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Hier — 26 janvier 2022Réponses catholiques

L’oecuménisme est-il évangélique? (2/3)

Par Réponses catholiques

Je me pose de plus en plus de question : je suis dans un foyer du Chemin neuf et j’ai fait des retraites avec eux et cela m’a rendue très énervée contre eux et je me suis posé beaucoup de question envers toutes les bases de la foi que je connais. Beaucoup d’incompréhensions dans leurs discours qui me posent un tas de questions Je me pose la question de plus en plus comment Dieu peut-il être juste et miséricordieux à la fois ?? Je n’arrive pas à comprendre : enfaite je trouve qu’il y a un grand écart entre les mouvements charismatiques ( le Chemin Neuf) : qui voient Dieu comme quelqu’un de miséricordieux, peu importe nos erreurs ils nous pardonnent .Et d’un autre côté les tradis ( Fraternité Saint Pierre); qui voient Dieu comme quelqu’un qui est juste : qui nous pardonnent mais qui ne nous fait prendre conscience de nos fautes. Pourquoi certaines personnes ne croient pas en la totalité de la Bible ? Pourquoi des communautés tendent au progressisme ? Pourquoi certaines communautés remplacent des prêtes par des femmes ? Alors que l’évangile dit clairement que ce rôle revient aux hommes. Une amie me demande de lui prouver en quoi être catholique signifie être pro-vie. Pourtant les textes de l’Évangile sont très clairs sur ce sujet. Enfin je me demande commment l’Esprit Saint agit en nous ? Comment être sûre que c’est bien l’Esprit Saint ? J’ai l’impression qu’il y a énormément de derives avec l’Esprit Saint certains ne font que l’invoquer. Par la suite est ce que l’Évangile demande l’oecuminisme.Il me semble que non. Alors comment cela se fait-t-il que des communautés oecumiques existent-elles ?? Pourquoi certaines communautés tendent tant à s’éloigner des vraies valeurs de la Bible ? Pourquoi ont-elles tant de tolérance et d’acceptation pour la société actuelle ? (2/3)

Sur l’œcuménisme, il est piquant de recevoir cette question en pleine Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. Cf. nos articles https://reponses-catholiques.fr/mortalium-animos/, https://reponses-catholiques.fr/unite-des-chretiens/ et à ceux auxquels ils renvoient.

Comme nous le disons dans ces publications, l’Evangile demande bien l’œcuménisme, c’est même la prière du Christ en Jn 17. Et l’œcuménisme fait bien partie du Magistère de l’Eglise, encore faut-il le connaitre et ne pas s’arrêter aux années 50 avant de « s’énerver ». Par exemple, c’est un Pape qui a excommunié un patriarche de Constantinople, c’est un autre pape qui a levé l’excommunication, dans le cadre du dialogue œcuménique.

Mais, comme dans l’article précédent, examinons les conséquences du refus de l’œcuménisme :

  • Si le pape et le patriarche ne s’étaient pas mutuellement excommuniés mais avaient tenté un dialogue oecuménique, il n’y aurait pas eu de schisme avec les orthodoxes, les croisés n’auraient pas pillé Constantinople en 1204 au lieu de combattre les musulmans et libérer les chrétiens d’Orient et les orthodoxes ne seraient pas encore en 2022 à reprocher aux catholiques ces massacres. Ils auraient accepté les décisions du Concile de Florence sur le Filioque et le schisme aurait été résolu. Du coup, les Ottomans n’auraient pas pris Constantinople en 1453 sans que les catholiques occidentaux ne lèvent le petit doigt pour aider les Byzantins, et Erdogan n’aurait pas transformé Ste Sophie en mosquée
  • Quand des Coptes sont égorgés par l’Etat islamique parce qu’ils ne renient pas leur foi ou les chrétiennes Assyriennes vendues comme esclaves, il faudrait estimer que cela ne regarde pas les catholiques parce que ce sont des hérétiques et des schismatiques, voire les deux ?
  • Il n’aurait pas fallu soutenir et participer aux veillées qui ont provoqué la chute du Mur de berlin organisées par les pasteurs de l’église de la Trinité de Leipzig parce que ce sont des Protestants ?
  • La question évoque l’opposition à l’avortement. Qui s’oppose le plus à l’avortement ? Les chrétiens : catholiques mais aussi orthodoxes et évangéliques. Il ne faudrait pas militer avec eux contre l’avortement et prendre des positions communes comme ils l’ont fait sur l’euthanasie ?

Le Pape François parle de « l’œcuménisme de sang ». Puisse cette semaine de prière pour l’unité nous rendre solidaires entre chrétiens.

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À partir d’avant-hierRéponses catholiques

Justice et Miséricorde divines (1/3)

Par Réponses catholiques

Je me pose de plus en plus de question : je suis dans un foyer du Chemin neuf et j’ai fait des retraites avec eux et cela m’a rendue très énervée contre eux et je me suis posé beaucoup de question envers toutes les bases de la foi que je connais. Beaucoup d’incompréhensions dans leurs discours qui me posent un tas de questions Je me pose la question de plus en plus comment Dieu peut-il être juste et miséricordieux à la fois ?? Je n’arrive pas à comprendre : enfaite je trouve qu’il y a un grand écart entre les mouvements charismatiques ( le Chemin Neuf) : qui voient Dieu comme quelqu’un de miséricordieux, peu importe nos erreurs ils nous pardonnent .Et d’un autre côté les tradis ( Fraternité Saint Pierre); qui voient Dieu comme quelqu’un qui est juste : qui nous pardonnent mais qui ne nous fait prendre conscience de nos fautes. Pourquoi certaines personnes ne croient pas en la totalité de la Bible ? Pourquoi des communautés tendent au progressisme ? Pourquoi certaines communautés remplacent des prêtes par des femmes ? Alors que l’évangile dit clairement que ce rôle revient aux hommes. Une amie me demande de lui prouver en quoi être catholique signifie être pro-vie. Pourtant les textes de l’Évangile sont très clairs sur ce sujet. Enfin je me demande commment l’Esprit Saint agit en nous ? Comment être sûre que c’est bien l’Esprit Saint ? J’ai l’impression qu’il y a énormément de derives avec l’Esprit Saint certains ne font que l’invoquer. Par la suite est ce que l’Évangile demande l’oecuminisme.Il me semble que non. Alors comment cela se fait-t-il que des communautés oecumiques existent-elles ?? Pourquoi certaines communautés tendent tant à s’éloigner des vraies valeurs de la Bible ? Pourquoi ont-elles tant de tolérance et d’acceptation pour la société actuelle ? (1/3)

