FreshRSS

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Aujourd’hui — 12 août 2020RT French

Sergueï Lavrov : face au Covid-19, faire primer la coopération internationale sur la confrontation

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, appelle la communauté internationale à profiter de la pandémie de Covid-19 pour lancer une vaste coopération mondiale, dans un entretien exclusif publié le 12 août dans l'hebdomadaire de langue russe Argoumenty i Fakty.

«Nous appelons une fois de plus à des actions communes contre un mal commun, à utiliser la crise du coronavirus en tant que possibilité pour établir une large coopération internationale dans la lutte contre les risques et défis communs de l'humanité», a-t-il souligné.

Sergueï Lavrov s'inquiète d'une méfiance grandissante dans les relations internationales

Et le ministre de poursuivre : «Elle [la pandémie] a touché toutes les sphères de la vie politique, sociale et économique dans le monde. Les contacts politiques ont été gelés, les chaînes traditionnelles de production et de vente perturbées. Le Covid-19 a déclenché une crise profonde dans l'économie mondiale, qui fait maintenant face à une longue période de rétablissement. Dans le même temps, le monde connaît non seulement une grave récession économique, mais pourrait être sur le seuil d’un processus de restructuration des liens économiques habituels.»

Le chef de la diplomatie a jugé l’attitude de nombreux pays peu productive, voire stérile, ceux-ci cherchant dans la pandémie une nouvelle source de tensions et de divisions.

«Des confrontations s'accumulent dans les affaires mondiales. La méfiance grandit entre les participants à la communication internationale. Au lieu de voir se rassembler les potentiels dans la lutte contre le coronavirus, nous observons des tentatives de trouver des responsables pour la propagation de l'infection», a-t-il noté.

Pour Sergueï Lavrov, l’interdépendance à l'échelle planétaire qu’a révélée le coronavirus a placé l’ensemble des pays du monde face à un même niveau de risque. Selon lui, la communauté internationale aurait dû apporter des réponses en bonne intelligence, en mettant de côté les différends conjoncturels pour relever ce défi.

«La pandémie a mis tout le monde sur un pied d'égalité du jour au lendemain, montrant à nouveau que la plupart des menaces dans le monde moderne, étroitement interconnecté, ont une projection transfrontalière et qu'il ne sera pas possible de "rester à l’écart"», a-t-il conclu.

  • 12 août 2020 à 14:03

La guerre des vaccins ? A peine arrivé, Spoutnik V déjà face à l'hostilité

«Pour la première fois au monde, un vaccin contre le nouveau coronavirus a été enregistré» : l'annonce faite ce 11 août par Vladimir Poutine lors d'une visioconférence, n'est pas passée inaperçue. Particulièrement fier de cette prouesse, la Russie a mis en place un site internet en sept langues visant à présenter à la face du monde Spoutnik V (V pour vaccin), nommé en référence au satellite soviétique pionnier de la recherche spatiale. 

Vladimir Poutine a expliqué espérer que le pays initierait rapidement une «production de masse» de doses, prévue pour septembre, pour que «tous ceux qui le souhaitent» puissent se faire vacciner. «Je le répète, il a passé tous les tests nécessaires», a-t-il souligné.

La guerre des vaccins ? A peine arrivé, Spoutnik V déjà face à l'hostilité
Capture d'écran du site https://sputnikvaccine.com/

Si la vaccination sera particulièrement réservée au marché domestique russe, sur une base de volontariat, comme l'a annoncé ce 12 août en conférence de presse le ministre de la Santé Mikhaïl Mourachko, 20 pays étrangers ont d'ores et déjà précommandé plus d'un milliard de doses, d'après TASS.

Pourtant, à l'international, l'annonce a reçu un accueil parfois mitigé... voire hostile. A commencer par la France.

La France dans l'attente «de grands laboratoires pour disposer d’un vaccin»

«Je n’ai pas à donner ma confiance à ce vaccin russe», a ainsi lancé le ministre français de la Santé Olivier Véran, en déplacement à la Grande-Motte, près de Montpellier, le 11 août, estimant que la France et les Européens étaient «dans l'attente de grands laboratoires pour disposer d'un vaccin».

«Nous ne sommes pas dans la démarche d’un médecin français, nous sommes dans une démarche européenne [...] qui travaille avec tous les grands laboratoires pour faire en sorte que nous ayons accès à un vaccin», a par ailleurs déclaré le ministre. «Pour l’instant, de ce que j’ai à connaître des études scientifiques qui sont parues, nous sommes dans l’attente de grands laboratoires pour disposer d’un vaccin», a-t-il insisté.

De son côté, le journal Libération a choisi de représenter le président russe, seringue à la main, en une de son édition du 12 août. «Vladimir Poutine a cherché à prendre de court le monde entier mardi, en annonçant la mise au point de Spoutnik V, vaccin contre le coronavirus qui n'a pas encore passé la phase finale de tests», peut-on lire en légende.

A la une de Libé demainhttps://t.co/5vW6fexZc8pic.twitter.com/8zRP8omj5E

— Libération (@libe) August 11, 2020

Le ministère allemand de la Santé a lui aussi émis des doutes le jour même sur «la qualité, l'efficacité et la sécurité» du vaccin russe. «Il n'y a pas de données connues concernant la qualité, l'efficacité et la sécurité du vaccin russe», a déclaré une porte-parole du ministère, rappelant qu'au sein de l'Union européenne, «la sécurité des patients [était] la première des priorités».

Moscou déplore la «concurrence» internationale

Des critiques balayées par le ministre russe de la Santé. «Les collègues étrangers, qui semblent percevoir une certaine concurrence [...] expriment certaines opinions qui, selon nous, sont absolument sans fondement», a ainsi déclaré Mikhaïl Mourachenko ce 12 août en conférence de presse. «En effet, de nombreux pays ont recouru à une forme de régime de recherche à marche forcée. Mais le vaccin russe est le résultat de certaines connaissances et données cliniques dont on disposait déjà», a-t-il en outre souligné.

Auteur: RT France

Et pour cause, alors que les commandes de traitements expérimentaux se multiplient aux quatre coins du monde, des tests d'autres vaccins sont en cours dans d'autres pays. 

A Washington, Donald Trump a ainsi annoncé le soir du 11 août un contrat de 1,5 milliard de dollars pour la livraison de 100 millions de doses du vaccin expérimental de la biotech américaine Moderna, le sixième contrat de ce genre depuis mai.

En Chine, c'est le vaccin mis au point par le laboratoire Sinovac Biotech, appelé Coronavac, qui est entré dans la dernière étape des essais cliniques avant l'homologation. Ce vaccin est déjà actuellement testé sur 9 000 volontaires au Brésil, le deuxième pays le plus touché au monde par la pandémie de coronavirus après les Etats-Unis.

L'Indonésie a pour sa part commencé le 11 août à tester sur 1 600 volontaires un autre vaccin, également en phase III.

Prudence à l'OMS

Pour sa part, l'OMS, qui avait précédemment émis des doutes sur la rapidité de développement du vaccin russe, s'est montrée prudente quant à l'annonce russe. Son porte-parole Tarik Jasarevic a ainsi déclaré le 11 août : «Nous sommes en étroit contact avec les Russes et les discussions se poursuivent. La préqualification de tout vaccin passe par des procédés rigoureux.»

Spoutnik V est un vaccin «à vecteur viral», c'est-à-dire qu'il utilise comme support un autre virus, qui a été transformé artificiellement afin de combattre le Covid-19. Cette technique n'est pas employée uniquement par les Russes, mais également par d'autres équipes de recherche, comme par exemple celle de l'université d'Oxford. 

Le vaccin sera mis en circulation le 1er janvier 2021, d’après le registre national des médicaments du ministère de la Santé, cité par plusieurs agences de presse russes. L'autorisation du ministère de la Santé ouvre la voie à de vastes essais, couvrant des milliers de participants, et que l'on surnomme communément «phase III», qui doit commencer le 12 août, après lesquels le vaccin reçoit, ou non, une autorisation définitive.

A l'échelle du monde, le coronavirus a infecté plus de 20 millions de personnes. 742 035 ont perdu la vie.

  • 12 août 2020 à 13:45

Menaces de sanctions, accusations d'ingérence et heurts : que se passe-t-il en Biélorussie ?

Pour la troisième nuit consécutive après la réélection, contestée par l'opposition, du président Alexandre Loukachenko avec 80% des suffrages, la Biélorussie a fait face ce 11 août à de nouvelles manifestations. Comme lors des jours précédents, des scènes de violence ont été observées de part et d'autre lors de ce rassemblement, qui a à nouveau viré à l'affrontement.

Auteur: RT France

Déployées en nombre, les forces de l'ordre ont procédé à plusieurs interpellations, alors que les manifestants, de leur côté, ont tenté de bloquer les rues en installant des barricades de fortune dans la capitale, Minsk.

Серебрянка. Люди противостоят ОМОНу. pic.twitter.com/cWbWjqoi4R

— Ilya Pahomov (@ilyapahomov) August 11, 2020

Aux abords de la ville, des affrontements ont également éclaté entre forces de l'ordre et manifestants.

⚫По всей Беларуси сейчас идут столкновения протестующих с милицией. На видео Каменная горка, Минск. Мобильная связь с мест столкновений почти недоступна, поэтому большая часть видео с балконов домов. Протесты не видно, но если включить звук, хорошо слышно.
Видео: NEXTA pic.twitter.com/CTfJQdXpuf

— moloko plus (@moloko_official) August 11, 2020

D'autres villes du pays sont également le théâtre de manifestations, comme Brest, à quelques kilomètres de la frontière polonaise, où des opposants au chef de l'Etat se sont livrés à des affrontements avec les forces de l'ordre.

Fights continue today in Brest, western Belarus, where the 38 paratrooper brigade has been deployed. pic.twitter.com/DuAQp6q5xU

— Tadeusz Giczan (@TadeuszGiczan) August 11, 2020

Le 12 août, la police biélorusse a même annoncé, dans un communiqué cité par l'AFP avoir tiré à l'arme à feu sur «un groupe de personnes agressives» armées de barres de métal, dans cette même ville. «Un assaillant a été blessé», précise le texte.

Affrontements et journalistes pris pour cible

Depuis le début du mouvement de contestation le soir du 9 août, de nombreux blessés sont à déplorer, parmi les manifestants mais aussi dans les rangs des forces de l'ordre.

Le ministère biélorusse de l'Intérieur, qui n'était pas en mesure de fournir un bilan précis pour le soir du 11 août, avait fait état de 200 personnes hospitalisées et 5 000 arrestations à l'issue des deux premières nuits de manifestations, lors desquelles la police a fait usage de grenades sonores et de balles en caoutchouc pour disperser les protestataires. Un manifestant a par ailleurs perdu la vie. Selon un communiqué de la police, il a tenté de lancer un engin explosif sur les forces de l'ordre, «mais cet engin a explosé dans ses mains».

Minsk a toutefois souligné que l'affluence avait été moins importante que les soirs précédents lors de cette dernière nuit de protestation.

