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PODCAST. Jean-Pierre Goux : “Ça ne sert à rien de sauver la Terre, il faut juste l’aimer”

Par Julien Vidal
Jean-Pierre Goux, écologiste auteur du livre "Siècle Bleu", présente ses projets BlueTurn et OneHome, pour voir la Terre d'une autre manière.

Pollution plastique : ces ONG alertent contre les « fausses bonnes idées »

Par Sophie Renassia
Ne dit-on pas que l’enfer est pavé de bonnes intentions ? En voulant bien faire, on séloigne parfois du vrai problème. Zoom sur les "fausses bonnes idées".

Cette application permet aux enfants et aux ados de s’exprimer sur les enjeux écologiques actuels

Par Sophie Renassia
Et si on laissait les enfants et les ados s’exprimer sur l’avenir de notre planète ? C’est ce que fait la plateforme Earth Speakr. Découverte.

VIDÉO. Sans le savoir, ce dragueur maladroit s’apprête à changer de vie

Par Axel Leclercq
Réalisé et monté en 48h chrono, ce film met en scène l'histoire d'un dragueur maladroit qui, sans le savoir, va changer de vie.

Barbara Pompili veut interdire la chasse à la glu, les chasseurs ripostent

Par Mégane Bouron
Cette technique de chasse, qui consiste à piéger des oiseaux avec de la colle, pourraît prochainement être interdite en France.

Jean Jalbert de la tour du Valat : « Il faut considérer la nature comme une précieuse alliée, face aux défis actuels »

Par sophie

Mal connues et parfois mal-aimées aussi, les zones humides occupent un rôle prépondérant comme écosystème et dans la lutte contre le changement climatique. Entre 1970 et 2015, plus du tiers des zones humides de la planète a disparu. Leur disparition témoigne du rapport de l’être humain à la nature, alors que les fonctions bénéfiques de ce milieu sont progressivement redécouvertes et valorisées. Dans le cadre des rencontres Agir pour le vivant (qui se dérouleront à Arles fin août), nous avons rencontré Jean Jalbert, biologiste et agronome, qui dirige la Tour du Valat, institut de recherche basé en Camargue. Il œuvre pour la conservation des zones humides dans le bassin méditerranéen.

Entre 1970 et 2015, plus du tiers des zones humides de la planète ont disparu, quelle est la situation dans le bassin méditerranéen ?

À l’échelle du bassin méditerranéen, le bilan est encore plus préoccupant : 48 % des zones humides ont disparu entre 1970 et aujourd’hui. De plus les dommages n’ont pas commencé en 1970 : des études estiment que depuis l’ère industrielle, 87 % des zones humides de la planète ont été perdues. Le peu qu’il reste est très précieux, mais nous n’en avons toujours pas conscience.

Quelle relation l’humain entretient-il avec ces espaces ?

Les hommes ont nourri vis à vis de ces milieux un double sentiment, d’attraction et de répulsion. Ce sont en effet des milieux à la productivité extraordinaire : 1 hectare de zone humide produit 3 fois plus de matière vivante qu’un hectare de forêt tropicale. Mais en même temps, ces zones se révèlent instables et inondables. L’homme a voulu à la fois profiter des ressources et maîtriser les éléments. Cela a conduit au drainage des zones humides et à leur « mise en valeur », c’est à dire la destruction de la biodiversité.

Quelles sont les menaces qui pèsent sur ces zones ?

La première menace est la destruction directe des zones humides. Celles restantes sont menacées soit par la conversion des terres, pour en faire un aéroport, un centre commercial ou une zone d’activité agricole, soit par la dégradation de leur fonctionnement du fait d’une mauvaise gestion et de la pollution des eaux.

Dans quelle mesure les zones humides sont-elles affectées par le changement climatique ?

Un rapport récent montre que le bassin méditerranéen est affecté près de 20 % de plus que la moyenne mondiale par le changement climatique. Cela se vérifie partout, de la Grèce à la Camargue, et exacerbe les tensions entre les usagers. En Camargue, 3 des 4 dernières années ont été exceptionnellement sèches, mettant à mal les activités et les écosystèmes.

Et qu’en est-il de la montée du niveau de la mer pour les zones humides littorales ?

Les effets de la hausse du niveau des mers commencent aussi à se faire sentir. On estime qu’au XXe siècle, la mer montait de 2 millimètres par an, contre 5 millimètres aujourd’hui. Les projections anticipent même une élévation du niveau de la mer de 1 à 2 mètres mer d’ici la fin du siècle. Or, rien qu’en Camargue, 70 % du delta du Rhône est à moins d’un mètre d’altitude. Les activités seront alors menacées ; des villes et des villages devront être délocalisés. Il faut anticiper afin de savoir comment s’adapter dès aujourd’hui.

