins étendues à d'autres problématiques sociales, économiques et identitaires, jusqu'à la question de l'autonomie de la Guadeloupe, comme le rapporte Europe 1, même s'il ne s'agit pas de l'une des «revendications principales», selon la radio et l'AFP. Les élus de l'île ont toutefois réclamé la venue d'une délégation interministérielle au sujet des «compétences de l'Etat», après que le ministre des Outre-mer Sébastien Lecornu a mis sur la table le 26 novembre la question de l'autonomie de l'île.

Images de la grande manifestation à Pointe-à-Pitre en #Guadeloupe contre le pass sanitaire, l'obligation vaccinale et les mauvaises conditions de vie alors que la grève générale et les barrages durent depuis près de deux semaines sur l'île. #Manifs27Novembrepic.twitter.com/ogf9fjwITJ

— Anonyme Citoyen (@AnonymeCitoyen) November 27, 2021

Son ministère a annoncé ce 28 novembre qu'il était «en route pour les Antilles», d'abord en Guadeloupe puis en Martinique. Sébastien Lecornu doit rencontre le 29 novembre en Guadeloupe «des élus locaux, des acteurs économiques et des syndicats», comme le lendemain à la Martinique, a fait savoir son cabinet auprès de l'AFP.

Une situation sécuritaire toujours instable

Emaillé de violences, dégradations, pillages, incendies et blocages routiers, le mouvement social, parti de la Martinique voisine, a révélé les attentes d'une population guadeloupéenne où beaucoup vivent sous le seuil de pauvreté et où le chômage des jeunes explose (bien supérieur à celui de la moyenne nationale, 35% contre 20% en 2020).

La situation reste instable dans les deux îles – toujours sous couvre-feu – avec des barrages filtrants ou hermétiques, parfois démontés par les forces de l'ordre avant d'être remontés par les manifestants, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les forces de l'ordre ont de nouveau essuyé des tirs par arme à feu en Guadeloupe dans la nuit du 26 au 27 novembre, sans qu'il n'y ait de blessés, selon la préfecture.

La préfecture voisine de Martinique a recensé des «événements d'une particulière intensité à Schoelcher et Fort-de-France», avec la destruction d'une station-service ainsi que celle d'un bureau de poste. «Quatre gendarmes ont été blessés, notamment au visage, par des tirs de plombs», selon le parquet de Fort-de-France.

  • 28 novembre 2021 à 12:22

Athènes ouvre de nouveaux camps pour migrants sous les critiques des ONG

La Grèce a ouvert le 27 novembre deux nouveaux camps fermés pour migrants dans les îles de Leros et de Kos, un modèle critiqué par des défenseurs des droits humains pour les contrôles stricts qui y sont imposés.

«Une nouvelle ère commence», a déclaré le ministre des Migrations, Notis Mitarachi, en annonçant l'ouverture de ces deux nouveaux camps. « Dans les deux structures ouvertes aujourd'hui à Leros et Kos, de 6 500 demandeurs d'asile il y a un an, nous sommes passés à moins de 600. Une décongestion de 90%», a-t-il également précisé, avant de rappeler que le gouvernement grec s'était engagé «auprès des insulaires à tourner la page» et de reconnaître «qu'ils ont supporté un fardeau disproportionné les années précédentes».

Les nouveaux camps sécurisés, entourés de barbelés, pourvus de caméras de surveillance et de portails magnétiques où les demandeurs d'asile doivent présenter des badges électroniques et leurs empreintes digitales pour pouvoir entrer, sont fermés la nuit. Les migrants peuvent sortir dans la journée mais doivent impérativement rentrer le soir.

Ces nouvelles installations, que la Grèce s'est engagée à mettre en place grâce à des fonds de l'Union européenne, sont appelées à remplacer les anciens camps où s'entassaient des milliers de migrants dans des conditions insalubres. «Nous libérons nos îles du problème des migrants et de ses conséquences», a ajouté le ministre, poursuivant : «Les images des années 2015-2019 appartiennent désormais au passé.»

La Grèce, principale entrée des flux migratoires du Moyen-Orient

Le premier camp sécurisé de ce type a été ouvert en septembre sur l'île de Samos, après le démantèlement du vieux camp, véritable bidonville, qui avait abrité près de 7 000 demandeurs d'asile au plus fort de la crise migratoire entre 2015 et 2016. La Grèce avait été la principale porte d'entrée par laquelle plus d'un million de demandeurs d'asile, principalement des Syriens, des Irakiens et des Afghans, étaient arrivés en Europe en 2015. La situation en Afghanistan a fait redouter l'arrivée d'une nouvelle vague de migrants.

Les nouveaux camps à accès contrôlé sont dotés de commodités comme l'eau courante, les toilettes et de meilleures conditions de sécurité, qui étaient absentes dans les anciens camps. La Grèce a prévu d'ouvrir deux autres nouveaux camps sécurisés sur les îles de Lesbos et de Chios. La contribution de l'UE pour la mise en place de ces nouvelles installations s'élève à 276 millions d'euros (326 millions de dollars).

Des ONG se sont toutefois inquiétées de l'isolement des personnes qui y sont hébergées, estimant que leur liberté de mouvement ne devrait pas être soumise à des restrictions aussi sévères. Selon des estimations de l'ONU, quelque 96 000 migrants  se trouvent sur le territoire grec.

  • 28 novembre 2021 à 11:12

Fermeture des frontières aux ressortissants étrangers en Israël face au variant Omicron

Israël serre la vis. L'Etat hébreu va interdire à partir de ce 28 novembre au soir l'entrée des ressortissants étrangers sur son territoire, pendant 14 jours. L'objectif est de ralentir la propagation du nouveau variant du coronavirus Omicron, dont un cas a été confirmé dans le pays, ont annoncé les autorités.

«L'entrée des ressortissants étrangers en Israël est interdite sauf pour des cas approuvés par un comité spécial», a annoncé le bureau du Premier ministre dans un communiqué, précisant que la mesure entrait en vigueur à minuit dans la nuit du 28 au 29 novembre. Les citoyens israéliens vaccinés devront présenter un test PCR et se mettre en quarantaine pendant trois jours, une mesure étendue à sept jours pour les non-vaccinés, a précisé le communiqué. 