Par ailleurs, de nombreux journalistes, locaux ou étrangers, ont fait les frais du climat de violence ambiant. Plusieurs d'entre eux ont notamment été blessés, alors que d'autres ont été arrêtés en couvrant les rassemblements ou le scrutin. C'est notamment le cas de plusieurs journalistes russes comme Anton Starkov et Dmitri Lassenko (du média russe Daily Storm), Maxime Solopov (Meduza), des collaborateurs de l'agence vidéo Ruptly, du photographe de l'agence Sputnik Ilia Pitalev, des correspondants de la chaîne russe Dojd, ou encore du journaliste Semion Pegov, entre autres. 

Des problèmes de connexion à internet ont en outre été enregistrés dans le pays depuis plusieurs jours. Alors que l'opposition y voyait une volonté de censure de la part du pouvoir biélorusse, l'entreprise publique Beltelecom a pour sa part attribué ces coupures à de «nombreuses cyberattaques» menées depuis l'étranger.

Loukachenko dénonce des «tireurs de ficelle»

La principale rivale du président biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa, qui a récolté environ 10% des voix lors de l'élection présidentielle, dont elle conteste les résultats, a annoncé dans une vidéo diffusée sur Youtube avoir choisi de quitter le pays. Elle est désormais réfugiée en Lituanie, par ailleurs membre de l'Union européenne et de l'OTAN. 

«Je me considère vainqueur de ces élections», avait-elle par ailleurs déclaré dans la même prise de parole. Pourtant, dans une autre vidéo diffusée par l'agence biélorusse Belta, la candidate malheureuse appelle ses partisans au «respect de la loi» et à ne pas «descendre dans la rue». Selon les partisans de l'opposante, cette vidéo aurait été réalisée sous la pression des autorités, le 10 août au soir, lorsque l'opposante a été retenue plusieurs heures au siège de la Commission électorale.

De son côté, Alexandre Loukachenko accuse des «tireurs de ficelles» basés à l'étranger de vouloir déstabiliser son pays. «Nous avons enregistré des appels depuis l'étranger. Depuis la Pologne, la Grande-Bretagne, et la République tchèque, il y avait des appels pour téléguider, excusez l'expression, nos moutons», déclarait-il, cité par l'agence Belta. «Nous ne leur permettrons pas de mettre le pays en pièces», ajoutait celui qui est au pouvoir depuis juillet 1994. 

Auteur: RT France

Au cours de la campagne présidentielle, le contexte était déjà particulièrement tendu, puisque les autorités biélorusses avaient annoncé l'arrestation de citoyens russes accusés par Minsk d'appartenir à «l'organisation paramilitaire Wagner» et de préparer des actes terroristes, ce que dément Moscou. Alexandre Loukachenko accusait en outre la Russie de soutenir l'opposition.

Cela n'a pas empêché le président russe Vladimir Poutine de féliciter son homologue pour sa réélection, dans un télégramme mis en ligne par le Kremlin : «J'espère que vos activités étatiques contribueront au développement de relations russo-biélorusses mutuellement profitables dans tous les domaines.» Le dirigeant russe mettait en lumière les «peuples frères de Russie et de Biélorussie».

Bruxelles menace de sanctions

Pour autant, toutes les réactions n'ont pas été aussi cordiales. Un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, repris par l'AFP, a déclaré : «Nous observons avec inquiétude la violence qui a été opposée aux citoyens biélorusses sortis manifester après la clôture des bureaux de vote, et appelons à la plus grande retenue.» Et d'insister : «Il faut que les résultats soient rendus publics de manière complète et transparente.» Par ailleurs, la diplomatie française avait déjà fait part le 7 août de sa «préoccupation sur les conditions du déroulement du scrutin» en l'absence d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l'Europe.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, avait de son côté dénoncé sur Twitter un «harcèlement et une répression violente des manifestants pacifiques [qui] n'ont pas leur place en Europe». Enfin, Londres appelait le gouvernement biélorusse à «s'abstenir de nouveaux actes de violence» à la suite d'élections présidentielles dont il dénonce les «graves irrégularités».

L'Union européenne, dans une déclaration approuvée par les 27 Etats membres le 11 août, a fustigé une élection «ni libre, ni équitable». Dénonçant une «violence disproportionnée et inacceptable de la part des autorités de l'Etat» et menaçant Minsk de sanctions, le document poursuivait : «Le peuple de Biélorussie mérite mieux.» Une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'Union doit avoir lieu ce 14 août.

Louis Maréchal

  • 12 août 2020 à 12:40

Joe Biden choisit la sénatrice de Californie Kamala Harris comme colistière

Joe Biden a choisi sa colistière, celle qui sera vice-présidente dans le cas où il est élu : Kamala Harris, sénatrice de Californie. «J'ai le grand honneur d'annoncer que j'ai choisi Kamala Harris, un défenseur courageux des petites gens et l'une des plus grands serviteurs de l'Etat, comme ma colistière», a-t-il fait savoir dans un tweet mis en ligne le 11 août.

I have the great honor to announce that I’ve picked @KamalaHarris — a fearless fighter for the little guy, and one of the country’s finest public servants — as my running mate.

— Joe Biden (@JoeBiden) August 11, 2020

Sur le même réseau social, l’intéressée a répondu à l'ancien vice-président sur un ton non moins élogieux : «Joe Biden peut rassembler les Américains car il a passé sa vie à se battre pour nous. Et quand il sera président, il construira une Amérique à la hauteur de nos idéaux. Je suis honorée de le rejoindre en tant que candidate désignée par notre parti pour être vice-présidente, et faire ce qu'il faudra pour qu'il devienne notre commandant en chef.»

.@JoeBiden can unify the American people because he's spent his life fighting for us. And as president, he'll build an America that lives up to our ideals.

I'm honored to join him as our party's nominee for Vice President, and do what it takes to make him our Commander-in-Chief.

— Kamala Harris (@KamalaHarris) August 11, 2020

Ancienne candidate à l’investiture démocrate, cette Afro-américaine de 55 ans avait abandonné la course avant le premier scrutin, faute de moyens et de résultats, et s’était alliée à Joe Biden au mois de mars. Née à Oakland (Californie), fille d’immigrés jamaïcain et indienne, elle a grimpé les échelons à partir de 2004 en devenant procureure de San Francisco (Californie), puis de Californie de 2011 à 2017. En janvier de la même année, elle prête serment au Sénat, à Washington.

Violences policières, cannabis, peines planchers... et revirements

A son poste de procureure, Kamala Harris a travaillé en étroite collaboration avec le fils de Joe Biden, Beau Biden, décédé en 2015 des suites d’un cancer. «J'ai observé comment ils ont défié les grandes banques, aidé les travailleurs, et protégé les femmes et enfants face aux mauvais traitements. J'étais fier à l'époque, et je suis fier désormais de l'avoir comme partenaire pour cette campagne», s'est ému le candidat démocrate.

Back when Kamala was Attorney General, she worked closely with Beau. I watched as they took on the big banks, lifted up working people, and protected women and kids from abuse. I was proud then, and I'm proud now to have her as my partner in this campaign.

— Joe Biden (@JoeBiden) August 11, 2020

Elle a également reçu le soutien de l'ancien président Barack Obama, qui a mis en ligne un communiqué de presse sur Twitter dans lequel il estime que «c'est un grand jour pour le pays».

I’ve known Senator @KamalaHarris for a long time. She is more than prepared for the job. She’s spent her career defending our Constitution and fighting for folks who need a fair shake. This is a good day for our country. Now let’s go win this thing. pic.twitter.com/duJhFhWp6g

— Barack Obama (@BarackObama) August 11, 2020

Kamala Harris est à l’origine d’un programme permettant aux primo-délinquants de bénéficier d’un abandon des poursuites s’ils suivent une formation professionnelle.

En matière de violences policières, elle a imposé aux forces de l’ordre californiennes de former leurs agents contre les discriminations et arrestations au faciès. Elle a aussi impulsé la création d’un portail Internet donnant un accès public à des données judiciaires, notamment sur les violences commises par la police lors d’arrestations.

Cependant, en 2015, elle s’abstient lors du vote d’une proposition de loi rendant systématiques les enquêtes indépendantes en cas d’usage de la force mortelle par un policier.

Plus tôt, en 2004, elle s’oppose à l’assouplissement des peines planchers. Par la suite, en 2010, elle balaye d’un revers de manche l’idée d’une légalisation du cannabis à titre récréatif. La Californie adoptera finalement cette mesure en 2018.

Ces revirements poussent le quotidien Sacramento Bee a écrire au mois de juin dernier : «En Californie, Kamala Harris avait la réputation d'un procureur qui attendait plutôt qu'il ne montrait le chemin, qui ne bougeait sur des sujets polémiques que lorsqu'il considérait qu'ils étaient politiquement viable.»

«Joe le mou et Kamala l'imposture», selon Donald Trump

La réaction de Donald Trump n’a pas tardé, celui-ci fustigeant le choix de son adversaire sur Twitter. «Joe le mou et Kamala l’imposture, faits pour être ensemble, mauvais pour l'Amérique»,  est-il expliqué dans un montage vidéo mis en ligne par le 45e président des Etats-Unis.

pic.twitter.com/jXoffXyZed

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) August 11, 2020

Lors d’une conférence de presse, il s’est dit «surpris» par cette décision, au vu des performances «médiocres» de Kamala Harris. «Elle a eu de très mauvais résultats aux primaires. Et ça, c'est comme un sondage.» Dans une allocution propre au style de Donald Trump, celui-ci affirme qu’elle fut «la plus méchante, la plus horrible, la plus méprisante de tout le Sénat américain».

Après l'annonce de Joe Biden, le président américain a mis en ligne une vidéo rappelant les nombreuses polémiques provoquées par son adversaire autour de propos sur la ségrégation raciale aux Etats-Unis. «Joe Biden a un problème de racisme», y est-il clamé.

pic.twitter.com/IlYgFXtpPq

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) August 12, 2020

Rappelons que lors du deuxième débat des candidats démocrates à l'investiture, le 27 juin 2019, Kamala Harris avait elle même mis en difficulté son futur colistier, l'accusant d'avoir soutenu et travaillé avec des sénateurs ouvertement ségrégationnistes.

L'ancien sénateur du Delaware est également critiqué pour son âge – 77 ans – mais aussi pour des accusations d’agression sexuelle formulées par son ex-collaboratrice Tara Reade, accusations qu'il nie fermement.

La présidentielle américaine se tiendra le 3 novembre prochain.

  • 12 août 2020 à 12:30

Bernard Hinault demande à une élue écologiste de Rennes «de réfléchir avant d’ouvrir sa g*****»

Pressentie pour accueillir le départ du Tour de France 2021 en lieu et place de Copenhague (Danemark), Rennes (Ille-et-Vilaine) ne verra finalement pas passer le peloton dans ses rues. C'est Brest (Finistère) qui a reçu le plébiscite du comité d'organisation du Tour de France comme l'a annoncé le 11 août Christian Prudhomme, le directeur de l'événement, lors d'une conférence de presse rapportée par Ouest-France. Un choix influencé par la levée de bouclier des élus écologistes, dont Valérie Faucheux, coprésidente du groupe écologiste de Rennes participant à la nouvelle majorité municipales.