Il y a au moins huit questions dans cette question et il ne nous semble pas juste qu’une seule personne monopolise le site sur un nombre aussi grand de questions. Nous en choisissons donc trois, d’autant plus que nous n’avons pas de réponse à des questions du genre « Pourquoi certaines personnes ne croient pas en la totalité de la Bible ? », vu que ce n’est pas notre cas. C’est à ces personnes qu’il faut le demander, nous ne pouvons pas répondre à leur place. Que l’auteur nous pose ses autres questions une par une. Nous traiterons donc 1° la Miséricorde, 2° l’œcuménisme et 3° l’Esprit Saint.

Nous commencerons par dire que la Communauté du Chemin Neuf se définit comme « une communauté catholique à vocation œcuménique. ». L’oecuménisme fait donc partie intégrante de son charisme, avec de véritables fruits : c’est entre autres grâce au Chemin Neuf qu’une véritable avancée doctrinale a pu être faite entre catholiques et luthériens, ces derniers abandonnant clairement la doctrine de la Justification dans la Déclaration d’Augsbourg de 1999 (cf. https://reponses-catholiques.fr/justification-par-la-foi/ ). Ses statuts ont été approuvés par le St Siège et elle n’a plus à démontrer la solidité de sa doctrine, son dynamisme dans l’évangélisation et sa capacité à accompagner spirituellement les personnes. Par ailleurs, elle est fidèle au Magistère de l’Eglise, tout le Magistère de l’Eglise, y compris celui de Vatican II, de St Jean-Paul II, de Benoît XVI et de François. Nous laisserons de plus compétents que nous répondre pour la Fraternité St Pierre sur ce point. Mais, avant d’aller plus loin sur l’œcuménisme, voyons ce qu’il en est de la Justice et de la Miséricorde

1° Comment Dieu peut-Il être juste et miséricordieux à la fois ?

La Justice est un des attributs de Dieu depuis au moins la philosophie grecque de Platon. C’est donc un point admis dans un grand nombre de religions. Il est cependant curieux de remettre en question la Miséricorde divine, caractéristique sans ambigüité du Dieu de la Bible (cf. https://reponses-catholiques.fr/les-sources-scripturaires-de-la-misericorde-divine/). Un Dieu qui ne serait que juste ne serait pas le Dieu des chrétiens. Examinons les conséquences :

  • Si Dieu n’était que juste et non miséricordieux, Il aurait laissé Caïn (Gn 4) être mis à mort, sans laisser la conscience humaine travailler le coupable et lui permettre de faire un chemin. De plus, Caïn exécuté, un tiers de l’humanité n’aurait tout simplement jamais existé, puisqu’il est un des trois fils cités dans l’Ecriture d’Adam et Eve
  • Le roi David aurait été lapidé pour adultère et pour meurtre après sa liaison avec Bethsabée et la mort d’Urie (2 S 11), puisque c’était la peine préconisée dans la Loi., que Dieu a donné à Moïse au Sinaï. Il n’y aurait pas eu de Messie de la lignée de David, via Salomon, fils de Bethsabée. Bethsabée aurait sans doute été lapidée aussi (Dt 22,22). Or, le texte suggère que Bethsabée n’était pas consentante. Une innocente serait morte
  • La femme adultère aurait dû être lapidée, Jésus se mettant en tort de ne pas appliquer la Loi venant de Dieu. C’est bien ce que les Pharisiens lui reprochent : d’être miséricordieux
  • Même la Vierge Marie aurait dû être lapidée, se trouvant enceinte de quelqu’un d’autre alors qu’elle était fiancée
  • Il n’y aurait pas de Purgatoire, tous ceux ne pouvant aller au Paradis seraient damnés
  • Il n’y aurait pas de Sacrement de Réconciliation. En toute justice, Dieu devrait nous laisser avec notre faute et notre culpabilité, et assumer les conséquences de nos actes. C’est bien le problème des Protestants et des Juifs : ils ne sont jamais sûrs d’être pardonnés.

Sans Miséricorde, l’homme serait livré à sa misère. Le Christ est venu pour nous sauver, c’est-à-dire nous faire grâce de la mort éternelle, qui est la conséquence normale du péché originel. Il ne cesse de dire qu’Il est venu, non pour les justes mais les pécheurs.

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Qui vengerait Cain?

Par Réponses catholiques

Dans la Bible Genèse 4, versets 4 à 15, l’Eternel  dit “Si quelqu’un tue Cain, il sera vengé 7 fois.” Qu’est que cela veut dire que Cain sera vengé 7 fois et par qui ?

C’est, en effet, un passage assez mystérieux, comme d’autres passages de la Genèse, qui font allusion à des épisodes remontant sans doute à des temps archaïques.

Une première interprétation, qui n’engage que nous, est qu’être vengé sept fois signifie que, si quelqu’un tue Caïn, non seulement son meurtrier mais aussi six personnes de son entourage mourront en représailles. N’oublions pas qu’au moment où l’épisode est censé se dérouler, Dieu n’a pas encore conclu l’Alliance au Sinaï et instauré la Loi du Talion. La représailles peut alors déborder l’offense.

Qui peut accomplir cet acte ? Le texte ne le dit pas. Ce peut-être le Seigneur lui-même, ou un goël, un « vengeur du sang » de la famille de Caïn. La culture du Proche-Orient autorise souvent tout homme d’un clan à venger un meurtre d’un homme de son clan contre tout homme du clan du meurtrier, et pas forcément en exécutant le meurtrier lui-même. On en trouve encore des traces dans le Kanoun albanais, en Afghanistan etc.