Ces décisions ont été prises à l'issue d'une réunion du cabinet en charge de la lutte contre le coronavirus et viennent mettre un cran d'arrêt à la réouverture des frontières le 1er novembre aux touristes étrangers vaccinés. L'annonce de ces mesures, qui doivent encore être approuvées par le gouvernement en matinée, intervient à quelques heures du début de la fête juive de Hanouka, la «fête des lumières», qui s'étend sur huit jours et au cours de laquelle ont lieu de nombreux rassemblements et festivités. Les règles sur les rassemblements ne seront toutefois pas changées, en dehors de l'obligation de présenter un pass sanitaire pour les événements réunissant 50 personnes au lieu de 100 auparavant, ont précisé les autorités. 

Nous ne prendrons aucun risque

Le 26 novembre, le Premier ministre Naftali Bennett avait annoncé une série de mesures afin d'identifier les personnes potentiellement contaminées et limiter les voyages entre Israël et le continent africain, après la détection au pays d'un cas du variant Omicron chez un voyageur revenant du Malawi. «Nous sommes proches d'une situation d'urgence [...] Nous ne prendrons aucun risque», a-t-il affirmé, suggérant l'adoption de nouvelles mesures «fortes et rapides» de la part de son gouvernement.

L'Etat hébreu avait été l'un des premiers pays à lancer, en décembre 2020, une vaste campagne de vaccination ayant permis la double vaccination de plus de 5,77 millions des quelque neuf millions d'Israéliens, soit plus de 80% des adultes, et l'administration d'une dose de rappel à quatre millions de personnes.

  • 28 novembre 2021 à 09:34

Les Taliban demandent le soutien des ONG internationales contre «la misère» en Afghanistan

Un appel au secours. Les Taliban souhaitent des relations pacifiées avec le reste du monde, a fait savoir le 27 novembre le Premier ministre afghan dans son premier discours à la nation, demandant aux ONG internationales d'aider l'Afghanistan à échapper à la catastrophe humanitaire cet hiver. Mohammad Hassan Akhund s'est exprimé dans un message audio de près d'une demi-heure diffusé dans la soirée sur la télévision publique RTA, quelques jours avant la reprise de négociations entre son gouvernement et des représentants américains à Doha, au Qatar. Il n'est toujours pas apparu en public depuis qu'il a été nommé chef du gouvernement le 7 septembre, tout comme le chef suprême du mouvement, le mollah Hibatullah Akhundzada, invisible depuis la reprise du pouvoir par les islamistes à la mi-août.

«Nous ne voulons pas interférer dans les affaires internes des pays étrangers, leur créer des problèmes, de l'insécurité chez eux», «et personne ne peut prouver que nous l'avons fait ces 20 dernières années», a déclaré dans son message le mollah Akhund, dont le mouvement a effectivement toujours concentré son «djihad» sur l'Afghanistan. «Nous voulons également de bonnes relations économiques avec eux», a ajouté le Premier ministre taliban, critiqué ces derniers temps sur les réseaux sociaux locaux pour son silence prolongé, alors que le pays est confronté à une grave crise économique et que l'ONU craint une «crise humanitaire majeure» à l'abord de l'hiver.

Une économie en chute libre

L'engagement des Taliban de ne pas attaquer de pays étrangers répond notamment à l'une des principales demandes des Américains : qu'ils luttent fermement contre le terrorisme et n'hébergent plus de groupes susceptibles d'attaquer l'Amérique, comme ce fut le cas avec Al-Qaïda en 2001.

Les Taliban sont revenus au pouvoir à la mi-août à la faveur du retrait militaire des Occidentaux et de l'effondrement du gouvernement afghan soutenu par ces derniers, après 20 ans de guerre sanglante. Ils avaient été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition militaire internationale menée par les Etats-Unis qui les avait punis d'avoir hébergé des leaders d'Al-Qaïda, auteurs des attentats du 11 Septembre quelques mois plus tôt.

Washington a depuis gelé les avoirs de la banque centrale afghane, et la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont suspendu leurs aides à Kaboul. L'économie afghane, déjà l'une des plus démunies du monde, minée par 40 ans de guerre, en plus de récentes sécheresses, et jusque-là portée à bout de bras par l'aide internationale, est en chute libre.

Aider notre nation épuisée

A Doha, les Taliban réclameront à nouveau la levée de ces sanctions, et la reprise de l'aide internationale. «Nous nous noyons sous les problèmes en essayant d'avoir assez de force pour extirper notre peuple de la misère» et «demandons aux ONG internationales de ne pas retenir leur aide» pour «aider notre nation épuisée», a expliqué le mollah Akhund. Faute d'aide bilatérale massive – aucun pays étranger n'ayant encore reconnu les Taliban car jusqu'ici associé par les Occidentaux au terrorisme –, le circuit des ONG est actuellement l'un des plus pratiques pour acheminer de l'aide en Afghanistan.

Les Américains veulent également que les Taliban diversifient leur gouvernement et respectent mieux les droits des minorités et ceux des femmes et des filles, en partie privées d'éducation et d'emploi depuis leur retour au pouvoir. Le mollah Akhund a annoncé espérer que davantage de filles puissent retourner à l'école, tout en affichant sans fard sa préférence pour une «éducation islamique» plutôt que «moderne».

  • 28 novembre 2021 à 08:46

Affaire Nicolas Hulot : le porte-parole de Yannick Jadot, Matthieu Orphelin, mis «en retrait»

Le directeur de campagne de l'écologiste (EELV) Yannick Jadot, Mounir Satouri, a annoncé à l'AFP que le porte-parole du candidat à la présidentielle, Matthieu Orphelin, avait été mis «en retrait de ses responsabilités». «La sérénité nécessaire à l’exercice de ses fonctions n’est plus possible suite aux révélations d’Envoyé spécial», a expliqué Mounir Satouri dans un communiqué, en référence aux nouvelles accusations portées contre Nicolas Hulot sur de possibles viols et agressions sexuelles. Matthieu Orphelin étant un proche de l'ancien ministre et présentateur de télévision, il a été jugé «opportun de le libérer de cette responsabilité [de porte-parole] et le laisser libre de ses réponses et sa communication».