Quelles solutions peuvent être mises en place pour cela ?

Une partie des solutions repose sur la technologie, mais il serait dangereux de penser qu’elle constitue l’unique solution. Il faudra donc faire la part des choses pour trouver des solutions durables pour les générations futures. Nous sommes convaincus qu’une grande partie de la solution réside dans la nature elle-même. La relation que nous avons avec la nature, dans les sociétés occidentales, est complètement irresponsable. Il convient donc de repenser cette position éthique et philosophique et considérer la nature non pas comme une entrave au développement, mais comme une précieuse alliée face aux défis actuels.

En quoi consistent précisément les solutions fondées sur la nature ?

L’idée est d’accompagner les processus naturels pour que la nature puisse se rendre service à elle-même, et nous rende service en bénéfice collatéral. En Camargue, par exemple, nous travaillons sur d’anciens salins qui étaient menacés par l’intrusion de la mer, et que nous gérons pour en faire un amortisseur climatique. Nous faisons en sorte que les phénomènes naturels, tels que les intrusions marines lors des tempêtes, puissent recréer les écosystèmes, en faisant rentrer du sable qui créera à son tour de futures dunes, remparts contre les tempêtes de demain.

Quel est donc le rôle des zones humides dans la lutte contre le changement climatique ?

Les zones humides côtières peuvent d’abord jouer ce rôle de tampon contre la montée du niveau des mers et les tempêtes, de plus en plus fortes.

De plus, les zones humides autour des rivières jouent un rôle dans l’amortissement des crues. Elles ont pourtant été drainées, leur surface réduite ou artificialisée. Les phénomènes naturels extrêmes et les précipitations sont amenés à s’intensifier. Or, les précipitations massives vont créer des problèmes dans ces espaces recalibrés.

Comment l’être humain peut-il donc repenser sa cohabitation avec la nature ?

Le croisement des regards entre chercheurs, philosophes et acteurs de terrain me semble essentiel pour inventer le monde de demain. Notre civilisation basée sur la technologie a cédé à son propre miroir aux alouettes. Il faut revenir à une vision plus respectueuse du monde du vivant. Cela demande un changement profond car, durant ces 50 dernières années, nous avons été bercés par le récit de l’asservissement de la nature vécu comme positif.

La convention de Ramsar pour la conservation et l’utilisation durable des zones humides a été signée en 1971. Qu’est-ce que cela a changé en termes de coopération internationale sur la conservation des zones humides ? Depuis sa signature, les États font-ils assez d’efforts pour préserver ces zones ?

Cette convention est le premier accord international environnemental. Le fondateur de la tour du Valat, Luc Hoffman, en est l’origine, ayant organisé en 1962 une conférence en Camargue sur les zones humides. Parmi les propositions évoquées figurait une solution utopique : créer un accord pour que les pays s’engagent à conserver ces milieux. Cela a mené, en 1971, à la convention de Ramsar, engageant les pays signataires à ne plus détruire leurs zones humides. Mais c’est une forme de diplomatie molle, avec des objectifs peu contraignants et sans mécanismes de sanction. Dans les faits, les zones humides continuent à se dégrader. Néanmoins, il n’y a pour l’instant pas de meilleure solution pour engager les États à changer leurs pratiques. Maintenant, il faudrait aussi que les citoyens expriment une demande sociale pour changer la vision de notre relation avec la nature.

Dans le cadre des rencontres d’Agir sur le vivant, votre intervention portera sur les fleuves. Quelle est leur place dans cette réflexion sur les zones humides ?

Les fleuves sont l’illustration de cette réflexion : comme le reste des ressources, on les a considérés comme un réservoir dans lequel on peut puiser sans retenue. Or d’ici 2050, le débit du Rhône pourrait diminuer de 30 à 40 %, notamment l’été, avec des conséquences sur l’irrigation ou la navigation. Mais sa situation reste acceptable comparée à celle du Nil, dont l’Égypte considère que toute eau douce qui va à la Méditerranée est de l’eau perdue. Ainsi, 96 % du débit du Nil n’arrive plus à la mer. Cela crée une érosion du delta et une intrusion d’eau salée qui menace les cultures. La situation est critique, renforçant les problèmes de pression démographique.