A cette conférence de presse était invité le quintuple vainqueur du Tour de France. «Le Blaireau», comme on le surnomme, en a profité pour s'en prendre à l'élue écologiste. «Elle parle d’événement du passé. C’est peut-être elle qui est du passé. Elle est écologiste, non ? Il faudrait qu’elle regarde ce qu’elle met à ses pieds. Elle pollue peut-être plus la terre, plus que n’importe quelle personne à vélo. Ça me met un peu en colère parce qu’on ne peut pas dire que le cyclisme est quelque chose d’arriérée. Elle ferait mieux de réfléchir avant d’ouvrir sa gueule», a déclaré celui qui compte plus de 200 victoires (dont 28 sur le Tour).

🚴 La Bretagne accueillera le Grand départ du Tour de France en 2021 !

💬 Loïg Chesnais-Girard et Christian Prudhomme viennent de l'annoncer.

📍 La Grande Boucle s'élancera de Brest le 26 juin 2021 et traversera tout le territoire breton.#TDF2021pic.twitter.com/GbeOqOooew

— Région Bretagne (@regionbretagne) August 10, 2020

Natif d'Yffiniac (Côtes d'Armor), le dernier vainqueur français du Tour – en 1985 – n'a néanmoins pas manqué de se réjouir du nouveau parcours de la Grande Boucle. «Il fallait des gens réactifs, qui soient capables de débloquer des budgets au dernier moment, donc chapeau ! En Bretagne, on a tout. On peut faire du sprint, on peut faire des bosses. Avec Mûr-de-Bretagne, il y a encore plein d’endroits on peut mettre de belles petites bosses. Avec des coureurs qui font vraiment la course, on peut faire des choses fantastiques», a-t-il ajouté.

Au micro de France Bleu Armorique, l'adjointe aux mobilités avait fustigé début août «un format sportif daté», avant de pointer «la gestion catastrophique des déchets par le Tour de France». «C’est une course qui a eu son temps, mais qui peine à se renouveler», avait-elle conclu.

  • 12 août 2020 à 09:08

Attaque au Niger : Emmanuel Macron et Jean Castex dénoncent un «crime odieux»

Un «crime odieux» qui ne restera pas «impuni» : l'exécutif français a réagi le 11 août, à la mort de six jeunes humanitaires français le 9 août dans une attaque au Niger, Emmanuel Macron annonçant que les mesures de sécurité seraient renforcées.

«J’ai décidé de renforcer les mesures de sécurité pour nos ressortissants dans la région», a ainsi déclaré le 11 août sur Twitter le chef de l'Etat à la fin d'un conseil de défense qu'il a présidé en visioconférence depuis le fort de Brégançon, à Borme-les-Mimosas (Var).

Il n'a pas donné de détails sur les mesures qui devraient être mises en place, notamment par le ministère des Affaires étrangères. L'attaque a eu lieu dans la seule zone classée «jaune» – où les déplacements touristiques sont possibles – de ce pays en proie à des violences de groupes djihadistes sahéliens croissantes. Selon le chef de l'Etat, l'attaque était «manifestement terroriste». 

J’ai décidé de renforcer les mesures de sécurité pour nos ressortissants dans la région. Nous poursuivons l'action pour éradiquer les groupes terroristes avec l'appui renforcé de nos partenaires.

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 11, 2020

«Nous mettons tout en œuvre pour soutenir les familles des victimes et répondre à l’attaque qui a coûté la vie à six de nos compatriotes et à deux Nigériens», a également assuré Emmanuel Macron. «Membres de l’ONG Acted, ces six jeunes témoignaient d'un engagement remarquable pour les populations», a-t-il enfin ajouté. 

Au Niger, sept personnes – dont six Français – travaillant pour l'ONG Acted (Agence d'aide à la coopération technique et au développement) ont été tuées le 9 août avec leur guide nigérien par des hommes armés à Kouré, à 60 kilomètres au sud-est de Niamey, lors d'une excursion touristique.

Quelque 5 100 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de l'opération Barkhane pour lutter contre les groupes djihadiste armés, en soutien aux armées des cinq pays de la région, dont le Niger.

Le conseil de défense a examiné «les conséquences militaires» et «l'ensemble des dispositifs [français] dans la région», a fait savoir Emmanuel Macron. «Nous poursuivons l'action pour éradiquer les groupes terroristes avec l'appui renforcé de nos partenaires», a affirmé le chef de l'Etat.

Acted suspend ses activités

Le Premier ministre Jean Castex a également prévenu, lors d'un déplacement à Montpellier le même jour, que «la France veillerait à ne pas laisser impuni ce crime odieux contre nos compatriotes». Il a dénoncé une «attaque d'une extrême violence et d'une lâcheté difficilement descriptible». L'attaque a, selon le chef du gouvernement français, «marqué d'autant plus fortement nos consciences que les victimes sont des personnes civiles, des personnes jeunes, engagées dans l'humanitaire, qui travaillent au service des autres dans un esprit de coopération et de proximité avec les habitants de ce pays».

J’adresse aux familles de nos compatriotes mes pensées fraternelles et mon soutien.
Cette attaque lâche et abjecte endeuille notre pays et tous ceux qui se battent, partout, pour le droit de vivre dignement.
Ils ont mon infini respect. https://t.co/XMwxo8HLJo

— Jean Castex (@JeanCASTEX) August 10, 2020

Une équipe de onze enquêteurs français spécialisés s'est envolée le 11 août pour le Niger dans le cadre d'une demande d'entraide internationale acceptée par les autorités nigériennes, selon l'AFP qui cite des sources policières et judiciaires. Elle est composée de six enquêteurs de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) et de deux autres de la Sous-direction antiterroriste, accompagnés par trois membres de la police technique scientifique. Le parquet national antiterroriste français avait annoncé le 10 août avoir ouvert une enquête notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste».

Acted a quant à elle annoncé suspendre temporairement ses activités au Niger. «Nous avons besoin d'entendre nos humanitaires au Niger et dans les pays du Sahel, on a besoin qu'ils se parlent et qu'ils nous parlent et nous allons envoyer une délégation du siège», a déclaré son président, Frédéric de Saint-Sernin, sur RFI. «Mais il n'est pas question de quitter le pays, il n'est pas question de quitter la région, nous sommes là pour aider les bénéficiaires», a-t-il ajouté.

  • 12 août 2020 à 08:26
Hier — 11 août 2020RT French

Méditerranée : la Grèce monte au créneau contre les projets gaziers de la Turquie

La Grèce a appelé le 11 août l'Union européenne à organiser une réunion d'urgence sur la Turquie, au moment où les tensions entre ces deux pays voisins connaissent une escalade en Méditerranée orientale.

La situation, tendue depuis plusieurs semaines, s'est détériorée le 11 août après l'envoi par Ankara d'un navire de recherche sismique, escorté par des bâtiments militaires, dans une zone de la Méditerranée disputée et riche en gisements gaziers.

Athènes, qui dénonce une violation de ses frontières maritimes, va «déposer une demande pour un sommet d'urgence du Conseil des Affaires étrangères de l'Union européenne», a déclaré le 11 août le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis.

«Nous appelons la Turquie à quitter sans délai le plateau continental grec [...] nous n'allons pas accepter le fait accompli», a prévenu pendant l'après-midi Nikos Dendias, ministre grec des Affaires étrangères.

La découverte ces dernières années de vastes gisements gaziers en Méditerranée orientale a aiguisé l'appétit des pays riverains et renforcé les tensions entre la Turquie et la Grèce, deux alliés au sein de l'Otan aux relations régulièrement ponctuées de crises.

La Turquie poursuit ses recherches

Signe que les tensions actuelles pourraient encore s'aggraver, le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a indiqué le 11 août qu'Ankara allait étendre ses recherches gazières en Méditerranée orientale.

«A partir de fin août, nous allons délivrer des permis pour mener de nouvelles recherches et des forages dans de nouvelles zones [...] dans la partie occidentale de notre plateau continental», a déclaré Mevlüt Cavusoglu, lors d'une conférence de presse à Ankara.

La Grèce va défendre ses droits souverains [...] il n'y aura aucune tolérance à l'égard des tentatives turques

«La Grèce va défendre ses droits souverains [...] il n'y aura aucune tolérance à l'égard des tentatives turques», a déclaré de son côté le chef de la diplomatie grecque aux médias.

Il a par ailleurs déclaré sur Twitter avoir évoqué la question des «actions illégales» de la Turquie avec l'ambassadeur des Etats-Unis, Jeyffrey Pyatt.

Jugeant la situation «extrêmement préoccupante», la diplomatie européenne a appelé le 11 août au «dialogue».

«Les événements sur le terrain montrent malheureusement que [...] davantage doit être fait pour désamorcer les tensions», a déclaré Peter Stano, un porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. 

Tensions sur le pourtour de la Méditerranée 

Les recherches turques d'hydrocarbures en Méditerranée orientale, notamment au large de Chypre, ont suscité la colère de la plupart des pays de la région, comme la Grèce, Israël et l'Egypte.

Après quelques jours de suspension en signe d'apaisement, le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé le 7 août la reprise des prospections turques, en réponse à la signature d'un accord maritime entre Athènes et Le Caire qui a suscité la colère d'Ankara.

Cet accord vise à délimiter les frontières maritimes entre la Grèce et l'Egypte et semble être une réponse directe à un accord similaire conclu en novembre entre la Turquie et le gouvernement officiel libyen, qui a son siège à Tripoli.

Ankara s'appuie en effet sur son accord avec Tripoli pour justifier son droit d'effectuer des recherches en Méditerranée orientale.

Le 10 août, Athènes a estimé que la présence du navire de recherche sismique turc Oruç Reis en Méditerranée orientale constituait «une nouvelle escalade grave», accusant Ankara de «menacer la paix».

La marine grecque a localisé le 11 août l'Oruç Reis au sud-est de l'île de Crète : il est escorté par cinq navires militaires turcs, le tout sous la surveillance de bâtiments de guerre grecs. La Turquie a précisé que ce bateau procéderait à des recherches du 10 au 23 août dans une zone située au large de la province turque d'Antalya, entre les îles de Crète, dans le sud de la Grèce, et de Chypre.

Pour Athènes, cette zone fait partie de son territoire maritime en raison de la présence de la petite île de Kastellorizo au large d'Antalya.

Le 10 août, Kyriakos Mitsotakis a parlé des tensions entre son pays et son voisin turc avec le président du Conseil européen Charles Michel et avec le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg.

«Cette situation doit être réglée dans un esprit de solidarité entre alliés et en accord avec les lois internationales», a ensuite déclaré le secrétaire général de l'Alliance sur Twitter.

Mais côté grec comme turc, l'heure semble pour le moment être aux déclarations de fermeté.

«Aucun projet qui n'implique pas la Turquie [...] en Méditerranée orientale n'a de chance de voir le jour», a ainsi martelé mardi le ministre turc de la Défense, cité par l'agence Anadolu. 