L'AFP a fait savoir que Matthieu Orphelin n'était pas joignable dans l'immédiat le 27 novembre au soir. Néanmoins, celui-ci a adressé un communiqué sur Twitter. «Je n'ai jamais couvert le moindre agissement répréhensible de Nicolas Hulot et [...] mon soutien est entier pour ses victimes», a-t-il notamment justifié. «Je sais que Yannick Jadot ne remet pas en cause ma sincérité », a-t-il souligné. «Mais je ne suis pas dupe», déplore-t-il, argumentant avoir averti Yannick Jadot de sa volonté de se mettre en retrait de la campagne avant le 20 décembre, n'adhérant pas à certains choix stratégiques du candidat à la présidentielle. 

Ma réaction à ma mise en retrait de la campagne écologiste. pic.twitter.com/Ous8wkjLBK

— Matthieu ORPHELIN (@M_Orphelin) November 27, 2021

Les nouveaux témoignages à l'encontre de Nicolas Hulot alimentent «plein d'interrogations depuis quelques jours sur l'état de la réalité de ce que savaient les proches» de l'ex-animateur et ex-ministre, a appuyé Mounir Satouri.

Matthieu Orphelin s'était dit «sidéré par les témoignages entendus» dans le reportage d'Envoyé spécial et avait appelé à «renforcer notre vigilance collective et nos actions face aux comportements de violences faites aux femmes».

Le même jour, une ex-militante d'EELV, Pauline Lavaud, avait affirmé sur BFMTV avoir été écartée de la campagne de Nicolas Hulot pour la primaire interne du parti en 2011 parce qu'elle «l'excitait trop». A la suite de ce témoignage, le collectif Pourvoir féministe a demandé des comptes via Twitter à EELV sur «l'identité des personnes qui ont écarté Pauline Lavaud» et à Matthieu Orphelin pour savoir s'il «ignorait» cela.

«Yannick Jadot réaffirme son total soutien aux victimes et souligne le courage extraordinaire des femmes qui ont témoigné», a fait savoir le directeur de campagne dans son communiqué. Le parquet de Paris a ouvert le 26 novembre une enquête préliminaire après la diffusion d'un reportage retentissant de France 2 dans lequel plusieurs femmes accusent Nicolas Hulot de viols et d'agressions sexuelles, qu'il nie énergiquement.

Au moins six femmes, dont l'une mineure au moment des faits, mettent en cause Nicolas Hulot, qui a longtemps été une des personnalités préférées des Français.

  • 28 novembre 2021 à 08:35

Covid-19 : «On est dans une farce interminable» (ENTRETIEN)

Ce 27 novembre, des manifestants se réunissaient à Paris sous le slogan «Non à la dictature sanitaire !», à l'initiative du parti Les Patriotes de Florian Philippot. Le 25 novembre dernier, Olivier Véran a annoncé qu'à compter du 15 janvier 2022 le pass sanitaire serait invalide sept mois après la dernière injection. L’éditorialiste et sociologue Michel Fize fait le point sur la situation pour RT France.

«Les Français sont dans une grande lassitude», explique-t-il, constatant qu'ils ont «un peu le sentiment qu'on est dans une farce interminable». «Ce variant Omicron est un variant providentiel pour imposer de nouvelles restrictions aux libertés», fustige Michel Fize, prenant exemple sur les fermetures de bars et restaurants aux Pays-Bas dès 17h. «On est dans la démesure réactive», appuie-t-il également.

En cas de mesures plus restrictives en France, Michel Fize estime que «le confinement sera[it] socialement, politiquement, psychologiquement, extrêmement dangereux». Selon lui, cela demeure «impensable».

  • 28 novembre 2021 à 08:15

«Un geste instinctif» : l'entourage d'Eric Zemmour défend son doigt d'honneur à Marseille

La visite d'Eric Zemmour à Marseille, qui s'est déroulée sous la pression d'antifas et quasiment sans rencontre, se termine par une polémique autour d'un doigt d'honneur.

Alors qu'il était assis à l'arrière d'une voiture ce 27 novembre dans la cité phocéenne, une passante lui a adressé un doigt d'honneur auquel Eric Zemmour a répondu par le même geste, en ajoutant «et bien profond», sous le regard amusé de sa conseillère politique Sarah Knafo. Le geste a été capturé par un photographe de l'AFP, qui a ensuite fait le récit de la séquence.

Il nous a dit "on m’insulte, on me fait un doigt, je réponds cash"

Un «geste instinctif» qu’Eric Zemmour «assume», se défend auprès de l'agence de presse son entourage, qui compare cet acte au «casse-toi pauv' con» lancé en février 2008 par le président Nicolas Sarkozy à un agriculteur qui refusait sa poignée de main. «Certainement que ça fait quelqu'un de vrai. Il nous a dit "on m’insulte, on me fait un doigt, je réponds cash"», insiste l'entourage de l'éditorialiste, qui laisse encore planer le suspense quant à sa candidature à la présidentielle.

Dans le train du retour pour Paris, le président de Génération Z, Stanislas Rigault, a confessé auprès de BFM TV une séquence «un peu moins bonne» que celle du matin où l'on voyait Eric Zemmour au côté du sénateur du Rassemblement national (RN) Stéphane Ravier. S'il ajoute qu'«on peut trouver le geste déplacé», il s'agit davantage pour Stanislas Rigault d'un «geste d'exaspération, instinctif».

A l'arrivée d'Eric Zemmour sur le quai de la gare à Paris, BFM TV a tenté d'interroger le polémiste sur ce doigt d'honneur. Celui-ci n'a pas voulu réagir.

Un geste pointé du doigt par certains responsables politiques

En 2018, commentant sur RTL la photo d'un jeune faisant un doigt d'honneur aux côtés du président Emmanuel Macron, Eric Zemmour avait estimé que c'était «une guillotine symbolique», estimant que le président avait «été humilié [...] et donc la France a été humiliée».

La scène à Marseille a en tout cas fait réagir un certain nombre de personnalités politiques.

Pour l'eurodéputé du RN Gilbert Collard, Eric Zemmour «aurait dû éviter ce doigt d'honneur, qui est discourtois, déplacé». Pour autant, selon l'élu, il ne faudrait pas «inverser la charge de l'action première ; les candidats à l'élection présidentielle doivent pouvoir aller et venir en France dans le respect de leur personne, quels qu'ils soient».

Zemmour : un doigt aux donneurs de leçons ! pic.twitter.com/QvQh8CEJ6O

— Gilbert Collard (@GilbertCollard) November 27, 2021

La députée d'Agir (centre-droit, Macron-compatible), Alexandra Louis, affirme qu'Eric Zemmour «est instinctivement grossier et n’a instinctivement aucun sang-froid». «Et dire qu’il se rêve président», ajoute-t-elle sur Twitter.