Propos recueillis par Adèle Tanguy – source – crédit photo: Salines de Salin-de-Giraud en Camargue, Bouches du Rhône, France (43°22’N – 4°41’E). Longtemps indispensable à la bonne conservation des aliments, le sel est aujourd’hui principalement utilisé par l’industrie chimique. La couleur des marais salants varie selon la salinité et dépend des microorganismes présents dans l’eau. Les marais à salinité plutôt basse sont de couleur verte du fait de la présence d’algues. Quand la salinité augmente, l’algue Dunaliella salina produit une teinte variant du rose au rouge et la teinte orangée est quant à elle due aux crevettes qui vivent dans des eaux de salinité moyenne. Des bactéries viennent ajouter des nuances à la palette de couleurs. Anciennes lagunes aménagées, les salines camarguaises occupent aujourd’hui 14 000 hectares localisés en bordure de mer dans le delta du Rhône. Très fréquentées par les oiseaux (les flamants roses trouvent ici un lieu pour se nourrir et nicher), elles constituent des écosystèmes à forte valeur écologique et contribuent à la richesse biologique de la Camargue qui est l’une des zones humides les plus vastes d’Europe. L’équilibre de ce milieu dépend en grande partie de la gestion de l’eau, source de conflits entre riziculteurs et saliculteurs. Devant les difficultés rencontrées, fin 2007, l’État français a voté une loi prolongeant la durée de validité du classement du parc naturel régional de Camargue jusqu’au 18 février 2011. © Yann Arthus Bertrand

Lyon va accueillir une forêt urbaine en plein cœur de la ville

Par Sophie Renassia
Une forêt en plein cœur de la ville ? C’est l’ambition de Lyon qui accueillera bientôt quelque 6000 arbres dans son 9ème arrondissement.

VIDÉO. En nettoyant un lac pollué par le tourisme, cette petite fille devient un modèle pour l’Inde

Par Mégane Bouron
Cette fillette entreprend la tâche colossale de nettoyer le lac Dhal, en Inde. Une mission qu'elle poursuit sans relâche depuis ses cinq ans.

George Sand l’éco-féministe, l’empereur Hadrien protecteur des arbres : aux racines du combat écolo

Par Mathilde Sallé de Chou
Dans son prochain livre, l'artiste et auteur Patrick Scheyder remonte le temps pour mieux décrypter les problématiques écologiques actuelles.

Le gouvernement décide d’interdire les terrasses chauffées

Par Mégane Bouron
C'est officiel, les terrasses chauffées seront bientôt interdites dans l'espace public. Une bonne nouvelle pour la planète.

VIDÉO. Pour stopper l’avancée de la mer, le Sénégal a érigé une gigantesque muraille d’arbres

Par Axel Leclercq
180km de côtes sont ainsi protégés par cette forêt d'un genre si particulier qui, en plus, permet aux maraichers d'augmenter leurs récoltes.

« Sentinelles de la Nature » : signalez les atteintes à l’environnement près de chez vous

Par Sophie Renassia
Signaler les atteintes à l’environnement constatées durant vos balades en nature, c’est ce que propose l'application "Sentinelles de la Nature". Découverte.

Grâce à son prix, Greta Thunberg reverse 1 million d’euros à des projets et organisations durables

Par Sophie Renassia
Gagnante du prix Gulbenkian pour l’Humanité, la militante va redistribuer l’intégralité de la somme à ceux « qui se battent pour un monde durable ».

Apple s’engage à être 100 % neutre en carbone d’ici 2030

Par sophie

San Francisco (AFP) – Apple s’est engagé mardi à être neutre en carbone d’ici 2030 sur l’ensemble de ses activités, y compris pour sa chaîne d’approvisionnement, dans une volonté accrue de lutter contre le changement climatique.

Le géant de la technologie, qui est déjà neutre en carbone pour ses activités commerciales, affirme dans un communiqué que cette décision signifie que tous ses appareils vendus n’auront à cette échéance plus aucun impact sur le climat.

Dans le cadre d’une mise à jour de sa politique environnementale, Apple explique qu’il prévoit de réduire les émissions de 75 % d’ici 2030 tout en développant des « solutions innovantes d’élimination du carbone » pour les 25 % restants de son empreinte totale.

Cela comprend des investissements dans des projets de restauration de la savane au Kenya ainsi que des investissements dans un écosystème de mangroves en Colombie pour éliminer ou stocker le carbone.

« Les entreprises ont une grande opportunité de contribuer à bâtir un avenir plus durable », a déclaré le directeur général d’Apple, Tim Cook, soulignant que le groupe partageait « la volonté commune » d’y parvenir.

« L’action climatique peut être le fondement d’une nouvelle ère d’innovation, de création d’emplois et de croissance économique durable », a-t-il ajouté.

Le groupe a en outre pris l’engagement que  plus de 70 de ses fournisseurs utiliseront 100 % d’énergie renouvelable pour la production Apple.