On pourrait objecter que, puisqu’Abel est mort, il n’y a personne pour tuer Caïn et encore moins quelqu’un pour le venger. Outre le fait que ce pourrait être Adam lui-même ou un de ses futurs fils (Seth), il ne faut pas trop coller au texte. Un texte biblique est d’abord suggestif et livrant un message théologique, ce n’est pas un procès-verbal de commissariat de police.

Car une interprétation plus spirituelle est que Dieu ne condamne pas Caïn à mort malgré son meurtre et le protège en dépit de tout. Sa bienveillance surabondante (Il le vengerait sept fois et non pas une seule) est là pour donner l’occasion à Caïn de faire un chemin de réconciliation vers son Seigneur et vers ses futurs frères.

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A qui les anges annoncent la paix la nuit de la Nativité?

Par Réponses catholiques

La traduction, la plus courante et non remise en cause par la dernière traduction du missel de 1969, de « Gloria in excelsis Deo Et in terra pax hominibus BONAE VOLUNTATIS. » par « Gloire à Dieu, au plus haut des cieux et paix sur la Terre aux hommes QU’IL AIME » est-elle exacte ? Suggère-t-elle un glissement de sens ? Qu’en-tirer ? Traduttore, traditore ?

C’est en effet une traduction difficile et éloignée de l’original. Car c’est la volonté de Dieu qui est bonne, pas celle des hommes. Mais « Paix sur la terre aux hommes de la bonne volonté [de Dieu] » ne veut pas dire grand-chose en français. Le latin est déjà approximatif par rapport au texte grec original, anthropois eudokias. La Bible interlinéaire traduit eudokias par « bienveillance » et anthropois eudokias mot-à-mot par « les humains de bienveillance »… Ce qui ne veut rien dire en français. Elle traduit aussi par « ses bien-aimés », ce qui est plus proche de l’idée exprimée mais plus loin du mot-à-mot.

Bref, le latin s’éloigne du texte et le français encore plus, pour tenter de garder le sens.

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Peut-on avoir des enfants après 35 ans?

Par Réponses catholiques

Ma femme approchant des 35 ans, je me pose une question morale sur les tentatives d’obtenir de nouveaux enfants. En effet, avec l’âge, les risques d’avoir une fausse couche augmentent, et deviennent assez élevés passé 35 ans. Nous avons déjà eu la grâce d’avoir un enfant (mené à terme et en bonne santé) donc nous ne sommes pas en situation de désespoir sur notre descendance. Donc, est-ce que tenter d’avoir d’autres enfants ne serait pas prendre le risque de tuer un enfant par fausse couche ? Vaut-il mieux créer la vie tout en risquant de perdre cette vie précocement, plutôt que de ne pas créer au départ ?

Bien sûr, nous ignorons tout de l’état de santé de l’épouse en question, si elle présente des risques de fausses couches supérieurs à la moyenne des femmes de son âge et si elle a subi des fausses couches, avec le traumatisme qui y est lié. Mais, dans un cas général, la question pose vraiment de nombreux problèmes pour un catholique.

D’une part, 35 ans ? Mais le lecteur sait-il combien de femmes ont des enfants en parfaite santé après 35 ans, et même 40, voire 45 ? C’est, Dieu merci, l’écrasante majorité.

Deuxièmement, s’il valait mieux ne pas créer de la vie parce qu’elle risque d’être perdue précocement, d’une part Dieu n’aurait pas créé la vie tout court, d’autre part, personne n’aurait d’enfant. Tout enfant risque de mourir précocement et, malheureusement, ça arrive parfois. Refuser la vie parce qu’elle risque d’être abrégée, c’est une mentalité qui justifie, de fil en aiguille, tous les eugénismes et même l’euthanasie. C’est Dieu qui donne la vie, pas les parents qui ne font que la transmettre. Heureusement qu’Elisabeth n’a pas raisonné ainsi quand elle a été enceinte de Jean-Baptiste et qu’elle y a vu une grâce plutôt qu’une “question morale”.

Ensuite, que veut dire « Nous avons déjà eu la grâce d’avoir un enfant (mené à terme et en bonne santé) donc nous ne sommes pas en situation de désespoir sur notre descendance. » ? Un catholique donne la vie parce que c’est un don de Dieu qu’il contribue à faire bénéficier un autre être humain, pas pour avoir une descendance. Comme le dit le théologien Stanley Hauerwas : « « Nous avons le courage d’appeler des enfants à l’existence en ce monde parce que notre espérance ne se trouve pas dans ce monde mais en Dieu qui nous a appelés à entrer dans son Royaume par l’oeuvre du Christ (…) Les chrétiens ne mettent pas leur espérance dans leurs enfants mais leurs enfants sont le signe de leur espérance. »

En outre, que veut dire « tuer un enfant par fausse couche ? » Les parents ne sont en rien responsables de la fausse couche et ils ne « tuent » pas leur enfant, ils lui donnent une chance de vivre et, la chance, par définition, on n’en a pas toujours. Parler de le « tuer » est très inquiétant sur le plan psychologique. Dieu merci, même la législation civile en France stipule encore que donner la vie est un bien et que les parents ne sont en rien coupables des malheurs involontaires subis par l’enfant. Autrement, si on pousse le bouchon jusqu’au bout, la société serait en droit de poursuivre toute femme de plus de 35 ans qui s’est aventurée à être enceinte et qui fait une fausse couche ? Et tout homme qui a conçu l’enfant ? Au traumatisme de la perte du bébé, il faudrait ajouter une culpabilité totalement injuste ? Ca ne vient certainement pas du bon esprit.

Le Pape François a récemment appelé les hommes à avoir des enfants : Audience générale – “N’ayons pas peur d’assumer le « risque » d’accueillir des enfants”, affirme le pape François (la-croix.com). Que va faire l’auteur de la question au lieu d’avoir des enfants ? Prendre un chien ou un chat pour son enfant unique plutôt que de lui donner des frères et sœurs ?