Selon le candidat communiste Fabien Roussel, ce doigt d'honneur «révèle sa personnalité et sa misogynie, qui n’a d’égal que sa détestation des gens de couleur et plus généralement du genre humain».

Le doigt d'honneur de Zemmour à Marseille révèle sa personnalité et sa misogynie qui n’a d’égale que sa détestation des gens de couleurs et plus généralement du genre humain. https://t.co/nJqfNZqoEO

— Fabien Roussel (@Fabien_Roussel) November 27, 2021

La polémique soulevée par cette image rappelle celle qu'avait provoquée le geste d'Eric Zemmour au salon sur la sécurité, le 20 octobre. L'éditorialiste avait, alors, visé avec un fusil non chargé les journalistes situés devant lui, pour plaisanter.

  • 27 novembre 2021 à 22:01

Covid-19 : le Maroc annonce la suspension du transport maritime de passagers avec la France

Cité ce 27 novembre par l'AFP, un responsable du gouvernement marocain a annoncé que le transport maritime de passagers vers et depuis la France serait suspendu à partir de la fin de soirée du 28 novembre, du fait de «la dégradation de la situation sanitaire dans certains pays du voisinage européen».

Les liaisons aériennes avec la France sont également interrompues jusqu'à nouvel ordre, comme l'avaient annoncé plus tôt dans la semaine les autorités marocaines.

Cette suspension ne s'applique pas aux véhicules utilitaires destinés au transport de marchandises et de messagerie

«Dans le cadre des mesures prises par le Maroc pour contenir la pandémie et consolider les acquis en termes de lutte contre la propagation du Covid-19, le transport maritime de passagers en provenance et à destination de la France est suspendu à partir du dimanche 28 novembre 2021 à 23h59 [...] Cette suspension ne s'applique pas aux véhicules utilitaires destinés au transport de marchandises et de messagerie», a déclaré le responsable à l'AFP.

La France est de loin le premier partenaire économique du Maroc. Les liens culturels et humains sont également étroits : plus de 1,3 million de Marocains vivent en France et près de 80 000 Français résident au Maroc.

Au Maroc, la situation épidémiologique s'est améliorée et a permis la levée début novembre d'un couvre-feu nocturne national en vigueur depuis des mois.

  • 27 novembre 2021 à 20:35

Moscou et Pékin dénoncent la prétention américaine à définir ce qu'est un «pays démocratique»

L'organisation prochaine d'un sommet virtuel «pour la démocratie» par le président américain Joe Biden soulève les critiques de la Russie et de la Chine, qui en sont exclues : leurs ambassadeurs à Washington ont signé conjointement une tribune dans la revue conservatrice National Interest.

Le fait que les Etats-Unis s'autorisent à définir «qui est un "pays démocratique" et qui n'est pas éligible à ce statut» relève d'une «mentalité de Guerre froide», écrivent le 26 novembre d'une seule plume les ambassadeurs russe et chinois à Washington, Anatoli Antonov et Qin Gang.

«Cela va raviver la confrontation idéologique et les fractures mondiales et créer de nouvelles lignes de division», préviennent-ils, se faisant l'écho des critiques exprimées à Moscou et Pékin dès l'annonce, le 23 novembre, des quelque 110 pays et territoires invités.

Peut-on parler de liberté quand des manifestants sont dispersés avec des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène ?

Rejetant l'idée d'un modèle unique de démocratie, les deux diplomates louent leurs systèmes politiques respectifs assis sur «les réalités» chinoises ou «les traditions» russes. 

«Il est inutile de s'inquiéter pour la démocratie en Russie et en Chine», poursuivent-ils, ajoutant : «Certains gouvernements étrangers feraient mieux de regarder ce qui se passe chez eux. Peut-on parler de liberté quand des manifestants sont dispersés avec des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène ?»

Les ambassadeurs appellent également l'Occident à ne pas «s'ingérer dans les affaires intérieures» des autres pays «sous prétexte de promouvoir les valeurs démocratiques» et prônent un «vrai multilatéralisme» fonctionnant autour des Nations unies.

La Turquie et la Hongrie, également exclues

Le «sommet pour la démocratie», promesse de campagne dont la première version aura lieu en ligne les 9 et 10 décembre avant une rencontre en personne un an plus tard, est l'une des pièces maîtresses de cette priorité.

Parmi les invités figurent l'Inde, le Pakistan, le Brésil, malgré des bilans contrastés en matière de droits de l'Homme, mais pas la Turquie ou la Hongrie.

Les Etats-Unis ont également invité Taïwan, ce qui a été vivement critiqué par Pékin. La tribune des ambassadeurs n'y fait toutefois pas référence.

Le géant asiatique considère Taïwan comme l'une de l'une de ses provinces, bien qu'il ne contrôle pas l'île de 23 millions d'habitants.

  • 27 novembre 2021 à 19:59

Les «Hijabeuses» saisissent le Conseil d'Etat pour le droit de porter le voile dans le foot féminin

Ce sera au Conseil d’Etat de trancher. Après le rejet par Noël Le Graët, président de la Fédération française de football (FFF) d'une première requête d'un collectif de sportives musulmanes réclamant le droit de porter le foulard islamique lors de compétitions sportives officielles, celles-ci ont saisi la plus haute juridiction administrative de France. La demande des «Hijabeuses» concerne les compétitions officielles de football féminin, rapporte Le Figaro dans une tribune publiée le 26 novembre. 

Déjà, des voix s'élèvent contre cette demande. Dans le quotidien, Jean-Eric Schoettl, ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, estime qu'une décision du Conseil d’Etat en faveur du port du voile dans le football ferait «tomber un bastion stratégique de la résistance à l'islamisme dans le sport». Il rappelle que des parlementaires avaient déjà souligné dans un rapport datant de 2017 que «la radicalisation n'[avait] plus lieu seulement dans les prisons, mais dans les milieux sportifs», rapporte entre autre Jean-Eric Schoettl dans sa tribune. 