Dans le cadre de cet effort, Apple créera également un fonds baptisé « accélérateur » qui investira dans des entreprises appartenant à des minorités pour promouvoir l’équité raciale et la justice.

© AFP – crédit photo:

Apple s’est engagé à être neutre en carbone d’ici 2030 sur l’ensemble de ses activités, y compris pour sa chaîne d’approvisionnement © AFP/Archives SAUL LOEB

Envoyer son vieux portable au recyclage… par courrier

Par sophie

Paris (AFP) – Il est désormais possible de donner son vieux téléphone portable en l’envoyant, pour recyclage ou réemploi, dans une enveloppe pré-affranchie, a annoncé lundi l’éco-organisme ecosystem.

Pour marquer le lancement de cette initiative solidaire à vocation pérenne, cent mobiles ainsi reconditionnés seront offerts « aux plus démunis » dans chacune des 35 villes étapes du Tour de France 2020, via des centres d’action sociale et le réseau Emmaüs.

Plusieurs dizaines de millions de portables inutilisés dorment dans les tiroirs des Français. Ce chiffre varie entre 50 et 113 millions, selon les enquêtes. Une réticence à s’en séparer qui s’explique notamment par leur contenu personnel, dit-on chez ecosystem.

Pour faciliter la collecte, les particuliers peuvent désormais commander une enveloppe pré-affranchie, ou imprimer une étiquette pré-payée à coller sur une enveloppe, le tout gratuitement auprès du site jedonnemontelephone.fr.

Le portable arrive ensuite dans les Deux-Sèvres, dans une société de reconditionnement, les “Ateliers du bocage”, société d’intérêt collectif membre d’Emmaüs, où les données personnelles sont d’abord effacées, insiste ecosystem, qui évoque « une solution de confiance ».

Si son état le permet, il est ensuite reconditionné, pour être vendu en boutiques Emmaüs. Sinon, dans 83 % des cas, il est réacheminé pour dépollution et recyclage.

Pendant la crise sanitaire, de nombreuses associations de solidarité étaient demandeuses de mobiles reconditionnés, note la même source.

Outre l’enveloppe pré-affranchie, les particuliers peuvent toujours déposer leurs vieux mobiles en déchetteries. Cependant, la quantité de flux empêche le reconditionnement. Il existe aussi des meubles de collecte disposés notamment dans certaines boutiques de téléphonie.

Au-delà des portables, ecosystem gère la fin de vie des appareils électriques et électroniques. Le mois de juin a vu une collecte record de 62.000 tonnes de ces équipements, récupérés au terme de trois mois de confinement.

© AFP – crédit photo: pixabay

 

Voici les gestes simples recommandés par l’ONF pour protéger les littoraux cet été

Par sophie

La période estivale est souvent synonyme d’afflux de touristes sur nos littoraux, ces espaces aussi beaux que fragiles. Dans un communiqué, l’Office national des forêts (ONF) rappelle quelques gestes simples pour profiter de ces espaces naturels tout en les respectant.

Le littoral français est un pilier de notre patrimoine commun. Les dunes, comme les forêts qui y sont accolées, sont des merveilles naturelles qu’il faut protéger, encore plus durant la période estivale et l’arrivée des touristes.

C’est la raison pour laquelle l’Office national des forêts (ONF), premier gestionnaire d’espaces naturels en France, a publié vendredi 10 juillet un communiqué expliquant les gestes simples à adopter pour contribuer à la préservation de cet espace naturel fragile.

Des gestes simples

L’ONF préconise tout d’abord de garer sa voiture sur les espaces prévus à cet effet. Rouler ou stationner à des endroits sauvages et non aménagés contribue à la destructions des plantes, élément essentiel à la stabilisation des dunes. L’établissement public en profite également pour rappeler qu’il ne faut en aucun cas cueillir ces plantes. Avec les fortes chaleur et l’aridité qu’elle provoque dans ces zones, le feu sur la plage est formellement interdit. Des braises pourraient parfaitement atteindre la forêt se trouvant derrière les dunes et démarrer un incendie. L’ONF rappelle aussi l’importance de laisser le lieu comme vous l’avez trouvé, c’est-à-dire propre. Un mégot de cigarette met par exemple deux ans à se décomposer.

 

Si vous voulez être un vrai promeneur écocitoyen, l’ONF a mis en place une charte intitulée “J’aime la forêt”.

source – crédit photo: Les plantes sur les dunes contribuent à la stabilisation de ces dernières.© Pixabay

Voici les quantités de plastique que vous avalez chaque semaine, mois, année… (7 photos)

Par Axel Leclercq
Illustrant une étude révélée par le WWF en juin 2019, ces visuels édifiants montrent à quel point le plastique colonise peu à peu nos corps.

