FreshRSS

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Aujourd’hui — 28 novembre 2021Vos flux RSS

Accepteriez-vous d’attendre votre colis plus longtemps pour diminuer votre bilan carbone ?

Par Agence de Presse

Après le Black Friday, le Cyber Monday arrive le 29 novembre et est exclusivement dédié aux promotions en ligne. Mais cette année, les prix cassés ne seront sûrement pas les seuls éléments à influencer l’achat des consommateurs. Une récente étude montre que l’étiquetage des émissions de carbone engendrées par le mode de livraison des commandes inciterait les acheteurs à opter pour les options les plus durables.

Réalisée par des chercheurs de l’université de technologie et de design de Singapour (SUTD) et publiée dans le Journal of the Transportation Research Board, l’enquête s’est penchée sur les émissions de carbone associées aux différentes options d’expédition proposées par la plateforme d’e-commerce chinoise Taobao.

Pour estimer les émissions de carbone (exprimées en kilogrammes) associées à la livraison des colis, les chercheurs ont pris en compte le mode de transport, la distance parcourue et le poids des articles achetés. L’acheminement des colis par voie maritime s’est avéré être la méthode la moins polluante, d’après leurs calculs.

Une fois le bilan carbone connu, les consommateurs préfèrent des modes de livraison plus lents

Les chercheurs ont invité 188 personnes à choisir entre plusieurs modes d’expédition, aux prix et aux délais de livraison variables. Au fur et à mesure, les participants étaient informés des émissions de carbone associées à l’option sélectionnée et avaient la possibilité de modifier leur choix en cours de route.

Au terme de l’expérience, 56 % des personnes ayant choisi l’option d’expédition la plus rapide ont finalement opté pour une livraison aux délais plus lents, une fois informées du bilan carbone.« Ces résultats montrent que le partage d’informations sur les émissions des différentes options d’expédition de l’e-commerce peut aider à promouvoir des choix plus durables et potentiellement à faciliter des opérations logistiques plus écologiques », souligne Lynette Cheah, professeure agrégée de l’Université d’Oxford et coautrice de l’étude.

Cette étude a été conduite sur un échantillon de taille restreinte et ne permet pas, à elle seule, de dessiner de grandes tendances pour l’avenir. Pour autant, ses auteurs soulignent une piste intéressante à explorer.

En juillet dernier, une autre étude menée par des chercheurs suédois et danois suggérait par ailleurs que le fait de connaître le coût environnemental d’un produit alimentaire par le biais d’une étiquette pousserait le consommateur à se diriger vers des alternatives plus écologiques. À condition, toutefois, que cet étiquetage soit obligatoire, précisent les chercheurs.

(ETX Daily Up)

À partir du 1er janvier 2022, pour s’acheter une grosse voiture neuve, il faudra payer un malus

Par Agence de Presse

Un nouveau système de malus au poids va faire son apparition le 1er janvier 2022. Tous les véhicules neufs de plus de 1,8 tonne seront ainsi taxés à raison de 10 euros par kilo supplémentaire, ceci afin de lutter contre les forts taux d’émissions de CO2 de ce type de véhicules.

Ce nouveau malus ne concernera que les véhicules neufs pesant plus de 1 800 kg. Son montant sera de 10 euros par kilogramme au-dessus de ce seuil, ce qui équivaut donc à 1 000 euros pour une voiture pesant 1 900 kg, 2 000 euros pour une autre atteignant les 2 000 kg, etc.

À noter toutefois que les familles nombreuses (avec au moins 3 enfants à charge) pourront bénéficier, sous certaines conditions, d’une minoration de ce malus, et que les véhicules électriques et hybrides rechargeables seront exonérés de cette taxe.

D’autre part, toujours à partir du 1er janvier 2022, un nouveau barème du malus automobile s’appliquera aux véhicules neufs, à partir d’émissions de 128 grammes de CO2 par kilomètre parcouru (au lieu de 133 g/km en 2021). Le seuil des 1 000 euros sera atteint dès 151 g/km (contre 156 g/km en 2021). La toute dernière tranche du barème s’élèvera à 40 000 euros pour tous les véhicules ayant un taux d’émission de CO2 supérieur à 223 g/km (contre 30 000 euros au-dessus de 218 g/km en 2021).

Par ailleurs, une évolution de ce barème est d’ores et déjà prévue pour 2023, où le malus devrait s’appliquer dès 123 g/km, avec un maximum de 50 000 pour les voitures affichant plus de 225 g/km.

(ETX Daily Up)

Hier — 27 novembre 2021Vos flux RSS

INTERVIEW. Comment éradiquer le sexisme dans la presse ? Les pistes de Sylvie-Pierre Brossolette

Par Agence de Presse

En matière de sexisme, la presse écrite généraliste a encore de gros progrès à faire. Aussi bien dans la composition des rédactions que dans le contenu des articles, selon un rapport du Haut conseil à l’égalité femmes-hommes. L’instance formule une vingtaine de recommandations pour remédier à la situation, dont celle d’étendre le principe d’égaconditionnalité aux journaux. Entretien avec Sylvie-Pierre Brossolette, journaliste et co-autrice du rapport. 

Le sexisme a la vie dure en France… y compris dans la presse écrite. Seules 30 % de femmes expertes sont citées et 100 % des postes de directeur et directrice de publication occupés par des hommes… Voici quelques chiffres clés du dernier rapport du Haut Conseil de l’Égalité (HCE) sur le sexisme en France publié le 18 novembre. Une grande partie est consacrée à la place des femmes dans les organisations et le contenu de la presse française, avec la conclusion suivante : « Une évolution réelle mais souvent très insuffisante ». Le ton est donné.

L’étude, qui a passé en revue sept grands titres généralistes et trois journaux féminins de la presse française (Le Figaro, L’Obs, Ouest-France, Le Parisien, Sud Ouest, 20 minutes, Le Point, Elle, Marie-Claire et Femme actuelle) dresse un constat exhaustif allant de la répartition des rubriques, à la manière dont les femmes sont présentées dans les articles (y compris dans les photographies utilisées).

Le rapport formule également une batterie de recommandations (vingt-et-une au total) pour inciter les rédactions à revoir leur copie et insuffler plus d’égalité femmes-hommes dans leurs équipes et leur ligne éditoriale. Sylvie-Pierre Brossolette, journaliste et Présidente de la Commission « Lutte contre les stéréotypes et rôles sociaux » au HCE, analyse ces solutions.

En 2020, le HCE publiait un rapport sur le sexisme dans les médias du PAF français. Quelles différences observez-vous avec la presse écrite ?

La presse écrite est différente à la télévision et à la radio car elle ne dispose pas d’organe de régulation comme le CSA, qui veille à la place et l’image des femmes. Celles-ci, dans la presse écrite ne dépendent que de la responsabilité et au bon vouloir de chaque rédaction. Il nous a paru nécessaire de mesurer et de formuler des recommandations pour améliorer la situation. On a constaté un retard par rapport à l’audiovisuel : moins de femmes mises en avant dans les articles, moins d’expertes citées, etc. Les femmes sont globalement minoritaires dans la presse généraliste.

Les rôles sociaux stéréotypés de genre dans le contenu de la presse écrite sont également encore très présents, notamment au sein des rubriques traitées dans les médias généralistes. Avec par exemple les femmes à la mode et la culture et les hommes au sport et à la politique…

C’est ni plus ni moins le reflet de la répartition traditionnelle que l’on observe trop souvent au sein de nos sociétés. Un partage des rôles traditionnels un peu archaïque se perpétue facilement si on n’y prend pas garde. La situation a tout de même un peu évolué, puisqu’on trouve aujourd’hui tout de même des femmes dans les rubriques économie, international ou politique. Mais il reste encore beaucoup de progrès à faire. On part de loin.

Selon vous, quelles expressions et pratiques journalistiques les rédactions devraient bannir quand leurs articles mettent des femmes en scène ?

Arrêter d’employer des termes relatifs à leur physique comme « joli minois », de décrire leurs vêtements ou encore de les appeler uniquement par leur prénom. Bref, toutes ces choses qu’on ne fait jamais quand on parle des hommes !

Le rapport conseille de créer un groupe de réflexion dans les rédactions. En quoi cela pourrait aider à améliorer ces pratiques et diversifier les contenus ?

Il faut faire prendre conscience aux responsables de journaux de la nécessité de rééquilibrer leurs contenus. S’il y a une ou plusieurs personnes dans la rédaction pour leur rappeler que c’est important, il a été prouvé que cela fonctionne. Mais je pense qu’il ne faut pas s’en contenter et aller plus loin avec des mesures plus incitatives.

Comme celle d’engager un « gender editor »?

Avoir une vigie pour vérifier si les femmes sont suffisamment citées dans les articles ou promues à des postes importants peut beaucoup aider pour redresser la barre. Mais cela fait également partie de la panoplie des mesures douces. Certaines mesures pourraient être plus efficaces, car plus contraignantes.

Ce qui nous amène à l’égaconditionnalité…

En effet. Lorsque l’on attribue des aides financières publiques à un secteur, ce dernier doit s’engager à prendre des mesures en faveur de l’égalité femmes-hommes. Pas de financements publics, sans engagement pour cette cause. Il serait judicieux de l’appliquer à la presse, secteur qui reçoit des dizaines de millions d’aides de financements publics. En contrepartie de ces aides, on fixerait des objectifs chiffrés qui, s’ils ne sont pas atteints, feraient l’objet d’une sanction financière.

On pourrait commencer par instaurer un système de bonus aux journaux qui tiennent leurs engagements et un malus, au bout de quelques années, à ceux qui ne les tiendraient pas. Cette mesure a par exemple été appliquée au CNC (Centre national du cinéma et de l’image animée, nldr.), pour féminiser les équipes de tournage, ce qui s’est révélé efficace puisque cela a fait progresser le taux de femmes au sein de ces équipes.

(ETX Daily Up)

Slip chauffant, vasectomie et injections hormonales : une BD enquête avec « Les Contraceptés »

Par Agence de Presse

Guillaume Daudin et Stéphane Jourdain sont deux amis journalistes. Ils se sont lancés dans une enquête sur la contraception masculine et ont accouché d’une BD enquête baptisée « Les Contraceptés ». C’est le nom de la toute petite tribu des hommes qui décident de prendre leur contraception en main, parfois en slip chauffant. Entretien.