Mais les «Hijabeuses» ne l'entendent pas de cette oreille. Founé Diawara, co-présidente du collectif s'en plaignait en août dans les colonnes de Libération. «On est exclues des terrains alors que l’on est comme les autres. On paye notre licence en club et on se donne à fond lors des entraînements pour qu’au final, le jour du match, on nous dise qu’on ne peut pas jouer parce qu’on est voilées», déplorait la jeune femme. «A partir du moment où on ne fait pas l’apologie d’une religion, je ne vois pas où est le problème», abondait Karthoum, une autre militante du collectif.

Le règlement de la FFF interdit «tout port de signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance politique, philosophique, religieuse ou syndicale». La Fédération internationale de football autorise pour sa part depuis 2014 le port du voile islamique.

  • 27 novembre 2021 à 19:56

France : isolement pour les cas contacts de personnes testées positives au variant Omicron

«Toute personne contact à risque d'un cas possible ou d’un cas confirmé du variant B1.1.529 [ou Omicron], indépendamment de son statut vaccinal, doit être considérée comme "contact à risque élevé" et doit ainsi être placée en quarantaine», selon un texte du ministère français de la Santé envoyé aux établissements et professionnels de santé et dont l'AFP a obtenu copie.

Actuellement, en France, où aucun cas de ce variant n'a été confirmé, si une personne est cas contact d'une personne infectée au coronavirus, elle ne doit s'isoler pendant sept jours que si elle n'est pas vaccinée, si son schéma vaccinal est incomplet et/ou si elle est immunodéprimée, selon l'Assurance Maladie.

L'inquiétude montait ce 27 novembre en Europe face à ce nouveau variant du coronavirus, avec l'annonce le 26 novembre d'un cas confirmé en Belgique, suivi de deux cas rendus publics le lendemain au Royaume-Uni

En Allemagne, un cas suspect a été répertorié, une personne récemment rentrée d'Afrique du Sud, tandis qu'aux Pays-Bas, 61 passagers arrivés le 26 novembre à bord de deux vols en provenance d'Afrique du Sud ont été testés positifs au Covid-19.

  • 27 novembre 2021 à 19:34

Covid-19 : un premier cas du variant Omicron détecté en Italie

Un premier cas du variant Omicron du coronavirus a été détecté en Italie, a annoncé ce 27 novembre au soir l'Institut supérieur de la santé (ISS), qui dépend du gouvernement italien.

«L'échantillon positif» a été prélevé sur un patient «en provenance du Mozambique», a précisé l'ISS dans un communiqué. «Le patient et les membres de sa famille sont en bonne santé».

«Les séquençages des échantillons prélevés sur les membres de sa famille s'étant révélés positifs et résidant dans la région de Campanie (la région de Naples) ont déjà été programmés», a également indiqué l'ISS.

L'Italie a interdit le 26 novembre l'entrée sur son territoire à toute personne ayant séjourné en Afrique australe «au cours des 14 derniers jours». En outre, tous les vols en provenance de cette région sont interdits.

L'Italie comme l'Europe confrontée à une reprise de l'épidémie

Le gouvernement a également exigé que les personnes ayant séjourné en Afrique australe au cours des 14 derniers jours mais se trouvant déjà sur le territoire italien le communiquent immédiatement aux autorités sanitaires, subissent un test moléculaire, se placent en confinement durant 10 jours et subissent un nouveau test à l'issue de ce délai.

L'Italie, comme toute l'Europe, est confrontée à une flambée de nouveaux cas de Covid-19 dont elle cherche à se protéger par tous les moyens. Le 24 novembre, le gouvernement italien a notamment décidé d'accélérer la dose de rappel du vaccin anti-Covid et d'instaurer des restrictions pour les non-vaccinés.

L'Italie, qui a payé un lourd tribut avec plus de 133 000 morts depuis le début de la pandémie, enregistre depuis plusieurs jours plus de 10 000 nouveaux cas quotidiens (12 877 le 27 novembre).

 

  • 27 novembre 2021 à 19:30

Crise migratoire : Londres doit gérer le contrôle de ses frontières, selon la Commission européenne

«Depuis que le Royaume-Uni a repris le contrôle, c'est aux Britanniques de trouver les mesures nécessaires pour rendre opérationnel le contrôle qu'ils ont repris», a déclaré le 27 novembre le vice-président de l'exécutif européen, Margaritis Schinas, en référence à l'intensification des flux migratoires clandestins sur la Manche. «Si je me souviens bien, le principal slogan de la campagne du référendum [sur le Brexit] était : "Nous reprenons le contrôle"», a-t-il ironisé.

Prononcés devant la presse sur l'île grecque de Kos, ces propos surviennent deux jours après la publication d'une lettre ouverte de Boris Johnson adressée à Emmanuel Macron, dans laquelle le Premier ministre britannique demandait au président français de s'engager à reprendre les migrants arrivant au Royaume-Uni.

La récente amplification des flux migratoires clandestins par voie maritime entre la France et les côtes britanniques s'est récemment illustrée par le tragique naufrage d'une embarcation de migrants qui a coûté la vie à 27 personnes.

«Je suis surpris des méthodes quand elles ne sont pas sérieuses», a de son côté déclaré Emmanuel Macron, interrogé sur la lettre de Boris Johnson. Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin a par ailleurs annulé la venue dimanche à Calais (nord de la France) de son homologue britannique Priti Patel qui devait participer à une réunion de crise sur les migrants.

La réunion aura lieu en présence des ministres chargés de l'immigration belge, allemand, néerlandais, ainsi que de la Commission européenne.

  • 27 novembre 2021 à 19:25

Immigration clandestine : «un appel d’air énorme», selon Alexandre Del Valle (ENTRETIEN)

Ce 27 novembre, le géopolitologue et docteur en histoire contemporaine Alexandre Del Valle était invité par RT France à commenter l’actualité dramatique liée à l’immigration illégale.

Il a dénoncé le laxisme des autorités européennes face aux réseaux internationaux et la politique d’assistanat existant sur le continent. Il a regretté ainsi l'«appel d’air énorme» provoqué par les mesures prises aux niveaux européen et français comme par exemple la décision du Conseil constitutionnel au sujet de l'affaire Cédric Herrou. Alexandre Del Valle a ajouté que l’immigration incontrôlée nuisait au véritable droit d’asile et aux demandes des réfugiés politiques. Il se prononce donc en faveur d'une politique aux frontières plus dissuasive.