Avec le pionnier de la reforestation au Brésil

Par sophie

Au Brésil, Ernst Götsch, scientifique suisse, a transformé des centaines d’hectares désertiques en une jungle nourricière. En prime, il y produit un des meilleurs cacaos au monde. La méthode peut-elle faire école ?

Tous les matins, autour de la fazenda Olhos d’Agua, les « yeux d’eau », le même scénario se produit. Une pluie fine enveloppe la canopée. Dans les cimes et sur terre, un monde s’éveille : pélicans, colibris, singes et insectes se lancent à l’assaut des branches, ivres de rosée, pour se gaver de fruits. Une symphonie de bruits sourds envahit la forêt. Dans le ciel défilent de longues nappes de nuages gris… Plus il y en a, plus Ernst Götsch se réjouit. Ce chercheur suisse, 71 ans, généticien de formation, a en effet réussi un incroyable pari : replanter une jungle dans laquelle il cultive des cacaoyers, faire revenir la pluie et même réveiller dix-sept sources là où, il y a encore quarante ans, s’étendait un désert. L’aboutissement d’un projet qu’il mène depuis quatre décennies.

Une expérience pionnière, unique au monde

 

Sa fazenda, dans l’Etat de Bahia, est petite (500 hectares) à l’échelle du Brésil, mais située dans une forêt très importante, la mata atlântica, un biotope tropical humide qui couvrait, avant la colonisation portugaise au XVIe siècle, 1 290 700 kilomètres carrés, soit 15 % de la surface actuelle du Brésil. Exploitée pour son bois, notamment le pau brasil (bois de braise) qui donna son nom au pays, elle a depuis perdu 90 % de sa superficie. La raison ? « Après l’abattage des arbres, les paysans se sont mis à brûler les parcelles pour créer des pâturages, explique Ernst Götsch. La terre est devenue acide, s’est vidée de ses nutriments. » Les fermiers locaux ont eu le plus grand mal à y faire pousser quoi que ce soit. L’exploitation dont Ernst Götsch fit l’acquisition à la fin des années 1970 était alors surnommée la « fazenda des fugitifs de la terre sèche »…

Une agriculture syntropique basée sur les principes de l’agroforesterie

Comment le Suisse a-t-il réussi à réhabiliter les sols ? Sa méthode, qu’il a baptisée « agriculture syntropique » est basée sur les principes de l’agroforesterie, qui consiste à allier arbres et cultures vivrières. Ainsi, la canopée forme une sorte de parasol qui apporte de l’ombre aux cacaoyers, aux bananiers, aux papayers… En tombant, branches, feuilles et fruits forment une matière organique qui fertilise le sol. La terre ne cesse de grouiller de vers, de cloportes, d’insectes et de champignons et reste propice aux cultures. Dans la jungle nourricière de Götsch s’élèvent des arbres hauts de trente mètres. Tomates, fèves et radis poussent dans des clairières… On est bien sûr loin d’une réhabilitation à grande échelle. Le paradis vert de Götsch se limite à cinq kilomètres carrés, sur les 100 000 kilomètres carrés de la mata atlântica. Reste que son expérience a permis de revitaliser localement un écosystème moribond.

 

L’agroforesterie n’a rien de nouveau. Dans l’Antiquité déjà, les Grecs utilisaient les arbres pour faire pousser la vigne : les châtaigniers et les noyers permettaient d’apporter de l’ombre et de la matière organique aux ceps. Mais en Europe, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, elle a pratiquement disparu pour laisser place aux monocultures et à l’agriculture mécanisée, plus productives. Elle a mieux résisté dans les régions tropicales où le climat humide et chaud favorise une croissance rapide des arbres. « Chaque essence joue son rôle. Elle coopère avec les autres, explique Ernst Götsch. Ainsi, en tombant, les immenses feuilles de paulownias, arbres originaires d’Asie que j’ai intégrés ici, protègent le sol de la chaleur et le nourrissent en se décomposant. Nous avons oublié cette logique sous nos latitudes et nous reproduisons sans cesse les mêmes erreurs en voulant dominer la nature. »

De l’univers confiné des laboratoires aux grands espaces

Rien ne prédisposait Ernst Götsch à faire sa vie dans la jungle brésilienne. Dans les années 1960, alors jeune généticien, il se passionnait pour les OGM au sein de l’institut d’agronomie de Reckenholz à Zurich. C’était l’époque de la révolution verte. Pour nourrir les populations, on cherchait à accroître les rendements agricoles à grand renfort d’intrants chimiques – engrais et pesticides – et d’irrigation. Dans son laboratoire, Götsch concevait des génotypes de plantes résistantes aux maladies. Mais après quelques années, il constata que les variétés développées perdaient leur résistance. « Il fallait recommencer au bout de trois à huit ans, en créer de nouvelles. Ça devenait un travail de Sisyphe », se souvient-il. Le chercheur troqua alors l’univers confiné des laboratoires pour les grands espaces.