  • 11 août 2020 à 20:59

Nord Stream 2 : à Moscou, Heiko Maas réaffirme la souveraineté énergétique de l’Allemagne

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a déclaré ce 11 août à Moscou que son pays avait le droit souverain de décider de ses sources d'énergie. Quelques jours auparavant, il avait reçu une lettre de trois sénateurs américains menaçant l’Allemagne de sanctions si elle ne renonçait pas à participer au projet de gazoduc sous-marin Nord Stream 2, qui doit l’alimenter en gaz depuis la Russie.

Lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue russe Sergueï Lavrov, Heiko Maas a estimé que les «sanctions entre partenaires [n’étaient] certainement pas la bonne voie». Il a ajouté : «En fin de compte, d'où nous tirons notre énergie reste notre décision souveraine. Aucun pays n'a le droit de dicter la politique énergétique de l'Europe avec des menaces. Cela ne réussira pas.»

Aucun pays n'a le droit de dicter la politique énergétique de l'Europe avec des menaces

Le projet de gazoduc sous-marin Nord Stream 2 doit doubler la capacité actuelle de Nord Stream, premier gazoduc sous-marin entre la Russie et l’Allemagne mis en service en 2012. Plusieurs pays d’Europe orientale, dont la Pologne et les Etats baltes, ainsi que les Etats-Unis luttent depuis plusieurs années pour torpiller le projet. Ils estiment qu’il contribuera à renforcer l’influence économique et politique de la Russie en Europe.  

  • 11 août 2020 à 19:37

163 employés de Derichebourg vont être licenciés pour avoir refusé une baisse de leur salaire

Selon des informations de France Bleu Haute-Garonne, 163 salariés du sous-traitant d’Airbus Derichebourg Aeronautics Services de la région toulousaine qui ont refusé un Accord de performance collective (APC) conclu en juin entre la direction et le syndicat majoritaire Force ouvrière vont être licenciés pour cause «réelle et sérieuse».

Signé à Toulouse le 12 juin, cet APC permet entre autres à la direction de supprimer des indemnités de transport et de repas (remplacés par des titres-restaurants), qui selon le syndicat UNSA, opposé à l’accord, représentent en moyenne 20% des plus bas salaires. Les rémunérations baisseront également sous l’effet de la disparition des horaires de nuit. 

Les salariés touchant 2,5 fois le SMIC ont également vu leur 13e mois supprimé. Les salariés licenciés verront leur compte de formation professionnelle abondé par l’entreprise de 4500 euros, soit 1 500 de plus que ce que prévoit la législation.

Les licenciements pour refus de signer un APC sont prévus par l’ordonnance N° 2017-1385 du 22 septembre 2017 relative au renforcement de la négociation collective qui a institué ce type d’accord. Dans le cas de Derichebourg Aeronautics Services, les syndicats savaient dès la fin juillet que près de 10% des 1583 employés refuseraient l’accord. Cité par France 3-Occitanie Boris Escaich, élu CSE UNSA Aérien déclarait déjà la 30 juillet que «les nouvelles conditions sociales et salariales [étaient] intenables pour de très nombreux travailleurs».

Ça ne doit pas être du chantage, ça doit être du dialogue social […]  je préfère au maximum qu’il y ait des salaires qu’on accepte de baisser momentanément, plutôt que des licenciements

Deux semaines auparavant, le 14 juillet, le président de la République Emmanuel Macron avait été interrogé sur les réductions de salaires prévues par ces APC lors d’une interview à l’Elysée. Il avait entre autres répondu : «Ça ne doit pas être du chantage, ça doit être du dialogue social […] Pour notre pays, je préfère au maximum qu’il y ait des salaires qu’on accepte de baisser momentanément, plutôt que des licenciements.»

Cependant l’accord négocié entre la direction de Derichebourg et Force ouvrière sous la menace de la suppression de 700 emplois a été signé pour une durée indéterminée. En outre, il ne repousse la perspective d’un plan social que jusqu’à juin 2022.

Pour l’UNSA Aérien qui affirme que l’entreprise a réalisé en mai 2020 un chiffre d’affaire de 5,562 millions d'euros, supérieur aux 5,2 millions prévus, l’accord est déjà un «plan social déguisé».

  • 11 août 2020 à 18:12

Une nouvelle vidéo dévoile l'intégralité de l'arrestation ayant entraîné la mort de George Floyd

C'est le juge du comté de Hennepin, Peter Cahill, en charge de l'affaire qui a mis à disposition la vidéo. Rendue publique par la chaîne YouTube PoliceActivity le 10 août, elle montre le déroulement entier de l'interpellation de George Floyd, Afro-Américain décédé le 25 mai à Minneapolis (Minnesota). Si une première vidéo exclusive avait déjà été mise en ligne il y a quelques jours, elle ne montrait pas la scène dans son intégralité, et notamment les longues minutes d'agonie de l'homme de 46 ans.

ATTENTION LES IMAGES SUIVANTES PEUVENT HEURTER LA SENSIBILITÉ :

Dans cette nouvelle vidéo, on voit les policiers intervenir suite à la plainte d'un commerçant portant sur l'utilisation d'un faux billet de 20 dollars. L'équipe se dirige ensuite vers le véhicule dans lequel se trouve George Floyd, assis sur le siège conducteur.

Paniqué et mis en joue, George Floyd implore les policiers, assurant être «désolé», et clamant s'être déjà fait tirer dessus lors d'une intervention similaire.

Il est ensuite extrait de son véhicule et brièvement interrogé sans opposer de résistance particulière. C'est au moment de pénétrer dans le véhicule de police que la situation dégénère. Pris de panique et déclarant être «claustrophobe», George Floyd refuse d'entrer dans la voiture, il se débat. «Je ne peux pas respirer», lance-t-il notamment alors que les forces de l'ordre tentent de le faire pénétrer dans le véhicule.

Les policiers finissent par le plaquer au sol, l'un d'entre eux plaçant son genou sur son cou pendant plus de neuf minutes. Répétant «s'il vous plaît» et implorant les agents des forces de l'ordre d'arrêter, ses derniers mots seront : «Je ne peux pas respirer.» La jambe du policier ne bougera pas jusqu'à l'intervention de l'ambulance.

Le décès de l'homme de 46 ans a marqué le début d'un vaste mouvement de mobilisation contre le racisme aux Etats-Unis, mais aussi d'une vague d'indignation partout dans le monde.

  • 11 août 2020 à 15:41

Donald Trump souhaite la tenue d'un G7 renouvelé après l'élection présidentielle américaine

Le président américain Donald Trump a déclaré le 10 août qu'il souhaitait organiser le sommet du G7 après l'élection présidentielle américaine de novembre et réaffirmé son intention d'y inclure d'autres dirigeants, laissant planer le doute sur un possible retour de la Russie au sein de l'organisation.

«Je n'ai pas le sentiment que le G7 représente correctement ce qui se passe dans le monde. C'est un groupe de pays très dépassé», a-t-il avoué, lors de son point presse quotidien sur la pandémie de coronavirus.

Le locataire de la Maison Blanche s'est dit «plus enclin» à organiser le sommet après l'élection. Les Etats-Unis assurent la présidence tournante du club des sept (Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon et Etats-Unis), et Donald Trump a affirmé souhaiter «un peu plus de temps pour y réfléchir parce que c'est très important».

Vers un retour de la Russie ?

Il prévoyait initialement d'organiser un sommet du G7 en juin à Washington, mais la chancelière allemande Angela Merkel avait décliné en raison de l'épidémie en cours.

Il avait alors reporté le sommet au mois de septembre dans l'espoir d'en faire le symbole d'un retour à la normale avant l'élection présidentielle du 3 novembre.

En juin, Donald Trump avait également exprimé son souhait d'inviter le président russe Vladimir Poutine. La Russie avait été exclue en 2014 de ce qui était alors le G8 après le rattachement de la Crimée suite au référendum de mars 2014.

Le Canada et l’Allemagne, eux, s'opposent à la réintégration de la Russie. Le 27 juillet, le ministre des Affaires étrangères allemand Heiko Maas expliquait au journal Rheinische Post qu’il ne voyait aucune chance pour que la Russie soit réadmise au sein du G7 tant qu’il n’y aurait pas de progrès significatifs dans la résolution du conflit en Ukraine.

  • 11 août 2020 à 13:30

Bolivie : le gouvernement poursuit l'ancien président Evo Morales pour «terrorisme et génocide»

Le gouvernement bolivien a déposé une plainte contre l'ancien chef d'Etat Evo Morales et son candidat à l'élection présidentielle pour délits de «terrorisme et génocide», les accusant d'être responsables de l'installation de barrages routiers depuis une semaine, selon le parquet général. 

La plainte concerne au total 12 personnes, notamment le dirigeant de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), Carlos Huarachi, et les deux candidats à la présidence et à la vice-présidence présentés par le parti d'Evo Morales, le MAS (Movimiento al Socialismo-Instrumento Político por la Soberanía de los Pueblos), à savoir Luis Arce et David Choquehuanca, selon le procureur de La Paz, Marco Antonio Cossio. Ils sont accusés de «terrorisme, génocide, délits contre la santé», selon un autre procureur, Alexis Vilela.

Le gouvernement fait appel à l'armée 

Le gouvernement de l’autoproclamée présidente par intérim Jeanine Anez a accusé Carlos Huarachi d'avoir ordonné le placement de barrages routiers depuis le 3 août. Selon le gouvernement, ces barrages dans tout le pays ont empêché le transfert de vivres et de fournitures médicales, comme de l'oxygène, vers les principales villes. L'exécutif estime que le manque d'oxygène causé par ces blocages a été à l'origine de 31 décès la semaine dernière.

Les accusations portent aussi sur l’organisation de protestations liées à l'ancien président Morales (2006-2019) pour exprimer un désaccord avec le report des élections du 6 septembre au 18 octobre. Elles étaient initialement prévues le 3 mai.

Les protestataires estiment que ce nouveau report du scrutin porte préjudice à Luis Arce, donné en tête des sondages, face à d'autres candidats tels que l'ex-président centriste Carlos Mesa et Jeanine Anez. Les autorités ont décidé, le 10 août, d'envoyer l'armée et la police pour protéger, d'après eux, les services publics, les infrastructures stratégiques et les convois médicaux. 

Le ministre de la Défense, Luis Fernando Peredo, a précisé que l'armée escorterait notamment un convoi de camions contenant plus de 60 tonnes d'oxygène de la ville de Santa Cruz (Est) vers Cochabamba (centre), La Paz et Oruro (Ouest).

«La décision du gouvernement de facto d'emmener un convoi avec de l'oxygène de Santa Cruz à La Paz sur une route où il y a des blocages, lorsque c'est possible par d'autres itinéraires, est une provocation qui recherche la violence», a réagi Evo Morales sur Twitter.