L'expert a également affirmé que les pays qui se sortent le mieux de la mondialisation sont ceux qui appliquent des «politiques de souveraineté» et «d’exportation de puissance», à l’opposé des «idéaux sans-frontiéristes». 

  • 27 novembre 2021 à 18:31
À partir d’avant-hierRT French

Retour progressif à la normale à l'aéroport de Kaboul (REPORTAGE)

En août, l’aéroport international de Kaboul était pris d’assaut par des milliers d’Afghans tentant de fuir le pays, à nouveau sous le contrôle des Taliban. Au centre de l'actualité internationale au milieu de l'été, les scènes de panique et d'affluence ont tenu en haleine le monde entier, tandis que les puissances occidentales quittaient peu à peu le territoire afghan après 20 ans de présence. Aujourd'hui, la vie de l'aéroport a repris un cours quasi normal, comme le montre le reporter de RT France Antoine Cléraux dans ce reportage.

Depuis le départ des troupes étrangères, les autorités afghanes ont dû engager de grosses réparations à l'aéroport de Kaboul et le sécuriser avant de le rendre de nouveau opérationnel à tous les niveaux, pour les voyages, la diplomatie, le fret et l'armée. L'activité militaire reprend également progressivement. Des hélicoptères abandonnés et mis hors-service par l'armée américaine ont notamment été remis en état de marche par les Taliban.

  • 27 novembre 2021 à 16:25

Variant Omicron : un vaccin peut être développé rapidement, selon un scientifique d'Oxford

Le professeur Andrew Pollard, directeur de l'Oxford Vaccine Group, a estimé le 27 novembre «extrêmement improbable» que le nouveau variant Omicron se propage fortement au sein de la population vaccinée, «comme nous l'avons vu l'année dernière» avec le variant Delta.

Mais si c'était le cas, «il serait possible d'agir très rapidement», a-t-il affirmé sur la BBC, en évoquant le développement d'un nouveau sérum, car «les processus de mise au point d'un nouveau vaccin sont de mieux en mieux huilés», selon lui.

Il a en outre déclaré que les vaccins actuels devraient fonctionner contre la nouvelle souche jugée «préoccupante» par l'OMS, mais que cela ne serait confirmé que dans les semaines à venir. 

Deux cas du variant Omicron viennent d'être détectés au Royaume-Uni, l'un des pays d'Europe les plus endeuillés par le virus avec plus de 144 500 morts. Le gouvernement a annoncé le 25 novembre de sévères restrictions pour les passagers en provenance de six pays africains, dont l'Afrique du Sud, où le variant a été détecté pour la première fois. 

En Europe, un cas lié au variant Omicron a aussi été découvert en Belgique et un autre en Allemagne. Une soixantaine de personnes testées positives à leur retour d'Afrique du Sud inquiètent aussi les Pays-Bas, sans toutefois qu'il soit pour le moment confirmé qu'elles sont porteuses du nouveau variant. 

Ce dernier a aussi été identifié au Malawi, en Israël sur une personne venue du Malawi, au Botswana et à Hong Kong.

Dans un communiqué, AstraZeneca a déclaré avoir «développé, en étroite collaboration avec l'Université d'Oxford, une plateforme vaccinale qui nous permet de répondre rapidement aux nouveaux variants qui peuvent apparaître». La société pharmaceutique britannique a annoncé qu'elle «menait déjà des recherches dans les endroits où le variant a été identifiée». 

Les fabricants de vaccins Pfizer/BioNTech, Moderna et Novavax se sont également déclarés confiants dans leur capacité à combattre la souche Omicron.

  • 27 novembre 2021 à 16:18

«Contre l'extrême droite et ses idées» : manifestation à Paris à l'appel du NPA et des antifas

A l'initiative notamment du parti d'extrême gauche le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et des antifas de la Jeune garde Paris, une manifestation est organisée ce 27 novembre à Paris «contre l'extrême droite et ses idées» et «contre le racisme».

«Tout le monde a pu le constater : ces dernières semaines, l'extrême droite est à l'offensive», affirment les organisateurs dans un texte. «Des médias jusqu'au sommet de l'Etat, les propos racistes augmentent, d'autant plus avec le début de campagne du RN [Rassemblement national] ou du potentiel candidat [Eric] Zemmour», ajoutent-ils. «Nous le savons : derrière chaque fascisme, il y a une révolution avortée. Nous n’avons d’autre choix que de réussir la nôtre», avertissent-ils également.

Le début de la manifestation, après 15h, a été marqué par des tensions avec les forces de l'ordre. Il est également à noter qu'outre de nombreux manifestants vêtus de noir, des Gilets jaunes participent à cette mobilisation.

  • 27 novembre 2021 à 15:31

Covid-19 : deux cas du variant Omicron détectés au Royaume-Uni

Dans un tweet, le ministre britannique de la Santé Sajid Javid a fait savoir ce 27 novembre que deux résidents britanniques – dans les villes de Nottingham et de Chelmsford – ayant voyagé en Afrique australe étaient porteurs du variant Omicron du Covid-19.

«L'Agence britannique de sécurité sanitaire a confirmé que deux cas de Covid-19 comprenant des mutations compatibles avec B.1.1.529 ont été identifiés au Royaume-Uni», a précisé son ministère dans un communiqué, précisant que les personnes contaminées et leurs familles s'isolaient. 

We have been made aware by @UKHSA of two UK cases of the Omicron variant. The two cases are linked and there is a connection with travel to southern Africa.

These individuals are self-isolating with their households while further testing and contact tracing is underway.

— Sajid Javid (@sajidjavid) November 27, 2021

Afin de «faire face à l'évolution de la situation», le gouvernement britannique a notamment décidé de durcir à partir du 28 novembre ses conditions d'entrée sur le territoire pour les voyageurs en provenance du Malawi, du Mozambique, de la Zambie et de l'Angola. 

Ceux qui reviennent de ces quatre pays se verront ainsi interdire l'entrée du Royaume-Uni à moins d'être résidents britanniques. Les personnes «revenues de ces quatre pays au cours des 10 derniers jours doivent s'isoler et subir un test PCR», précise le communiqué. Cela s'ajoute aux six autres pays – Afrique du Sud, Namibie, Lesotho, Eswatini, Zimbabwe et Botswana – déjà placés par le gouvernement sur «liste rouge» depuis le 26 novembre.