Je lis

Une BD enquête sur le dernier tabou de la contraception masculine

Les Contraceptés, de Guillaume Daudin, Stéphane Jourdain et Caroline Lee

Commitment category - Je lis
- Lien affilié avec ♥

Dans votre BD, vous avez mis en image votre quête en tant qu’homme de vous « contracepter ». Quels sont les moyens de contraception disponibles aujourd’hui pour la gent masculine ? 

Stéphane Jourdain : Il existe deux moyens principaux. Le préservatif, considéré, à tort, comme un moyen contraceptif masculin. C’est en fait un dispositif partagé. Et, plus définitive, la vasectomie, simple et efficace. En parallèle, il existe des méthodes hormonales en injection intramusculaire, aux effets secondaires lourds, mais avec un taux de réussite, selon l’OMS, supérieur à 95% de réussite, comparable au stérilet. Il y a aussi la méthode thermique, le « slip chauffant ». Le principe est d’augmenter légèrement la température des testicules en les remontant dans le pubis, grâce à un slip ou à un anneau en silicone. Au bout de trois mois, avec la confirmation d’un spermogramme, le taux de spermatozoïde diminue. L’homme est « contracepté ». Mais s’il l’oublie plusieurs heures ou pendant un jour ou deux, il est conseillé de repartir de zéro. 

Quels sont les freins qui empêchent les hommes de s’emparer de la charge de la contraception ?

Il existe pour les hommes une sorte de main invisible qui fait qu’ils n’ont pas à s’inquiéter de la contraception au sein du couple. Ils n’ont pas à aller chez le médecin, n’ont pas d’analyse à faire, ni à subir les effets secondaires liés à la prise d’hormones. C’est extrêmement confortable. Donc tout est mis en place pour que la moitié de l’humanité n’ait pas à s’en charger. Il existe aussi d’autres raisons. Le médecin de famille est en général réticent au fait de stériliser quelqu’un, femme ou homme, ou de « contracepter » un homme, car ce n’est pas dans la culture. Enfin, il y a un frein technique. Même si les premiers essais réalisés de pilules ont été prometteurs, il n’en existe pas à ce jour sur le marché. Car il faut forcer la production de testostérone. À haute dose, ça peut devenir toxique pour le foie. Pour le moment il n’existe pas de recherches plus poussées. 

Outre l’absence de contraception pour les hommes, vous évoquez aussi les freins psychologiques. Quels sont-ils ? 

Ils sont nombreux ! En tête, les effets secondaires. Ensuite, le manque d’information joue un rôle important. La gent masculine est très mal informée sur la reproduction : comment ça fonctionne, à quoi ça sert, ce qu’est un ovocyte. Enfin, la méthode thermique touche de près aux testicules. Ce n’est pas une zone neutre dans l’éducation aujourd’hui. Par exemple, selon une légende urbaine, une vasectomie provoque un cancer des testicules. Ce qui est évidemment faux ! On entre dans une très légère phase de déconstruction, mais on ne pourra pas effacer des millénaires de virilité mal placée, que ce soit avec un bistouri ou un slip chauffant.  

Quelles ont été les réactions de votre entourage lorsque vous avez annoncé que vous étiez contraceptés ? 

Elles sont en général manichéennes. Dans notre groupe de pote avec Guillaume Daudin, les femmes félicitent, les garçons ont un petit coup de chaud. Sur notre compte Instagram, 90% de nos 2000 followers sont des femmes. Ensuite, beaucoup d’hommes nous disent « c’est bien de s’être intéressés à la question » et « maintenant ma nana me demande ce que je vais faire ». Ca ne les arrange pas toujours de soulever cette question. 

Les Contraceptés, Guillaume Daudin, Stéphane Jourdain et Caroline Lee (Dessinateur) aux éditions Steinkis, 14 octobre 2021, 19 €.

(ETX Daily Up)

Je lis

Une BD enquête sur le dernier tabou de la contraception masculine

Les Contraceptés, de Guillaume Daudin, Stéphane Jourdain et Caroline Lee

Commitment category - Je lis
- Lien affilié avec ♥

À partir d’avant-hierVos flux RSS

Des vaccins pour attaquer les cancers : des premiers résultats positifs et porteurs d’espoir

Par Agence de Presse

C’est un pari sur le long terme qui commence à donner des raisons d’espérer : les vaccins thérapeutiques pour soigner les cancers sont en plein développement et, parmi les sociétés pharmaceutiques sur les rangs, la strasbourgeoise Transgene croit en ses chances.

Si les virus ont mauvaise presse, à Transgene, ils sont au contraire cultivés avec soin. Car c’est sur eux que tablent les chercheurs de cette société d’immunothérapie pour aller attaquer les cellules tumorales.

Leur stratégie ? Transformer ces virus pour produire des antigènes tumoraux, qui permettront au système immunitaire de s’activer en produisant la réponse appropriée, chez les patients atteints de cancer ou qui risquent une récidive.

Les vecteurs viraux utilisés par Transgene sont de la famille de la vaccine, un virus proche de la variole. Un retour aux origines en quelque sorte : c’est en utilisant ce virus que la première vaccination a été réalisée par le médecin britannique Edward Jenner contre la variole, à la fin du XVIIIe siècle.

« On sait très facilement comment le modifier, le produire à très grosse échelle »

Johann Foloppe, chercheur au sein de Transgene

Photo : Shutterstock

Tout démarre donc dans les vastes laboratoires de la biotech, à côté de Strasbourg, avec la production du matériau de base, le vecteur viral. « On atténue le virus, qui sera toujours capable de se répliquer, mais on lui enlève certaines fonctionnalités pour qu’il ne se réplique que dans les cellules tumorales », indique le scientifique.

Armement

C’est un travail d’ingénierie, qui reflète les avancées de la thérapie génique. Cela ne s’arrête pas là : les scientifiques vont aussi armer ce vecteur viral en lui apportant des fonctions supplémentaires pour activer le système immunitaire au niveau des cellules cancéreuses.

D’innombrables étapes sont ensuite nécessaires pour faire croître les vecteurs et vérifier leur efficacité. Dans le laboratoire d’histologie, les scientifiques observent ainsi l’activation ou non de l’immunité sur des cellules tumorales prélevées sur des patients. Si tout va bien, sur leurs écrans, les cellules cancéreuses, représentées en bleu, sont peu à peu recouvertes de points rouges ou violets, qui représentent des lymphocytes de cellules cancéreuses.

Les vaccins thérapeutiques, qui peuvent utiliser des technologies diverses, comme l’ARN messager, intéressent de plus en plus le monde de la recherche et des biotechs.

« Ils reposent sur le même principe : éduquer le système immunitaire à repérer des anomalies auxquelles il ne réagit pas », explique le professeur Christophe Le Tourneau, responsable du département des essais cliniques précoces de l’Institut Curie et investigateur principal d’un essai avec Transgene.

Photo : Shutterstock

« Une cellule devient tumorale par modification de son ADN, ces modifications sont censées être repérées, mais elles ne le sont pas : il faut faire comprendre au système immunitaire, grâce au vaccin, qu’elles sont dangereuses », ajoute le scientifique.

Le secteur est compétitif : on y retrouve notamment Moderna et BioNTech, à l’origine des premiers vaccins anti-Covid-19. La société américaine Dendreon a, elle, déjà commercialisé un traitement contre des cancers de la prostate.

Transgene travaille sur plusieurs projets, dont « TG4001 », en phase 2 d’essais sur l’homme dans les cancers provoqués par un papillomavirus (ou HPV). Il s’agit alors d’éduquer le système immunitaire pour qu’il reconnaisse et détruise les cellules cancéreuses exprimant certains antigènes de l’HPV.

La biotech développe également « myvac », des vaccins personnalisés, notamment dans les cancers de l’ovaire. Les médicaments doivent là aussi éduquer le système immunitaire du patient, mais en utilisant les mutations génétiques propres à sa tumeur. Pour cela, elle utilise l’intelligence artificielle, qui va déterminer quelles mutations génétiques intégrer au vecteur viral.

Ce lundi 22 novembre 2021, Transgene a publié de premiers résultats positifs pour un essai clinique de phase 1, montrant que le système immunitaire des premiers patients traités avait bien été activé.

« Réponse immune ne veut pas dire efficacité clinique« , rappelle, prudent, le professeur Le Tourneau. Mais ce dernier estime toutefois que les vaccins thérapeutiques pourraient, à terme, représenter une révolution pour les patients.

Des recherches prometteuses et porteuses d’espoir.

(AFP)

Passionnés de foot, ils veulent faire interdire le Mondial 2022 au Qatar

Par Maëlle Benisty

Ils sont passionnés de football mais veulent boycotter la Coupe du monde au Qatar, prévue pour 2022. Le collectif Maquis Alsace-Lorraine appelle à la création de comités locaux partout dans le monde pour inciter les joueurs des différentes équipes à s’opposer à l’évènement. Ils dénoncent, entre autres, les milliers de morts recensés sur les chantiers liés à l’organisation du Mondial.

Pour l’instant, le collectif Maquis-Alsace Lorraine compte 11 personnes dont des personnes non affiliées et fans du ballon rond, des membres d’Extinction Rebellion Strasbourg, d’ANV Cop21 Strasbourg et du Chaudron des Alternatives, rapporte Rue 89 Strasbourg. « Il nous manque les supporters », confie au site d’information Ariel*, fondateur du collectif et footeux de la première heure.

Ce groupe a un projet fou : faire interdire le Mondial de 2022 organisé au Qatar. D’après le Guardian, au moins 6 500 travailleurs migrants sont morts sur les chantiers qataris depuis que le pays s’est vu attribuer l’organisation de la compétition, en 2010. Une réalité inacceptable pour le collectif alsacien qui a décidé de lancer une campagne de boycott.

Convaincre les joueurs et des personnalités

Pour parvenir à leurs fins, les membres de Maquis Alsace-Lorraine ont élaboré une stratégie en deux volets. Ils prévoient d’interpeller les joueurs de l’équipe de France via les réseaux sociaux pour leur faire part de leur combat et les inciter à prendre position. Ils espèrent ensuite que le message se propagera aux autres équipes nationales. D’autres personnalités du football comme Arsène Wenger, un Alsacien et ex-entraîneur du club londonien d’Arsenal, seront aussi contactées.