Decisión del gobierno de facto de llevar convoy con oxígeno de Santa Cruz a La Paz por una carretera donde hay bloqueos, cuando se puede por otras vías, es provocación que busca violencia. Recuerda acción de Sánchez de Lozada que derivó en guerra del gas. Diálogo es la solución. pic.twitter.com/yM32eBeIIU

— Evo Morales Ayma (@evoespueblo) August 10, 2020

Evo Morales visé par deux mandats d'arrêt 

Les personnes visées par la plainte vont être convoquées dans les jours qui viennent, a avancé Marco Antonio Cossio. Il n'a pas précisé comment se ferait la déposition d'Evo Morales, réfugié en Argentine depuis décembre après avoir démissionné à la suite de mouvements sociaux liés aux résultats de l'élection présidentielle intervenue peu avant.

L'ancien président est par ailleurs visé par deux mandats d'arrêt du parquet général, l'un émis en décembre 2019 et l'autre début juillet 2020.

La Bolivie prévoit des élections présidentielles et parlementaires le 18 octobre, alors que le pays est frappé par l'épidémie de coronavirus, qui y a provoqué officiellement 3 640 décès et plus de 90 000 contaminations.

  • 11 août 2020 à 12:19

L'opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa a décidé de quitter le pays

Candidate malheureuse à l'élection présidentielle biélorusse, Svetlana Tikhanovskaïa a expliqué dans une vidéo diffusée sur YouTube avoir pris la «décision difficile» de quitter son pays. «J'ai pris cette décision seule [...] et je sais que beaucoup me condamneront, beaucoup me comprendront, beaucoup me haïront», a expliqué l'opposante qui a, selon les chiffres communiqués par la Commission électorale centrale, récolté un peu moins de 10% à l'élection présidentielle, remportée par le président sortant Alexandre Loukachenko avec environ 80% des suffrages.

Dans un contexte de manifestations qui ont viré en affrontements, la femme politique a fait savoir qu'elle contestait les résultats et demandait au chef de l'Etat de céder les commandes du pays. «Je me considère vainqueur de ces élections», a encore affirmé Svetlana Tikhanovskaïa. De son côté, Alexandre Loukachenko avait qualifié cette dernière de «marionnette», ajoutant que des «tireurs de ficelle» basés à l'étranger cherchaient à «téléguider» la population. Il a notamment cité la Pologne, la Grande-Bretagne, et la République tchèque.

Le ministre lituanien des Affaires étrangères, Linas Linkevicius, a pour sa part affirmé que la candidate se trouvait dans son pays, par ailleurs membre de l'Union européenne et de l'OTAN. «Elle est arrivée en Lituanie et est en sécurité», a déclaré Linas Linkevicius.

Un appel au calme controversé

Parallèlement à cette vidéo, une autre diffusée par l'agence biélorusse Belta a montré la candidate malheureuse appeler ses partisans à ne pas manifester. Selon ses soutiens, cette vidéo a été réalisée sous la contrainte. 

Dans la vidéo diffusée sur le compte Telegram de Belta, qui n'est pas datée et semble enregistrée dans un bureau, Svetlana Tikhanovskaïa lit d'une voix monocorde et sans regarder la caméra un texte appelant au «respect de la loi» et à ne pas «descendre dans la rue».

«Nous considérons que cette vidéo a été enregistrée sous la pression des forces de sécurité», a réagi devant la presse une proche alliée de l'opposante, Maria Kolesnikova. 

Trois heures durant, elle était seule avec les représentants des forces de sécurité

Selon son équipe, la vidéo diffusée par Belta a probablement été enregistrée le 10 août au soir, lorsque l'opposante a été retenue plusieurs heures au siège de la Commission électorale.

«Trois heures durant, elle était seule avec les représentants des forces de sécurité [...] dans ces conditions, n'importe quelle personne dont le mari est en prison aurait enregistré une telle vidéo», a dit Maria Kolesnikova.

La vidéo diffusée sur YouTube par Svetlana Tikhanovskaïa ne comporte quoi qu'il en soit aucun appel à ne pas manifester. 

  • 11 août 2020 à 11:58

«Spoutnik V» : le premier vaccin contre le coronavirus approuvé par le ministère russe de la Santé

Voila une nouvelle qui était attendue depuis des mois maintenant. Lors d'une visioconférence avec les membres du gouvernement le 11 août, le président Vladimir Poutine a annoncé que le vaccin russe contre le coronavirus avait reçu l'aval du ministère de la Santé.

«Ce matin, pour la première fois au monde, un vaccin contre le nouveau coronavirus a été enregistré [...] Je sais qu'il est assez efficace, qu'il donne une immunité durable», a déclaré Vladimir Poutine. «Je le répète, il a passé tous les tests nécessaires», a-t-il souligné.

Le président russe a également révélé que l'une de ses filles avait reçu une dose du vaccin.

Le ministère russe de la Santé a lui révélé des clichés du nouveau vaccin. Son nom sera «Spountik V [V pour vaccin]», en référence au célèbre satellite.

Auteur: RT France

Un mise en circulation prévue pour 2021

Le vaccin développé par l'Institut de recherche en microbiologie et épidémiologie Gamaleïa de Moscou, en collaboration avec le ministère de la Défense, a donc reçu le feu vert du régulateur. Prochaine étape : sa mise en production. Sur ce point, Vladimir Poutine a expliqué espérer que le pays initiera rapidement une production de masse visant à fabriquer plusieurs millions de doses de vaccin. «J'espère que nous pourrons commencer dans un proche avenir [...] la production de masse de ce médicament. Pour que tous ceux qui le souhaitent, bien sûr, se fassent volontairement [vacciner]», a-t-il déclaré.

«Dans le même temps [...] des règlements techniques sont en cours d'élaboration pour une production à grande échelle sur les sites d'un certain nombre de représentants nationaux», a de son côté fait savoir le ministre de la Santé, Mikhaïl Murachko, repris par l'agence RIA Novosti.

Toujours d'après le ministre, aucune complication grave n'a été relevée durant les différentes phases de test. Selon lui, une vaccination en deux temps permet une immunité à plus long terme, à savoir d'une durée de deux ans.

Ce vaccin sera mis en circulation le 1er janvier 2021, d’après le registre national des médicaments du ministère de la Santé, cité par plusieurs agences de presse russes.

Cette autorisation du ministère de la Santé ouvre la voie à de vastes essais, couvrant des milliers de participants, et que l'on surnomme communément «phase III», après lesquels le vaccin reçoit, ou non, une autorisation définitive.

Kirill Dmitriev a fait savoir que plus d'un milliard de doses avaient déjà été pré-commandées par 20 pays étrangers. La production industrielle devrait débuter en septembre prochain selon lui, alors que la «phase III» des essais commence le 12 août.

«Spoutnik V» : le premier vaccin contre le coronavirus approuvé par le ministère russe de la Santé© Ministère russe de la Santé
La vaccin russe contre le Covid-19.

Repris par l'agence Reuters, un porte-parole de l'OMS, Tarik Jasarevic, a réagi à cette nouvelle lors d'une conférence de presse depuis Genève (Suisse) : «Nous sommes en contact étroit avec les autorités sanitaires russes et des discussions sont en cours concernant une éventuelle préqualification du vaccin par l'OMS, mais là encore la préqualification de tout vaccin comprend un examen et une évaluation rigoureux de toutes les données de sécurité et d'efficacité requises.»

  • 11 août 2020 à 10:52

Des «cyberattaques» à l'origine des coupures Internet rapportées en Biélorussie, selon Beltelecom

Dans un communiqué mis en ligne le 10 août sur son site, la société nationale de télécommunications biélorusse, Beltelecom, fait état de connexions à l’Internet interrompues dans le pays à la suite de «cyberattaques».

«De nombreuses cyberattaques de divers degrés d'intensité sur les sites gouvernementaux et les ressources de Beltelecom ont été enregistrées par les systèmes de l'entreprise au cours des dernières 24 heures. Cela entraîne une surcharge importante des canaux, des dysfonctionnements et des pannes des équipements de télécommunication et des problèmes d'accès des abonnés à certaines ressources et services Internet», est-il souligné dans le document, repris par l’agence TASS.

Des attaques menées depuis l'extérieur du pays, selon Beltelecom

Par ailleurs, le service de presse de Beltelecom précise avoir noté une «croissance significative du trafic [Internet]» à partir du 8 août, en provenance «des réseaux IP externes situés au-delà des frontières de la République de Biélorussie».

«Beltelecom met tout en œuvre pour redresser la situation d'ici la fin de la journée le 10 août 2020», est-il encore assuré.

Depuis le 9 août, de nombreux sites de médias biélorusses ainsi que d’agences gouvernementales ne fonctionnent que par intermittence. Cette situation restait inchangée le 11 août à 10h00 avec, par exemple, l’impossibilité d’accéder au site de Beltelecom.

Le président sortant, Alexandre Loukachenko, est arrivé largement en tête du scrutin du 9 août avec plus de 80% des suffrages, d'après les résultats préliminaires de la Commission électorale biélorusse. Derrière lui, sa principale rivale, Svetlana Tikhanovskaïa a réuni 9,9% des voix.Celle-ci a immédiatement contesté ces résultats et demandé que le président lui cède le pouvoir. D'après le ministre lituanien des Affaires étrangères, Linas Linkevicius, elle se trouve actuellement en Lituanie, où «elle est en sécurité».

Après l'annonce des premiers sondages de sortie des urnes, le 9 août dans la soirée, des manifestations émaillées de heurts avec les forces de l'ordre se sont tenues dans de nombreuses villes du pays. Plus de 3 000 personnes ont été interpellées selon la police. D'après la même source, un manifestant est mort après qu'un engin explosif qu'il désirait lancer sur les forces de l'ordre lui ait «explosé dans les mains».

Alexandre Loukachenko a dénoncé des manifestations «téléguidées» depuis l'étranger, notamment depuis «la Pologne, la Grande-Bretagne et la République tchèque», selon le président biélorusse.

  • 11 août 2020 à 10:13

Donald Trump évacué d'urgence d’une conférence de presse, un homme neutralisé par le Secret service

Un vent d'inquiétude a brièvement soufflé le 10 août sur la conférence de presse quotidienne de Donald Trump. Le président des Etats-Unis a été prestement escorté loin de son pupitre et mis à l'abri par sa garde rapprochée à la suite d'un incident à l'extérieur de la Maison Blanche. «La police a tiré sur quelqu'un», a expliqué Donald Trump à son retour devant les journalistes, après quelques minutes d'interruption.

«C'était à l'extérieur» de la barrière de la Maison Blanche, a-t-il précisé. A la question de savoir si ce suspect était armé, le président a répondu : «D'après ce que je comprends, oui.»

Le président des Etats-Unis donnait son point presse lorsqu'un agent chargé de sa sécurité s'est approché. «Excusez-moi ?», lui a demandé Donald Trump en s'interrompant, avant de quitter calmement la salle, suivi par son équipe, après que l'agent lui eut glissé des explications à l'oreille.

Auteur: RT France

Le suspect neutralisé

«Le Secret service peut confirmer qu'un agent a fait usage de son arme à l'angle de la 17e rue et de Pennsylvania Avenue», un croisement tout proche de la Maison Blanche, a dans un premier temps tweeté cette police chargée de la protection des hautes personnalités américaines.

The Secret Service can confirm there has been an officer involved shooting at 17th Street and Pennsylvania Ave. Law enforcement officials are on the scene. More information to follow.