Le même jour, la Belgique avait été le premier pays européen à annoncer la présence sur son territoire d'une personne contaminée au variant Omicron du Covid-19, qui présente un risque «élevé à très élevé» pour l'Europe, selon l'agence de santé de l'UE.

  • 27 novembre 2021 à 15:16

Paris : manifestation pour dire «non à la dictature sanitaire» à l'appel des Patriotes

Ce 27 novembre, des manifestants se réunissent à Paris sous le slogan «Non à la dictature sanitaire !», à l'initiative du parti Les Patriotes de Florian Philippot. Le cortège doit démarrer à 14h de la place du Trocadéro (XVIe arrondissement) et se dirigera vers la place Pierre Laroque (VIIe arrondissement), non loin du ministère de la Santé. Un départ qui se fait sous la pluie comme on peut le voir sur les images du reporter de RT France Lucas Léger présent dans le cortège.

Manifestants contre les restrictions sanitaires sur le départ à Paris à l'appel des #Patriotes#Passanitairepic.twitter.com/w7560Ed6rG

— Lucas Léger (@lucas_rtfrance) November 27, 2021

Notre reporter a pu interviewer Florian Philippot qui affirme au micro de RT France son opposition à la politique sanitaire en ces termes : «On ne veut pas être gouverné par le mensonge.» A propos de la réponse gouvernementale, il ajoute : «C'est de la folie totale !»

Auteur: RT France

«Vous en avez votre dose ? Votre dose de Véran, Macron, de la troisième dose, de toute cette folie, de tous leurs mensonges ? Venez et faites venir !», a interpelé l'ex-député européen sur Twitter, en appelant à dire «stop à la tyrannie». Le 25 novembre, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que toutes les personnes âgées de plus de 18 ans devront justifier sur leur pass sanitaire, à compter du 15 janvier 2022, d'avoir reçu une dose de rappel de vaccin anti-Covid au maximum sept mois après la précédente. Il a également annoncé à cette occasion que le port du masque redevenait obligatoire dans tous les espaces intérieurs.

  • 27 novembre 2021 à 14:46

Après un incident au Burkina, le convoi militaire français bloqué par des manifestants au Niger

Un convoi militaire français d'une centaine de véhicules, parti de Côte d'Ivoire avec pour destination Gao, au Mali, a été temporairement bloqué par des manifestants ce 27 novembre dans la ville de Téra, dans l'ouest du Niger, selon des informations de l'état-major confiées à l'AFP. 

Les gendarmes nigériens et les soldats français ont effectué des tirs de sommation

«Le convoi s'est arrêté hier soir à Téra. Ce matin, quand ils ont voulu reprendre leur progression vers Niamey [à 200 km de là], ils ont été arrêtés par un millier de manifestants et un groupe violent parmi eux a tenté de s'emparer des camions», a détaillé le porte-parole de l'état-major français, le colonel Pascal Ianni, auprès de l'agence de presse.

«Les forces de sécurité nigériennes étaient sur place et ont réussi à maintenir les manifestants à distance du convoi avec des gaz lacrymogènes», a-t-il expliqué. Mais après un moment de calme, «vers 10h30, la tension est remontée chez le millier de manifestants». «Les gendarmes nigériens et les soldats français ont effectué des tirs de sommation», a poursuivi le porte-parole.

Le convoi a finalement pu quitter Téra à la mi-journée et reprendre sa progression vers Niamey. «Nous prenons toutes les précautions pour sécuriser le convoi et éviter les tensions», a assuré le colonel Ianni, en démentant fermement de «fausses informations» circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles l'armée française aurait tué des dizaines de civils nigériens à Téra. 

Une présence militaire française au Sahel critiquée

Comme le note l'AFP, les critiques à l'égard de la présence militaire française se multiplient au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

Le même convoi militaire français avait déjà été bloqué au Burkina Faso pendant plus d'une semaine à la suite de manifestations anti-françaises. A son entrée en territoire burkinabé, le convoi avait d'abord été ralenti dans sa progression par des manifestants à Bobo Dioulasso (sud-ouest), dans la capitale Ouagadougou (centre) puis à Kaya, à une centaine de kilomètres au nord-est de la capitale. Quatre manifestants avaient été blessés par balle dans des circonstances indéterminées. Après des négociations avec les organisateurs de ces mobilisations, le convoi avait pu reprendre sa route pour le Niger, où il est arrivé ce 26 novembre.

Plusieurs manifestants accusaient les soldats français de transporter des armes pour les groupes djihadistes qui terrorisent depuis des années plusieurs pays du Sahel et sont combattus sur le terrain par l'armée française dans le cadre de l'opération Barkhane.

  • 27 novembre 2021 à 14:29

Le vaccin russe Spoutnik V serait le plus efficace contre la mortalité, selon une étude hongroise

Devant Moderna et Pfizer, le vaccin russe Spoutnik V serait-il plus efficace contre la mortalité liée au Covid-19 ? C'est en tout cas l'une des conclusions d'une étude à grande échelle sur les cinq vaccins administrés en Hongrie et publiée le 25 novembre sur le site de la revue médicale Clinical Microbiology and Infection. Elle a été réalisée sur la base des données de plus de 3,7 millions de personnes vaccinées en Hongrie, âgées de 16 ans et plus, qui ont été examinées de janvier à juin 2021, au moins sept jours après avoir reçu leur deuxième dose.

Plus de 800 000 personnes vaccinées au Spoutnik V en Hongrie

Ainsi, à la lumière de cette enquête, le vaccin de Moderna serait le plus performant pour protéger contre l'infection au Covid-19 avec 88,7% d'efficacité, et 93,6% d'efficacité contre la mortalité liée au virus. Il serait dépassé sur ce dernier critère par le Spoutnik V, qui arriverait en première position avec 95,4% d'efficacité contre la mortalité, tandis que le sérum russe protégerait à 85,7% contre l'infection. En troisième position, arriverait Pfizer avec 83,3% d'efficacité contre l'infection et 90,6% contre les décès liés au Covid-19, suivi d'AstraZeneca qui afficherait respectivement 71,5% et 74,5% d'efficacité, tandis que le chinois Sinopharm serait à 68,7% et 87,8%, selon les mêmes critères.

Dans le détail, la performance de Spoutnik V contre les décès liés au Covid-19 oscillerait ainsi entre 95,4% et 100% dans les différentes tranches d'âge, «montrant une efficacité très élevée et persistante à la fois chez les plus âgés et les plus jeunes», notent les chercheurs hongrois, parmi lesquels se trouve le ministre hongrois chargé de la Santé, Miklos Kasler.