Enfin, un aspect de la question ne doit pas être négligé. Comment ce couple contrôle s’il doit donner la vie ou non ? Par une contraception naturelle ? Ou par des moyens, on n’ose plus tellement en parler mais, chez www.reponses-catholiques.fr, nous osons, que l’Eglise a toujours rejetés ?

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Comment discerner sa vocation ?

Par Réponses catholiques

Je souhaite discerner ma vocation mais ignore par où commencer. Pourriez-vous m’indiquer comment faire pour démarrer le processus de discernement ?

Voilà une belle façon de commencer l’année. Que 2022 soit l’année de la réponse. Car, plutôt que d’être un « processus », la vocation est un appel du Seigneur. Vocare, en latin, veut dire « appeler ». Il est important de garder à l’esprit que c’est le Seigneur qui appelle d’abord et qu’on ne fait que lui répondre. Ou pas.

L’autre point important à garder à l’esprit et dans son cœur, c’est que Dieu est bon et qu’Il nous appelle toujours vers plus de vie. Il ne nous envoie pas au casse-pipe. En outre, comme Il est bon, Il est miséricordieux. Si on fait un choix qui nous semble ne pas répondre à un appel du Seigneur, notre vie n’est pas fichue pour autant. Il sera à nos côtés quelle que soit le chemin qu’on suit.

Enfin, comme disent les jésuites, on ne discerne jamais entre le bien et le mal. Le mal, il n’y a pas à le faire, point et il n’y a rien à discerner. Un choix vocationnel n’est jamais par défaut. On discerne toujours entre le bien et le meilleur.

Ces propos préliminaires sont pour dire que tout état de vie vécu chrétiennement est bon : le sacerdoce ou la vie consacrée sont bons. Toutes les formes de vies consacrées reconnues par l’Eglise sont bonnes. Le mariage est bon. Même le célibat laïc – à condition qu’il soit vécu chrétiennement, donc dans la chasteté – est meilleur qu’un mauvais mariage fait par défaut. Toutes les missions, toutes les professions sont bonnes, pourvues qu’elles ne soient pas contraires aux commandements de l’Eglise et faites pour la gloire de Dieu. Devenir aide-soignant dans un foyer des Missionnaires de la Charité à Calcutta est bon. Être trader dans une grande banque peut être bon aussi, si ce métier est exercé pour la plus grande gloire de Dieu. Et c’est possible.

La grande tradition spirituelle catholique donne les moyens de discerner sa vocation. Pour cela :

  • La première et dernière chose à faire est de prier quotidiennement pour être éclairé par le Seigneur. Une recherche vocationnelle implique qu’un temps de prière d’au moins 20 min soit mis en place dans la journée, avec lecture de l’Ecriture tous les jours et, au moins pour ceux qui se posent la question de la vie consacrée, si possible la messe quotidienne
  • On n’est jamais chrétien tout seul. Un choix vocationnel important se discerne avec l’aide d’un accompagnateur spirituel. Celui qui n’en a pas et se pose des questions vocationnelles doit s’en trouver un rapidement
  • La vocation est toujours incarnée. Dieu nous appelle dans ce que nous sommes, concrètement, pas comme de purs esprits éthérés. La vocation s’éprouve, c’est à ça que servent les fiançailles ou le noviciat. Mais même avant ces étapes-là, il convient de savoir de quoi on parle : fréquenter assidument la personne qu’on envisage d’épouser, passer du temps avec elle. Faire des stages dans les monastères, les congrégations où se voit candidater. Faire des stages dans les mouvements d’Eglise où on veut s’engager et se renseigner, écouter des témoignages, rencontrer des responsables etc.

Pour s’aider, l’accompagnateur spirituel peut orienter vers diverses propositions d’Eglise. Les fiançailles et la préparation au mariage sont là pour ceux qui envisagent de se marier. Pour les vocations consacrées :

  • Chaque diocèse a un Service des vocations, pour garçons et filles. On peut rencontrer un responsable, rejoindre un groupe de regardants, se faire aider pour trouver un accompagnateur
  • Des fraternités de prêtres, des monastères ou congrégations proposent des journées portes-ouvertes, des weekends de réflexion comme le cycle de weekends Aimer et servir pour les filles attirées par la vocation ignacienne
  • Cela peut permettre de connaitre les propositions possibles et choisir les lieux pour faire un stage de quelques jours. Nous recommandons de voir au moins 3 ou 4 monastères, séminaires ou congrégations pour se faire vraiment une idée. Pas la peine d’en voir 10, cependant, ça commencerait à tourner au tourisme spirituel et ce n’est pas le signe d’une vocation solide
  • Toujours reboucler avec son accompagnateur à chaque étape
  • Enfin, une retraite de discernement en silence d’au moins une semaine est indispensable pour que le Seigneur ait le temps de parler et confirmer l’appel. Les Exercices spirituels de St Ignace ont été justement conçus pour faire ces choix de vie décisifs.
  • Le corollaire de cette retraite, c’est qu’il faut fuir à toutes jambes les lieux où l’on est trop pressé et où l’on vous demande de rentrer tout de suite, sous prétexte de faire comme les disciples qui ont tout quitté sur le champ pour suivre le Christ. Si le temps n’est pas pris pour une retraite de discernement, c’est que ce ne sont pas des endroits sérieux.
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Dieu peut-Il aller contre la Raison ?

Par Réponses catholiques

J’aimerais une précision sur la toute-puissance de Dieu. Chacun conçoit que Dieu pourrait créer le monde autrement : l’herbe serait bleue au lieu d’être verte, l’Angleterre ne serait pas une ile (?!) etc… Néanmoins Dieu peut-il créer un triangle à 4 côtés par exemple ? Si oui Dieu est au-delà de la logique et semblerait capable d'”absurdité” ou de non-sens (pourriez-vous développer ?). Si non Dieu serait-Il “soumis” à la logique ? Dans ce cas, la logique semblerait pouvoir “limiter” les capacités créatrices de Dieu ?  Un triangle à 4 côtés n’est peut-être pas un exemple pertinent. En voyez-vous d’autres ?