Convaincre les joueurs du monde entier semble, certes, ambitieux mais le collectif n’en démord pas et compte s’entourer d’alliés dans la bataille. Selon les informations du média SO FOOT, Maquis Alsace-Lorraine serait déjà en contact avec des personnes souhaitant créer des comités similaires au leur à Metz, Bordeaux, Lyon et Grenoble. Le groupe encourage également à la création de comités internationaux pour faire front commun contre le Qatar. « La Coupe du monde pourrait être réorganisée dans un pays où les infrastructures existent déjà », confie Axel* à Rue 89 Strasbourg.

Des manifestations devant et dans les stades de foot

Depuis le lancement de leur collectif, Maqui Alsace-Lorarine a déjà organisé une action de protestation dimanche 21 novembre, aux abords du stade de la Meinau à Strasbourg, comme le rapporte SO FOOT. Les membres du groupe portaient des pancartes aux messages contestataires tels que « le Qatar pue la mort » mais ils ont dû quitter les lieux au bout de 20 minutes, sur la demande du personnel de sécurité. Le collectif envisage de multiplier ce type de manifestations pour communiquer sur sa campagne.

Désireux de dénoncer un sport « de plus en plus instrumentalisé financièrement et politiquement », Maquis Alsace-Lorraine espère rallier de nombreux supporters à sa cause et, qui sait, autant de joueurs des équipes nationales. « Depuis que je suis enfant, les footballeurs sont mes idoles. C’est pour ça que j’y crois, ils m’ont toujours fait rêver, ils ne peuvent pas me décevoir  », déclare Ariel* auprès de SO FOOT.

Espérons que d’autres passionnés passent également à l’action.

*Le prénom de la personne a été modifié pour respecter son anonymat.

Le jour du Black Friday, la marque Aigle décide de fermer ses portes

Par Agence de Presse

Alors que certains s’apprêtent à baisser leurs prix en prévision du Black Friday, d’autres ont choisi de faire de cet événement commercial une journée de sensibilisation. C’est le cas de Aigle qui fermera pendant vingt-quatre heures ses magasins, ainsi que son e-shop, pour mettre en lumière sa plateforme de seconde main. Sandrine Conseiller, directrice générale de la marque, nous explique ce choix et ses conséquences, et revient sur les engagements de Aigle en matière de mode durable et de consommation raisonnée.

En lieu et place des promotions proposées lors du Black Friday, Aigle va fermer ses 48 boutiques en France et son e-shop. Qu’est-ce qui a motivé cette décision ?


Au-delà de la fabrication de produits durables, notre impact direct, nous sommes engagés à participer à l’évolution des comportements de consommation, notre impact indirect. C’est le sens de l’initiative ‘Positive Friday’ comme de nos actions ‘RRRR : recycler, ré-utiliser, réparer et réduire’. En cette journée de grand gaspillage et de surconsommation, notre démarche est constructive. Nous substituons l’ouverture de nos magasins par de la collecte de vêtements pour leur donner une seconde vie : nous fermons notre e-shop au profit de notre plateforme de seconde main, Second Souffle. Une action qui illustre les engagements sur le long terme de Aigle, pris lorsque nous sommes devenus une entreprise à mission en décembre 2020.

Avez-vous une idée des pertes auxquelles vous vous exposez ?


Fermer pendant une journée notre e-shop et nos magasins entraîne une perte conséquente de chiffre d’affaires et de marge. Certains parleront d’un manque à gagner, nous le voyons comme une preuve de l’engagement sincère de la marque pour une consommation plus durable. Nous espérons que de nouveaux clients décideront de rejoindre ce mouvement.

Pourquoi ne fermer vos boutiques qu’en France, et pas dans le reste du monde, ainsi que chez les revendeurs Aigle ?


Nous fermons nos boutiques, hors centre commercial et outlet, car c’est là que nous sommes décisionnaires. Notre e-shop est quant à lui fermé dans nos 200 territoires.

Vous aviez déjà initié le mouvement en 2020. Quels ont été les retours des consommateurs ?


L’année dernière nous avions fermé notre e-shop en France. Il renvoyait vers notre site de seconde main, Second Souffle, qui venait tout juste d’ouvrir. Les résultats avaient été positifs, avec de nombreux nouveaux clients qui découvraient la marque.

Le Black Friday est de plus en plus contesté en France, mais si l’on regarde les sondages, les consommateurs prévoient toujours de se ruer sur les bonnes affaires. Comment y remédier ?


Selon une étude YouGov pour l’Internaute datant de novembre 2020, 60 % des Français trouvent que le Black Friday est une source de gaspillage. Nous constatons également que de nombreux clients se posent la question, souhaitant que la mode reste un plaisir et qu’elle soit plus vertueuse. C’est cette vision d’une mode durable et engagée que nous retrouvons dans nos collections et dans nos actions.

Le pouvoir d’achat reste le nerf de la guerre, surtout à l’approche des fêtes de fin d’année. Mais les consommateurs économisent-ils vraiment de l’argent au cours de cette journée ?


La notion de prix est relative et reconsidérée à travers le prisme de la durabilité de la pièce mais aussi de son style, qui permet à une pièce de traverser plusieurs saisons sans devenir désuète. On peut ainsi garder toute la vie une pièce durable, ou la retrouver sur un site de seconde main et ainsi lui donner une seconde vie. D’ailleurs le site Second Souffle que nous mettons en avant cette semaine est une alternative pour s’offrir des pièces durables et stylées et à un coût plus accessible.

Justement, pourquoi mettre spécifiquement l’accent sur la seconde main ?


Nous avons lancé second souffle l’année dernière car nos produits sont durables, peuvent être mis et transmis sans prendre une ride. Second Souffle est l’illustration de notre engagement pour une mode plus durable, et il était donc tout naturel pour nous de valoriser cette plateforme pour le ‘Positive Friday’. Cela traduit l’engagement de Aigle pour mieux consommer et développer une vision alternative de la mode en alliant durable et désirable.

On parle du Black Friday comme d’un désastre pour la planète, mais cette journée n’est-elle pas juste le reflet d’une société qui n’est pas prête à arrêter de surconsommer ?


On constate qu’il y a une prise de conscience des clients qui trouvent des alternatives pour une mode joyeuse et durable. C’est dans cette optique que s’inscrit la marque Aigle.

Seriez-vous prêt à aller encore plus loin l’an prochain ?


Cette année, c’était une décision évidente et pourtant si difficile à prendre. Fermer le jour du Black Friday, c’est un engagement fort. Cela passe aussi par l’évolution des comportements, il nous faut donc proposer une vision et des solutions alternatives sur le long terme. C’est notre engagement chez Aigle, et nous continuerons de nous engager pour une mode plus durable, aujourd’hui et demain.

(ETX Daily Up)

Rester trop assis, une mauvaise habitude à perdre pour améliorer sa santé mentale

Par Agence de Presse

Lors de l’apparition de la pandémie de Covid-19, les mesures de restrictions telles que les confinements ont accentué notre mode de vie sédentaire. Selon une étude américaine, rester assis trop longtemps augmenterait le risque de dépression et d’anxiété. 

Pendant la pandémie de Covid-19, les confinements successifs ont impacté le quotidien, limitant les sorties extérieures au strict minimum. Ce mode de vie sédentaire se révèle nocif pour la santé physique, mais aussi mentale. Une étude américaine s’est interrogée sur l’impact que pouvait avoir sur notre humeur et notre santé mentale cette sédentarité accentuée. Selon les premiers retours obtenus par les chercheurs, le fait de rester trop souvent assis, une position qui semble pourtant anodine, ne serait pas sans lien avec des syndromes anxieux

Pour mesurer les effets de la sédentarité sur la santé mentale, une équipe de chercheurs de l’université d’État de l’Iowa a réalisé deux études auprès de 3 000 personnes, dans 50 États et du district de Colombia. Une première pendant une période de confinement et une seconde réalisée hors période de restriction. Dans le questionnaire, les spécialistes ont mesuré le temps des participants passé assis, à regarder des écrans, ou encore à faire de l’exercice. « À l’aide d’échelles cliniques standards, ils ont également indiqué des changements dans leur bien-être mental (p. ex., dépression, anxiété, sentiment de stress, solitude) », souligne l’étude. 

« S’asseoir est un comportement sournois »

Résultat ? Pendant le premier confinement, les personnes faisant deux heures et demie à cinq heures d’exercices physiques par semaine ont réduit de 32 % leur activité. Ces personnes se sont déclarées plus déprimées, anxieuses et seules. « En mars 2020, nous savions que le Covid-19 allait affecter notre comportement et ce que nous pouvions faire de nombreuses manières étranges et géniales que nous ne pouvions pas prévoir »souligne dans un communiqué Jacob Meyer, professeur adjoint de kinésiologie à l’Iowa State University. 

Mais qu’en est-il des évolutions après ces périodes de restrictions ? Pour le découvrir, les scientifiques ont invité ces personnes à répondre au même sondage toutes les semaines entre avril et juin 2020. « Nous avons constaté qu’en moyenne, les gens ont vu leur santé mentale s’améliorer au cours de cette période de huit semaines », explique l’auteur principal de l’étude. « Mais pour les personnes dont le temps d’assise est resté élevé, leurs symptômes dépressifs, en moyenne, ne se sont pas rétablis de la même manière que ceux de tout le monde ».

« S’asseoir est un comportement sournois. C’est quelque chose que nous faisons tout le temps sans y penser », alerte Jacob Meyer.

Que faire pour lutter contre cette mauvaise habitude ? « Si vous ne marchez plus dans le couloir pour vous rendre à des réunions en personne, vous pouvez toujours intégrer cette pause de la position assise en faisant une courte promenade avant et après votre appel Zoom », conseille le professeur Meyer.

(ETX Daily Up)

Loire-Atlantique : ce couple se bat pour aider son apprenti menacé d’expulsion depuis deux ans

Par Arièle Bonte

Il s’appelle Ibrahima Barry, il a 20 ans, et depuis janvier 2020, il est menacé d’une expulsion du territoire français. Problème : le Guinéen, sans papier, avait trouvé un poste en tant qu’apprenti dans une entreprise de carrelage à Pontchâteau, dans le Pays de la Loire.

Depuis deux ans, le jeune homme ne peut plus travailler, au grand dam de son patron et de sa patronne, Alain et Véronique Ecobichon. Le couple se bat pour celui qui a décroché son CAP et reçu la médaille d’argent du meilleur apprenti du département de Loire-Atlantique, comme le raconte France Bleu.

Une pétition en dernier recours

Car la situation est aussi difficile pour le gérant et la gérante. Le manque de main-d’œuvre menace leur activité, si bien qu’Alain Ecobichon doit retourner sur les chantiers pour assurer les commandes. « Si ça continue (…) on sera bientôt contraint de refuser certains chantiers », regrette le patron.