 

De l’Afrique à l’Asie, il se mit à étudier le fonctionnement des plantes, des sols et des arbres dans des écosystèmes variés. A 34 ans – en 1982 –, il partit au Costa Rica puis au Brésil, où il voulut acheter des terres pour mener ses expérimentations. Les seules à la portée de ses maigres économies se trouvaient dans la mata atlântica. Il acquit donc ses 500 hectares dégradés et, pendant des mois, sema avec une soixantaine de paysans un cocktail de graines d’arbres, tropicaux mais pas uniquement. « Je voulais recréer la forêt originelle mais le sol était devenu extrêmement sec, j’ai donc dû m’appuyer sur des graines d’arbres de régions semi-arides, comme les anacardiers, et même des variétés sénégalaises, pour faire remonter l’eau le long des racines », explique le scientifique.

Des variétés venues principalement d’Asie et d’Afrique

Les normes phytosanitaires encadrant l’importation de semences ? Ernst Götsch ne s’en est pas soucié : « On a peur des mélanges, mais c’est de l’exotisme que provient notre richesse. » Une position loin de faire l’unanimité chez les scientifiques. « Faire voyager des graines comporte des risques, rappelle Emmanuel Torquebiau, chercheur au sein du Cirad, organisme français de recherche agronomique pour le développement durable des régions tropicales et méditerranéennes. On peut importer des maladies ou des espèces potentiellement envahissantes. » Mais voilà qui n’inquiète pas Götsch. « Il n’y a aucune maladie à craindre, assure-t-il. Du moment que l’écosystème est équilibré, la nature s’autorégule. »
Citronniers doux, bananiers, papayers, açais et aussi mangoustans, ramboutans ou durians, typiques des forêts asiatiques… Aujourd’hui, des centaines de variétés venues principalement d’Asie et d’Afrique cohabitent dans sa forêt de Babel. Un écosystème fertile qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde. Il suffit de tendre le bras pour cueillir un fruit. Le pied, lui, s’enfonce dans un tapis mou et craquant, pareil à un mille-feuille. Ernst Götsch, les mains solides et nervurées comme une écorce, saisit une poignée d’humus. La terre est souple, aérée, humide. Son parfum, envoûtant. Elle est constamment couverte et nourrie par les feuilles mortes, dont celles de l’eucalyptus ou le noyer d’Amazonie les plus hauts arbres de la forêt. On est soufflés d’apprendre que ce verger n’a jamais eu besoin d’être irrigué.

Une vie modeste

Ernst Götsch a choisi de ne pas vendre ses fruits. Il se contente d’en récolter quand ses deux plus jeunes filles, 12 et 13 ans, le lui demandent. Il préfère les laisser aux animaux. De même, il n’entretient aujourd’hui que cinq des cinq cents hectares reboisés. Le reste est laissé à la nature. « C’est bien assez d’espace pour avoir de quoi manger et produire de quoi gagner ma vie », explique-t-il. Une vie modeste. Il habite avec sa famille dans une petite maison en bois dans sa jungle et se nourrit en grande partie de sa production. Son temps, il le consacre à ses protégés, les arbres qui forment la strate inférieure de sa forêt : de magnifiques cacaoyers. Le scientifique les taille méthodiquement et laisse les résidus au sol. « La taille stimule la production d’acide gibbérellique, une hormone végétale favorisant la croissance. Et, au niveau des racines, les mycorhizes, phénomène de symbiose entre les champignons et la plante, augmentent la production de nutriments. C’est comme cela que l’on fertilise notre champ, explique Götsch. Dans la jungle, en général, cet élagage est assuré par les éléphants, qui cassent naturellement des branches sur leur passage. Je me contente de reproduire ce phénomène. » Et le voilà qui grimpe au tronc d’un cacaoyer avec l’agilité d’un adolescent pour attraper une cabosse rouge flamme. Un coup de machette et il tend aux visiteurs le fruit rempli d’une trentaine de fèves emmaillotées dans une pulpe blanche.