C’est un vieux débat en théologie, qui remonte au moins dans la théologie catholique aux scholastiques et aux nominalistes à la fin du Moyen Age. Mais avant de parler théologie, commençons par faire remarquer qu’il n’y a pas besoin d’être Dieu pour faire des choses apparemment impossibles pour la Raison. Le premier géologue venu sait que l’Angleterre n’a pas toujours été une île. Quant à l’herbe, elle est parfois jaune et il suffirait d’un changement dans son métabolisme pour qu’elle change de couleur, ou une modification de la couche d’ozone pour que le rayonnement solaire soit changé et modifie ensuite notre perception des couleurs. Sans parler des travaux de la phénoménologie qui pose que la réalité de l’un n’est pas celle de l’autre car ils n’ont pas la même perception : pour un daltonien, l’herbe n’est pas verte.

Les nominalistes posaient à peu près le contenu de la question : Dieu n’est pas soumis aux lois de la Raison, puisqu’Il en est le Créateur. Il peut souverainement appeler « bleu » ce qui est vert, « triangle » une figure géométrique à quatre côtés, ou « quatre » plutôt que « trois » le nombre de côtés d’un triangle. Par extension, ils réfutent donc que les choses aient une substance propre et que c’est la façon dont on les nomme qui les classifie. Et non ce qu’elles sont. De cette théologie ont découlé toutes les pensées qui refusent que certaines choses soient déterminées et toute loi naturelle.

A l’inverse, la scholastique a repris la pensée d’Aristote, qui classifie les objets et leur prête une substance propre. Par exemple, il existe un objet « cheval » et l’appeler « chien » n’en fait pas un chien pour autant. Cette théologie est devenue dominante dans le catholicisme. Dieu a créé un univers ordonné, dont Il fixe les règles logiques. Il ne va pas les transgresser pour des actions absurdes.

Il en résulte une conséquence majeure. A la suite de l’Ecriture (Jn 1, 1), Dieu est le Logos, la Raison, et n’entre jamais en conflit avec la Raison (en philosophie, on parle de la « Raison » plutôt que de la « Logique). Toute la théologie catholique pose que Foi et Raison, non seulement ne s’opposent pas, mais sont les deux facettes du même mouvement humain pour aller vers Dieu.

La théologie catholique se différencie ainsi profondément des pensées musulmanes qui ont pris le pas, l’Islam ayant été agité par les mêmes débats. Dès le Xe siècle, un courant théologique musulman, les mutazilites ont tenté de concilier Foi et Raison. Leurs détracteurs leur ont reproché de privilégier la Raison si elle est en contradiction avec le Coran et leur école théologique est devenue très minoritaire, du moins dans le sunnisme. L’intellectuel Averroeès lui-même a affirmé qu’en cas de conflit entre la Raison et le Coran, c’est le Coran qui prime, et il a fini par bruler son fameux commentaire d’Aristote.

Au siècle suivant, la scholastique chrétienne a apporté une toute autre solution. St Thomas d’Aquin, en particulier, a intégré la pensée d’Aristote dans la théologie, alliant ainsi Foi et Raison. Mieux, pour faire court, la théologie catholique affirme depuis que, si un conflit oppose Foi et Raison, c’est que la question est mal posée. Elles ne peuvent s’opposer si on positionne la question au bon niveau. Benoit XVI l’a encore rappelé dans son discours de Ratisbonne.

Pourquoi ? Parce que, encore une fois, Dieu n’entre jamais en conflit avec la Raison. Il est le Logos, la Raison.

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Jésus en Croix demande-t-Il au Père de le sauver?

Par Réponses catholiques

Bonjour je recherche un verset depuis 3 jours et je ne le trouve pas ; pouvez-vous me dire où il se trouve ? C’est le verset ou Jésus sur la croix crie plusieurs fois et implore Dieu de le sauver. Ayant relu la crucifixion plusieurs fois Matthieu, Marc, Luc et Paul sans le retrouver, je pense qu’il s’agit d’un chapitre qui parle de Marie et on ne s’attend pas à tomber sur ce verset en le lisant. On a l’impression que ses cris sont récents et vivants, pénétrants, très surprenant, et je voudrais méditer sur ce passage.

L’auteur de la question aura en effet bien du mal à retrouver le verset où Jésus sur la Croix « implore Dieu de le sauver », car Il n’a jamais rien dit de tel pendant la Crucifixion. Il crie, ça oui, en Mt 27, 50 et Mc 15, 37. Mais c’est au moment de mourir et Il ne dit rien. En  Lc 23, 46, Il crie également mais ajoute une parole : « ‘Père, entre tes mains je remets mon esprit.’ Et après avoir dit cela, il expira. »

A aucun moment, Il ne demande à Dieu de le sauver. En Mt 27, 46 et Mc 15, 34, Il dit « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », mais ne demande pas à être sauvé.

S’il y a un moment, où Jésus demande au Père de le sauver, ce n’est pas pendant la Crucifixion mais au Mont des Oliviers la veille au soir. Cf. Mt 26, 39 : « Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : ‘Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux.’ » ; Mc 14, 36 : « Il disait : ‘Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux !’ » ; Lc 22, 42 : « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » On voit donc que cette imploration s’accompagne immédiatement d’un acquiescement à ce qui va arriver et à la volonté divine. Jésus donne vraiment sa vie et explique bien aux disciples voulant le défendre quand Il va être arrêté qu’Il ne cherche pas à être sauvé. En Mt 26, 53 : « Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges. » ; et en Jn 18, 11 : « Jésus dit à Pierre : ‘Remets ton épée au fourreau. La coupe que m’a donnée le Père, vais-je refuser de la boire ?’ »

L’auteur de la question aura encore plus de mal à retrouver ce verset chez Paul, ce dernier n’ayant pas écrit d’Evangile et ne décrivant jamais la crucifixion dans ses lettres. En revanche, c’est dans la version de l’Evangile de Jean qu’il est question de la mère de Jésus, en Jn 19, 25-27.  Au moment de mourir en Jn 19, 30, Jésus ne crie pas, n’implore pas, mais « dit : ‘Tout est accompli.’ Puis, inclinant la tête, il remit l’esprit. »

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Peut-on faire des messe par haut-parleur à 4h du matin?