— U.S. Secret Service (@SecretService) August 10, 2020

Un «homme» et un «agent du Secret service» ont été transportés vers un hôpital voisin, a ajouté l'agence fédérale, assurant qu'à «aucun moment» le complexe de la Maison Blanche n'avait été outrepassé.

Update: the investigation into a USSS officer involved shooting is ongoing. A male subject and a USSS officer were both transported to a local hospital. At no time during this incident was the White House complex breached or were any protectees in danger.

— U.S. Secret Service (@SecretService) August 10, 2020

Le Secret service a ensuite raconté en détail la scène dans un communiqué diffusé sur Twitter. «Un homme de 51 ans s'est approché d'un officier des services secrets qui se tenait au coin de la 17e rue et de Pennsylvania Avenue, près de la Maison Blanche. Le suspect a dit à l'officier qu'il avait une arme. Il s'est ensuite tourné agressivement vers lui, sortant un objet de ses vêtements. Il a ensuite pris une position de tireur. L'officier des services secrets lui a alors tiré une balle dans le torse.»

Statement from U.S. Secret Service on officer involved shooting: pic.twitter.com/vMP9ypuNh5

— U.S. Secret Service (@SecretService) August 11, 2020

La police a bouclé un vaste périmètre autour de la Maison Blanche. Des voitures de police étaient stationnées vers les lieux et des policiers armés patrouillaient le parc de Lafayette Square, devant la Maison Blanche, selon des journalistes de l'AFP.

Un vélo appartenant à un membre du Secret service se trouvait par ailleurs au sol entouré de cordons de police sur un trottoir de Pennsylvania Avenue, près de la Maison Blanche, a constaté un journaliste de l'AFP.

Donald Trump évacué d'urgence d’une conférence de presse, un homme neutralisé par le Secret service© Eric Baradat Source: AFP
Le vélo d'un membre du Secret Service, le 10 août 2020, à Washington, aux Etats-Unis.

«Je me sens en sécurité avec le Secret service»

«Secoué ? [...] Le monde a toujours été un endroit dangereux. Ce n'est pas quelque chose de spécial», a répondu le républicain à une question après son retour. «Cela n'a peut-être rien à voir avec moi, a-t-il d'autre part avancé. Je me sens en sécurité avec le Secret service. Ce sont des gens fantastiques, les meilleurs des meilleurs», a-t-il dit de cette agence fédérale qui assure la protection rapprochée du président et d'autres personnalités politiques américaines. Donald Trump a ensuite repris sa conférence de presse centrée sur la pandémie et l'économie américaine.

  • 11 août 2020 à 09:03

Xavier Bertrand se «prépare» à l'élection présidentielle de 2022

«Je m’y prépare, oui. Mais pour cela, il faut rassembler les Français». Le président des Haut-de-France, Xavier Bertrand a confié lors d'un entretien accordé à Corse Matin, et publié le 10 août, qu'il se préparait à la présidentielle de 2022. Une annonce qu'il a précisée par la suite, déclarant que sa primaire «sera[it] le scrutin régional des Hauts-de-France».

L'ancien ministre de la Santé a par ailleurs souhaité ne plus se soumettre à «des règles fixées par les partis politiques», préférant une absence de filtre entre lui et le peuple. 

S'il assure que sa maison «est à droite», il souhaite néanmoins écarter le scénario d'une primaire pour 2022, et préfère «rassembler les français autour d’idées». Il a en outre déclaré estimer que les Français souhaitaient «des actes, peu importe de quel bord politique».

Des propos qui font écho à ceux du 19 septembre 2019, où il avait annoncé, sur France 2, sa candidature à sa réélection dans la région des Haut-de-France, ce à quoi il avait ajouté qu'il ne se présenterait à la présidentielle que s'il gagnait les élections régionales. 

Le président de région s'était d'ailleurs montré très critique vis-à-vis d'Emmanuel Macron durant la crise sanitaire du Covid-19, notamment sur la question de la gestion des masques et la tenue du premier tour des élections municipales de mars 2020.

Pour rappel, Xavier Bertrand avait claqué «définitivement» la porte des Républicains après l'élection de Laurent Wauquier en 2017, l'accusant de «courir après le Front national».

  • 11 août 2020 à 07:52

Mouvement de panique à Cannes après une rumeur, «aucun coup de feu» selon la Ville

«D'après les infos récoltées et les forces de l'ordre, il n’y a eu ni coup de feu à Cannes ni forcené retranché, mais un coup de folie collective après qu'un individu a crié "coup de feu" (comme dans le carré d’or il y a deux ans). Nous faisons les ultimes levée de doute», a tweeté le maire de Cannes Davis Lisnard le 11 août, après un mouvement de panique survenu dans la ville qui a fait plusieurs dizaines de blessés légers.

Live depuis la Croisette ou des coups de feux ont été entendus il y a quelques minutes #cannespic.twitter.com/sNhC0q3jPH

— Jérôme-C (@__JeromeC__) August 10, 2020

Le compte Twitter de la ville de Cannes a pour sa part assuré que la situation était «sous contrôle» et qu'aucun coup de feu n'avait été tiré.

Auparavant, de nombreux messages et vidéos publiés sur les réseaux sociaux faisaient état d'une situation confuse de panique dans la ville.

Mouvements de foule sur le vieux port de #cannes. Les terrasses se sont vidées d’un coup suite à des tirs qui auraient été entendus pic.twitter.com/MrpbPV6wAL

— Jérôme-C (@__JeromeC__) August 10, 2020

Mouvement de foules à Cannes, des coups de feux entendus proche du casino pic.twitter.com/aH1B3IUlTu

— unavailable (@Melv_ino) August 10, 2020

D'après l'AFP, plusieurs dizaines de blessés légers ont été transportés à l'hôpital. Les pompiers ont recensé 44 blessés vers 4h du matin. «Une partie a été transportée par les pompiers et une autre s'est rendue d'elle-même à l'hôpital», ont-ils souligné le 11 août dans la matinée, toujours auprès de l'agence de presse.

«Il n'y avait que des blessures légères: des traumatismes des membres inférieurs, des érosions, rien de grave», a ajouté le porte-parole des pompiers.

  • 11 août 2020 à 00:21

Présidentielle en Biélorussie : la police disperse de nouvelles manifestations

La police biélorusse a dispersé ce 10 août, pour la deuxième soirée consécutive, des manifestations contre les résultats de l'élection présidentielle, qui a abouti à un sixième mandat pour le chef de l'Etat sortant, Alexandre Loukanchenko.

Ces résultats, donnant Alexandre Loukachenko vainqueur avec 80,08% des voix, sont contestés par l'opposition, qui estime le scrutin falsifié. Des opposants sont descendus dans la rue en ordre dispersé ce 10 août au soir, à plusieurs endroits de la capitale, Minsk, et dans d'autres villes de cette ancienne république soviétique.

Scandant «Honte !» et «Longue vie à la Biélorussie !», les protestataires ont fait face à un important dispositif policier. Un témoin interrogé par l'AFP et plusieurs médias russes et biélorusses ont fait état de l'utilisation de gaz lacrymogène, de tirs de balles en caoutchouc et de grenades assourdissantes par les forces de l'ordre.

Un manifestant se tue en voulant lancer un «engin explosif»

La police a déclaré dans un communiqué qu'un manifestant était mort après qu'un engin explosif qu'il voulait lancer a «explosé dans ses mains». 

«L'un des protestataires a essayé de lancer un engin explosif sur les forces de l'ordre, mais cet engin a explosé dans ses mains», le tuant, a précisé la police dans un communiqué.

Plusieurs autres personnes ont également été blessées, a déclaré à l'AFP la porte-parole de la police biélorusse Olga Tchemodanova, sans plus de précisions.

Selon le média TUT.by, une journaliste a été touchée par une balle en caoutchouc lors de la dispersion d'un de ces rassemblements.

Момент ранения журналистки «Нашей Нiвы» Натальи Лубневской. Девушку ранили в ногу во время разгона протестов в Минске на улице Кальварийской.

По словам Натальи, в нее попала резиновая пуля. Ее увезли в больницу скорой медицинской помощи. pic.twitter.com/gbrmQS2erF

— TUT.BY (@tutby) August 10, 2020

De son côté, la police a confirmé avoir procédé à des arrestations de manifestants, sans en donner le nombre, et assuré que «la situation [était] sous contrôle».

Plus de 3 000 arrestations lors des manifestations de la veille

Des manifestations émaillées de heurts avec les forces de l'ordre avaient aussi eu lieu le 9 août au soir, peu après l'annonce de premiers sondages officiels donnant le président sortant Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994, largement en tête.

Des milliers de protestataires avaient alors essuyé les tirs de grenades assourdissantes et de balles en caoutchouc de la police à Minsk, qui avaient fait des dizaines de blessés.

Plus de 3 000 personnes ont été arrêtées lors de ces manifestations le 9 août au soir et 21 dossiers criminels pour «troubles de masse» ont été ouverts, selon la police.

Les résultats du vote sont contestés par l'opposition, qui estime que le scrutin est falsifié.

  • 10 août 2020 à 22:54
À partir d’avant-hierRT French

Nord Stream 2 : la diplomatie allemande proteste contre les menaces de sénateurs américains

Lors d'une conférence de presse à Berlin, le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a été interrogé sur une lettre envoyée la semaine précédente par trois sénateurs américains, menaçant de «destruction financière» le port de Sassnitz, sur l'île allemande de Rügen, en mer Baltique, si l'Allemagne ne cessait pas immédiatement de participer au projet de gazoduc Nord Stream 2, qui doit acheminer du gaz russe vers l'Europe.

Le navire russe Akademik Tcherski, qui pose actuellement les derniers tronçons sous-marins du gazoduc, se ravitaille fréquemment dans le port de Sassnitz.

J'en ai parlé hier lors d'une conversation téléphonique avec Mike Pompeo et lui ai fait part de ma stupeur et de mon mécontentement

«J'en ai parlé hier lors d'une conversation téléphonique avec Mike Pompeo et lui ai fait part de ma stupeur et de mon mécontentement», a déclaré Heiko Maas cité par l’AFP. Lors d'une conférence de presse commune avec son homologue sud-coréenne Kang Kyung-wha, le ministre allemand des Affaires étrangères a fait part de son intention d’évoquer ce sujet avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov lors d'un voyage à Moscou prévu pour le 11 août.

L'Allemagne, principale bénéficiaire du projet, voit dans le gazoduc russe une source d'énergie stable. Mais les Etats-Unis et certains pays européens - l'Ukraine, la Pologne et les pays baltes – lui reprochent de permette au gaz russe de contourner l'Ukraine, ce qui priverait ce pays soutenu politiquement et militairement par Washington d’importantes recettes de transit.

Accentuation de la pression américaine

A la mi-juillet, Mike Pompeo avait ouvert la voie à des sanctions plus dures pour empêcher la mise en service de ce projet de gazoduc. Il avait déclaré s'attendre à ce que «ceux qui participe[nt] à ce projet soient soumis à un examen pour d'éventuelles sanctions».