Un cacao de très haute qualité

Sur leurs cinq hectares, Ernst Götsch et son épouse Cimara produisent chaque année cinq tonnes de cacao. C’est moitié moins qu’en culture conventionnelle, où le rendement atteint deux tonnes par hectare. Mais son produit, de très haute qualité, est vendu quatre fois plus cher que le prix du marché aux Italiens d’Amedei, les meilleurs fabricants de chocolat au monde à en croire la London Academy of Chocolate, qui décerne chaque année un prestigieux prix aux acteurs de la filière. L’activité est d’autant plus rentable que les coûts de production sont quasiment nuls puisque les cultures de Götsch ne nécessitent ni irrigation ni engrais et qu’il travaille seul avec son épouse et, de temps en temps, avec des jeunes en apprentissage. « C’est une idée géniale, note Emmanuel Torquebiau, le chercheur du Cirad. Götsch a créé une succession de strates d’arbres, comme dans une vraie forêt. Ce système multi-étagé lui permet à la fois de produire un grand nombre de plantes utiles à sa consommation personnelle, de se dégager un revenu grâce à la commercialisation de son cacao et d’avoir un sol riche, qui résistera mieux à la fois à la sécheresse et aux pluies diluviennes. »

Des formations pour apprendre à reboiser

La forêt nourricière d’Ernst Götsch fait des émules au Brésil où, depuis vingt ans, l’homme a formé des milliers de personnes. De Rio de Janeiro à Recife, il explique la nécessité de semer sans compter, et de façon très dense. « Une graine tous les mètres, ça vous paraît trop serré ? Alors tentez une graine tous les trente centimètres, c’est encore mieux ! Si je veux un cacaoyer, j’en sème cent ! » répète-t-il lors de ses cours. La demande de formations est telle que sa fille Gudrun, 38 ans, a pris le relais. Elle recevait en mai dernier dans sa fazenda, juste à côté de celle de son père, quarante-cinq jeunes femmes venues du Brésil pour apprendre à reboiser une parcelle. Dans le groupe, on trouvait aussi bien des maraîchères installées de longue date que des infirmières, comme Aya Branco, 28 ans, de São Paulo, en reconversion professionnelle. « Comme beaucoup d’entre nous, j’ai découvert Ernst Götsch dans un reportage diffusé à la télévision brésilienne, dit-elle. J’ai tout de suite aimé son côté pragmatique. Il désacralise l’arbre. On a trop tendance à planter un seul arbre et à attendre tout de lui. »

 

Au milieu de sa jungle agricole, une tronçonneuse à la main, Ernst Götsch calcule le meilleur cran de chute pour l’entaille en v qui viendra fendre un robuste caja (prunier mombin), haut de huit mètres. Une dizaine d’arbres ont déjà été coupés. La scène a de quoi surprendre. « Il faut bien que j’ouvre une parcelle de la forêt que j’ai semée si je veux avoir de quoi manger ! » lance l’agriculteur. Puis il s’attaque à un autre caja, de trente mètres celui-là. « Sa vigueur a nourri les autres, mais cet arbre a atteint sa maturité, justifie Götsch. Il faut le couper avant qu’il ne tombe malade. » Même les troncs vont rester au sol pour créer de la matière organique. Etendus en ligne dans la clairière, ils marquent les rangs de tomates, de radis, d’avocats et de fèves qui viennent d’être semés. «Ce qui est criminel, explique-t-il, ce n’est pas de couper les arbres, c’est de ne rien planter à la place.»

La méthode Götsch peut-elle dépasser le stade artisanal ?

Lui en est convaincu. Depuis dix ans, il accompagne des agro-industriels brésiliens qui cherchent à adopter des pratiques de production plus résistantes au changement climatique. « Avant que les cours du cacao ne s’effondrent à partir des années 1990, la vie des propriétaires terriens était confortable, explique le Suisse. Aujourd’hui, il y a davantage de concurrence, ils gagnent moins, ils ont des crédits à rembourser. Une mauvaise saison, avec de la sécheresse ou des pluies diluviennes, peut leur être fatale. Ce sont toujours les crises qui stimulent l’imagination. » Le chemin semble toutefois long avant que la méthode de l’alchimiste suisse des forêts puisse être généralisée au Brésil. Ce « géant vert », quinze fois la superficie de la France, s’appuie sur des monocultures de soja transgénique, d’eucalyptus ou de canne à sucre.