Par Réponses catholiques

Un curé peut-il faire sa messe avec des haut-parleurs dans le clocher ? On habite à 500 mètres de l’église. Depuis le mois d’octobre, les messes de 6h et de 19h chaque jour, sont amplifiées par haut-parleur dans le clocher, ce qui nous empêche même d’entendre notre téléviseur. J’en ai parlé au prêtre dimanche dernier, apparemment, je n’étais pas le 1er à me plaindre du dérangement sonore. Lundi et Mardi impeccable. Mercredi soir rebelotte.  Et ce matin à 4h branle-bas de combat. La messe réveillé tout le monde à 1km aux alentour. L’église a t-elle oublié le mot respect ?

Respect ? Une chose est sûre, c’est que les catholiques respectent la loi, comme St Paul nous y invite en Romains 13. Donc, s’il a eu l’autorisation de la préfecture, oui, un curé peut retransmettre sa messe par haut-parleur, ça arrive pour des liturgies qui reçoivent beaucoup de monde ne pouvant entrer dans l’église (Semaine sainte, jubilés particuliers, béatification d’un bienheureux local, ostensions de reliques célèbres, lors des messes après l’incendie de Notre Dame de Paris, funérailles d’une personnalité etc).

Ceci dit, nous sommes étonnés d’entendre parler d’une messe à 4h du matin, ce n’est pas un horaire habituel pour l’eucharistie. Même dans des cas particuliers, comme Pâques, la messe de l’aurore est généralement à 6h. Rappelons que les vigiles pascales de 2021 ont souvent été organisées à 6h du fait du confinement, ce qui a peut-être déclenché des sonneries de cloches un peu plus tôt. Mais nous doutons que ça ait été à 4h du matin. Le seul cas que nous connaissons, c’est la messe de Ste Marie Mère de Dieu à 5h du matin après une nuit d’adoration. Mais une nuit de Réveillon de Nouvel An, les gens sont en général réveillés toute la nuit par bien d’autres bruits que les messes.

En outre, d’après la date de réception de cette question, il y a des chances que le mercredi en question ait été le 8 décembre, jour de la fête de l’Immaculée Conception. Donc, oui, la messe a été solennisée et, s’il a l’habitude de les retransmettre par haut-parleur le dimanche, le curé a bien dû retransmettre celle-là. La question ne nous dit d’ailleurs pas ce qu’il a répondu. En général, la commune et le curé organisent un mode de célébration qui soit acceptable par tout le monde, en bonne intelligence.

Par ailleurs, si l’église en question est un monastère, il est possible que les moines aient, non pas des messes, mais des offices à 4h du matin, et oui, c’est leur droit depuis 1700 ans qu’existe la vie monastique. Nous n’avons jamais entendu parler de retransmissions de l’office des lectures par haut-parleur mais, par exemple, les monastères font sonner leurs cloches pour réveiller les moines même avant.

Enfin, le lecteur préfèrera-t-il être réveillé à 4h du matin par les haut-parleurs du muezzin comme à Cologne ou dans d’autres lieux en Europe ? Parce que, à force de vouloir faire disparaitre toute présence chrétienne, la nature spirituelle ayant horreur du vide, c’est ce qui pourrait advenir. Et non seulement à 4h mais 5 fois par jour. Nous conseillons plutôt à nos lecteurs d’aller participer à ces messes.

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Peut-on être catholique et malbar?

Par Réponses catholiques

Je m’excuse par avance si ce n’est pas le bon endroit pour exposer m’a situation. Je me permets de vous contacter car je m’interroge sur une situation, j’ai 25 ans j’habite sur l’Île de La Réunion et depuis petit je suis dans la religion catholique, je fais mes prières je me rends à la messe, malheureusement pas souvent mais je m’y rends, également à l’église pour me confier et prier Dieu. Depuis quelques années, je suis me rends à des services malbar je suis moi-même malbar mais sans pratiquer totalement la religion. Cependant, depuis les années passent et que l’on m’invite pour les services, je tiens à proposer mon aide pour les personnes qui m’invite, ce qui les rends vraiment heureux, et ce qui implique de faire un carême que je fais avec coeur. Je crois beaucoup en Dieu et je sais qu’il est toujours là avec moi et j’essaie d’être une personne toujours bon et je me dis que tous les jours je dois me montrer bon pour Dieu et pour les autres. Mais voilà il n’y a pas si longtemps une personne m’a indiqué qu’en faisant cela c’était un pêché et que arrivé au moment du jugement Dieu n’allait pas être content et je ne devait pas manger ce que l’on me propose là-bas et de ne plus y aller… J’avoue que depuis que l’on m’a dit ça je suis assez perdu tout en sachant que ce que j’ai fait c’est avec bon coeur et que n’oublie pas mon Dieu pour autant et je sais qu’il est avec moi. Pourriez-vous m’apporter une réponse et m’éclairer sur la situation s’il vous plaît?

La question peut être difficile pour nos lecteurs métropolitains. De ce que nous comprenons, les Malbars sont des Réunionnais d’origine indienne, pratiquant une forme d’hindouisme. Cf. https://fr.wikipedia.org/wiki/Malbars.

Il en résulte que, même avec les meilleures intentions du monde, on ne peut pas être à la fois catholique et participer à des cérémonies malbaraises, partager des repas cultuels ou faire des jeûnes rituels, comme nous le comprenons de la question. Si un catholique peut exceptionnellement participer à une cérémonie religieuse d’un autre culte – par exemple au mariage d’un ami – c’est en tant qu’observateur, et il ne doit en aucun cas prendre part aux actes cultuels proprement dits. Y participer, même de bonne foi ou pour faire plaisir, c’est tout simplement un péché contre le premier commandement et c’est de l’idolâtrie. C’est donc grave.