«A notre connaissance, notre étude est la première à fournir des données d'efficacité réelles sur le vaccin Spoutnik V dans une large population de 820 560 personnes vaccinées hongroises, confirmant les résultats de l'essai de phase III», soulignent-ils. L'étude précise encore que chez les personnes âgées de plus de 85 ans, le vaccin Spoutnik V est le plus performant, avec une efficacité de 90,9% contre l'infection, suivi du Moderna avec 84,1% et du Pfizer avec 74,3%. AstraZeneca et Sinopharm auraient tous deux une efficacité inférieure à 50% contre l'infection dans cette tranche d'âge.

«La large gamme de vaccins disponibles en Hongrie permet d'évaluer l'efficacité des vaccins dans un contexte réel dans un pays d'Europe centrale, et place la Hongrie dans la position unique de fournir des informations détaillées sur plusieurs types de vaccins du même pays», soulignent encore les auteurs.

Parmi les personnes incluses dans l'étude, 1,5 million avaient été vaccinées au Pfizer, 895 465 au Sinopharm, 820 560 au Spoutnik V, 304 138 à l'AstraZeneca et 222 892 au Moderna. Pfizer et Sinopharm étaient les vaccins les plus administrés aux personnes âgées de 65 ans et plus, tandis que Spoutnik V était le moins administré à cette catégorie de population. 

  • 27 novembre 2021 à 13:46

Les étudiants qui avaient accusé des enseignants d'islamophobie à Grenoble mis hors de cause

L'Institut d'études politiques de Grenoble a annoncé dans un communiqué que les étudiants qui avaient accusé d'islamophobie deux de leurs professeurs ont été relaxés par une instance disciplinaire, qui est ainsi allée à l'encontre des préconisations de la ministre de l'Enseignement supérieur.

La section disciplinaire de l'Université de Clermont-Auvergne, où avait été dépaysé le dossier, a relaxé le 26 novembre 16 des 17 étudiants, un seul faisant l'objet d'une «sanction d'exclusion temporaire prononcée avec sursis», selon le communiqué de la direction de l'Institut d'études politiques (IEP). Celle-ci dit «prendre acte» de cette décision, révélée par Le Monde le 26 novembre. Publié la veille, le communiqué ne précise pas les motivations de cette commission de discipline.

Celle-ci va en tout cas à l'encontre de la position de la ministre Frédérique Vidal, qui avait appelé dans Le Figaro début mai l'IEP à sanctionner rapidement les étudiants qui avaient publiquement diffamé des professeurs, à l'appui des conclusions d'un rapport commandé sur l'affaire.

Dans son communiqué du 25 novembre, la direction de l'IEP dit espérer que ces décisions «consolideront le dialogue constructif entamé avec l’ensemble des communautés de l’établissement depuis la rentrée». Elle y affirme défendre fermement «la liberté d’expression et la liberté académique, la liberté d’association et le droit syndical». «Ces libertés sont également accompagnées de responsabilités individuelles que l’ensemble des membres de la communauté universitaire s’engage à respecter», tempère néanmoins le communiqué.

Des rumeurs d'islamophobie qu'«aucun témoignage» ne permet «d'accréditer», selon une enquête 

Le 4 mars, des étudiants avaient placardé à l'entrée de l'institut des affichettes accusant nommément deux professeurs d'«islamophobie». Des accusations ensuite relayées sur les réseaux sociaux par des syndicats étudiants, dont l'Unef (classé à gauche).

L'affaire avait déclenché l'ouverture par le parquet d'une enquête pour «injure publique». Le gouvernement avait dénoncé la mise en danger des enseignants par ces étudiants, ciblant notamment l'Unef, qui avait reconnu une initiative «maladroite et dangereuse».

«Tous les acteurs de cette affaire ont commis des erreurs d'appréciation, des maladresses, des manquements et fautes plus ou moins graves», soulignait un rapport de l'inspection de l’Education nationale. Cependant, pour l'inspection, les principaux coupables restaient les étudiants ayant taxé les deux professeurs d'«islamophobie» ou relayé ces accusations sur les réseaux sociaux – d'autant qu'elle indiquait n'avoir trouvé, au fil de son enquête, «aucun témoignage permettant d'accréditer les rumeurs d'islamophobie» des deux professeurs.

Le 10 mars, la directrice de l'IEP Sabine Saurugger avait «condamné très clairement» les affiches. Elle avait en revanche estimé que l'un des professeurs visés avait tenu des propos «extrêmement problématiques» sur l'islam. A l'origine des accusations, se trouve notamment un échange de mails véhéments datant de novembre et décembre 2020 à propos d'un cours sur l'islam entre un professeur d'allemand – dont le nom a été mentionné sur les affiches – et une historienne.

  • 27 novembre 2021 à 12:22

Covid-19 : le nouveau variant Omicron est «selon toute vraisemblance» déjà présent en Allemagne

«Le variant Omicron est, selon toute vraisemblance, déjà présent en Allemagne», a annoncé sur Twitter le ministre des Affaires sociales de l'Etat de Hesse (ouest du pays) Kai Klose, ce 27 novembre. Ce nouveau variant du coronavirus, détecté le 25 novembre en Afrique du Sud, est jugé «préoccupant» par l'OMS. Des tests réalisés le soir du 26 novembre sur un passager arrivé à l'aéroport de Francfort en provenance d'Afrique du Sud ont révélé «plusieurs mutations typiques d'Omicron», a-t-il ajouté.

«En raison de cette forte suspicion, cette personne est en isolement à son domicile. L'analyse complète des résultats est encore en cours», a souligné le ministre régional allemand.

Un nouveau variant «préoccupant», selon l'OMS

Le 26 novembre, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) avait déclaré qu'il existait «une incertitude considérable» concernant la «contagiosité», «l'efficacité des vaccins» ou encore «le risque de réinfection» de ce nouveau variant du coronavirus.

De son côté, l'OMS, qui a baptisé ce variant «Omicron», le juge «préoccupant».

Omicron a déjà été détecté en Europe, en Belgique, et a également été identifié au Malawi, en Israël sur une personne venue du Malawi, au Botswana et à Hong Kong.

  • 27 novembre 2021 à 11:51
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