Avec son épouse, il a tout tenté pour aider Ibrahima Barry : courriers à la Prefecture, à l’Élysée, rien n’a fonctionné pour le jeune homme qui souhaitait poursuivre ses études sur un Brevet Professionnel. « Je suis stoppé net alors que je veux juste travailler. Ça me manque. Je reste des journées entières sans rien faire. Ça me fait hyper mal, je ne dors plus », a-t-il confié au micro de France Bleu. « Ibrahima mérite son titre de séjour », défend de son côté Véronique Ecobichon, mue par l’incompréhension d’une telle situation.

Alors pour tenter le tout pour le tout, le couple a décidé de lancer une pétition sur le site Change.org. À l’heure où nous écrivons ces lignes, près de 23 000 personnes ont signé le document.

Tanzanie : les étudiantes enceintes et les mères adolescentes peuvent à nouveau étudier

Par Mégane Bouron

Jusqu’ici, leur présence était interdite à l’école. Mais depuis le décès de l’ancien président de Tanzanie, les étudiantes enceintes et les mères adolescentes pourront terminer leurs études librement.

C’est une nouvelle porteuse d’espoir pour les jeunes Tanzanniennes. Et pour cause, dans ce pays d’Afrique de l’Est, l’émancipation des femmes reste encore difficile, à tel point que depuis 2017, sous le gouvernement du président John Magufuli, les établissements scolaires étaient strictement interdits aux jeunes filles qui portaient la vie ou qui étaient récemment devenues mères. La raison ? Le chef d’État jugeait immoral que des jeunes filles soient sexuellement actives à leur âge.

Cette mesure était lourdement critiquée par les défenseurs des droits humains, ainsi que par des donateurs internationaux, comme la Banque mondiale, qui avaient stoppé net leurs financements à la Tanzanie.

Photo : Gonzalo Bell / Shutterstock

Mais à la suite de la disparition du président le 18 mars dernier, cette loi controversée est désormais abrogée. Dorénavant, les étudiantes enceintes et les mères adolescentes pourront légitimement étudier aux côtés de leurs camarades de classe, comme de simples élèves. Une victoire pour les militants des droits humains. Voici l’annonce tant espérée faite par Joyce Ndalichako, ministre de l’Éductation, ce mercredi 25 novembre, lors d’une cérémonie à Dodoma (capitale de Tanzanie).

« Les écolières enceintes seront autorisées à poursuivre leurs études après l’accouchement. Je publierai une circulaire plus tard dans la journée. Il n’y a pas de temps à perdre. »

Joyce Ndalichako, citée par Le Monde

Une avancée majeure dans l’émancipation des femmes en Tanzanie.

Le « vrai » coût du Black Friday : « 30% des produits non alimentaires retournés sont détruits »

Par Mégane Bouron
Ce vendredi 26 novembre 2021, c’est le Black Friday : la fête de la (sur)consommation. Mais savez-vous que derrière ces offres alléchantes se cache une tout autre ? Faux rabais, achats impulsifs, retours, invendus et gros gâchis… Quel est le coût économique et environnemental du Black Friday ? Réponse avec Diane Scemama, membre du collectif […]

La suite de cet article est réservée à nos abonnés. S'abonner pour lire la suite.

PORTRAIT. Migrants de Calais : après sa grève de la faim, le père Philippe Demeestère témoigne

Par Arièle Bonte
L’aumônier du Secours catholique du Pas-de-Calais, âgé de 72 ans, a commencé une grève à la fin du mois d’octobre pour protester contre les conditions de vie réservées aux personnes exilées à Calais. S’il a arrêté sa grève au début du mois de novembre, le Jésuite n’a pas fini ses combats. Rencontre avec un amoureux […]

La suite de cet article est réservée à nos abonnés. S'abonner pour lire la suite.

#OuiJaiAvorté : « Causette » et le Planning Familial lancent un hashtag pour lever le tabou

Par Mathilde Sallé de Chou

J’ai avorté, et alors ? En 2021, bien que l’avortement soit légal en France depuis des dizaines d’années, le tabou plane encore. Qui parle librement cette étape de vie parfois douloureuse, souvent honteuse (à tort), à ses proches ? Pour briser le silence autour de l’IVG, le magazine féministe Causette et le Planning Familial s’associent en lançant le hashtag #OuiJaiAvorté sur les réseaux sociaux. Objectif ? Voir affluer les témoignages pour enfin libérer la parole.

Donner la parole aux femmes qui ont avorté

Aujourd’hui, dans les salles de cinéma françaises sort le film L’Événement réalisé par Audrey Diwan et adapté du roman éponyme d’Annie Ernaux paru en 2000. Il raconte l’histoire de l’autrice qui, tombée enceinte en 1963, se retrouve obligée d’avorter dans l’illégalité. L’occasion pour le magazine Causette de mettre la question de l’IVG sur la table dans son dernier numéro.

Au fil des pages, le mensuel donne la parole à 13 personnalités qui ont eu recours à un avortement au cours de leur vie. Corinne Masiero, Anna Mougladis, Aurore Berger, Lauren Bastide ou Giulia Fois se confient ainsi sur cet « événement », parfois douloureux, souvent secret.

👉Avec le hashtag #OuiJaiAvorté, brisons ensemble le processus de silenciation autour de l’avortement ! pic.twitter.com/vT47yjHOyH

— CausetteLeMag (@CausetteLeMag) November 24, 2021

Pourtant rappelle l’éditorial du magazine, « c’est un tort de notre part. Car il n’y a pas de honte à avorter. Pas de raison de garder cette information secrète. Nous ne sommes pas fautives quand nous devons y avoir recours. Nous n’avons pas commis de faute quand nous sommes tombées enceintes. Nous ne sommes pas coupables de posséder un utérus et que celui-ci se remplisse parfois contre notre volonté. Mille raisons peuvent expliquer qu’un ovule soit fécondé. Capote qui craque, pilule qui ne marche pas, insécurité émotionnelle par rapport à un partenaire ou viol, dans le pire des cas. »

Un hashtag pour la bonne cause

Alors que le droit à l’IVG recule dramatiquement dans certains pays comme aux États-Unis, au Brésil, en Hongrie ou en Egypte; la France, elle, s’apprête donc à mener un autre combat : mettre à terre le tabou lié à l’avortement.

En à peine quelques heures, des dizaines de témoignages affluent déjà sur les réseaux sociaux pour rappeler aux femmes que l’IVG ne doit plus être vécue comme une honte. Au contraire, dans ce moment parfois difficile, il est essentiel de pouvoir compter sur le soutien de son partenaire, de sa famille ou de ses amis comme le rappellent ces internautes…

#OuiJaiAvorté à Madrid en 98, ça m'a coûté le prix d'un loyer et mon mec de l'époque n'a participé en rien, ni accompagnement ni aide financière. Ni honte ni regret! Tout mon appui à celles qui sont dans cette situation aujourd'hui 💜💚

— Monica Green (@maelledecoucy) November 24, 2021

#OuiJaiAvorté et ça fait longtemps que j'ai constaté la tabou sur le sujet et que j'en parle souvent pour briser le silence autour de ça.

Et c'est probablement une des décisions les plus dures de ma vie, mais surtout la meilleure. https://t.co/u32SEoSfo9

— Elli Tessier 🌻🌊🏳️‍🌈🇪🇺 (@MathElliTessier) November 23, 2021

#OuiJaiAvorté malgré le refus de mon médecin traitant de m'orienter et m'informer, et malgré cet échographiste qui a jugé utile de me faire entendre les battement de cœur de l'embryon.
Raté messieurs : je n'en n'ai ni honte, ni regrets. https://t.co/ymaPkXnJMj

— Aurélia Blanc (@AureliaBlanc) November 24, 2021

#OuiJaiAvorté et je remercie les équipes du CROUS de Toulouse qui ont guidé la jeune étudiante que j'étais à l'époque dans toutes les démarches.
Et depuis ça va très bien, merci ! https://t.co/YFdYqoirdA

— Wild (@wildcarotte) November 23, 2021

#OuiJaiAvorté non ce n'est pas un tabou, oui en parler fait du bien, aide à se défaire de la culpabilité que tout le monde voudrait qu'on porte… Ex mon ex a l'époque qd je lui dis que je suis enceinte "ms t'as pas fait attention ?" https://t.co/w54TXak2Zc

— Carole Chotil-Rosa (@carolchotilrosa) November 24, 2021

#OuiJaiAvorté et je n'en ai jamais eu honte. Je n'ai jamais compris la gène de certaines personnes parce ce que j'en parle facilement, sans regret ni remords

— Alexia Maurin (@AlexMaurin) November 24, 2021

Une libération de la parole qui fait du bien !

Fin de vie : l’Italie autorise pour la première fois le suicide assisté

Par Mégane Bouron

Rares sont les malades en fin de vie qui ont la liberté de mourir dans la dignité. Ce patient italien en fait partie, et c’est même le premier dans son pays. Une entrave à la loi aujourd’hui exceptionnellement autorisée par le Comité éthique.

À quarante-trois ans, un homme lourdement handicapé va bénéficier d’une mort assistée. En 2011, suite à un accident de la route, cet ancien chauffeur de poids lourds est devenu tétraplégique. Un drame qui, depuis dix ans, le plonge au quotidien dans une souffrance physique et psychologique. Mais ça ne va plus durer.

Photo : Shutterstock

Après de nombreux refus, l’autorisation d’avoir accès au suicide assisté lui a enfin été autorisée, grâce à l’aide des avocats de l’Association Luca Coscioni. Une première en Italie. En effet, cette pratique est normalement passible de 5 à 12 ans d’emprisonnement.

Mais depuis 2019, il existe une exception pour les patients atteints d’une pathologie irréversible et dont la souffrance est intolérance. Dans ce cas, la mort assistée peut être accordée à condition que la personne soit pleinement consciente de son acte et de sa volonté d’en finir.

Et après de multiples vérifications effectuées par des médecins, le Comité éthique de l’Italie a délibéré : ce patient remplit « les critères pour accéder légalement au suicide assisté », comme l’explique l’Association Luca Coscioni. Pour le moment, les modalités et la date de cette fin de vie libre et choisie n’ont pas été définies.

Un référendum sur la légalisation de l’euthanasie en Italie doit se tenir en 2022. Objectif ? Revenir sur la loi interdisant cette pratique.