Nous recommandons instamment, par conséquent, à l’auteur de la question de ne plus se rendre à ces cérémonies, sauf exception comme un mariage ou des funérailles, et de ne jamais accomplir les actes rituels qui y sont liés.S’il partage un repas, ce doit être uniquement sur le plan convivial, comme on irait manger chez des amis juifs ou musulmans.S’il rend service, c’est uniquement pour cela, comme il rendrait service à des amis. Il doit aussi d’urgence aller se confesser car ce qu’il a fait est en fait une apostasie: il a adoré d’ autres dieux que Dieu, même s’il ne s’en est pas trop rendu compte.

Et il est clair qu’il lui serait très profitable spirituellement d’aller à la messe tous les dimanches, de lire la Parole de Dieu tous les jours et de développer sa vie de prière.

 

 

 

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Que fait l’âme en attendant la Résurrection?

Par Réponses catholiques

Je suis croyant, j’ai reçu une éducation catholique. Je me pose, comme beaucoup de personnes je pense, de ce que nous devenons après la mort … Si je ne me trompe pas, la religion catholique enseigne que lors de la mort, l’âme quitte son corps et va à la rencontre de Dieu en attendant le jour dernier ou les âmes des défunts retrouveront leur corps ressuscité glorifié avec le jugement dernier. Que fais l’âme pendant l’attente de la résurrection de son corps ? Je n’ai rien trouvé à ce sujet …La Bible / Evangile enseigne la façon dont nous devrions vivre et je trouve que le monde actuel est vraiment loin de tout ça …je me dis que je ne serai vraiment pas à la hauteur lors du jugement dernier …Quels sont vos opinions sur tout cela ?

Pendant ce temps, l’âme se trouve en Enfer, au Paradis ou au Purgatoire. Il est étonnant que l’auteur de la question « n’ait rien trouvé à ce sujet », car c’est l’Enseignement constant de l’Eglise catholique et un sujet de conflit avec les Protestants (qui ne croient pas au Purgatoire).

Déjà, les anciens Juifs croyaient, du moins à partir du IIe siècle avant Jésus-Christ, à une rétribution après la mort et à la résurrection des corps, comme l’indiquent le livre de Daniel (Dn 12, 1-3) et le Deuxième livre des Maccabées (2 M 7) : les bons sont récompensés pour la vie éternelle et les impies punis éternellement. C’est pour cela que Jésus est bien compris par ses interlocuteurs dans la parabole de Lazare et le Mauvais riche (Lc 16, 19-31). C’est un des nombreux exemples où le pauvre Lazare se retrouve après sa mort « dans le sein d’Abraham », tandis que le Mauvais riche est dans un lieu de tourment. On peut assimiler ces deux lieux, ou ces deux états, à ce que les chrétiens appelleront le Paradis, où l’on contemple Dieu face à face et on prie pour le salut du monde, et à l’Enfer. Or le pauvre Lazare et le Mauvais riche, dans la parabole, sont en attente de la résurrection qui était pour les Juifs au Dernier Jour (cf. Mt 25). Ils ne sont pas encore ressuscités, et c’est donc de leur âme qu’il s’agit.

De même, Jésus en Croix promet au Bon Larron qu’il sera avec lui, « le soir même… Au Paradis » (Lc 23, 39-43). Alors que Jésus ne ressuscite que le surlendemain. C’est donc l’âme du Bon Larron qui est au Paradis. Il ne risque pas de ressusciter avant le Christ.

Quant au Purgatoire, c’est 2 M 12 qui en sert de base : les soldats maccabéens prient pour leurs camarades morts en état de péché, afin qu’ils soient sauvés, tout en croyant à la Résurrection au Dernier jour. Prier pour que quelqu’un soit sauvé alors qu’il est mort pécheur, mais pas irrémédiablement perdu, c’est le principe même du Purgatoire. Cf notre article https://www.reponses-catholiques.fr/foi-oeuvres-et-purgatoire/ et les précédents auxquels il renvoie.

Notons qu’en particulier depuis l’encyclique de Benoît XVI Spe salvi, on parle d’Enfer, Paradis et Purgatoire comme des états plutôt que des lieux. Quant à être à la hauteur, personne n’est à la hauteur à part le Vierge Marie. Le tout est donc d’avoir la foi en la Miséricorde de Dieu, de prier pour son salut et d’œuvrer pour le salut du monde autant qu’on peut.

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Sacrement des malades, santé et salut

Par Réponses catholiques

D’après le CEC 1532, La grâce spéciale du Sacrement de l’Onction des malades a comme effet le rétablissement de la santé, si cela convient au salut spirituel. Dans quel cas, le rétablissement de la santé ne conviendrait-il pas au salut spirituel ?

Il ne conviendrait pas au salut spirituel si, une fois la santé retrouvée, la personne s’éloigne de Dieu. Malheureusement, cela arrive. Par exemple, certains peuvent recevoir le Sacrement comme un acte magique, tout en ayant recours à des méthodes occultes en parallèle.

Nous avons aussi vu le cas d’une personne anticléricale atteinte de grave maladie, que d’autres, très croyantes, avaient assuré de leurs prières pour sa guérison. Il les a remerciées de le faire, étant très angoissé par sa maladie. Il guéri. Mais, quand les autres lui ont parlé de la joie de voir leurs prières exaucées, il a rejeté en bloc toute cause divine dans sa guérison, refusé de rendre grâce, et a même tourné en dérision la foi de ceux qui prié pour lui. Voilà un autre exemple où le rétablissement de la santé ne convient pas au salut spirituel.

A l’inverse, certains meurent ou restent handicapés suite à une maladie mais font un très beau chemin de foi. Sans parler d’athées ou anti-cléricaux convaincus qui reçoivent les derniers sacrements sur leur lit de mort. Pensons à Talleyrand, Edouard Herriot ou, selon des témoins, Jean-Paul Sartre.

 

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Salut d’un foetus

Par Réponses catholiques

L’Eglise enseigne qu’un être humain est de plein exercice dès la conception. Comment comprendre le salut d’un foetus avorté volontairement ou non, voire d’un enfant mort-né, hormis l’ancienne conception des limbes ?