Le président américain Donald Trump a promulgué fin décembre une loi imposant des sanctions contre les entreprises associées à la construction de Nord Stream 2, estimant que cet ouvrage allait accroître la dépendance des Européens envers le gaz russe et ainsi renforcer l'influence de Moscou.

Financé pour moitié par l'entreprise russe Gazprom, et par par cinq compagnies d'énergie européennes dont le français Engie, le projet de gazoduc Nord Stream 2 devrait doubler la capacité actuelle (55 milliards de mètres cubes de gaz/an) du pipeline Nord Stream entré en service en 2011 et qui relie l’Allemagne à la Russie en passant par le fond de la mer Baltique.

  • 10 août 2020 à 22:14

Algérie : le journaliste Khaled Drareni condamné à trois ans de prison ferme

Le journaliste Khaled Drareni a été condamné le 10 août à trois ans de prison ferme ainsi qu'a 50 000 dinars algériens d'amende (environ 300 euros) par le tribunal Sidi M'hamed d'Alger. Il était accusé «d'incitation à attroupement non armé» et «d'atteinte à l'unité nationale».

Retour en images sur l’affaire Khaled Drareni#KhaledDrareni#Hirak#Algérie 🇩🇿 pic.twitter.com/nlNpz8XAZi

— RT France (@RTenfrancais) August 10, 2020

«C'est un verdict très lourd pour Khaled Drareni. Trois ans ferme. On est surpris. Le dossier est vide», a déclaré à l'AFP Nouredine Benissad, un avocat de son collectif de défense qui a l'intention de faire appel.

Le 3 août, le procureur avait requis quatre années de prison ferme contre le directeur du site d'information en ligne Casbah Tribune, qui est aussi correspondant en Algérie pour la chaîne de télévision française TV5 Monde et pour l'ONG Reporters sans frontières (RSF). Selon cette organisation, au cours de l'audience, Khaled Drareni s'est vu reprocher d'avoir critiqué sur Facebook le système politique et d'avoir publié le communiqué d'une coalition de partis politiques en faveur d'une grève générale.

Une sentence contestée

La condamnation a été vivement commentée sur les réseaux sociaux.

«Cette décision soulève le cœur et l'esprit par son caractère arbitraire, absurde et violent. #FreeKhaled #FreeKhaledDrareni», a tweeté le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, fustigeant une «justice aux ordres» et une «persécution judiciaire».

#FreeKhaled
https://t.co/07RMttd8eW

— SNJ - premier syndicat de journalistes (@SNJ_national) August 10, 2020

«Si Khaled Drareni n'est pas libéré et relaxé dans les prochaines semaines, nous nous emploierons à faire savoir à l'opinion publique la réalité de la répression en Algérie et à mobiliser les organisations internationales et les gouvernements», avait promis RSF avant le verdict.

«Les poursuites étaient infondées. Cela relève du travail de journaliste», a estimé Nouredine Benissad, qui est également le président de la Ligue algérienne des droits de l'Homme (LADDH).

Sous le coup des mêmes chefs d'accusation, les deux coaccusés de Khaled Drareni, Samir Benlarbi et Slimane Hamitouche, deux figures du mouvement de contestation du «Hirak», ont quant à eux écopé chacun de deux ans de prison, dont quatre mois fermes. Ayant déjà purgé la durée de leur peine en détention, ils ont été placés en liberté conditionnelle.

Lors de son procès par visioconférence, Khaled Drareni, âgé de 40 ans, a rejeté les accusations portées contre lui. Il a assuré n'avoir fait que son «travail en tant que journaliste indépendant» et avoir exercé «son droit d'informer». 

Plusieurs militants du «Hirak» et journalistes algériens font l'objet de poursuite, le pouvoir les accusant d'être à la solde de «parties étrangères» ou encore de menacer l'intérêt national.

  • 10 août 2020 à 21:00

Liban : le Premier ministre Hassan Diab annonce la démission du gouvernement

Hassan Diab a annoncé la démission de son gouvernement dans un discours diffusé en direct. Ce n'était guère une surprise puisque la nouvelle avait été précédemment annoncée par un ministre à l'AFP sous couvert d'anonymat dans l'après-midi. «Aujourd'hui, j'annonce la démission de ce gouvernement» a-t-il dit.

Le chef du gouvernement, qui se présente comme indépendant, a rendu la classe politique traditionnelle responsable de ses échecs, fustigeant la «corruption» ayant conduit à «ce séisme qui frappé le pays».

«La catastrophe qui a frappé les Libanais au cœur [...] est arrivée à cause de la corruption endémique en politique, dans l'administration et dans l'Etat», a dit le Premier ministre.

«J'ai découvert que la corruption institutionnalisée était plus forte que l'Etat», a ajouté amèrement Hassan Diab, un professeur d'université qui a formé son gouvernement en janvier.

Ce gouvernement qui se présente comme une équipe de technocrates avait vu ses portefeuilles négociés par un seul camp politique, celui du mouvement chiite du Hezbollah et ses alliés, notamment le parti présidentiel, le Courant patriotique libre (CPL).

Le cabinet avait tenu une réunion le 10 août après-midi, au cours de laquelle la plupart de ses membres s'étaient prononcés en faveur d'une démission, avait déclaré à l'AFP Vartiné Ohanian, ministre de la Jeunesse et des Sports.

Quatre membres de son équipe avaient déjà démissionné, à la suite de la terrible explosion du 4 août due à un énorme dépôt de nitrate d'ammonium, qui a fait au moins 160 morts et relancé la contestation populaire.

Face à l'ampleur du drame et la colère de la population, le ministre des Finances Ghazi Wazni a annoncé son départ le 10 août, juste après celle de la ministre de la Justice Marie-Claude Najm. La ministre de l'Information Manal Abdel Samad et le ministre de l'Environnement Damianos Kattar avaient claqué la porte la veille.

  • 10 août 2020 à 18:42

Covid-19 : pourquoi les masques sont-ils encore chers en France ?

Rendu obligatoire dans les lieux publics clos mais également à l'extérieur dans certains cas, le masque de protection n'est pas gratuit pour autant. Selon une enquête du Journal du Dimanche (JDD) publiée le 8 août, le prix du masque jetable est passé d'environ 0,05 euro pièce en pharmacie «pour le grand-public» avant la crise à «au moins dix fois plus» aujourd'hui. Le prix à l'unité du masque est par ailleurs plafonné par décret à un maximum de 0,95 euro TTC. 

Explosion de la demande et raréfaction des matières premières

En Chine en mars-avril, précise le JDD, les masques s'achetaient 0,20 euros pièce à la sortie de l'usine et étaient importés par avion (contrairement aux bateaux habituels, moins chers) ce qui portait avec les taxes à 0,40 euros pièce ces équipements de protection, qui étaient vendus «quasiment à prix coûtant» en France.

Selon un expert gouvernemental interrogé par le JDD, «la principale ­matière première», le meltblown (voile non tissé en polypropylène), est par ailleurs «devenue rare, donc chère». Autre facteur, la concurrence entre les acheteurs qui aurait mené à une «incroyable ­volatilité» des prix au printemps, selon une autre personne interrogée.

D'importantes réserves de masques faites aux prix forts

Désormais, précise le JDD, la situation a changé et ces masques jetables se vendent «0,07 euro en Chine et même à 0,04 euro en Inde» à la sortie des usines, en raison notamment d'une importante concurrence entre les fabricants. Avec une livraison par bateau, le masque jetable pourrait être livré en France pour «0,12 euro maximum».

Le maintien d'un prix élevé du masque à la vente serait dû, selon une personne interrogée dans l'enquête du JDD, aux «réserves pléthoriques» accumulées dans l'Hexagone «au plus fort de la crise», donc au moment où les masques se vendaient le plus cher. Interrogée par le JDD, la ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a par ailleurs rappelé qu'il était interdit de vendre à perte. 

Le prix du masque devrait donc logiquement baisser quand les stocks accumulés précédemment auront été écoulés. 

  • 10 août 2020 à 18:27

Liban : nouveau jour de manifestations à Beyrouth après les explosions du 4 août

Alors que plusieurs ministres ont présenté leur démission après les terribles explosions qui ont ravagé Beyrouth le 4 août, des manifestants se rassemblent à nouveau dans les rues du Liban pour exiger la démission du gouvernement.

  • 10 août 2020 à 17:35

L'Union européenne préoccupée par les tensions entre la Grèce et la Turquie en mer Egée

La Grèce et la Turquie connaissent de nouvelles tensions, dans le contexte de prospection des fonds marins méditerranéens à la recherche d'importants gisements de gaz. Réagissant à l'annonce de la reprise des manœuvres de la marine turque dans les eaux méditerranéennes orientales, le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell a déclaré dans un communiqué, cité par l'AFP le 9 août, que «les dernières mobilisations navales en Méditerranée orientale [étaient] extrêmement préoccupantes» car «elles conduir[aient] à un antagonisme et une méfiance accrus.» «Les frontières maritimes doivent être définies par le dialogue et les négociations, et non par des actions unilatérales et la mobilisation de forces navales», a-t-il ajouté. «La ligne de conduite actuelle ne servira les intérêts ni de l'Union européenne, ni de la Turquie. Nous devons travailler ensemble pour la sécurité en Méditerranée», a conclu Josep Borrell.

Le ministre turc de l'énergie, Fatih Dönmez a déclaré le 10 août via Twitter : «la Turquie va poursuivre sans discontinuer ses activités en Méditerranée et en mer Noire afin d'assurer son indépendance énergétique». Ankara avait déjà annoncé l'envoi d'un navire de prospection, Oruç Reis, dans une zone aux frontières contestées en Méditerranée du 10 au 23 août sur une notice d'information maritime Navtex, le 8 août ce qui avait provoqué une levée de bouclier de la part des autorités grecques. Athènes avait réagi, le même jour, en annonçant un accord avec l'Egypte, délimitant l'espace maritime des deux pays. Ankara a ainsi dénoncé un «soi-disant accord conclu entre la Grèce et l’Egypte pour la délimitation des zones de juridiction maritime [...] nul et non avenu», selon le média turc TRT. La Grèce a néanmoins fait savoir le 6 août qu'elle était prête à engager des pourparlers avec la Turquie sur les zones maritimes.

En cause : la définition des zones économiques exclusives en mer Egée et donc l'exploitation de ces fameux gisements. En novembre dernier, la Turquie avait lancé les hostilités en signant un accord de partage de l'espace maritime avec le gouvernement national d'entente de Libye (GNA), dirigé par Fayez el-Sarraj. Les différentes parties contestent la légalité internationale de leurs différents accords.

De son côté, la Grèce craint que l'accord passé avec le GNA n’accroisse encore un peu plus l'influence turque en Méditerranée.

La zone en alerte

L'incursion de navires turcs sur le plateau continental grec n'est pas un fait nouveau. Des opérations de ce type avaient déjà eu lieu en 2018, ce qui avait entraîné le déploiement de la marine grecque dans le sud et le sud-est de la mer Egée.

Par ailleurs, la zone frontalière entre ces deux membres de l'OTAN est déjà particulièrement sous tension, comme en témoignent par exemple les affrontements entre des migrants et des policiers grecs à la frontière le 4 mars, après qu'Ankara avait annoncé l'ouverture de sa frontière commune avec la Grèce.