Royaume-Uni : pieuvres, crabes et homards sont officiellement reconnus comme des « êtres sensibles »

Par Maëlle Benisty

Un petit pas de plus pour le bien-être animal. Au Royaume-Uni, une étude indépendante commandée par le gouvernement a établi que les pieuvres, les crabes et les homards étaient dotés d’une certaine sensibilité et pouvaient ressentir la douleur. Ils vont désormais être intégrés au projet de loi sur la protection des animaux.

Depuis 2015, le Code civil français reconnaît les animaux comme étant des « êtres vivants doués de sensibilité ». Le Royaume-Uni s’apprête à faire de même à travers un projet de loi sur le bien-être animal, Animal Welfare (Sentience) Bill. Pour cela, le gouvernement britannique a commandé un examen indépendant afin de déterminer si certains invertébrés pouvaient être sujets à des sensations comme la douleur. La London School of Economics and Political Science vient de rendre ses conclusions : les poulpes, les calmars, les crevettes ou encore les homards ont été identifiés comme étant des « êtres sentients« .

L’organisme définit la sentience comme « la capacité d’éprouver des sensations telles que la douleur, le plaisir, la faim, la soif, la chaleur, la joie, le confort et l’excitation ». Pour déterminer si les céphalopodes (catégorie de mollusques) et les décapodes (crustacés dotés de cinq paires de pattes) étaient concernés par cette forme de sensibilité, la London School of Economics and Political Science a passé en revue plus de 300 études scientifiques. L’examen a permis d’affirmer qu’il existe des « preuves solides » de cette sentience chez ces êtres vivants.

Une réglementation pour protéger les animaux

Le rapport s’accompagne de plusieurs recommandations pour garantir le bien-être de ces invertébrés, comme le rapporte Slate. Parmi elles, l’interdiction de vendre des crabes et des homards vivants à des « manipulateurs non qualifiés et non experts » ou encore l’interdiction de certaines méthodes d’abattage comme l’ébouillantage et le démembrement vivant.

Plusieurs pays comme la Suisse et la Nouvelle-Zélande ont déjà prohibé le fait de bouillir de crustacés vivants. Si le projet de loi britannique sur le bien-être animal est adopté, le Royaume-Uni les rejoindrait.

 » Je suis ravi de voir le gouvernement mettre en œuvre une recommandation centrale du rapport de mon équipe « , a déclaré Jonathan Birch, chargé de l’étude à la London School of Economics and Political Science, auprès de Business Insider. Selon lui, « les pieuvres et autres céphalopodes sont protégés par la science depuis des années, mais n’ont reçu aucune protection en dehors de la science jusqu’à présent. »

En intégrant les céphalopodes et les décapodes à son projet de loi sur le bien-être animal, le Royaume-Uni passe un nouveau cap dans la lutte contre la cruauté envers les animaux.

Exploitation des Ouïghours : l’agrandissement de Zara refusé à Bordeaux

Par Maëlle Benisty

L’enseigne de fast-fashion souhaitait doubler sa surface de vente à Bordeaux mais le projet lui a été refusé par la Commission départementale d’aménagement commerciale. Parmi les raisons évoquées, la plainte visant la maison mère accusée d’exploiter le travail forcé des Ouïghours. La fin de l’impunité ?

Plus rien n’arrête la fast fashion, enfin presque. À Bordeaux, la marque Zara souhaitait agrandir son magasin situé rue Sainte-Catherine pour doubler sa surface. Disposant déjà de 972 m2 répartis sur 3 niveaux, l’enseigne du groupe Inditex avait pour projet de mettre en service deux niveaux supplémentaires et d’exploiter une surface additionnelle de 1 098 m2.

Ces travaux auraient dû entraîner une modification de façade, comme l’explique le quotidien Sud Ouest, nécessitant le dépôt d’un permis de construire. Le 17 novembre, la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) a voté contre cette extension (trois contre, un pour, six abstentions).

L’enseigne accusée de profiter du travail forcé des Ouïghours

Au cours des débats, Sandrine Jacotot, adjointe au maire de Bordeaux et membre de la CDAC, a rappelé que la maison mère de Zara, le groupe Inditex, faisait l’objet d’une plainte l’accusant d’exploiter la minorité musulmane des Ouïghours en Chine.

« Cette plainte fait état du recours au travail forcé des Ouïghours chez des sous-traitants en Chine, dont se serait rendu complice le groupe espagnol Inditex en connaissant les conditions de production de leurs articles », a déclaré l’élue, selon les informations de Sud Ouest.

Déposée en avril 2021 par l’association anti-corruption Sherpa, le collectif Ethique sur l’étiquette, l’Institut ouïghour d’Europe (IODE) ainsi qu’une Ouïghoure ayant été internée dans la province du Xinjiang, cette plainte a conduit le parquet national antiterroriste (Pnat) à ouvrir, fin juin, une enquête pour « recel de crimes contre l’humanité » visant quatre géants du textile, dont Inditex et Uniqlo.

En attendant de répondre de ces accusations, Zara essuie un refus lourd de sens de la part de la Commission départementale d’aménagement commercial. Une décision pionnière en France.

États-Unis : quatre hommes noirs accusés à tort de viol disculpés 72 ans plus tard

Par Arièle Bonte

On les connaissait sous le nom des « Quatre Groveland ». Plus de 70 ans après avoir été accusés à tort d’avoir violé une femme blanche, quatre hommes noirs ont enfin été innocentés, lundi 22 novembre. Le procureur de Floride, a déclaré que ces accusations étaient le résultat d’un « effondrement complet du système de justice pénale », rapporte le New York Times.

Charles Greenlee, Walter Irvin, Samuel Shepherd et Ernest Thomas sont tous les quatre décédés avant d’avoir pu connaître le fin mot de cette affaire judiciaire.

Elle commence le 16 juillet 1949, lorsqu’une jeune femme blanche de 17 ans, et son ex-mari déclarent à la police cette histoire : après la panne de leur voiture, dans le comté de Lake, en Floride, quatre hommes se seraient arrêtés pour apporter leur aide. Puis, ils auraient extrait la jeune femme de la voiture pour la violer.

Des hommes tués, lynchés, emprisonnés

Face à ces accusations, le sort des quatre hommes était scellé. Ernest Thomas a été lynché à mort par une foule après avoir tenté de fuir le comté. Le shérif du même compté, Willis McCall a tiré sur Walter Irvin et Samuel Shepherd, abattant ce dernier. Willis McCall a justifié son geste en affirmant que les deux hommes avaient tenté de s’enfuir alors qu’ils étaient emmenés à une audience préliminaire pour un second procès, en 1951.

Walter Irvin est décédé en 1969, une année après l’obtention de sa libération conditionnelle. Charles Greenlee, quant à lui, est mort en 2012 à l’âge de 78 ans.

Lundi 22 novembre, les actes d’accusation d’Ernest Thomas et Samuel Shepard ont été rejetés par le tribunal. Il a également annulé les jugements et les peines de Charles Greenlee et Walter Irvin. Norma Padgett, la femme qui a accusé les quatre hommes de viol n’a pas souhaité commenter la nouvelle.

Des hommes déjà graciés à titre posthume

En avril 2017, l’État de Floride avait déjà officiellement présenté ses excuses aux familles des quatre hommes. En décembre 2018, le Département de l’application de la loi avait été sommé d’examiner l’affaire tandis que les quatre hommes avaient été graciés à titre posthume par le gouverneur Ron DeSantis, le mois suivant.

Au cours de leur enquête, les enquêteurs se sont entretenus en août dernier avec le petit-fils du procureur de l’État qui avait poursuivi l’affaire. Il avait déclaré avoir trouvé dans les papiers de son grand-père une correspondance indiquant que ce dernier savait, avec le juge en charge du procès de 1951, qu’aucun viol n’avait eu lieu. Une requête pour blanchir les accusés a ainsi pu être déposée. On peut y lire que « les preuves suggèrent fortement que le shérif, le juge et le procureur ont pratiquement assuré des verdicts de culpabilité dans cette affaire ».

Les sages-femmes vont toucher 500 euros de plus chaque mois

Par Mathilde Sallé de Chou

Après des mois de grève dans les maternités, un accord entre le gouvernement et les partenaires sociaux a été signé lundi 22 novembre pour revaloriser de 500 euros nets par mois le salaire des sages-femmes de la fonction publique hospitalière. Côté formation, une sixième année d’études viendra désormais compléter le cursus en maïeutique. De belles avancées qui ne comblent néanmoins pas toutes les attentes de la profession. Explications.

L’accord signera-t-il la fin d’un long bras de fer entre les sages-femmes et le gouvernement ? Pas si sûr… Le texte a été signé lundi soir par Olivier Véran (ministre de la Santé), Amélie De Montchalin (ministre de la Transformation et de la Fonction Publique), Adrien Taquet (secrétaire d’État en charge de l’Enfance et des Familles), les représentants de la Fédération française hospitalière (FHF) et trois syndicats (Force ouvrière, CFDT et Unsa). Il entérine des mesures visant à améliorer les conditions d’exercice des 23 000 sages-femmes françaises. Malgré ces avancées, certains syndicats entendent bien poursuivre leur mobilisation.

500 euros d’augmentation

Parmi elles, une mesure n’est pas passée inaperçue : l’augmentation des praticiens et praticiennes de l’hôpital de 500 euros nets par mois. Pourtant, en y regardant de plus près, l’enveloppe comprend l’augmentation du Ségur de la Santé (soit 183 euros), déjà touchée depuis décembre 2020. Une façon habile de faire gonfler l’enveloppe allouée aux sages-femmes… À cela s’ajoutera, à partir de mars 2022, une prime mensuelle d’exercice médicale de 240 euros ainsi qu’une revalorisation de la grille de 78 euros net.

Cependant, ces primes ne seront pas distribuées de la même façon à toutes les sages-femmes. Ainsi, celles qui appartiennent à la fonction territoriale et exercent en PMI « bénéficieront de la revalorisation des grilles, mais pas de la prime d’exercice médical, qui reconnaît la spécificité de l’exercice à l’hôpital », précise le ministère de la Santé. Les sages-femmes contractuelles qui exercent à l’hôpital, elles, toucheront la prime de 240 euros, mais pas les 78 euros de revalorisation de la grille salariale.