Il n’y a pas d’être humain “de plein exercice”. Un être humain n’est pas un bureau de poste. Il y a des êtres humains et d’autres êtres vivants, ou non vivants, c’est tout. Pour le reste, cf notre article :https://www.reponses-catholiques.fr/que-dire-des-enfants-a-naitre-decedes/

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Blasphème contre l’Esprit-Saint

Par Réponses catholiques

Qu’est-ce que le blasphème contre l’Esprit-Saint?

Le lecteur peut se reporter à notre article:

Péché contre l’Esprit

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Variété des lecteurs à la messe

Par Réponses catholiques

Dans notre Communauté, la lecture dominicale des textes bibliques est souvent faite par la même personne. Ne vaudrait-il pas mieux former un groupe de lecteurs et les changer de dimanche en dimanche pour une meilleure représentativité de l’ensemble des fidèles?

Ce que nous avons du mal à comprendre, c’est qu’en dehors de l’Evangile lu par le prêtre ou le diacre, il y a deux lectures à la messe dominicale, sans parler du psaume. Est-ce la même personne qui lit tout ? Que se passe-t-il quand elle est absente ? C’est, en effet, très inhabituel.

Le lectorat est un ministère non ordonné. Il y a effectivement intérêt à avoir plusieurs lecteurs, pour en avoir au moins deux pour les deux lectures, plus un troisième pour le psaume (idéalement capable de psalmodier), et se remplacer en fonction des absences des uns et des autres.

Ceci dit, si c‘est un ministère, c’est bien parce que n’importe qui ne peut être lecteur. Il convient d’avoir une compétence à bien lire en public, mais aussi une certaine moralité et une foi suffisamment profonde pour proclamer la Parole de Dieu. Ce n’est donc pas une question de « représentativité ».

Le mieux est d’en parler au curé ou de mettre le sujet sur la table d’un conseil paroissial.

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Est-ce à nous d’offrir le sacrifice eucharistique?

Par Réponses catholiques

Ce matin à la messe, le prêtre a utilisé la nouvelle invitation qui suit l’offertoire : “Priez, frères et sœurs, pour que mon sacrifice, qui est aussi le votre…” Si cette formule est la traduction exacte d’un ancien texte latin, n’est-elle pas erronée théologiquement ? La messe nous rend contemporains de l’unique sacrifice du Christ : ce n’est ni celui du prêtre, ni celui de l’assemblée que nous célébrons.

L’articulation entre le sacrifice du Christ une fois pour toute et sa réactualisation à chaque Eucharistie n’est, en effet, pas évidente. Elle est pourtant indispensable. Certes, le Christ est mort une unique fois et ne remeurt pas à chaque Eucharistie. Pourtant, nous offrons son Corps et son Sang à chaque fois. Mais c’est maintenant le Corps et le Sang du Ressuscité.

Jésus dit bien « Faites ceci en mémoire de moi ». Il nous demande donc de le faire. Il s’adresse aux Apôtres, donc aux évêques qui leur succèdent, puis par délégation aux prêtres, pour le faire. Il s’adresse implicitement à quiconque est présent car un prêtre offre toujours un sacrifice au nom d’un collectif plus large. C’est donc bien aussi à nous, via le prêtre agissant aussi pour le compte des fidèles, d’offrir ce sacrifice. D’ailleurs l’ancienne formule « Prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise » ne différait pas sur ce point : c’était « toute l’Eglise » qui offrait le sacrifice.

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Comment honorer ses parents?

Par Réponses catholiques

Que doit-on faire pour honorer nos parents conformément au commandement biblique ?

Le commandement en Ex 20, 12 se garde bien de définir ce qu’il y a à faire. Des psychanalystes chrétiens font aussi remarquer qu’il ne commande pas d’aimer notre père et notre mère, mais de les honorer. Ce n’est pas la même chose. A sa façon, il laisse la place à la juste distance vis-à-vis des parents et l’accueil des blessures qu’ils sont pu nous infliger.

Mais il acte que nos parents nous renvoient à l’origine, c’est-à-dire à Dieu lui-même. Ils nous ont transmis la vie et, rien qu’à ce titre, ils doivent être honorés. Dans la plupart des cas, ils nous ont aussi élevés, éduqués, protégés. Ils peuvent aussi le plus souvent être le lien qui unit une fratrie, et jouer un rôle de transmission pour nos enfants.

Comme le disait un de nos professeur de Bible, sa plasticité est grande quant aux modalités à suivre. Faut-il appeler ma maman tous les jours ou une fois par semaine suffit ? Cela dépend des circonstances, de la culture familiale, des moyens financiers, de l’éloignement (décalage horaire, manque de réseau etc), de l’âge de chacun. Il faut peut-être appeler un veuf plus souvent que lorsqu’ils sont deux.

Le principe général sera donc de maintenir un lieu suffisant, avec des visites plusieurs fois par an au minimum, sauf éloignement transcontinental, des appels fréquents, une présence mutuelle à Noël (l‘inviter ou répondre à l’invitation), aux fêtes de famille, anniversaires etc. Garder le lien entre les parents et les petits enfants, même en cas de divorce.

Le grand âge, le veuvage ou la maladie sont des moments clefs pour incarner cet honneur : c’est là qu’il faut être davantage présent, lui donner les meilleurs soins et les meilleures conditions (ce qui implique d’aider parfois au niveau financier ou renoncer à hériter), pardonner ce qui est possible, témoigner son affection de façon plus explicite etc. Sans oublier les messes pour le repos des parents défunts, au minimum à l’anniversaire de leur décès.

La crise Covid a montré à quel point nos parents ou grands-parents ont pu être abandonnés et sont parfois morts dans des conditions de solitude humaine et spirituelle dramatiques. Le verset d’Ex 20, 12 se poursuit en précisant : « Et tu auras longue vie sur la terre que je te donnerai ». Honorer nos parents, c’est honorer la vie tout court : la leur, la nôtre, celle de nos enfants à qui nous transmettons cet exemple de piété filiale.

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