  • 10 août 2020 à 16:20

Une dizaine de blessés dans l'explosion d'une station service à Volgograd

D'après les agences de presse russe RIA Novosti et TASS, une explosion est a eu lieu le 10 août à 11h40 heure de Moscou (10h40 à Paris), dans une station service de Volgograd, dans le sud-ouest du pays. L'incident a fait une dizaine de blessés selon ces mêmes sources.

Sur les réseaux sociaux, une vidéo de ce qui semble être l'explosion, mais que RT France n'a pour le moment pas pu authentifier, a été mise en ligne.

Russie : On signale une explosion dans une station service à Volgograd.
Le personnel du ministère des Situations d'urgence se rend sur place. Il n'y a pas encore de données sur les victimes. pic.twitter.com/KVEOGVGFXV

— Rebecca Rambar (@RebeccaRambar) August 10, 2020

RIA Novosti a obtenu une vidéo d'une caméra de surveillance montrant un épais panache de fumée s’élever pendant plusieurs secondes de ce qui est décrit comme la station service. D'un coup une énorme déflagration transperce le ciel.

A 15h30, les deux agences faisaient état d'une douzaine de blessés.

D'après le ministère des Situations d'urgence de la Fédération de Russie, cité par RIA Novosti, la déflagration est due à un réservoir d'essence qui a explosé. Le feu a été circonscrit selon la même source.

Les autorités locales ont annoncé mener des investigations pour déterminer le déroulé exact des événements.

  • 10 août 2020 à 14:56

Biélorussie : Loukachenko dénonce des manifestations «téléguidées» depuis l'étranger

Dans la foulée des résultats rendus publics par la Commission électorale de Biélorussie, le président Alexandre Loukachenko s'est exprimé, le 10 août, sur les manifestations qui ont suivi l'annonce de sa réélection avec plus de 80% des suffrages.

«Nous avons enregistré des appels depuis l'étranger. Depuis la Pologne, la Grande-Bretagne, et la République tchèque, il y avait des appels pour téléguider, excusez l'expression, nos moutons», a-t-il déclaré, cité par l'agence publique BelTA.

«Nous ne leur permettrons pas de mettre le pays en pièces», a ajouté celui qui est au pouvoir depuis juillet 1994. D’après lui, des «tireurs de ficelle» venus de République tchèque ont ordonné à l’opposition de «faire sortir les gens dans la rue et de demander des négociations pour un transfert du pouvoir».

Auteur: RT France

Des messages bienveillants... et d'autres moins

Après l'annonce des résultats, le président russe Vladimir Poutine a félicité son homologue dans un télégramme mis en ligne par le Kremlin : «J'espère que vos activités étatiques contribueront au développement de relations russo-biélorusses mutuellement profitables dans tous les domaines.» Il a mis en lumière dans son texte les «peuples frères de Russie et de Biélorussie».

De son côté, toujours repris par BelTA, Xi Jinping a lui aussi adressé ses félicitations au président réélu. «Au nom du gouvernement chinois et du peuple chinois, ainsi qu'en mon propre nom, j'exprime mes chaleureuses félicitations et mes meilleurs vœux. Je suis sûr que, sous votre direction, la Biélorussie obtiendra de nouveaux succès brillants», a-t-il fait valoir.

A contrario, plusieurs pays de l'Union européenne (UE) se montrés nettement plus critiques. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé sur Twitter un «harcèlement et une répression violents des manifestants pacifiques [qui] n'ont pas leur place en Europe». «Les droits fondamentaux doivent être respectés en Biélorussie. Je demande aux autorités biélorusses de veiller à ce que les suffrages d'hier soient comptés et publiés avec précision», a-t-elle insisté.

Harassment & violent repression of peaceful protesters has no place in Europe.

Fundamental rights in #Belarus must be respected.

I call on the Belarusian authorities to ensure that the votes in yesterday’s election are counted & published accurately.

— Ursula von der Leyen (@vonderleyen) August 10, 2020

De son côté, un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, repris par l'AFP, a déclaré : «Nous observons avec inquiétude la violence qui a été opposée aux citoyens biélorusses sortis manifester après la clôture des bureaux de vote, et appelons à la plus grande retenue.» Et d'insister : «Il faut que les résultats soient rendus publics de manière complète et transparente.» Par ailleurs, la diplomatie française avait déjà fait part le 7 août de sa «préoccupation sur les conditions du déroulement du scrutin» en l'absence d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et du Conseil de l'Europe.

Le Royaume-Uni a également appelé le gouvernement biélorusse à «s'abstenir de nouveaux actes de violence» à la suite d'élections présidentielles dont il dénonce les «graves irrégularités». «Le Royaume-Uni appelle le gouvernement du Bélarus à s'abstenir de nouveaux actes de violence à la suite des élections présidentielles gravement entachées d'irrégularités», a réagi sur Twitter le ministère britannique des Affaires étrangères, jugeant «totalement inacceptable les violences et les tentatives des autorités bélarusses de réprimer les manifestations».

"The UK calls on the Government of Belarus to refrain from further acts of violence following the seriously flawed Presidential elections"@JamesDuddridge statement following Presidential elections in Belarus & Belarusian authorities’ attempts to suppress protests

— Foreign Office 🇬🇧 (@foreignoffice) August 10, 2020

Lors d'une conférence de presse, le porte-parole de la chancelière allemande, Steffen Seibert, a évoqué les «sérieux doutes» du gouvernement allemand sur le déroulement de l'élection. «Nous avons de sérieux doutes concernant le déroulement et le caractère démocratique de ce vote [...] Les critères démocratiques minimaux pour une élection n'ont pas été remplis», a-t-il souligné, repris par l'AFP. Il a lui aussi condamné «l'usage de la force contre des manifestants pacifiques à Minsk et dans d'autres villes du pays».

Dans un message mis en ligne sur Twitter, le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a expliqué avoir «appelé à une réunion extraordinaire du Conseil européen et à une réponse forte de l'UE aux événements de Biélorussie».

Polska wciąż pamięta przełom 1989 r. i zawsze wspiera swoich sąsiadów. Zaapelowałem o zwołanie nadzwyczajnego posiedzenia Rady Europejskiej i zdecydowaną reakcję UE na wydarzenia na Białorusi. Mamy obowiązek solidarnie wspierać Białorusinów.

— Mateusz Morawiecki (@MorawieckiM) August 10, 2020

Selon les résultats préliminaires dévoilés par la Commission électorale, le président sortant Alexandre Loukachenko a été réélu avec 80,23% des suffrages, devant sa rivale Svetlana Tikhanovskaïa (9,9%). Cette dernière a rejeté ces résultats et demandé à ce qu'Alexandre Loukachenko lui cède le pouvoir.

D'après le ministère de l'Intérieur biélorusse, cité par l'agence RIA Novosti, 3 000 personnes ont été arrêtées par la police lors des manifestations en Biélorussie. Plusieurs journalistes, notamment trois pigistes de l'agence vidéo Ruptly ont été interpellés alors qu'ils couvraient le scrutin. Toujours selon le ministère, au moins 50 citoyens et 39 policiers ont été blessés dans les affrontements.

  • 10 août 2020 à 14:13

En cas de réélection, Trump compte «rapidement» conclure des accords avec l'Iran et la Corée du Nord

Donald Trump a déjà quelques projets en tête en cas de réélection le 3 novembre prochain. Le 7 août, il déclarait lors d’une conférence de presse dans le New Jersey que s’il venait à réoccuper le siège de président en novembre, il passerait des accords avec la Corée du Nord et l’Iran, deux pays avec lesquels les Etats-Unis entretiennent des relations inamicales : «Si nous gagnons, nous passerons des accords avec l’Iran et la Corée du Nord très rapidement.»

Le président américain s’est ensuite plu à assurer que s’il n’avait pas été élu en 2016, les Etats-Unis «seraient en guerre avec la Corée du Nord», rappelant qu’une relation bilatérale avait été instaurée entre les deux Etats, «ce qui n’avait jamais été établi par les administrations précédentes».

Dans une démarche d’apaisement, le premier sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un s’est déroulé le 12 juin 2018, à l'issue duquel une déclaration conjointe a été signée, porteuse d’engagements de dénucléarisation de la part de la Corée du Nord et de garanties de sécurité de la part des Etats-Unis. Une seconde réunion a eu lieu à Hanoï (Vietnam) en février 2019, peu fructueuse. Enfin, le 30 juin de la même année, les discussions sur la dénucléarisation ont repris

Familier des affirmations péremptoires, Donald Trump a martelé que «l’Iran [mourait] d’envie de passer un accord avec les Etats-Unis». L'affirmation est d’autant plus étonnante que les relations avec l’Iran se sont détériorées ces dernières années. En mai 2018, les Etats-Unis décidaient de se retirer de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien. Donald Trump avançait alors : «Je pense que c’est le pire accord jamais négocié», considérant le texte trop avantageux pour Téhéran.

En septembre 2019, en réponse au retrait américain, la République islamique avait mis en activité des centrifugeuses avancées, avec l'objectif de produire de l'uranium enrichi à 4,5%, taux prohibé par l'accord de Vienne.

Le JCPoA (pour Joint Compréhensive Plan of Action) devait  contribuer à lever les sanctions économiques contre l’Iran. En contrepartie, l'Iran s'engageait à ne jamais chercher à se doter de l'arme atomique. La Maison Blanche souhaite un nouvel accord, plus large que le précédent, qui inclurait des mesures sur le programme de missiles iraniens et les politiques régionales de l'Iran.

  • 10 août 2020 à 13:05

Biélorussie : une candidate de l'opposition rejette les résultats de la présidentielle

La candidate de l'opposition biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa a rejeté ce 10 août les résultats de la présidentielle de la veille et demandé que le président Alexandre Loukachenko, donné vainqueur, cède les commandes du pays.

«Le pouvoir doit réfléchir à comment nous céder la souveraineté. Je me considère vainqueur de ces élections», a-t-elle lancé devant la presse en fin de matinée, peu après que la Commission électorale a annoncé la victoire du président sortant, réélu avec plus de 80% des voix, tandis que l'opposante obtenait un peu moins de 10% des suffrages.

«Nous avons été témoins du fait que le pouvoir cherche à se maintenir par la force. Malgré nos appels aux autorités à ne pas s'en prendre à ses citoyens, nous n'avons pas été entendus, et hier la police a eu recours à des moyens disproportionnés», a-t-elle poursuivi, au sujet des manifestations et des heurts qui ont éclaté dans le pays, et notamment à Minsk, dans la soirée.

D'après le ministère de l'Intérieur biélorusse, cité par l'agence RIA Novosti, 3 000 personnes ont été arrêtées par la police. Plusieurs journalistes, notamment trois pigistes de l'agence vidéo Ruptly ont été interpellés alors qu'ils couvraient le scrutin. Toujours selon le ministère, au moins 50 citoyens et 39 policiers ont été blessés dans les affrontements.

  • 10 août 2020 à 12:38
❌