Outre ces disparités, « la prime de 240 euros ne rentrera pas dans les droits à la retraite et elle est soumise à obligation de présence, ce qui veut dire qu’une personne en arrêt maladie ou en congé maternité ne la touchera pas », tempère Caroline Combot, secrétaire générale adjointe de l’Organisation nationale syndicale des sages-femmes (ONSSF) interrogée par nos confrères de 20 minutes.

Photo par le Point du Jour via Shutterstock

Une sixième année d’études tant attendue

L’autre volet de cet accord concerne la formation. Sur ce point, le gouvernement donne enfin raison à la profession en accédant à l’une de ces plus anciennes revendications : l’allongement du cursus d’études de maïeutique. Avec cette sixième année, l’objectif est de permettre aux étudiants d’apprendre plus sereinement en leur accordant davantage de temps pour absorber tous les apprentissages et ainsi limiter les risques de burn-out.

Une bonne nouvelle pour cette profession en sous-effectifs qui peine à recruter.

À cette disposition s’ajoute également un engagement de l’exécutif à pousser les avancements de carrière à l’hôpital avec un taux de promotions doublés jusqu’en 2024.

Des syndicats divisés

Du côté des signataires, “on ne dit pas que c’est suffisant, mais c’est un accord d’étape qui reste positif”, concède Gilles Gadier (FO), cité par le Huffington Post. “On va signer parce qu’il y a quand même des avancées, même si on reste sur notre faim”, conclu Jean-Claude Stutz (Unsa), qui rappelle “qu’il ne faut pas que le gouvernement pense qu’il est débarrassé du problème”.

Ce n’est pas peu dire, puisque le syndicat ONSSF a appelé ce lundi à « un week-end noir » de protestation du 26 au 29 novembre. Un mouvement soutenu par la CGT et CFTC selon Caroline Combot qui prévient : « Si cela ne suffit pas, nous organiserons une semaine noire du 24 au 31 décembre ».

Le débat semble donc loin d’être clos…

Eddie Redmayne regrette d’avoir joué un personnage trans dans « The Danish Girl »

Par Arièle Bonte

« J’ai fait [The Danish Girl] avec les meilleures intentions, mais je pense que c’était une erreur. » L’acteur britannique Eddie Redmayne a clarifié dans le Sunday Times sa position sur une question essentielle concernant la représentation des personnes trans au cinéma.

Dans The Danish Girl, Eddie Redmayne incarne Lili Elbe, une artiste danoise et l’une des premières personnes à avoir eu recours à une chirurgie de réattribution sexuelle. Grâce à ce rôle, l’acteur a été nommé aux Oscars dans la catégorie Meilleur Acteur. À l’époque déjà, des critiques avaient soulevé le problème récurrent des films mettant en avant des personnages trans : ces derniers sont incarnés par des personnes dites « cisgenres », c’est-à-dire qu’à la différence des personnes trans, leur genre correspond à celui qui leur a été assigné à la naissance.

Cinq ans après la sortie du film sur le grand écran, Eddie Redmayne donne ainsi raison à celles et ceux qui demandent que les personnages trans puissent être joués par des acteurs et actrices trans. « Beaucoup de gens [trans] n’ont pas de chaise à table. Il doit y avoir un nivellement, sinon nous allons continuer à avoir ces débats », a ajouté l’acteur.

Eddie Redmayne, un allié de la communauté trans ?

Ce dernier s’était par ailleurs déjà positionné en faveur de la communauté trans en 2020, lorsque l’écrivaine britannique J.K. Rowling avait publié un billet sur son site dans lequel elle estimait que la présence de femme trans, dans des espaces non-mixtes réservés aux femmes, pouvait être dangereuse. Ces propos ont été qualifiés de transphobes par des membres de la communauté trans et des fans de sa célèbre saga littéraire.

Eddie Redmayne, qui joue dans l’adaptation des Animaux fantastiques, avait donc tenu à se désolidariser de l’écrivaine, rappelle Variety.

« Je ne suis pas d’accord avec les commentaires de Jo. Les femmes trans sont des femmes, les hommes trans sont des hommes et les identités non binaires sont valides. Je ne voudrais jamais parler au nom de la communauté, mais je sais que mes cher·e·s ami·e·s et collègues transgenres en ont assez de cette remise en question constante de leur identité, qui entraîne trop souvent des violences et des abus. Ils veulent simplement vivre leur vie en paix, et il est temps de les laisser faire. »

Eddie Redmayne dans un communiqué, en 2020

Un débat aussi français

En France, ces débats existent également. A Good Man, réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar et en salles depuis le 10 novembre, met en scène l’actrice Noémie Merlant (Portrait de la jeune fille en feu) dans le rôle de Benjamin, un homme trans.

Dans l’émission de Laurent Ruquier sur France 2, On est en direct, la réalisatrice s’est défendue de son choix, rapporte Têtu : « D’abord, j’ai choisi une interprète », a-t-elle expliqué, avant d’ajouter que « le rôle de Benjamin est un rôle capital, énorme, très important, et il faut avoir de l’expérience » pour l’incarner.

Reste à savoir si Noémie Merlant reviendra également sur son rôle dans les années à venir.

Auxiliaires de vie : “Ces femmes sont aussi isolées que les personnes âgées dont elles s’occupent”

Par Mathilde Sallé de Chou
Au moment où Ixchel Delaporte, journaliste et autrice, décide de s’immerger dans le quotidien des auxiliaires de vie en rejoignant leurs rangs, naît le collectif La force invisible des aides à domiciles. Monté il y a un an sous l’impulsion de l’une d’elles, Anne Lauseig, à Bordeaux, il fédère aujourd’hui plus de 6 000 femmes. […]

La suite de cet article est réservée à nos abonnés. S'abonner pour lire la suite.

Enfants placés : « On n’est pas juste là pour faire pleurer », affirme Lyes Louffok

Par Arièle Bonte
Ancien enfant placé, Lyes Louffok milite pour les droits des jeunes enfants placés, exposés à la violence, au harcèlement et à la maltraitance dans les foyers ou les familles d’accueil dans lesquels ils sont hébergés jusqu’à leur majorité. Après avoir publié un récit autobiographique en 2014, le militant a vu son histoire adaptée à la […]

La suite de cet article est réservée à nos abonnés. S'abonner pour lire la suite.

Cruauté envers les animaux : cette chienne martyrisée retrouve l’usage de ses 4 pattes

Par Mégane Bouron

Une nouvelle vie commence pour Monika. Grâce à un élan de solidarité et au travail honorable d’un chirurgien sibérien, cette jeune chienne martyrisée et privée de ses quatre pattes peut à nouveau marcher. Lumière sur ce sauvetage bouleversant.

En décembre 2020, Monika est découverte dans un état critique, au milieu d’une forêt de Krasnodar, au sud-ouest de la Russie. L’animal lutte alors pour survivre et pour cause, ses quatre membres ont, semble-t-il, été coupés. Pendant un an, Alla Leonkina et des bénévoles de la région vont tout faire pour tenter de la sauver.

C’est alors qu’au printemps 2021, une cagnotte en ligne est lancée pour offrir une nouvelle vie à cette jeune chienne. Objectif ? L’opérer afin qu’elle retrouve l’usage de ses quatre membres. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette mobilisation a suscité un vif engouement sur la toile. En un mois, 4 800 euros ont été récoltés. Une somme importante qui a permis de financer la confection de quatre prothèses fabriquées à partir d’une imprimante 3D.

Monika et sa sauveuse, Alla Leonkina, ont alors parcouru près de 5 000 kilomètres en avion pour rejoindre la clinique du docteur Sergueï Gorchkov, à Novossibirsk, en Sibérie.

Pendant que certains tuent et torturent pour le plaisir, d’autres sauvent des vies en faisant des miracles ! Grâce à…

Posted by La Ligue Des Animaux on Saturday, November 20, 2021

Et c’est une belle réussite. Après une première tentative difficile, le chirurgien sibérien est parvenu à réaliser une quadruple greffe de membres inférieurs sur la petite rescapée. C’est la deuxième fois que cette opération est couronnée de succès. La première fois, c’était en 2019, sur un chat.

Désormais, les os de Monika vont pouvoir pousser et s’adapter aux prothèses. Et aujourd’hui, la chienne sauvée de la maltraitance peut à nouveau marcher et profiter pleinement de la vie.

Bravo au chirurgien pour ce travail respectable.

Signée par Aymeric Caron et Rémi Gaillard, cette pétition réclame la fin des chasses en enclos

Par Mégane Bouron

100 000. Voici le nombre d’animaux détenus en captivité dans le simple but d’être chassés. [1] Un chiffre alarmant qui a poussé des dizaines de personnalités à agir. Journaliste, philosophe, comédien, humoriste ou encore politicien réclament aujourd’hui la fin immédiate de la chasse en enclos.

En France, près de 1 300 terrains privés, parc et enclos grillagés détiennent des milliers de sangliers, cerfs, chevreuils, mouflons ou daims élevés spécialement pour la chasse. Et Willy Schraen, président de la Fédération nationale des chasseurs, n’a pas honte de le dire : ces lieux sont destinés pour « le plaisir de tuer ». Des pratiques aberrantes et des propos choquants aujourd’hui pointés du doigt par de nombreuses personnalités.

Photo : Shutterstock

Ce samedi 20 novembre, une tribune a été publiée sur Le Journal du Dimanche. Ses auteurs ? Les journalistes Aymeric Caron et Aude Lancelin, le philosophe Michel Onfray, le comédien Yvan Le Bolloc’h, l’ancienne ministre Corinne Lepage, ou encore les humoristes Laurent Baffie et Rémi Gaillard.

« Comment peut-on s’approprier des animaux par nature sauvages et appartenant au bien commun ? »

La tribune publiée sur le JDD

Et ces personnalités ne sont pas les seules à dénoncer la chasse en enclos. Certains chasseurs y sont également fermement opposés. C’est le cas de Raymond Louis, président de l’association des Amis des chemins de Sologne, qui qualifie cette pratique de « ball-trap sur cible vivante » ou encore Hubert-Louis Vuitton, président d’une fédération de chasseurs : « Quand on prélève 200 sangliers en une partie de chasse sur un domaine de moins de 150 hectares, ce n’est plus de la chasse mais un massacre. »

Photo : Shutterstock

En plus d’être contraire au bien-être animal, ces pratiques sont un fléau environnemental, comme l’explique cette tribune : « appauvrissement des sols, réduction de la circulation faunique, diminution de l’alimentation et de la reproduction naturelle des animaux, appauvrissement génétique, mais aussi fragilisation des faons et de la petite faune, ou encore augmentation des risques de contaminations épizootique. »

Pour en finir avec la chasse en enclos, une pétition vient d’être déposée sur le site de l’Assemblée nationale. Objectif ? Recueillir au moins 100 000 signatures afin qu’elle soit obligatoirement étudiée.