 

Les exportations, multipliées par six depuis 2000, imposent une cadence infernale. Pour les petits producteurs comme pour les mastodontes de l’agriculture, il faut produire rapidement et au moindre coût, donc en usant de moult intrants chimiques. Le gouvernement vient d’ailleurs d’approuver la mise sur le marché de 121 nouveaux pesticides. Dans le village de Piraí do Norte, à quinze minutes de l’exploitation d’Ernst Götsch, rares sont les producteurs de cacao à suivre l’exemple du Suisse. La plupart continuent d’ailleurs d’appeler sa ferme la fazenda del gringo, la ferme de l’étranger. Des soixante semeurs du début de l’aventure, dans les années 1980, il ne reste personne. Ils disent n’avoir ni le temps, ni les moyens, ni les connaissances pour lancer ce type de mécanisme. « Pour semer autant, il faut un capital de départ que nous n’avons pas », regrette un paysan qui a souhaité conserver l’anonymat. Il déplore aussi le coût élevé des formations proposées par le Suisse, équivalant à plusieurs mois de salaire dans cette région pauvre du Brésil. Ernst Götsch répond que la formation des paysans de Bahia n’est pas sa priorité. Ce qu’il veut, c’est voir son modèle prospérer sur des milliers d’hectares, au-delà du Brésil, en Asie, en Afrique, en Europe.

Mais son système a-t-il un avenir dans des régions qui n’ont pas le même climat que le Brésil ?

« L’avantage avec le climat tropical, c’est qu’on peut se permettre de faire des erreurs, explique Grégoire Servan, maraîcher dans le Gers et l’un des trois jeunes apprentis qui travaillent avec Götsch. Un arbre coupé repousse rapidement. Mais en France, il faut attendre dix, quinze, voire vingt ans avant de voir si cela fonctionne. » Un exemple de forêt comestible existe déjà dans le sud-ouest de l’Angleterre, dans le Devon. Créée par Martin Crawford, directeur d’une fondation anglaise de recherche en agroforesterie, elle est plus petite – seulement un hectare – mais aussi luxuriante et variée que celle du Suisse. Qui assure que son système est applicable à l’ensemble de la planète. « J’ai travaillé en zone subarctique, dans le nord de la Norvège, à 5 000 mètres d’altitude dans l’Altiplano bolivien, dans des déserts, la savane, les wetlands brésiliens…, précise-t-il. Qu’on soit en Europe, en Afrique, en Amérique ou en Asie, il suffit de se poser une seule et bonne question : quelle est la fonction d’un arbre ? ”

 

Ses missions dépassent d’ailleurs désormais son pays d’adoption. L’agriculteur suisse était récemment invité en Chine en tant que consultant pour un groupe agroalimentaire dont il ne souhaite pas citer le nom. « Il est encore tôt pour dire si la méthode Götsch peut produire en grande quantité sous des climats tempérés, reconnaît Fabien Balaguer, directeur de l’association française d’agroforesterie (Afaf), basée dans le Gers. Mais nous accueillons chaque jour de nouveaux agriculteurs qui veulent intégrer des arbres à leurs parcelles, pour diversifier leur production. » En témoigne le succès du quatrième congrès mondial d’agroforesterie qui s’est tenu pour la première fois en Europe, à Montpellier, en mai 2019. Au total, 1 200 personnes étaient présentes, parmi lesquelles des scientifiques, des agriculteurs et des représentants d’ONG venus de 120 pays. Le rendez-vous, organisé par l’INRA et le Cirad, a également accueilli des groupes agroalimentaires (Danone, Nestlé ou Cémoi, premier fabricant de chocolat en France). « Aujourd’hui, vingt et une de nos trente-cinq coopératives en Côte d’Ivoire développent des systèmes agroforestiers, souligne Joaquin Muñoz, directeur du développement durable chez Cémoi. Nous avons créé un manuel qui reprend les bases de cette méthode. »

 

Ernst Götsch, lui, prépare la prochaine étape : l’invention de machines capables de tailler, semer et récolter en sous-bois. « Ce sera une révolution dans la culture des céréales et du soja, promet-il. On va pouvoir produire autant qu’en agriculture conventionnelle et de façon naturelle. » Un premier prototype est prêt mais Götsch préfère taire son fonctionnement et sa tâche. Les enjeux financiers sont tels que l’ingénieur brésilien et le constructeur auxquels il a fait appel se disputent la paternité de l’engin devant les tribunaux. Le Suisse ne se décourage pas et cherche un nouveau fabricant en Europe. Il en est convaincu, il est sur la voie juste. Comme le berger de Jean Giono, dans L’Homme qui plantait des arbres (1953), qui redonna vie à sa forêt provençale : « En même temps que l’eau réapparut réapparaissaient les saules, les osiers, les prés, les jardins, les fleurs et une certaine raison de vivre. »

source – crédit photo: Parmi les essences originaires d’ailleurs, le citronnier doux iranien.© Bruno Morais

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