Pour signer la pétition, rendez-vous juste ici.

Rennes : les footballeuses jouent en culotte pour protester contre les inégalités

Par Mégane Bouron

Ce samedi 20 novembre, l’équipe rennaise féminine de football a une nouvelle fois frappé fort. Pour protester contre les inégalités des équipements entre les femmes et les hommes, les joueuses sont arrivées sur le terrain… en culotte. Une action symbolique pour une cause importante.

Ce n’est pas la première fois que les joueuses du cercle Paul-Bert Bréquigny de Rennes retroussent leur short pour défendre leurs droits. Le 6 mars dernier, une action similaire avait été menée pour dénoncer « le sexisme et les inégalités persistantes dans le monde du football ». Pourtant, malgré leur mobilisation honorable, rien a changé.

Tandis que la Fédération Française de Football (FFF) envoie à chaque joueur un maillot, un short et des chaussettes, les joueuses, quant à elles, reçoivent toujours qu’un unique tee-shirt… taillé sur des gabarits masculins.

« Il faut arrêter de nous comparer aux garçons. Notre jeu n’a rien à leur envier et on n’a pas envie d’aller vers leurs dérives, leurs salaires. »

Manon Tessier, joueuse de football, citée par Ouest France

Ce samedi 20 novembre, à 18 h 30, lors d’un match pour la Coupe de France féminine de football, les Rennaises ont donc affronté en culotte l’équipe de Brest. À travers cette action coup de poing, elles souhaitent attirer l’attention de la FFF sur la question de l’égalité femmes-hommes. Des inégalités qui concernent aussi bien le manque de matériel que la différence impressionnante de salaire.

Il est urgent que les choses changent. Pour aller plus loin, découvrez notre interview de Kinga Szemi, gardienne au FC Nantes, sur le sexisme, les préjugés et les inégalités dans le monde du football.

« Book blues » au Royaume-Uni : près de 6% des enfants ne possèdent aucun livre

Par Agence de Presse

On offre souvent des livres aux bambins pour les accompagner dans leur éveil au monde. Mais ce n’est pas forcément le cas partout dans le monde. Un nouveau rapport souligne que plus de 400 000 enfants et adolescents britanniques n’ont pas un seul ouvrage chez eux. Un phénomène qui pourrait entraver leurs perspectives scolaires, sociales et économiques.

Le National Literacy Trust a interrogé 34 435 enfants et adolescents sur leur habitude de lecture entre janvier et mars 2021. L’association britannique a découvert que près de 6% d’entre eux ne possèdent aucun livre. Sans surprise, cette tendance est particulièrement marquée chez les enfants bénéficiant de repas scolaires gratuits (9,2 %). Les adolescents ne semblent pas, non plus, avoir une bibliothèque très fournie. Près de 20 % des jeunes de 14 à 18 ans disent ne pas avoir leurs propres livres à la maison, contre 8,2 % chez leurs cadets, les 8-14 ans. 

Bien que le Royaume-Uni dispose de nombreuses bibliothèques publiques, avoir des livres à soi est essentiel pour transmettre le goût de la lecture aux plus jeunes. Les enfants ayant reçu des livres en cadeau sont deux fois plus nombreux à dire qu’ils aiment lire que leurs autres petits camarades.

girl sitting while reading book
Photo par Josh Applegate

Ils sont aussi près d’un tiers à s’adonner à la lecture tous les jours contre seulement 13,5 % chez les enfants et adolescents ne possédant aucun livre. Si cet amour des mots a de nombreuses incidences sur les perspectives d’avenir des jeunes, il est aussi bénéfique pour toute la société britannique. En effet, une récente étude de l’entreprise British Land suggère que sensibiliser les plus petits au plaisir de la lecture pourrait accroître le PIB du Royaume-Uni de 4,6 milliards de livres (environ 5,5 milliards d’euros) en moins de 30 ans.

Mais l’argument économique n’est pas le plus important pour Jonathan Douglas, directeur général du National Literacy Trust. Les livres sont, avant tout, un puissant outil pour favoriser la justice sociale. « Pour les enfants issus de foyers moins aisés, posséder un livre (et en particulier un livre qui correspond à leurs intérêts et à leurs capacités de lecture) peut être un moyen efficace pour augmenter le plaisir de la lecture, sa fréquence et son apprentissage. La lecture pour le plaisir doit donc être considérée comme un outil important pour surmonter les disparités sociales et non comme une activité réservée aux familles les plus aisées », a-t-il déclaré dans un communiqué.

(ETX Daily Up)

Tabac : la consommation mondiale est en baisse mais « ce succès est fragile » selon l’OMS

Par Agence de Presse

En 2020, 1,3 milliard de personnes fumaient, soit 20 millions de moins qu’en 2015. La consommation de tabac diminue dans le monde, selon le quatrième rapport de l’OMS. Au total, 60 pays sont en bonne voie pour baisser de 30 % la consommation de tabac d’ici 2025. 

La consommation de tabac continue sa baisse progressive, passant de 1,3 milliard de consommateurs de tabac dans le monde en 2020 contre 1,32 milliard en 2015. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) table sur 1,27 milliard de fumeurs d’ici 2025. Au total, 60 pays sont en bonne voie pour atteindre la réduction de 30 % de consommation de tabac entre 2010 et 2025.

« Il est très encourageant de voir moins de personnes consommer du tabac chaque année et davantage de pays en voie d’atteindre les objectifs mondiaux », se félicite le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus dans un communiqué. « Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir et les fabricants de tabac continueront à utiliser toutes les astuces pour défendre les profits gigantesques qu’ils réalisent en colportant leurs produits mortels », poursuit le  directeur général de l’OMS.

cigarette stick
Photo par Robert Ruggiero

Pour lutter contre le tabac, l’OMS privilégie la prévention et l’accompagnement. « Nous encourageons tous les pays à mieux utiliser les nombreux outils efficaces disponibles pour aider les gens à arrêter de fumer et sauver des vies ». Selon un document de l’OMS, mettre en place des lignes téléphoniques nationales gratuites, et un soutien par SMS proposant des conseils brefs permettrait d’aider 152 millions de fumeurs à décrocher d’ici 2030. Au total, cet investissement coûterait 1,68 dollar par habitant chaque année.

Les chiffres du tabac dans le monde restent élevés. En 2020, 22,3 % de la population mondiale consommait du tabac. Plus d’un tiers des hommes dans le monde consomme du tabac (36,7 %) et 7,8 % des femmes. En 2000, un tiers de la population mondiale fumait.

« Nous constatons de grands progrès dans de nombreux pays, qui sont le résultat de la mise en œuvre de mesures de lutte antitabac conformes à la Convention-cadre de l’OMS, mais ce succès est fragile. Il faut encore aller de l’avant », conclut le Dr Ruediger Krech, directeur du Département de la promotion de la santé de l’OMS. 

(ETX Daily Up)

Demi-sexuel, grey-sexuel ou akoisexuel : connaissez-vous les nuances de l’asexualité ?

Par Agence de Presse

Ils n’éprouvent pas ou peu de désir pour d’autres personnes. Pourtant, les asexuels ne se ressemblent pas tous et ne vivent pas de la même manière leur désir. On fait le point. 

On les appelle les « Ace ». Les asexuels suscitent souvent l’incompréhension. On confond, à tort, leur orientation avec une maladie. Il n’en est rien. Ces personnes ne ressentent tout simplement pas de désir sexuel. En revanche, ils peuvent avoir des relations amoureuses, mais souvent platoniques.

Comme les autres orientations sexuelles, la personne ne la choisit pas. Elle peut d’ailleurs répondre aux stimulations sexuelles, sans avoir envie d’avoir une relation sexuelle, ou s’adonner à une relation pour le plaisir sexuel de leur partenaire. 

Parmi les rares enquêtes sur le sujet, un sondage de 2017 aux Etats-Unis, révèle que 4 % des 18-34 ans se disent asexuels, contre 1 % ou moins pour les plus de 35 ans. 

Dans ce spectre, on distingue plusieurs sous-groupes. Les grey-sexuels ressentent rarement de désir, tandis que les demi-sexuels, s’ils rencontrent une personne et créent un lien fort peuvent en ressentir. Les « akoisexuels », eux, peuvent ressentir une attirance qui s’estompe quand elle devient réciproque. 

L’association pour la visibilité asexuelle rappelle que « L’asexualité n’a pas à être ‘diagnostiquée’, ‘changée’ ou ‘guérie’, ce n’est pas une pathologie. Les personnes asexuelles, comme les personnes de toutes les autres orientations sexuelles, peuvent vivre des vies heureuses et épanouies. »

(ETX Daily Up)

#MeTooTvRéalité : le témoignage d’Alix Desmoineaux (« Les Marseillais ») secoue le milieu

Par Arièle Bonte

« Les violences existent dans tous les milieux. Le milieu de la TV réalité n’est pas épargné. » Ce tweet, publié par le collectif Nous Toutes, mets la lumière sur de multiples affaires qui commencent à secouer le monde de la téléréalité. Harcèlement, agressions sexuelles, viols sur mineure… Les femmes qui évoluent dans ce milieu prennent la parole depuis plusieurs mois sur ces questions et dénoncent les comportements graves auxquelles elles ont dû faire face. Encore plus ces derniers jours, depuis le témoignage de Alix Desmoineaux, une ancienne candidate de téléréalité. Retour sur un mouvement de plus qui lutte contre les violences sexistes et sexuelles à l’encontre des femmes.

Dans une interview accordée au site Internet Melty, Alix Desmoineaux, qu’on a pu voir dans les émissions Les Marseillais et Les Princes et les princesses de l’amour, explique avoir alerté deux productions de téléréalité du comportement potentiellement dangereux d’un actuel candidat.

« Je ne vais pas donner de nom car, malheureusement, la preuve en question ce n’est pas moi qui l’ai mais un autre candidat. Et je pourrais être attaquée pour diffamation. Mais tôt ou tard, ça sortira je pense et j’espère », précise-t-elle en préambule, avant de dérouler son glaçant récit :

« Une fois lors d’une conférence de presse, un candidat est venu me voir. Il était en embrouille avec cet autre candidat. […] Il m’a montré une vidéo. Et c’est une vidéo d’agression sexuelle. C’est-à-dire que sur la vidéo, il y a une jeune fille de seize ans et le candidat en question qui essaye de lui mettre son truc dans la bouche. Elle pleure, il la tient par les cheveux, elle se débat. Il la jette sur le lit et lui dit : “T’es pas marrante, je vais voir ta copine”. J’ai alerté les productions avec le nom de la personne parce que c’est grave et j’ai eu la surprise de voir que cela n’avait rien changé, bien au contraire. »

Alix Desmoineaux, ancienne candidate de téléréalité

Techniquement, ce que décrit l’ancienne candidate n’est pas une agression sexuelle mais un viol sur mineure de plus de 15 ans.

Invitée à raconter à nouveau l’histoire sur le plateau de Touche pas à mon poste, sur W9, mardi 16 novembre, la jeune femme a expliqué que de nombreuses personnes du milieu de la téléréalité étaient au courant de cette histoire depuis longtemps, rapporte Hugo Décrypte sur Twitter. Les productions auraient également fait en sorte de “surveiller” ce candidat, pour qu’il ne se retrouve pas seul sur des tournages avec des jeunes filles.

À la suite du témoignage d’Alix, un autre ancien candidat des Princes de l’amour, Bastien Grimal, plus connu sous le nom de Bastos, a réagi lors d’un live diffusé sur Twitch, rapporte Aufeminin. Il a lui aussi pointé du doigt le rôle des productions dans cette affaire : « Le problème c’est qu’ils ne peuvent pas fermer les yeux et avoir si peu d’éthique ».

D’autres candidates brisent l’omerta

Comme le rappelle Hugo Décrypte, ce n’est pas la première fois que des anciennes et anciens candidats dénoncent des comportements problématiques de la part de confrères ou consœurs.

En avril dernier, Angèle Salentino, Rawell et Nathanya, candidates des Anges, émission diffusée sur NRJ12 affirmaient avoir été victimes de harcèlement. Elles appelaient au boycott de l’émission. Shanna Kress, ancienne des Marseillais, a elle aussi pris la parole, affirmant avoir été victime de harcèlement de la part d’un candidat sur un tournage, rapporte Star Mag. L’ancienne candidate fustige à son tour le rôle des productions :

« Les personnes qui travaillaient dans cette production me disaient que c’était normal parce que ‘c’était lui’ ou ‘c’était elle’. Ils devraient mieux se renseigner sur eux. Comment cette personne me parlait, c’était chaud ! C’était un homme, car je ne me serai pas laissée faire contre une femme. Je suis partie en pleurant. Les deux sont fautifs. Ils devraient mettre en place un bureau avec une vraie psychologue pour que les candidats puissent vider leur sac quand ils ne vont pas bien. La téléréalité, c’est très mal encadré ! Chacun doit prendre ses responsabilités. »

Malgré ces prises de parole, le milieu ne semble pas vouloir changer. Son leitmotiv n’étant pas vraiment la protection des femmes mais plutôt le buzz, et surtout, l’argent.

Des hommes engagés pour leur violence, des femmes pour être humiliées

« Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’en téléréalité comme ailleurs, on ne prend pas les hommes violents malgré leur violence mais POUR leur violence », explique à Aufeminin Valérie Rey-Robert, autrice du livre Une culture du viol à la française. « Parce que ça les rend drôles, intéressants. Humilier les femmes en télé, ça fait du buzz, des images etc. Les candidats les plus pris en téléréalité sont les plus violents, les plus misogynes parce que leur violence, leur misogynie a fait du buzz, qui a permis à tout ce petit monde de gagner beaucoup d’argent ».

Dans un rapport sur les lieux du sexisme en France publié en 2020, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes avait qualifié les émissions de téléréalité de « bastions du sexisme » avec un dénigrement constant des femmes, dont l’image est par ailleurs hypersexualisée.

Ces prises de parole seront-elles suffisantes pour faire changer le milieu ?

VIDÉO. Lyon : en larmes, une élue handicapée répond aux propos blessants d’une opposante

Par Mégane Bouron

Ce jeudi 18 novembre, ce sont les larmes aux yeux qu’Audrey Hénocque, première adjointe au maire de Lyon, a pris la parole lors d’un conseil municipal. Indignée par le discours choc et discriminant d’une opposante, l’élue, elle-même handicapée, a pris la parole au nom de toutes les personnes non valides.

Ce jeudi, une commission communale sur l’accessibilité s’est déroulée à Lyon. Un rendez-vous, entre élus municipaux, destiné à évoquer les acteurs choisis pour travailler sur le sujet du handicap. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Françoise Blanc, leader LR (Les Républicains) par intérim à Lyon, n’a pas lésiné sur les critiques.

« La participation de deux associations, la Ville à Vélo et la Maison du Vélo m’a fait sourire […] je n’avais pas saisi que l’on allait pouvoir faire pédaler un pied-bot ou un cul-de-jatte, trêve de plaisanterie. »

Françoise Blanc

Un discours jugé « validiste » par la première adjointe au maire, Audrey Hénocque. Le validisme est une forme de discrimination, de préjugé ou de traitement défavorable envers les personnes handicapées. Choquée et touchée par les propos blessants de son opposante, la membre du conseil municipal a tenu à prendre la parole en public.

Son discours a été partagé par le Président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard :

La droite lyonnaise tient à nouveau des propos inacceptables. Parler de « cul-de-jatte » pour décrire des personnes en situation d’handicap est indigne et insupportable.
Tout mon soutien à @AudreyHenocque et bravo pour sa réaction saine et juste pic.twitter.com/t5AO1etVEJ

— Bruno Bernard (@brunobernard_fr) November 18, 2021

Extraits :

« Ces propos m’ont extrêmement choquée. Tout ce que vous avez dit, Madame Blanc, révèle de l’oppression envers les personnes handicapées, on appelle ça le validisme. Les propos que vous avez utilisés sont inadmissibles.

Les propos comme ‘cul-de-jatte’ pour parler d’une personne qui est amputée en haut des cuisses, c’est aussi grave que d’utiliser le terme de ‘nègre’ pour parler des personnes de couleur […] à la fin de votre propos, vous avez utilisé le terme ‘être’, comme s’il y avait une différence de nature entre les personnes handicapées et les autres personnes.

La société est composée d’hommes et de femmes avec leurs atouts ou leurs différences et difficultés […] je me permets de rappeler la définition de l’ONU sur le handicap : le handicap est la conjonction de trois facteurs, une déficience mêlée à une non-acceptabilité de la société, mêlée à des difficultés d’accessibilité […] on n’est pas encore sorti de l’auberge. »

Un discours juste, percutant et bienvenu.

#WhereIsPengShuai : le mouvement pour retrouver la joueuse de tennis chinoise prend de l’ampleur

Par Arièle Bonte

« Où est Peng Shuai ? » C’est la question que se posent des stars du tennis et des milliers d’anonymes sur les réseaux sociaux. La joueuse chinoise, ancienne numéro 1 mondiale, n’a plus donné signe de vie depuis le début du mois de novembre. Cette disparition est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient après que Peng Shuai a accusé de viol l’ancien vice-Premier ministre de son pays, Zhang Gaoli, le 2 novembre, via son compte Weibo, le réseau social local.

Naomi Osaka, ancienne numéro 1 mondial japonaise, a partagé son inquiétude sur Twitter, suivi de près par sa consœur américaine Serena Williams. « Je suis dévastée et choquée d’apprendre la nouvelle. J’espère qu’elle est en sécurité et qu’elle sera retrouvée le plus tôt possible. Cela doit faire l’objet d’une enquête et nous ne devons pas rester silencieux. Je lui envoie de l’amour ainsi qu’à sa famille pendant cette période incroyablement difficile. »

. #WhereIsPengShuai pic.twitter.com/51qcyDtzLq

— NaomiOsaka大坂なおみ (@naomiosaka) November 16, 2021

I am devastated and shocked to hear about the news of my peer, Peng Shuai. I hope she is safe and found as soon as possible. This must be investigated and we must not stay silent. Sending love to her and her family during this incredibly difficult time. #whereispengshuai pic.twitter.com/GZG3zLTSC6

— Serena Williams (@serenawilliams) November 18, 2021

Le hashtag prend de l’ampleur à chaque jour qui passe sans nouvelle de la joueuse.

Dans un long texte publié sur son compte personnel, Peng Shuai avait affirmé avoir eu un rapport sexuel forcé avec l’ancien vice-Premier ministre Zhang Gaoli, il y a trois ans. La censure chinoise a rapidement fait disparaître ce message, que l’AFP n’a pas été en mesure de déterminer s’il avait bien été écrit par la championne. Son entourage ayant refusé de commenter la situation, rapporte Libération.

Pour une enquête complète, équitable, transparente et sans censure

Steve Simon, le PDG de WTA, qui organise le circuit professionnel féminin de tennis, s’est exprimé dimanche 14 novembre dans un communiqué. Il a indiqué que « les récents événements en Chine concernant une joueuse de la WTA, Peng Shuai, sont très préoccupants », rapporte l’AFP. « Son accusation concernant la conduite d’un ancien dirigeant chinois, impliquant une agression sexuelle, doit être traitée avec le plus grand sérieux », a assuré l’Américain avant de réclamer que « justice soit faite » à travers une « enquête complète, équitable, transparente et sans censure ».

Selon l’AFP encore, le patron de la WTA a dit « avoir reçu confirmation, de plusieurs sources incluant la fédération chinoise, qu’elle est en sécurité et pas menacée physiquement ». Cependant, le 17 novembre, un email attribué à Peng Shuai a été dévoilé sur Twitter par la chaîne d’État chinoise CGTN. On peut lire dans ce courriel que les accusations proférées à l’encontre de Zhang Gaoli « sont fausses ». Mais la WTA a exprimé ses doutes quant à l’authenticité du document. « Peng Shuai doit être autorisé à s’exprimer librement, sans contrainte ni intimidation de quelque source que ce soit », a déclaré Steve Simon dans un nouveau communiqué.

Statement by Steve Simon, WTA Chairman & CEO:

The statement released today by Chinese state media concerning Peng Shuai only raises my concerns as to her safety and whereabouts. Peng Shuai must be allowed to speak freely, without coercion or intimidation from any source.

— wta (@WTA) November 17, 2021

Zhang Gaoli n’a pas réagi publiquement face aux accusations de la joueuse de 35 ans.

❌